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living on my own ♣ gavin

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MessageSujet: living on my own ♣ gavin   Dim 15 Aoû 2010 - 18:09



living on my own ;

Les yeux fermés, allongée le long du banc et inspirant profondément me plongeant dans mes souvenirs, bien évidemment mon esprit était pour la plupart du temps orienté vers mon fils Nathan, il faut avouer que pour une mère, il n'y a rien de plus important que son enfant. Il avait toujours été ma priorité, il était celui pour qui je vivais, il était ma vie, et c'était toujours le cas à l'heure actuelle, malgré les évènements m'empêchant désormais d'être heureuse à ses côtés et de le voir s'épanouir de plus en plus chaque jour. Je sentais ma gorge se serrer, provoquant en moi une sensation désagréable, une suffocation, mon cœur palpitant à une vitesse folle, frappant avec violence contre ma poitrine, j'avais mal, cette perte me faisait mal. C'est alors de manière vive que je fis redresser le haut de mon corps pour me sortir de ses pensées, reprenant difficilement mon souffle. Je pris alors la décision de m'allumer une cigarette, comme pour décompresser. « Puis-je m'installer à vos côtés ? » Mes yeux se tournèrent vers la personne se trouvant en face de moi, haussant les sourcils, j'avais là une vieille femme à la peau entièrement ridé dont l'âge devait probablement approcher des quatre-vingt-dix ans minimum. Un léger sourire aux lèvres dans le but de donner l'impression d'être un minimum aimable je répondis : « Bien sûr. » Je n'avais rien contre les personnes âgés, j'espérais juste qu'elle me laisserait tranquille et n'irait pas me raconter des histoires sur sa jeunesse lointaine, car je n'avais aucune envie d'entendre l'un de ses récits. A la base c'était probablement par espoir que je me trouvais dans ce parc, mon regard scrutant attentivement chaque recoin de cet endroit, j'étais à la recherche de mon fils, même si cela faisait quelque temps que je n'avais plus vu son visage j'étais comme persuadée que j'allais finir par le retrouver, comme ci jamais rien ne c'était passé.

« Vous pouvez éteindre votre cigarette ? » Cette remarque fit tourner mon visage, fixant la vieille qui venait de m'adresser la parole une nouvelle fois « Pardon ? » « Pouvez-vous éteindre votre cigarette ! Vous êtes en train de nuire à ma santé, c'est extrêmement nocif, vous êtes tous inconscient, aujourd'hui les gens fument tous, cela devient du n'importe quoi. » « Vous voyez, j'ai mal au crâne et j'étais en train de me demander s'il existait quelque chose qui était capable de faire changer mon mal de crâne en tortueuse migraine et ... Vous voilà ! C'est vraiment fabuleux ! Bon franchement mamie vous ne pouvez pas vous la bouclez, qu'est-ce que vous venez m'emmerder alors qu'il y a un tas de banc libre. Écoutez, vous n'êtes pas contente ? Et bien vous dégagez autre part, je ne vous ai jamais demandé de venir. Quant à votre santé, dans l'immédiat j'en ai strictement rien à foutre, car avec un peu de chance vous allez ainsi crever dans les minutes à venir et enfin me foutre la paix. » lançais-je sur un ton déplaisant et pourtant parfaitement calme. La vieille femme prit un air révolté et partit immédiatement en direction d'un autre banc assez éloigné du mien tout en ronchonnant, quant à moi, j'étais entièrement satisfaite de mettre débarrasser de cette vieille et ne souhaitant pas revivre ce moment-là, je finis par étendre mon corps occupant ainsi l'intégralité du banc.

Spoiler:
 


Dernière édition par Itzel Wells-Bankfield le Ven 20 Aoû 2010 - 13:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: living on my own ♣ gavin   Mar 17 Aoû 2010 - 17:27

    Faire de la batterie durant de longues journées sans jamais s'arrêter, ou faire de simples et courtes pauses, ça creusait. De plus, j'avais cette manie de toujours boire des bières quand je jouais, et apparemment, le frigo était bien vide. Je soupçonnais ma fiancée Brittany, de ne pas avoir acheté volontairement de nouvelles bières, elle disait souvent que ça me ferait grossir, et elle tenait à ce que j'ai une alimentation saine. Parfois je me disais que j'étais le plus jeune des deux. Elle prenait son rôle très au sérieux, et je trouvais ça mignon en fait. Donc s'il n'y avait pas de bières, le rouquin écossais n'était pas satisfait. Stoppant mon effort sur ma batterie, déposant mes baguettes sur la caisse claire, je choisissais rapidement un t-shirt dans ma penderie, avant de prendre mes clés et de sortir de la maison. Brittany n'était pas là, elle m'avait dit qu'elle passerait la journée avec Kristen ou autres... De toute façon, elle s'ennuyait à la maison quand je jouais de la batterie, et étant donné qu'on allait bientôt démarrer en studio, mon frère Charlie et moi, je me devais d'être au point. La journée allait être longue, je le savais, je me devais d'apprendre encore un tas de morceaux, aussi bien en acoustique qu'en live tout court. Dure la vie de musicien. Ironie quand tu nous tiens. Je ne prenais pas ma voiture, ce n'était pas si long en bus, et direction le centre ville pour acheter de la bière et quelques trucs qui manquaient. Le trajet ne fut pas très long, c'était tellement agréable de se tenir debout dans le bus... Avec des regards inquiétants sur votre couleur de cheveux. Peu importait. Je descendis non loin du centre commercial, et marchant gaiment, les écouteurs de mon ipod sur ma tête, je sifflotais. Dans le magasin, j'attrapais un pack de bières, je n'allais pas en prendre deux je voyais déjà la jeune fiancée râler. Marchant sur le chemin du retour après avoir payé, je me disais que j'avais le temps, et sortant une bière du pack, je me la buvais tranquille. Je savais pertinemment que je risquais une amende, mais peu m'importait, ce n'était pas une pauvre petite bière qui allait me tuer. Longeant Hyde Park, mon regard se porta sur un banc. Je croyais reconnaître Itzel. Ma supérieure et amie. Elle était directrice à l'UCLA. Et même si ça faisait bien des mois et des mois que je voulais qu'on me vire, elle ne voulait pas aller à l'encontre de la décision du doyen, et c'était dommage, car elle aurait pu me donner un sacré coup de pouce, mais en même temps, ça me faisait des rentrées d'argent en plus! Et puis peut-être que j'étais pas si mal en surveillant... Elle était assise sur un banc, elle se prenait la tête avec une vieille c'était bien amusant. Je choisissais de faire un détour par le parc, j'avais tout mon temps pour rentrer, et d'un sourire je m'installai à côté d'Itzel, m'amusant légèrement: « Bonjour madame, quel temps magnifique aujourd'hui... maman disait toujours que la vie est comme une boite de chocolats, on sait jamais sur quoi on peut tomber! » Je citai l'admirable Forrest Gump qui m'avait fait mourir de rire la première fois que je l'avais entendu. Lui donnant une petite tape amicale, je lui tendais une bière. Elle fumait, elle allait bien prendre une bière aussi...
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MessageSujet: Re: living on my own ♣ gavin   Mer 18 Aoû 2010 - 18:47


« Bonjour madame, quel temps magnifique aujourd'hui... maman disait toujours que la vie est comme une boite de chocolats, on sait jamais sur quoi on peut tomber ! » Cette remarque me fit rire, le fait que Gavin soit à mes côtés me rendait rayonnante, il était l'un des rares ayant cette facilitée à me mettre à l'aise et à me faire changer mes idées noires. « Cette réplique est tellement vraie. La preuve, aujourd'hui je ne m'attendais pas du tout à me faire emmerder par la ménopausée que tu vois sur le banc d'en face et qui s'est permise de me faire un discours moralisateur dont le contenu était des plus emmerdants et surtout, le plus important c'est que j'en avais rien à foutre, mais bon. » disais-je tout en saisissant la bière qu'il me tendait, lui adressant par la suite un signe de la tête en guise de remerciement. Il était amusant de constater le fait que l'arrivée d'une seule personne soit capable d'apporter un changement à notre humeur, c'était mon cas, j'étais calme, détendue et mes pensées étaient bien lointaines -du moins tant qu'il serait ici-. Buvant une gorgée de ma bière, je finis par poser mon regard sur Gavin « Alors, cette fois-ci tu es venu car tu trouves sincèrement ma compagnie agréable ou c'est encore pour me persuader de convaincre le doyen de te virer et qu'ainsi tu m'offres cette bière pour mieux m'amadouer et que je sois incapable de refuser ? » demandais-je un léger sourire sur les lèvres, cela faisait plusieurs semaines que Gavin m'avait fait comprendre qu'il souhaitait partir de UCLA et autant dire que j'étais entièrement contre cette décision, il était très probablement la seule personne avec qui je m'entendais aussi bien, la personne capable de me faire rire sans difficulté, il était mon ami tout simplement et en le retenant ainsi j'agissais très égoïstement, j'en avais entièrement conscience, mais il était impossible pour moi de faire autrement, je n'étais pas capable d'accepter le fait qu'il parte alors qu'il était très important pour moi et mon bonheur, préférant alors lui mentir en disant que le doyen était contre le fait de le virer. Au fond lui mentir me rendait mal à l'aise, mais c'était pour mon bien, seulement le mien, j'agissais sans prendre en compte son avis. Il était peut-être temps de tout lui avouer, il comprendrait surement, du moins je l'espérais, dans le cas contraire je n'aurais pas le choix que de faire avec. C'est alors que je pris la parole une nouvelle fois, « Pourquoi tu tiens autant à partir d'ici ? »

Au fond, j'aimerais partir moi aussi, changer de vie, prendre un nouveau départ en espérant que cette fois-ci tout se passe bien, mais j'en étais incapable, je ne pouvais pas tourner la page de mon fils et j'avais toujours l'espoir que dans quelques années, peut-importe le nombre, il viendrait toquer à ma porte comme-ci il n'était jamais partit. Je ne pouvais pas changer d'endroit, par peur de rater ce moment, qui n'arriverait peut-être jamais. Mais il est logique pour une mère de garder l'espoir tant qu'il n'y a aucune preuve sur une disparition définitive. « C'est une honte ! » Relevant les yeux, j'avais l'impression de re-vivre deux fois le même moment, en face de nous était situé la même vieille femme précédemment. « Vous êtes dans un parc ou se situe des jeunes enfants, vous êtes en train de vous alcooliser en plein lieu public, il y a incitation, je suis à deux doigts de prévenir les policiers ! » Pendant son monologue, je n'avais cessé de regarder en l'air, c'est alors que je pris un air faussement surpris. « Oh ? Veuillez m'excuser mais ... Vous avez dû me confondre avec une personne s'intéressant à vous, je suis vraiment désolée du mal entendu. Vous êtes la depuis longtemps ? » « Vous avez un manque de respect révoltant ! attendez un peu que la police arrive ! » Cette phrase me fit pousser un long et profond soupire en signe de désespoir, je fis tourner mon regard en direction de Gavin comme pour lui faire signe de prendre le relais avant que je me décide à la tuer de mes propres mains, j'avais habituellement énormément de patience, mais pas lorsque j'avais en face de moi une vieille des plus agaçante.
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MessageSujet: Re: living on my own ♣ gavin   Mer 18 Aoû 2010 - 20:58

    Si Itzel et moi on s'entendait si bien depuis le début, c'est parce qu'on avait de nombreux points communs. Je pouvais avoir le rire facile avec elle, je savais que ça n'allait pas être mal interprété, et puis je pouvais agir comme le mec que j'avais toujours été, ça ne posait pas de problème. Je n'avais pas honte du type que j'étais devenu, mais il est vrai que parfois le Gavin immature me manquait un peu. Je devais faire avec, puisque j'avais maintenant des responsabilités, et surtout un couple à faire perdurer. D'ailleurs, je savais que je pouvais en parler à Itzel, mais j'évitais de trop le faire, son passé étant peu glorieux à ce sujet. En revanche, elle était d'humeur à me faire rire, la vieille avait apparemment réussi à emmerder notre directrice adjointe favorite. La pauvre. Si j'avais été la vieille j'aurais évité. Je ne me retenais pas d'éclater de rire, et je rajoutais: « Ah ce Forrest Gump! Toujours le mot juste... Par contre dans le film, la vieille est passionnée par son récit. Elle joue mal son rôle la vieille peau! » Je manquais parfois de respect au troisième âge, comme je me foutais autant de la gueule de mon père, qui a 60 ans, était des plus en forme, mais je lui rappelais sans cesse qu'il n'était plus capable de se battre avec moi comme on le faisait jadis. Je les aimais bien les petits-vieux. Enfin pas tous, à entendre Itzel, celle-là avait l'air d'un chiant, tout de rose vêtue, elle était immonde. Itzel continuait de me blâmer concernant ma demande, il est vrai, un peu particulière, celle de me licencier alors que mon contrat était renouvelable chaque année. En fait, il arrivait techniquement à terme ce mois-ci, mais le doyen avait été clair. Il manquait de surveillants, je devais donc rester, et il m'avait même proposé une augmentation alors qu'on avait convenu d'un mi-temps pour l'année suivante, mais je ne parvenais toujours pas à comprendre la raison pour laquelle il tenait tant à moi. C'est pour cela que je me confiais à Itzel, car elle était un peu la seule à comprendre mon malaise en fait. J'aimais bien mon job ici, mais l'appel de la musique était trop fort, et j'allais être épuisé si je cumulais les deux. Souriant tout de même à sa phrase de façon bienveillante, je me justifiais: « Je t'ai vue de loin, te faire persécuter par la vieille, je rentrais chez moi, mais comme je passe mon temps à jouer de la batterie, je me suis dit qu'une petite pause ne me ferait pas de mal, et puis Brittany n'est pas là de la journée, donc personne ne me retient à la maison. » Itzel savait évidemment que j'étais fiancé à Brittany Lagerfelt, qui était pourtant une étudiante de l'université, et même si c'était précisé dans mon contrat que les relations avec des étudiants étaient proscrites, je ne lui avais pas cachée, après tout je savais qu'elle me comprenait. Elle me posait par ailleurs une question assez déroutante. Oui j'avais omis la raison de mon départ. Soupirant, je lui révélais: « En fait, tu sais que j'ai un groupe de musique...Et ça marche bien, on va commencer un album en septembre... Et je fais déjà les trajets Los Angeles-Glasgow, très souvent, parce que je supporte pas de rester loin de Brittany, et elle non plus, alors je me fatigue déjà pas mal, en plus du décalage horaire... donc je voudrais juste me soulager un peu, pour pouvoir me reposer un peu plus...Je touche pas terre, et puis je sais que la musique va marcher, j'suis passionné, et à choisir, y a pas photo entre un boulot de surveillant, et être batteur dans un groupe... » Je marquais une pause, avant d'expliquer: « Mais j'ai du mal à y aller, à chaque fois, je suis pas serein, parce que je sais que Brittany me laisse pas partir volontiers, elle se force, et ça me gêne...Je voudrais bien qu'on déménage en Ecosse, mais elle a sa vie ici...Donc pour l'instant je me plie un peu à la décision du doyen, mais y a un moment où je ne pourrais plus... »

    Mais notre conversation fut vite coupée par la vieille dame qui vint de nouveau nous enquiquiner. Je pouvais le constater, elle était bien chiante. J'écoutais ce qu'Itzel rétorquait, et ça me fit éclater de rire, alors que je buvais une autre gorgée de ma bière Corona, et voyant qu'Itzel avait besoin d'aide, je n'hésitais pas à dire, provocateur: « Oh mais mamie, il fallait demander si tu voulais une bière, tu sais, on peut le comprendre, même à ton âge...Allez viens, assis-toi avec nous, bois une bière, et tout ira bien...Enfin sauf si tu nous pète encore un câble parce que t'as toujours pas la ménopause. » La mamie outrée me regardait en me menaçant: « Hop...Dis rien mamie, prends ta bière, et rentre chez toi! » J'arborais un sourire fier, content de moi, je lui tendais une bière que je lui déposais finalement dans les mains, et alors qu'elle tournait les talons, j'acquiesçai.
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MessageSujet: Re: living on my own ♣ gavin   Sam 21 Aoû 2010 - 16:29

« Ah ce Forrest Gump! Toujours le mot juste... Par contre dans le film, la vieille est passionnée par son récit. Elle joue mal son rôle la vieille peau ! » Vieille peau était un terme qui était parfait pour la majorité des vieilles femmes, pas toute bien sûr, par exemple ma grand-mère était une femme fabuleuse et bien loin d'être une mégère, elle était affectueuse et aimable. Quoi qu'il en soit j'ignorais pourquoi les personnes âgées prenaient ce plaisir malsain à toujours nous faire la morale, comme-ci ils avaient été de véritables exemples durant leurs lointaines jeunesses. Je devais avouer j'avais une forme de hantise vis-à-vis des vieux, notamment dans les supermarchés, j'avais du mal à comprendre pourquoi ils persistaient à faire leurs courses en plein weekend alors qu'ils ont le temps la semaine, probablement pour nous emmerder sachant qu'ils pensent qu'on leur doit le respect, pour ma part, vieux ou non, s'ils sont cons je n'ai aucun respect et je prends un véritable plaisir à leur faire comprendre à l'aide d'une réplique peu aimable à leur égard. « Je t'ai vue de loin, te faire persécuter par la vieille, je rentrais chez moi, mais comme je passe mon temps à jouer de la batterie, je me suis dit qu'une petite pause ne me ferait pas de mal, et puis Brittany n'est pas là de la journée, donc personne ne me retient à la maison. » « Me faire persécuter ? C'est une blague ? Comme-ci une vieille avait la possibilité de m'opprimer. Oui, une pause accompagnée d'une bière bien entendu » répondis-je à mon ami tout en le regardant, j'appréciais réellement sa compagnie, nous parlions sans mesurer nos mots, nous parlions franchement, comme des amis sincères l'un envers l'autre, et c'était ce que j'appréciais tout particulièrement dans notre relation. Je me souviens encore de la première fois où je l'avais vu, je le recevais pour son entretien d'embauche et j'avais été admirative d'observer une personne avec autant de culot, se contrefichant de mon statut et n'hésitant pas à me parler franchement. C'est probablement cela qui fait je m'entends si bien avec lui et que je l'apprécie autant. Puis il se mit à m'expliquer la raison pour laquelle il voulait démissionner. Cette explication vint me refroidir soudainement, je me sentais mal vis-à-vis de lui, c'était moi qui le privé du peu de tranquillité qu'il avait en lui faisant croire que le doyen ne voulait pas licencier et qu'il était contraint de travailler, à mi-temps certes, mais de travailler quand même. J'étais bien loin d'imaginer la raison pour laquelle il tenait autant à quitter ce job, et maintenant que je le savais je me disais que ce n'était pas une bonne idée de lui mentir ainsi, je devais lui expliquer que c'était moi, et moi seule qui le retenait à travailler encore en tant que surveillant. Mais je pris une autre solution, celle de rester silencieuse et de ne rien dire, j'avais peur de la réaction qu'il pourrait avoir, il pouvait être compréhensif tout comme m'en vouloir de lui priver sa liberté.

J'avais renvoyé balader la vieille qui persistait tout de même à rester à nous faire des menaces et lorsque Gavin prit la parole à son tour, je fus extrêmement surprise, surtout de voir la grand-mère partir une bière à la main, c'était assez ... Surprenant. Je m'attendais tout sauf à ça, je finis par tourner mon regard en direction de mon ami, tout en rigolant, « Depuis tout à l'heure elle nous emmerde alors qu'elle veut une bière. Décidément, il faut s'attendre à tout je crois. » Puis le silence s'installa entre nous, chose que je n'appréciais pas, le silence avait le don de tourmenter mon esprit en lui faisant penser à des choses douloureuses et je ne voulais en aucun cas que mon humeur soit à nouveau irritable et mauvaise. Je finis alors par reprendre la parole, « Gavin, je dois t'avouer quelque chose ... » je ne savais pas exactement comment m'y prendre, tout ce que je voulais c'est ne pas y passer par quatre chemins, autant être direct, peut-être que cela passerait mieux. « Ce n'est pas le doyen qui ne souhaite pas te renvoyer ... Mais moi. » J'avais dit le principal, ne prenant pas la peine de donner l'explication qui accompagnée la raison de mon choix vis-à-vis de son départ, je préférais attendre sa réaction, savoir s'il allait comprendre de lui-même pourquoi je voulais le retenir à travailler dans l'établissement ou s'il allait mal réagir et m'harceler de questions. Je m'en mordais les lèvres d'avance, mais le plus dur avait été dit, c'était déjà ça.
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MessageSujet: Re: living on my own ♣ gavin   Lun 23 Aoû 2010 - 19:24

    « Evidemment une pause avec une bière! Le frigo est vide! C'est à croire que Brittany le fait exprès. Il y a tout ce qu'il faut à la maison, sauf les bières. Dans ce cas je les achète moi-même. Et ne nies pas, la vieille te faisait bien chier, sinon tu n'aurais pas perdu ton sang-froid...Je te connais par coeur Itzel! » C'était vrai en plus, depuis maintenant un an que je bossais ici, tous les deux on avait appris à se connaître, et elle pouvait en dire autant de moi, elle me connaissait par coeur, elle savait quand j'allais mal, quand les problèmes étaient liés à l'argent, ou quand je me disputais avec Brittany. Je ne pouvais définitivement rien lui cacher. D'ailleurs, c'était pour cette franchise entre nous qu'elle m'avait embauché. Je n'avais pas hésité à lui faire savoir ce qui ne me plaisait pas. Je lui avais avoué que je n'étais pas ce genre de type qui passait son temps à se refaire une beauté, non j'étais matinal, et j'étais tout simplement moi-même. On m'avait éduqué d'une certaine manière, enfin plutôt sous éduqué, car je ne me comportais pas toujours bien, mais c'était une partie de moi que je ne changerais pour rien au monde, et je pense que c'était ça qui avait fait qu'elle m'avait embauché. Et puis on avait fini par tout partager, on préférait boire un café tous les deux plutôt que de faire notre boulot respectif dès le matin, puis on finissait par se motiver nous-mêmes de crainte de représailles. Ah on rigolait bien tous les deux. On était assez semblables dans le fond. Il n'y avait qu'une chose que je ne lui avais pas dite... C'était que mon neveu était en fait mon fils, l'histoire étant dans le fond trop compliquée, et qui ne changeait rien au fond, puisqu'à la naissance de Killian j'avais fait le choix de laisser l'opportunité à ma soeur d'avoir un enfant, ne pouvant pas m'en occuper, et puis ça n'apporterait rien aux discussions avec Itzel. Au contraire, ça serait lui rappeler son fils, et quelque part, je ne voulais pas qu'elle y pense, ça faisait tellement longtemps qu'elle ne l'avait pas vu, il était même possible qu'il ne la reconnaisse pas, et rien que d'y penser, j'en avais mal au coeur. J'espérais qu'elle finirait par le retrouver tout de même, et qu'il se souvienne d'elle comme au bon vieux temps. Il devait être bien plus âgé que Killian, mais je me disais que si mon fils venait à disparaître, je crois que je retournerais le monde entier tant que je ne l'avais pas retrouvé, et pourtant, il croyait que j'étais son oncle...

    La vieille dame avait fini par partir, emportant avec elle une de mes Corona. Rien de plus facile. Itzel semblait s'étonner de la voir déguerpir ainsi, et je haussais les épaules, prenant cet air fier qui me caractérisait: « Je suis assez persuasif quand il s'agit de me laisser tranquille...Elle en voulait pas. Juste qu'elle a du se dire qu'il valait mieux qu'elle s'en aille, si elle ne voulait pas d'ennuis... » Finissant ma bière, je déposais la bouteille vide dans le pack que j'avais acheté, sans pour autant en sortir une autre. Après tout, la vieille avait raison, on se trouvait dans un parc, il n'y avait pas de raison à finir bourré devant des enfants, à part vouloir les inciter à la consommation. Croisant mes bras sur mon torse, je regardais attentivement les bambins rire, jouer, s'amuser, et je me disais que toute cette période me manquait, quand Itzel brisa le silence qui s'était installé. Elle voulait me parler de quelque chose d'important, surement de son fils, peut-être l'avait-elle retrouvé? Mais quand elle reprit la parole, ce fut un choc si soudain, que ma tête se retourna violemment vers elle, alors que pendant tout ce temps j'étais resté fixé sur un groupe de gamins jouant à la balle. Comment ça c'était elle la responsable? Je ne semblais plus comprendre. J'avais l'air paumé. Cherchant une réponse dans ses yeux, alors que je pourrais gober des mouches tant ma bouche était ouverte de surprise, je finis par lui demander des explications: « Comment ça tu veux pas me renvoyer? Le doyen m'a dit qu'il ne souhaitait pas me renvoyer... Tu ne vas pas me dire que tu l'as forcé à le faire? Et puis pour quelle raison? Tu sais que je m'épuise tout ça parce que tu veux pas que je parte? T'as pensé à moi? A ma famille que je pourrais aller voir plus souvent? A Brittany avec qui j'aurais plus de temps libre? » Mais ça ne servait à rien de s'énerver... Je tentais de me calmer, mais j'étais terriblement déçu. Je ne concevais pas qu'elle puisse me faire une chose pareille. Elle me mentait. Elle m'avait dit faire tout son possible pour, en fait elle faisait l'inverse. Je me sentais tellement con soudainement. Je soupirais. Je prenais mon visage entre mes mains, tentant de me dire que ce n'était pas grave, après tout je restais aussi pour Brittany...Mais c'était le fait qu'elle m'ait menti qui me gênait... « Pourquoi t'as fait ça? Comment tu veux que je te fasse confiance maintenant...Je te porterais ma lettre de démission demain. Et j'espère que si tu te considères mon amie, tu l'accepteras enfin. » Je n'avais plus que ce recours-là. Mais au final voulais-je vraiment partir?
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MessageSujet: Re: living on my own ♣ gavin   Dim 26 Sep 2010 - 11:50

« Evidemment une pause avec une bière! Le frigo est vide! C'est à croire que Brittany le fait exprès. Il y a tout ce qu'il faut à la maison, sauf les bières. Dans ce cas je les achète moi-même. Et ne nies pas, la vieille te faisait bien chier, sinon tu n'aurais pas perdu ton sang-froid...Je te connais par coeur Itzel! » Cette dernière phrase me fit sourire, oui il me connaissait, peut-être un peu trop bien d'ailleurs, j'étais en effet de nature plutôt calme à balancer quelques répliques cinglantes dès que l'occasion pouvait se présenter, mais il était vrai que la vieille femme m'avait quelque peu énervée, il faut dire que je n'étais pas particulièrement d'humeur à écouter une mégère me faire des leçons de morale en ce qui concerne mon addiction à la cigarette et au fait que j'apprécie de boire une bière en plein lieu public. « Ce n'est pas tout à fait faux, j'avoue. » Je finis alors ma bière, m'empressant par la suite de sortir une cigarette de mon paquet, la portant entre mes lèvres pour ensuite l'allumer, savourant cette bouffée de nicotine imprégnant mes poumons. Alors que j'aurais pu savourer tranquillement ma cigarette et me détendre, j'avais fait l'erreur d'avouer une vérité que je cachais depuis un petit bout de temps désormais. Je me sentais coupable, j'avais l'impression de lui voler son peu de temps libre, de le fatiguer davantage, je ne pouvais plus mentir plus longtemps. Je me mordais nerveusement la lèvre, encaissant chacune de ses paroles. Je ne savais pas quoi lui répondre, j'ignorais s'il serait capable de comprendre pourquoi je souhaitais qu'il reste ici, à travailler à l'université. « Depuis le début, c'est moi qui te retient, pas le doyen. Je ne sais pas vraiment comment t'expliquer la raison ... Tu es la seule personne que je connais vraiment, à qui j'aime parler, avec qui je m'entends bien et te voir partir est la dernière chose que je souhaite, jamais je n'avais pensé au fait que d'un côté en agissant aussi égoïstement j'allais te priver de ton peu de liberté en te forçant à travailler à mi-temps. Je m'en veux c'est certain. » Quel que soit mon excuse elle n'était pas valable, après tout, je n'avais pas à choisir pour les autres, à les contraindre d'agir en ma faveur, selon mes souhaits et mes envies. « J'accepterais ta démission. Mais au fond, est-ce que tu souhaites vraiment partir ? Je veux dire que cela fait un bon moment que tu travailles pour UCLA, tu souhaites vraiment mettre un terme à tout cela ? » demandais-je tout en le regardant, j'espérais tellement qu'il m'annonce qu'au final il allait rester à travailler dans cet établissement, mais il semblait tellement sur de sa décision que je savais très bien qu'il était inutile pour moi d'espérer quoi que ce soit.

Putain j'étais bien conne, j'avais l'habitude de tout contrôler et là, ce n'était plus le cas, et ce depuis plusieurs semaines d'ailleurs, je n'aimais pas le fait de ne plus rien maitriser, je n'aimais pas lorsque la situation se retournait contre moi. Je ne savais pas comment agir, ni quel choix était le meilleur à faire. Faute avouée à demi pardonné, j'espérais que cela allait être réellement le cas, qu'il allait finir par comprendre mes raisons (pas forcément valables certes) et par la suite me pardonner comme si de rien n'était. Mais la plupart du temps, rien ne ce passait comme je le voulais réellement, tout prenant le sens inverse pour me retrouver confronter à des situations douloureuses et marquantes. J'évitais son regard, pour ne pas me sentir davantage coupable de cette situation, je fuyais comme souvent, en même temps, qu'est-ce que je pouvais dire pour tenter de me rattraper ? Faire une scène larmoyante ? Non merci, c'est pitoyable, j'étais bien plus forte que cela. C'est pour cela que je pris la décision de ne pas briser le silence pour reprendre la parole une nouvelle fois pour m'enfoncer davantage, j'étais déjà tombée bien bas, pas la peine d'en rajouter. Je tripotais alors nerveusement mes doigts, tapotant mon pied contre l'herbe du parc, je n'avais rien d'autre à faire, ni à dire. C'était à lui d'agir, de répondre et à moi d'encaisser.

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MessageSujet: Re: living on my own ♣ gavin   Mer 13 Oct 2010 - 9:27

    Itzel était la personne qui était à même de me comprendre le mieux tout en restant objective. On avait une addiction commune, celle de la cigarette, que Brittany ne comprendrait jamais, tout simplement parce que la cigarette la répugnait. Je pourrais dire la même chose, certainement, mais si j’y étais dépendant, c’était parce que la cigarette avait un effet notable qui était de me calmer aussi sec. J’avais un tempérament de feu, j’en avais conscience, je réagissais au moindre truc, mon père usait de sa force pour atténuer ce fait quand j’étais gamin, mais avec le temps, j’avais du trouver un autre moyen. Pire encore, il s’avérait qu’avec le temps, il y ait tout un engrenage. Pas de cigarette dans la journée signifiait pour moi susceptibilité. La susceptibilité, quant à elle, menait à l’impulsivité qui menait à la colère, qui menait à des décisions pas toujours bonnes, et au regret, et parfois même à la violence selon les personnes. Je ne lèverais jamais la main sur une femme, j’en étais certain, peu importe ce qu’elle m’infligerait. D’ailleurs, même meurtri dans mon égo quand Brittany m’avait largué pour un autre, en l’occurrence Enzo, et laissé pourrir en Ecosse, je n’avais eu que des mots à son égard. Quoique je me souvenais l’avoir retenue avec force avant de la lâcher, mais ce n’était pas être violent ça…Du moins y avait une grande différence entre frapper et serrer le poignet. Mais revenons à nos moutons, de la voir fumer, ça me permit de m’en griller une. Pourquoi ? Lieu public, Brittany n’était pas dans les alentours, j’avais le feu vert. Tirant sur ma Marlboro, parce qu’elle venait de me stresser en un rien de temps à cause de ses révélations, j’écoutais ses révélations de mes deux oreilles, pourtant fixé au loin sur un autre point, tant je venais de prendre une grosse claque. Son explication était certes égoïste, mais complètement valable. Quelque part je la comprenais, car je sais que j’aurais mal pris si un de mes amis se faisait la malle, mais en même temps je serais peut-être content pour lui, j’en savais trop rien. Maintenant j’étais focalisé sur moi, et c’était difficile d’entendre raison, mais quelque part, me connaissant, je ne lui en voudrais pas bien longtemps. A y penser en plus, elle reportait toute son attention sur moi parce qu’elle n’avait plus son fils, et qu’elle avait besoin d’une personne sur qui compter, j’étais sur qu’il y avait quelque chose comme ça dans l’histoire. Tirant de plus en plus sur ma cigarette, je finis par la regarder droit dans les yeux, visiblement convaincu par ses propos. « Je veux bien comprendre, je veux dire ça part pas d’une mauvaise intention, mais pourquoi m’avoir menti ? T’aurais très bien pu me l’avouer, et j’aurais peut-être même accepté de continuer à travailler ici à temps partiel, mais là c’est que je me suis senti frustré qu’on me refuse une démission alors que j’ai toujours fait mon travail correctement et que je me voyais quand même pas faire ça toute ma vie… » Les questions qu’elle soulevait ensuite me troublèrent. Elle avait raison en fait. Je savais pertinemment que si je ne conservais pas le boulot à l’université que Brittany m’en voudrait légèrement car quelque part, à nouveau libre, je passerais peut-être plus de temps à m’investir dans le groupe, la laissant peut-être de côté. Et ce n’était pas ce que je voulais, donc finalement j’étais peut-être plus si sur de mon choix, et je soupirais, écrasant ma cigarette sous mon pied. « J’en sais rien. J’ai peur qu’en fait ça mette un peu en péril mon couple, et que ça accentue mes problèmes financiers en fait. Mais en même temps y a des jours où j’suis pas motivé, je préfèrerais rester tranquille, mais bon…Enfin bravo Itzie t’as réussi à semer le doute dans mon esprit ! » Je lui souris pour lui prouver que je ne lui en voulais pas tellement en fait.

    Et comme je sentais que c’était la journée des révélations, je me dis que c’était maintenant à moi de lui avouer certaines choses à mon sujet, qui certes n’aideraient pas surtout pas la pauvre Itzie qui était en attente de retrouver son fils, mais qui peut-être pourrait m’éclairer sur la question. « Y a quelque chose que je t’ai pas dit moi aussi…Ca a rien à voir avec toi, enfin je veux dire c’est juste un truc qui me tracasse, donc peut-être que tu auras ton avis sur la question… » Je pris ma respiration, et je finis par m’exprimer : « Je t’ai déjà parlé de mon neveu que j’adore… Le fils de ma sœur… Eh bien en fait, c’est pas mon neveu, ni le fils de ma sœur. C’est mon fils. Mais en fait quand la fille avec qui j’ai eu une aventure est tombée enceinte, j’avais 24 ans. J’étais gamin dans ma tête, je voulais pas m’occuper d’un enfant, j’aurais tout simplement pas pu, j’avais d’autres priorités. Et puis cette fille, j’ai couché avec elle, mais je voulais pas plus…Mais ses parents étaient croyants, donc elle ne voulait pas avorter, même si elle voulait pas du gamin, c’était juste histoire que je m’installe avec elle, alors que j’en avais pas envie. Ma sœur étant stérile, j’ai demandé à cette fille de mener sa grossesse à terme, et avec ma sœur on a monté toute histoire pour faire croire qu’elle avait réussi à tomber enceinte finalement. Puis quand Killian est né, elle s’en est occupée comme si c’était son fils, et moi je m’en suis occupé comme mon neveu. Le problème c’est que j’ai une relation fusionnelle avec lui, et que parfois je me dis qu’au final à ses yeux je serais rien de plus que son oncle, alors que pour moi il est bien plus, et même si je suis fier de ce que j’ai fait pour ma sœur, je regrette parfois… Tu crois que je devrais lui dire la vérité un jour, ou il vaut mieux que je garde le secret ? » Et voilà comment tout déballer en quelques minutes…
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