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En quête de mésaventure [ NICK]

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MessageSujet: En quête de mésaventure [ NICK]   Mer 18 Aoû 2010 - 16:06



VERYveryBad trip.
with nick&gabrielle.
Ce qui me poussa à venir au Mexique ce n’était pas l’ambiance festive des lieux, mais plutôt par soucis d’orgueil. J’avais en effet appris que la plupart des gens que je fréquentais aller s’y rendre et je ne voulais pas faire exception à la régle, bien que ça aurait rendu un énorme service àl’une des jumelles Williams. La route avait été longue, dans l’autocar j’avais pris place à l’avant dernier rang côté fenêtre pour ne pas être dérangée par les autres. Ensenada ? Je ne connaissais pas beaucoup, à l’inverse de Tijuana dont le nom revenait souvent mais que je n’avais jusque là jamais visité. C’était un peu le paradis pour les américains en quête de sensation forte. Fidèle à moi-même, je n’eus pour choix que d’opter pour cette seconde possibilité. La route fue longue, mais j’avais su tuer le temps entre ma musique, mon ordinateur et quelques discussions très intéressantes que me faisaient parfois part ma voisine de car. Je finissais par m’assoupir lorsque le car s’arrêta enfin et que l’on nous annonça que nous étions bloqués à Tijuana pour quelques jours. Le pied ! Certains se mirent à râler, tandis que moi j’arborer un énorme sourire ; j’appris plus tard que je partageais la même chambre que Maia et Sawyer. Ce voyage s’annonçait finalement encore plus intéressant que ce que j’avais cru.

Aussi, j’oubliais de parler de ma relation particulière avec le Mexique. Non parce que vous vous doutez bien que Portiaz ce n’est pas du tout Américain, malgré que j’essaye d’en convaincre les gens. En effet, mon père a grandit dans le nord mexicain avant d’immigrer légalement en Amérique après avoir épousé ma mère. Il avait d’ailleurs eu beaucoup de mal à s’intégrer malgré sa parfaite maitrise de la langue. Ainsi, il passait des heures enfermé dans les sous-sols de notre maison qui lui servait de bureau pour écrire. Ma mère en avait eu vite assez de cette situation, malgré cela, elle continuait à le soutenir parce qu’elle prétendait l’aimer, la blague ! Du Mexique, je ne connaissais rien. La dernière fois que j’y avais mis les pieds, c’était à 3 ans, lors de l’enterrement de « mi abuelita ». A chaque fois que mon père parlait d’elle, il avait les yeux qui luisait, c’était une femme extraordinaire. Suite à ça, il décida de ne plus retourner sur ses terres d’origines qui lui rappelaient ses anciennes misères, puis la vie l’emporta avant même qu’il ne change d’avis.

Dans notre chambre, chacune avait choisi son lit. Je proposais à Maia de faire un tour pour découvrir les coins, mais elle ne sembla pas brancher, trop occupée à textoter ses proches restées en Amérique pour leur raconter ses péripéties. Sacrée Maia. Je demandais à d’autres amis, qui sembler trouver des excuses pour ne pas me raccompagner. Pendant un instant, je cru que le soucis venait de moi à force de les voir refuser mes offres, seulement lorsque Nick accepta, je compris qu’il fallait arrêter de paranoïaqué sur tout et n’importe quoi. Il devait être 20 heures passé, lorsqu’on quitta l’hôtel en quête des lieux. Nous n’étions pas armées de guide comme l’avait fait de nombreux autres élèves, j’avais longtemps pretexté ne pas parler couramment l’espagnol si ce n’est les quelques notions qu’on avait gardé du lycée, et les gros mots que j’avais appris petite lorsque mon père s’énervait- ce qui était faux puisqu’enfant, mes parents avaient opté pour une éducation bilingue – seulement je mettais dit qu’en faisant semblant de ne pas trop comprendre, on me laisserait tranquille et je n’aurais à faire les devoirs de personnes. De toute façon, au diable les bouquins pour touristes, nous, nous étions des aventuriers, des vrais ! Et lorsque les putes vinrent nous accoster en début de soirée, j’eus un large sourire en voyant la tête de Nick. Je ne savais pas trop s’il avait l’habitude de côtoyer ce genre de gens, nous avions été longtemps éloignés l’un de l’autre. Pour ma part, à Los Angeles, il n’y en avait pas mal là où j’habitais. Je soupçonnais même ma voisine de pallier d’être l’une des leurs. Enfin bon, telle n’est pas la question. Alors que nous finîmes par nous poser dans un endroit plus ou moins tranquille pour pouvoir déguster nos tacos, mon instinct de droguée refit surface lorsque je compris qu’on n’était surement pas loin des fournisseurs de mes propres fournisseurs. Des idées se mirent à crépiter, mais j’hésitais tout de même à en fournir de peur d’être dans l’illégalité au Mexique. Disant que je préfére tout de même les prisons d’Amérique, que celles de Guatanamo – quoi que c’est à Cuba. Enfin soit, la tentation fut trop grande lorsque un jeune homme d’une quinzaine d’année vint à nous. Cocaïne, Héroïne, Opium, LSD, Extasy, Marijuana, le choix était vaste dans le marché, pour quelques dollars il acceptait de nous guider vers les meilleurs marchands du coin pour des prix plus interessants qu’en Amérique. Forcement, j’en oubliais mes crainte, et s’il fallait passer par Guantanamo après l’apothéose, j’étais finalement partante. Malgré cela, je serrais les bras de Nick devant les lieux sinistres où nous nous engagions. Nous nous montrions raisonnable (surement parce que Nick l’était plus que moi dans ce genre de situation.) et nous finimes par opter pour de la marijane.

« Querríamos Marijuana, está más prudente»
« Nous voudrions Marijuana, c’est plus prudent »

D’un pas silencieux, nous avancions, le soleil s’était couché depuis quelques minutes déjà, et Tijuana commençait enfin à vivre. Je pris beaucoup de temps avant de détourner la tête vers Nick, trop occupé à découvrir des rues qui n’avaient rien avoir avec nos quartiers chauds à L.A, à coté de ça, je vivais à Beverly Hills.

« Je sais pas si on a bien fait de venir jusqu’ici, mais je suis contente d’être perdue avec toi. »

Lançais-je à des kilométres de la signification de ses mots ultérieurement. Nous avions pourtant prévu d’aller au bar, avant de finir par attérir dans les coins.





FLASH BACK

Quelques heures avant,
J’avais eu beaucoup de mal à trouver la chambre de Nick, surement à cause du bazar monstre qu’il y avait à l’accueil. Des gens de l’université qui se plaignait des chambres. L’hotesse était dépassé et tentait d’expliquer du mieux qu’elle pouvait les choses malgré son anglais qui méritait d’être revu. Je ne devais pas être assez bonne puisque l’idée de lui venir en aide ne me traversa pas l’esprit. Au lieu de ça, je rejoignais la troupeau, j’eus la chance d’y rencontrer Jude. Après avoir rapidement fit l’état des lieux, je lui demandais s’il ne voulait pas se promener avec moi, il ne refusa pas, seulement recula l’offre à bien trop tard mais me conseilla d’aller voir Nick qui apparemment se tourner les pouces à l’étage. Grace aux indications de mon ami, je finis enfin par trouver la chambre 666 (non je rigole) – cogna à la porte et la poussa avant même de me faire inviter. Je boudais de ne pas trouver Nick dans une posture désobligeante qui me pousserait à me moquer de lui jusqu’à la fin de ma vie.

« Wesh gros !!! S’il te plait ne répond pas non à ma proposition…ça te dirait de sortir avec moi ? »

Je ne savais pas me montrer convaincante avec les autres, mais avec Nick si. Surement parce que je me lachais plus dans mon cinéma étant donner que c’était l’une des personnes que je connaissais le plus, et que j’avais perdu l’appréhension qu’il me juge mal pour quelque chose que j’aurais fait ou dite. A vrai dire, nous étions au dessus de tout cela, depuis le temps qu’on se connaissait, on pouvait dire que la relation qu’on entretenait été presque semblable que celle qu’auraient deux frères et sœurs, si ce n’est que nous on ne se disputaient pas (khmssa fi 3aynakoum). Je précisais tout de même sous le ton de plaisanterie :

« Sortir en temps qu’ami bien sur ! »

Je ne doutais pas de sa réponse, et s’il venait à dire non, j’avais une tonnes d’arguments pour qu’il décide enfin de me raccompagner. C’est vrai quoi, je ne connaissais pas les lieux, et j’avais besoin d’un homme costaud pour me protéger des mauvais prédateurs qui ne verrait en moi qu’une jeune américaine. Aussi, en temps que femme je n’étais pas apte à me repérer dans l’espace, et que j’allais finir par mourir de froid et de soif. Où j’avais appris à penser à autant de conneries en un instant aussi court ? Surement en fréquentant des gens comme Nick, Jude, Desi et j’en passes.

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MessageSujet: Re: En quête de mésaventure [ NICK]   Sam 21 Aoû 2010 - 18:16




gabrielle&nick

C'est une fois arrivé à la cuisine que j'ai maudit la force de persuasion qui m'a fait revenir de Louisiane avant l'heure. En même temps, si on s'intéresse d'un plus prêt aux semaines que je me suis trimballées dans la famille du côté de mon père, le retour est bien plus que compréhensible. D'une part j'avais mon entraînement intensif pour ne pas relâcher l'effort, et surtout me perfectionner là où j'avais encore des difficultés à adopter les gestes pratiques et décisifs, et d'une autre, il y avait la partie détente avec des oncles et tantes que je ne vois pas souvent. Enfin par détente j'entends vannes pourries et autres situations qui caractérisent les Harrison comme étant barges sur les bords, jusqu'à embarquer la grand-mère qui malgré son âge est toujours d'humeur taquine. L'esprit familial c'est quelque chose dont je n'ai pas hérité, que ce soit à L.A ou partout ailleurs, je me sentirais pas complètement dans mon élément, même si je les apprécie tous comme ils sont. Aussi, faut dire que ça ne tombe pas dans la meilleure des périodes, ce qui pénalise la connerie dont je fais preuve habituellement, sans pour autant que ce soit un constat flagrant et effrayant. Je comptais laisser de côté les moyens de communications, apprentissage qui en vaut la peine après réflexion, mais de retour à la raison, il était bien plus qu'évident que je ne pouvais pas faire sans. Je n'ai pas spécialement pris la peine d'adresser la personne à qui que ce soit, par manque de volonté, disons que j'ai beaucoup observé, jusqu'à claquer l'écran pour ne plus jamais y toucher. Il y a certaines vérités qui ne devraient jamais faire surface, et qui plombent l'ambiance alors que j'étais parvenu à me mettre autre chose en tête. Nombreux sont les détails qui évoquent des situations problématiques, et qui nous mènent directement à partager sa solitude avec une personne capable de nous faire oublier l'entier de ce qui nous précède. Et moi qui pensais vraiment qu'après avoir goûté aux californiennes, plus rien ne serait susceptible de me satisfaire, c'est loin du compte. J'irais pas non plus détailler le nombre, les lieux et le moment. Disons que j'ai tout fait sauf me priver, quitte à passer pour un chien durant la moitié du temps, parce que les patex-girls sont existantes malgré ma volonté. Il y a celles qui couchent pour le fun, et celles qui arrivent encore à poser des questions juste après, comme si c'était pas assez logique qu'après un regard d'échangé et les gestes qui s'enchainent, il n'est question que d'assouvissement personnel. C'était assez spécial au départ, étant donné que ça faisait pas mal de temps que j'avais arrêté de cavaler pour rester immobile sur la perche, mais il est clair qu'il n'y avait rien à gagner. En contre partie, le temps a filé à une vitesse hallucinante, parce que rien dans mes occupations n'amenait mon esprit à se connecter sur la Californie et ses alentours. Je me retrouvais parfois ceux qui partagent le même nom, et qui ont un style de vie bien différent du nôtre. Sans parler du manque de subtilité lors de conversations, où je finissais par me taire et encaisser sans faire attention, parce qu'il y a certaines bases qui ne sont pas atteintes chez tout le monde. Et puis j'ai fait le tour. Mes semaines consacrées au basket ont pris fin, et je ressens encore la fatigue à l'heure actuelle, enfin je me trouvais pas de raison concrète pour rester sur place un peu plus. J'ai aussi appris qu'il y avait un départ pour Tijuana, le jour précédent mon retour à L.A.

Pour en revenir à cette foutue cuisine et ce qui y traine, j'ai simplement envie de retourner me coucher. Je manque de sommeil, et entendant Calleigh se plaindre parce qu'elle sait pas où elle a foutu ses trucs, lui faire bouffer le contenu d'un extincteur me traverse à l'esprit. Ils déjeunent, j'ai pas faim. Je préfère m'assoupir encore quelques minutes sur le sofa, avant qu'on me prévienne qu'il est temps de s'entasser dans la voiture. Le sac de sport dans le coffre, les lunettes sur le pif pour camoufler un regard digne de film d'horreur, et c'est parti pour un trajet estimé court, parce que chaque occasion est bonne pour dormir. Ah, j'allais oublier que Jay était parti pour m'enfermer dans sa voiture, parce qu'il a rien trouver de plus hilarant à faire. Et il se dit crevé... J'aperçois depuis l'extérieur ceux qui sont déjà installés dans le car, pendant que certains posent leurs bagages dans la soute, et que les autres arrivent. Le tri est vite fait : filles/valise(s), mecs/sac. Il y a même une fraction de secondes où j'ai cru voir un machin d'un rose aussi dégueulasse que le vernis de Jordan, ce qui m'a poussé à monter dans le bus plutôt que de me détruire davantage les yeux. Je croise un bon nombre de regards qui m'ont manqué, et je cherche discrètement celui qui aurait qui me persuaderait que je n'ai pas fait d'erreur en venant. Je continue ensuite mon chemin, satisfait de ma trouvaille, jusqu'aux sièges déjà réservés par mes acolytes, avant de me poser sur celui côté fenêtre, comme j'en ai l'habitude. Jason qui me fait face, et qui en a déjà profité pour survoler un nouveau monde imaginaire, pendant que Jude reste discret, juste à côté. J'aime bien la place où je me trouve, je peux jeter un coup d'œil sur les gens qui nous entourent sans attirer le soupçon d'un regard, mais bon ça va pas me servir à grand chose. Playlist déjà faite, tête calée contre la vitre, paupières qui se ferment, et... un enfoiré dont j'ignorais la présence qui serait prêt à lancer un karaoké. Arrêt à Tijuana ? Car défectueux ? C'est quoi ce putain de bordel ? Déjà qu'on sentait bien que les suspensions n'existaient pas, faut maintenant qu'on s'arrête au milieu de nul part. Quand je dis nul part, c'est en m'étant basé sur la mine que tire l'endroit où on s'est arrêté. Donc forcément tout le monde tire la gueule, et moi je me contente de prendre mes affaires, plus celles de Jay, vu qu'il s'est barré pour faire un tour. Le trois quart se rend directement à l'hôtel le plus proche, enfin hôtel est un grand mot, j'appellerais ça immeuble à tours de passe. En ce qui concerne les chambres c'est vite vu, premier arrivé, premier servi, d'autant plus en sachant qu'Alexis est de la partie. Si je pouvais, je trafiquerais son matelas, de manière à ce qu'il se prenne les ressorts dans le dos, et qu'il finisse par dormir dans le hall d'entrée de la réception. L'imagination ne fait de mal à personne... Ah, j'allais presque oublier que Chelsea et Calleigh étaient dans la chambre d'à côté. Je savais pas qu'on pouvait concentrer autant de chieuses dans une seule piaule, dont la taille n'a rien d'exceptionnelle qui plus est. En revanche, il y a Desiree, et pas besoin de m'étaler pour faire comprendre que j'éprouve une certaine satisfaction. Et en continuant sur l'élan de satisfaction en question, faudrait que je prenne connaissance d'où se trouve Gaby, cette jeune bilingue qui doit se sentir comme un poisson dans l'eau. Enfin, pour dire que je l'aime beaucoup, et qu'il faudrait qu'on se prévoit un truc. Bref, je balance le sac de Jay' sur le lit d'à côté, alors que Jude part à la conquête des couloirs sombres ainsi que l'ensemble de ce qui nous entoure. Ils ont bien foiré leur coup à L.A, et une fois de retour, j'irais chier à Itzel que la direction se contente simplement de réchauffer les chaises, plutôt que de bosser correctement. En attendant, je jette un coup d'œil en direction de la fenêtre qui donne directement sur l'avenue principale. Pas mauvais l'emplacement... Les brunes mates yeux clairs ou foncés pas spécialement vêtues, sans parler d'autres caractéristiques qui me font remarquer qu'on n'est pas si mal tombés finalement. Ben ouais, faut positiver parfois... J'ai juste le temps de prendre connaissance de ce que m'affiche l'écran principal de mon portable, pour être interrompu, et de manière très personnalisée. « Wesh gros !!! S’il te plait ne répond pas non à ma proposition… ça te dirait de sortir avec moi ? » Godz.. Gabrielle, ou "Morena", ça va aussi. Je lui adresse un sourire aguichant, suite à ce qu'elle venait de dire, jetant mon portable au passage, ça pourrait devenir une autre source d'ennuis. « Digne d'une demande de jeune prude à laquelle j'ai déjà répondue. Je veux pas te froisser, mais les temps changent... » Je la vois déjà arriver avec sa rectification. En même temps, si on se fout à ma place, faut avouer que sa demande à quelque chose d'ambigu, bien que ce n'est pas le truc à prendre au sérieux, si on se fie à son comportement. J'aime bien la charrier... « Sortir en temps qu’ami bien sur ! » Elle est pas drôle. Je finis par la rejoindre, profitant du fait qu'elle soit de dos, pour pousser doucement sa tête à l'aide d'une de mes mains, signe de plaisanterie adopté depuis bien longtemps. Je sais pas ce qu'elle prévoit pour ce soir, mais c'est clair que je me voyais mal rester éternellement dans la chambre, alors qu'il y a possibilité de prendre l'air avec elle. Tiens des trainées... pas bien différentes de celles que j'avais aperçu précédemment, mais qui me font sourire finalement. Elles se lancent d'ailleurs dans une discussion à laquelle je suis resté concentré dans le but de comprendre son sens. Sortir et garder un lien avec Gabrielle, c'est avoir une certaine notion d'espagnol, en surplus de qui a été appris durant les années précédentes. Pendant que deux d'entre elles mettaient en avant mes qualités, la troisième leur a soudainement sorti un. « Calla, su novia nos entiende. » J'ai pas pu m'empêcher de rire avec une certaine ironie, regardant Gabrielle qui avait l'air tout autant amusé, avant de revenir sur trainée n°1. « Y entiendo tambien... » Le tout suivit d'un clin d'œil qui a contribué à leur fuite. Dialogue banal, mais suffisant pour remballer. Je préfère celles qui ne parlent pas trop en général, et puis trois de perdues trente de retrouvées... M'enfin pas que ce soit pas le moment, mais on commence à avoir la dalle, ce qui mérite un arrêt dans un petit snack où on prend des Tacos un peu trop pimentés à mon goût. Vient s'installer une conversation sur tout et n'importe quoi, mais qui ne tourne pas autour de problématiques qu'on voudrait tout deux éviter. Et puis sans trop voir le truc arrivé, son attention se porte sur le petit jeune qui n'est pas clean à première vue. Trop sur la défensive, des yeux lasers, et une âme de dealer... faut pas avoir pris des cours pour le comprendre, et c'est Gaby qui vient le confirmer. « Querríamos Marijuana, está más prudente. » Raisonnable... pas que je sois coincé, mais j'ai fait mon choix, et c'est plutôt l'alcool. On dit souvent qu'il faut choisir l'un ou l'autre, et là y a pas photo, bien que j'aurais pris l'autre dans d'autres circonstances. Le sport et la drogue ne font pas bon ménage, et comme je voudrais en faire ma profession, j'y touche qu'en soirée et encore.

On reprend notre chemin après le deal, sans trop savoir où ça nous mènera, mais juste en allant en direction des coins animés. Certains sont étalés au sol, plongés dans les effets de ce qu'ils se sont enfilés. C'est d'ailleurs à partir de ce moment que Gabrielle me sert comme si elle risquerait de se faire kidnapper d'une minute à l'autre. Je pense pas que les mexicains aient des attentions spéciales à notre égard, mais qu'au contraire, ils ont mieux à faire. « Je sais pas si on a bien fait de venir jusqu’ici, mais je suis contente d’être perdue avec toi. » On continue de marcher, arrivant presque à la fin de l'avenue, pour se diriger autre part. Je récupère mon bras, qu'elle avait encerclé de toutes ses forces, avant de le passer autour ses épaules, et de la regarder moqueur mais sans être méchant. « Tu deales pour Juanita, et tu flippes de tes compatriotes ? » L'avenue est bondée de bars, et si on porte un peu plus d'attention sur l'enseigne, certains finissent sur la liste à éviter, à moins qu'elle veuille se retrouver à l'étage, dans un état que je veux même pas décrire. Le "Papas&Beer" semble pas mal au premier coup d'œil, donc autant le tester pour les jours à venir. Je lâche Gaby pour la laisser entrer, la suivre, et se frayer un chemin jusqu'au bar. Le trois quart des personnes présentes sont américaines, ce qui est pas si mal niveau compréhension, même si les mexicaines sont les bienvenues. On prend place devant le comptoir, avant d'attirer l'attention de la Barmaid un peu trop sympathique d'après moi, mais ce n'est qu'un détail. Tout comme ce n'est qu'un détail que sa poitrine est suffisamment volumineuse pour en oublier ma commande, de là à ce que ce soit Morena qui s'en charge, avant qu'elle revienne à la charge car j'aurais manqué de discrétion apparemment. « Que fuerte. » Ça aussi ça vient d'elle. Puis après retrouvé mon esprit, et le peu de neurones connectés avec, je lui demande. « T'es sûre que t'as des racines latines ? »

○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○ ○


You laugh at all I know, welcome to my show, take a seat it might be a while I'm going to steal you smile. Please take these memories don't mess around, take what I have seen and burn it to the ground and all your misery. A flame put out to sea where wooden ships would never fare. So heaven help you way out there. Please take these memories don't mess around, take what I have seen and burn it to the ground, burn it down, burn it down, burn it down, burn it down into the ground © Colour of Clouds
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MessageSujet: Re: En quête de mésaventure [ NICK]   Lun 6 Sep 2010 - 9:42

VERYveryBad trip.
with nick&gabrielle.


La plupart des bars à Tijuana n’auraient jamais vu le jour en Amérique, leur état était pitoyable et dés l’entrée ça sentait la pisse à plein nez. Non pas que j’étais une maniaque d’hygiène, mais il y avait des limites. Nous avancions dans la ruelle sombre. J’ignorais même la remarque de Nick, qui semblait avoir oublié que j’étais une fille pleine de contradiction. C’est au bar « papas & beer » que nous finîmes par nous poser. Surement parce que deux autres couples americains s’y était rendues avant nous. Je lâchais enfin la main de mon ami, puis avança d’un pas courageux vers l’enseigne. Question hygiène c’était toujours pas ça, mais c’était déjà meilleur que les quelques bars qu’on avait vu avant. Je me dirigeais au comptoir suivi de mon ami, puis m’y installa. Je jetais un bref regard à la barmaid, la réincarnation de Pamela Anderson version mexicaine. Comme si ce n’était pas tout, elle se mit à faire de l’œil à Nick, ben voyons. Je lâchais un grognement mauvais quant à la remarque de Nick, avant de frapper avec mon sac ! Ma poitrine était très bien et contrairement à certaine, était naturelle. Ne semblant pas redescendre sur terre, je commandais deux téquilas. « Je lui demanderai bien de cracher dans ton verre, Pervers ! » dis-je le taquinant. Nos verres arrivèrent rapidement, je m’emparais du mien, trouvant que le gout était meilleur que ceux de chez nous, je ne pris pas beaucoup de temps à la finir. Aussi, le fait que j’avais soif influa sur la vitesse à laquelle je terminais mon verre. Nick quant à lui se montrait moins assoiffé que moi, je fis signe à pseudo-pam’ de m’en servir un autre, tandis que mon regard se porta sur Nick : « bon, sinon, ça c’est arrangé pour toi, Desirée et sœur Williams ? » demandais-je puisque nous n’avions plus eu l’occasion d’en reparler depuis le jour où il était venu me rendre visite. A vrai dire je n’avais pas pu trop l’éclairer, puisqu’il se trouvait que Desiree ne faisait pas de moi sa confidente numéro 1, comme je ne faisais pas d’elle la mienne. C’était assez bizarre d’ailleurs puisque nous vivions ensemble, mais nous tenions à ce que chacune puisse préserver son jardin secret. J’avais simplement pu l’éclairer sur le fait que j’étais au courant que c’était lui le fameux « bon coup » dont ma camarade de chambre me parlait souvent. Je l’avais plus ou moins deviné parce que niveau discrétion Desiree en avait beaucoup à apprendre. Pour le reste, je n’étais pas apte à lui en dire plus, parce que si j’en avais su d’avantage je me serais empressée de tout lui dire. Et sur ce point, Nick pouvait me faire confiance. Il faisait parti de mes plus proches amis, et je ne voulais en aucun cas lui cacher ce que je savais sur lui.

Je me sentais pour le moins obligée de m’informer sur la suite des événements. D’abord et en partie par curiosité, mais aussi parce que je n’aimais pas le voir dans des situations qui le mettais mal à l’aise. En plus d’avoir occupé le poste de « petit ami » pendant une longue période, Nick était aussi une sorte de frère que je n’avais jamais eu. Ma relation avec était très différente de celle que j’avais eu avec Jason. Bien que mes conquêtes masculines étaient répertoriées dans un tableau de chasse que je comparais ventés en compagnie de mes copines, il faut avouer que Jason et Nick étaient mes plus longues aventures. D’abord il y avait Nick, le doux Nick. C’était plutôt pudique, surement parce que nous étions chacun la première fois de l’autre et que nous avions peur de se froisser involontairement. C’était aussi très romantique comme relation, basée sur le respect, peut-être un peu maladroite sur les bords mais le principal c’était que l’on s’aimait pour de vrai. Avec Jason c’était déjà plus différent, beaucoup moins sage. Un amour plus sauvage, plus dangereux mais qui me plaisait aussi. Mon second verre arriva, celui-ci, je pris plus de temps à le terminer que le premier. D’abord parce que cette fois ma gorge était moins irritée et aussi parce que je n’avais pas l’intention de rentrer saoule à l’hôtel. J’avais décidé de me reprendre en main aux yeux des autres, ma dignité en avait souvent pris un sacré coup et il était temps que ça change.
Enfin c’est vrai que si on fait le point, ces temps ci j’avais l’impression que tout était contre moi. Je sais que jouer le Caliméro n’allait en rien m’aider seulement, c’était plus fort que moi de faire le débriefing des derniers événements. D’abord j’avais été faite cocue par Jason et à cause de cette foutu blondasse, ma mère commençais à se montrer insistante quant à ses coups d’appels par jour et puis j’avais la forte impression de stagner dans ma vie de tout les jours. Je me lassais vite des lieux, et de cette charmante barmaid qui de son sourire de potiche venait nous accoster toutes les minutes en répétant la même phrase comme si l’on l’avait mis sur replay à chaque fois. Je me retournais vers mon ami, son regard s’était encore déposais sur le derrière d’une autre fille. Je roulais des yeux, puis pris la parole pour attirer son attention : « T’as vraiment des problèmes toi… ça te dis qu’on bouge ? »


(c'est vraiment très très très naze, je suis désolée... )
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MessageSujet: Re: En quête de mésaventure [ NICK]   Sam 18 Sep 2010 - 12:37

Il y a certains moments où on cherche à fuir une culpabilité qu'on s'est infligé soi-même, comme si l'essentiel de l'existence se résumait à une course poursuite, d'où le proverbe : fuis-le il te suit, suis-le il te fuit. Sauf qu'on finit par s'arrêter sous prétexte que ça n'a plus aucun sens, et qu'un changement mérite d'être instauré, pour se sentir concerné par un autre proverbe, plus approprié. Reste à savoir ce qui nous convient exactement, s'il ne serait pas mieux d'inventer sa propre devise, afin d'être perçu différemment, donc d'être autre qu'une pâle copie des autres, ce qui nous évite les comparaisons. Mais avant de s'avancer dans quoi que ce soit, faudrait-il déjà être persuadé par ce que l'on veut, ce qui dans mon cas, est le néant absolu. C'est assez déstabilisant de se rendre compte qu'on peut passer d'une extrême à l'autre, par le biais d'une seule et unique personne qui, d'apparence, se fond dans le décor, alors que c'est bien plus fort en réalité. Sans oublier l'autre côté de la balance qui stabilise les choses, de façon à ce que ce soit plus ou moins équitable. Et le plus bizarre dans toute cette réflexion, c'est que ça prend forme à partir d'une question de Gabrielle. En temps normal, j'aurais trouvé la situation assez inconfortable. Se confier à une ex, sur le côté désastreux de ses relations, ça semble improbable à faire lorsqu'on a un minimum de fierté, et qu'on tient principalement à ne pas faire entendre parler de soi, quand tout s'oppose à nous. Mais le détail qui fait la différence, c'est qu'avec le temps on s'est rendus à l'évidence qu'on ne pouvait pas se contenter d'un simple parcours qui nous assemblait, et y mettre un point final. Ce que j'essaie de dire, c'est qu'il y a des exceptions à la règle, exceptions qui évoluent et partent sur une trajectoire différente que celle qu'on s'était fixée au départ. C'est le cas avec Gabrielle. Elle est un peu ma confidente, meilleure amie, mais ça se rapproche presque du lien fraternel, aussi étrange que cela puisse paraître. C'est la raison pour laquelle j'ai beaucoup d'estime envers elle, et qu'elle est une ex remixée à sa manière. Je fais tourner mon verre de gin tonic fraîchement servi par la barmaid, avant de regarder Gaby de façon réfléchie et indécise. « C'est plus compliqué. » J'avale quelques gorgées de ma boisson, retrouvant le peu de sérieux que je possède ce soir pour continuer. « Je pensais que c'était le genre d'histoire qui reste au lycée, mais ça finit bien par te rattraper. Et puis quelle que soit le chemin que tu prends, tu sais très bien que tu laisses quelque chose d'important derrière. Donc je préfère que ça ne s'arrange pas pour l'instant. » Les sourcils froncés sans vraiment m'en rendre compte, ce qui donne un côté grave, mais qui montre surtout que j'ai conscience. Je tiens pas à m'exprimer plus loin, je pense avoir tout dit, et j'ai aucune envie de faire réfléchir les autres, pour me ramasser des questions auxquelles je serais obligé d'y répondre, sous peine de me trahir. Et puis passer pour le centre de l'attention, ça me branche vraiment pas, d'autant plus lorsque celui ou celle qui nous fait face ne doit pas être dans ses meilleurs jours. « Et toi t'en es où ? »


En voyant roder Carmen, Dolores ou Carolina, - tout dépend quel prénom on lui attribuerait, mais à vrai dire on s'en fout -, je lui ai rapidement fait comprendre qu'on voulait davantage faire connaissance avec la bouteille de tequila qu'elle tenait encore dans sa main. Chaque phrase de prononcée avait le droit à sa récompense, et même si sa demoiselle Portiaz était réticente sur la quantité avalée, elle s'est rapidement laissée aller. Et quand je dis laissée aller, c'est jusqu'à se préoccuper de sa position sur le tabouret, car sait-on jamais ce qu'il peut arriver avec une fille qui ne semble pas tenir en place après quelques verres. Enfin, en ce qui concerne l'exploration du bar, on s'est familiarisé à tous les mélanges dont on ne connaissait pas encore les saveurs, vu que c'est des spécialités locales qui arrachent plutôt bien la gorge. Pour ce qui est de la consommation de stupéfiant, le champ est totalement libre, et il paraît que les contrôles ne sont pas effectués, c'est donc pourquoi on a fait la conversation avec le mec d'à côté pour nous fournir des feuilles de tabac, afin de rouler deux généreux joints qui ont fait office de moyen de détente. Détente puis légère hallucination en ce qui me concerne, mais le tout sous un aspect positif. J'ignore le temps durant lequel on est resté dans ce bar, ou encore le nombre de verres qui ont servi de rafraîchissement juste après. Je sais juste que Gabrielle a proposé qu'on s'en aille, et que c'est donc par ce biais, qu'on se retrouve au milieu de nul part et sans trop d'éclairage. J'arriverais même pas à dire ce que je ressentais, ni même ce que je comptais faire, mais fallait absolument que celle qui m'accompagne soit à mes côtés, sinon j'aurais de sérieux problèmes. D'ailleurs la concernant, on aurait dit qu'elle sortait tout droit d'Alice au pays des merveilles, trop joyeuse pour que ce soit naturel à mon goût. Puis après deux trois ruelles de contournées, j'ai cru être tombé sur une balle de baseball dimension réelle mais étrangement plus lourde que la moyenne. Nombreux sont les matchs des Yankees que j'ai suivi en direct, et inspiré à faire pareil que l'un des joueurs, j'ai lancé le projectile un peu trop fort, et surtout au mauvais endroit, ce qui a fait chanter la voiture touchée. N'étant pas sur le point de réaliser que je risquais de me faire détruire par le propriétaire, je regardais Gabrielle. « Ça donne pas le même résultat que sur le terrain... » Sur le coup, je crois que c'est elle qui était le plus consciente, ce qui a créé flot de reproches et tapes sur le bras, comme si c'était la solution à toute situation. Et en parlant de solution, c'est la police locale qui l'a trouvée en nous mettant face contre terre, et menottes aux mains. Où est ce qu'on est à présent ? Dans une cage à rats, assis dans la même cellule à regarder le vide, sans s'adresser la parole. Elle est furax, donc si j'ajoute le moindre commentaire, elle fera sortir en elle ce Godzilla si terrifiant...

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MessageSujet: Re: En quête de mésaventure [ NICK]   Lun 20 Sep 2010 - 9:26

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Les verres s’étaient enchainés malgré moi, bien que j’eusse fini par me détendre. L’alcool m’avait rendu plus euphorique que d’habitude et surement plus sympathique. J’écoutais Nick attentivement, même s’il se montrait encore une fois radin de détails et toujours aussi énigmatique. Je déposais mes coudes sur le rebord du comptoir n’arrivant plus réellement à tenir debout. Surement l’effet d’un troisième verre fini et d’un quatrième commencé. J’avais pour ma part toujours considérée Nick comme étant un de mes plus fidèles confidents bien qu’il fut un temps où nous étions ensemble et qu’il est par conséquent mon ex-. A vrai dire, ça ne m’a jamais réellement gêné de lui raconter mes plus sombres secrets, parce que je savais à qu’il était digne de confiance, et que jusque là, il ne m’avait jamais montré le contraire. Je continuais à le fixer, presque idiote et avide d’une fin qui se termine bien. Mais non, la seule chose que j’eus, c’était un retour de question pour ne pas pouvoir le questionner plus longtemps. J’haussais à mon tour les épaules. Puis ; j’eus comme un moment d’hésitation, de mon côté les choses avaient fini par se calmer. Pour ne rien vous cacher, j’avais presque fini par me résoudre que Jason m’avait laissé tomber pour son idiote de blonde, malgré que je n’avais pas encore dit mon dernier mot. Je finis par ne lui donner aucune réponse. L’effet de 4 verres d’alcools peut parfois me rendre amnésique. Le peu d’attention que je pouvais accorder pour la soirée, finit par se fixer sur le popotin énorme d’une jeune femme qui semblait fière de montrer ses attribues dans un short qui laissait presque tout entrevoir. Je pense avoir fait la grimace en la voyant se trémousser. Un homme vint à son tour me demander de danser, et par peur de le recaler méchamment, je pris la main de Nick en la secouant. Ce qui ensuite me fit bien rire, lorsqu’il s’en alla en se demandant surement pourquoi j’étais aussi bizarre. Je proposais donc à Nick de nous en aller. A vrai dire, je savais que je ne tenais presque plus debout et j’eus raison de troquer mes Pradas qui me faisaient gagner de la hauteur contre mes babouches achetés au Maroc lors de mon dernier séjour. Nous nous levâmes tandis que je finissais d’un trait mon dernier verre de tequila. Quitte à prendre une cuite, autant en prendre une bonne bien que j’oubliais déjà la route pour l’hôtel – dehors nous roulâmes nos joints avec la marie-jeanne acheté plus tôt. Je valsais au lieu de marcher, à vrai dire j’avais l’impression de flotter sur un nuage, je me sentais légère et je me sentais bien. Je continuais à attraper le bras de Nick , bien qu’il était dans le même état que moi. Nous traversions les rues sombres et inquiétantes en rigolant bêtement.
Alors que nous arrivions dans une ruelle plus éclairé, Nick se baissa pour ramasser un gros caillou. Puis en imitant la posture d’un joueur de baseball – seigneur pardonnez moi, j’eus la main baladeuse à cette instant – il envoya la chose tout droit la chose sur une voiture déclenchant ainsi l’alarme de cette dernière. J’en perdis instantanément le sourire, tandis que mon ami trouvé encore le moyen d’en rire. Pour ce qui est de que j’ai fait juste après, je ne m’en rappelle plus, je sais juste que je lui ai sauté dessus et que je me suis mise à l’assommer avec mon sac bien garni. C’est un agent de police qui vint nous séparer. Je me crus dans un cauchemar lorsque ce dernier me plaqua au sol, puis se mit à me fouiller pour finir par trouver le petit sachet de shit dans ma poche. Bon là, j’étais vraiment dans la merde. Et j’eus raison de me calmer puisque je risquais d’empirer les choses si je continuais à vouloir tuer Nick. J’étais morte de honte, me retrouver ainsi plaquer au sol comme une criminel, dans un pays qui en plus n’était pas le mien. Le pire était que je n’avais pas toute ma tête, bien que je rigolais moins et je n’avais plus envie de faire la folle.

En cellule, c’était affreux. La première chose que je fis, fut de me diriger vers la cuvette des toilettes de vomir tout ce que j’avais dans le ventre dont mes trippes. C’était dégoutant, je crois qu’à choisir je préfère encore me retrouver face à un serpent à trois têtes… Je me demandais presque s’il était possible que quelques chose de pire nous arrive. La cellule était infecte, j’aurais juré voir un rat se faufiler dans les des petits trous dans les murs. J’avais froid, mais je préférais m’assoir sur ma veste de peur d’avoir une infection. Quant à Nick, j’étais furieuse contre lui, je lui jetais des coups d’œil mauvais, mais il semblait avoir compris qu’il valait mieux ne pas répondre à mes provocations… Non, mais vous vous en rendez compte, moi Gabrielle Portiaz, je m’étais jurée de ne jamais me faire attraper et de ne rien avoir en commun avec ma mère, je l’avais méprisé et voila que je me retrouver dans la même situation qu’elle, enfermée comme un vulgaire rats. Une nouvelle fois je jetais un regard à Nick, cela faisait une vingtaine de minute que nous étions là, je n’arrivais pas à dessouler ni à décolérer. Je fis craquer mes doigts une bonne centaine de fois, je me levais pour faire les 100 pas, puis je finis par m’assoir. La lumière me donnait mal à la tête :
« Un idiot… voila ce que tu es, un parfait idiot qui n’est pas fichu de réfléchir avant d’agir… Mon dieu, si ça ce n’est pas la honte… c’est scandaleux !!! Qu’est ce qu’on va penser de moi ! Je n’arrive pas à croire que je suis en… en prison ! ET PAR TA FAUTE. »
Une nouvelle fois je me calmais, je m’asseyais sur le banc le plus éloigné de Nick, je m’adossais contre le mur crade en me demandant comment nous allions nous en sortir. Je me sentais salit, et une bonne douche froide était surement la chose dont j’avais le plus besoin. Quel idée d’avoir cru que ce voyage à Tijuana allait nous faire le plus grand bien. A qui croyais-je la faire, je me rappelais enfin pourquoi mon père n’aimait pas le Mexique. Le Mexique c’était nul, je n’arrivais même pas à positiver sur ma situation. Surement parce que j’étais morte de fatigue, que j’avais plus d’un gramme dans le sang d’alcool et de substance illégal, que j’avais froid et que j’en voulais à Nick… toutes ces petites choses qui finissaient par faire beaucoup lorsqu’elles arrivaient en même temps. Encore une fois, je m’étais mise à ignorer Nick, j’allais encore me ré-énerver contre lui dans une poignée de minutes, dés lors je me tournais vers le trou qui servait de fenêtre puis me mis à implorer le seigneur de nous sortir de là : « Seigneur, je sais que j’ai fait beaucoup d’erreur et que je ne suis pas une bonne croyante… » , je continuais à prier dans ma tête en implorant tout les saints… A quand, aurait-on le droit d’appeler un proche ?

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MessageSujet: Re: En quête de mésaventure [ NICK]   Sam 25 Sep 2010 - 18:48

J'ai l'impression de me retrouver dans la cellule du film basé sur un autostoppeur. Un commissariat situé au milieu de nul part qui se rapprocherait presque du Texas et des environs. En entrant à l'intérieur, c'est un peu le labyrinthe aventure, avant de descendre des marches pour se retrouver face à des cellules contenant trois personnes au maximum. Sauf qu'entre le Texas et Tijuana, la différence est majeure, soit principalement les conditions dans lesquelles nous nous trouvons. J'ai longuement regardé Gabrielle pendant qu'on lui retirait tout ce qu'elle possédait, comme si j'essayais de me persuader que mon erreur était grave, que je l'avais embarqué dans une histoire dont j'étais le seul responsable. Sauf que je n'y parvenais pas. Ça me faisait chier pour elle, certes, mais je vois pas pourquoi ça devrait prendre une forme dramatique. Faire une histoire d'état pour avoir endommagé une voiture, je trouve ça assez marrant. Aussi hilarant que se faire arrêter pour possession de drogue, ou même consommation. Qui n'a jamais brusquement freiné au moment où il ne fallait pas, pour se retrouver dans le cul de la bagnole ? Et le résultat mérite la taule ? Qui n'a jamais été chopé par les autorités pour possession de drogue ? Une journée en garde à vue ? Et alors, ça aura une influence à l'avenir ? A la sortie c'est reparti pour un tour, et au final, on aura perdu vingt quatre heures. Quoi qu'il en soit, on sait très bien que les mexicains ont la rage contre nous, pour une histoire de frontière et tout ce qu'il en suit, sans parler du fait que nous circulons librement contrairement à eux, donc ils se sentent dans l'obligation de prendre leur revanche, dès qu'ils ont la chance de nous croiser. On n'a pas le droit de communiquer avec l'extérieur, encore moins de nous adresser à eux. Je déboutonne légèrement ma chemise, il fait encore plus chaud que dans le bain de foule du bar dans lequel on se trouvait tout à l'heure, et les ventilateurs ne doivent pas exister. Entre temps Gaby se lie d'amitié à la cuvette des chiottes, ce qui me tracasse sans trop me tracasser en faite. Je devine que c'est passager, sauf que ça serait pas mal de s'en assurer, mais vu l'ambiance qui se traine, je vais pas me crever le cul à jouer les sympas. Donc je reste debout, une de mes mains tenant mollement les barreaux, et le regard rivé sur ce qui est supposé s'appeler : gardien. Aucune idée du nombre d'heures à gaspiller dans cette merde en ferraille, mais je pense que d'ici la journée qui s'en suit, on pourra retrouver notre hôtel. J'ai mal aux pieds, les neurones qui me jouent des tours par rapport à la réalité que je suis entrain de vivre, et l'euphorie qui me traverse à l'esprit en me souvenant de faits passés. Mes yeux qui sont prêts à me trahir, et d'autres trucs dans le genre qui font que je suis crevé, ou alors que je m'en rapproche. Si seulement j'avais un jeu de cartes, j'aurais tuer le temps à ma façon, vu que la Portiaz détourne son regard à chaque fois que le mien cherche le sien. Je comprends sa réaction, mais va falloir qu'elle s'y habitue, au risque de devoir encaisser chacune de ses paroles... ce qui est sur le point d'arriver, forcément.


Idiot, quelque chose que je résumerais comme immature, et attention : son image. J'ignorais qu'elle faisait partie de la jet-set, et que le jugement des autres prenait une grande place dans sa vie de délinquante. Et d'ici un mois, il faudra s'écarter de sa trajectoire parce qu'on pollue le chemin sur lequel elle compte piétiner ? Je sais pas où elle a été chercher ce commentaire à la con, surtout que c'est pas le moment de faire son complexe de star, mais elle a intérêt à se plaindre autrement si elle compte en étaler encore à l'avenir. C'est définitivement ce que je déteste entendre de la bouche de personnes comme elle. Je lâche enfin le barreau que je tenais jusque là, pour me retourner et la regarder sérieusement. « Redescends sur terre, on s'en balance foutrement de ce que tu fais ou compte faire. T'es pas le centre d'attention, et t'as signé nul part pour que ton image se retrouve dans la presse à scandales. Me traiter de con, ça passe encore, mais tes caprices tu les remballes. » Que ce soit excessif ou pas, je m'en balance complètement. Ça fait une bonne demi-heure qu'elle me bassine avec des propos que je connais par cœur, et sa petite crise d'adolescence qu'elle n'a pas dû conserver dans l'époque appropriée. Je me retourne vers le tas de ferraille, appuyant ma tête entre deux barreaux, et tenant de mes mains, deux d'entre eux. Elle rétorque un truc que je ne prends pas la peine d'écouter, sinon ça va finir en clash général, et je sais que je vais finir par dire un truc qu'elle ne va pas apprécier, donc autant faire comme si je m'en bats le flan. C'est pas fréquent d'être livré à ce genre de situation avec Gabrielle, surtout qu'on se gueule pas dessus sans raison, ce qui est logique à quelque part, enfin surtout qu'on ne cherche pas à créer de problèmes lorsque tout se passe bien. Et puis vient le moment où je l'entends parler au seigneur, ce qui me fait automatiquement froncer les sourcils. Je me retourne à nouveau pour jeter un coup d'œil sur Gabrielle et ses confessions nocturnes, ce qui m'exaspère presque, ce qui n'est pas envers la croyance, mais son comportement soudain. « Laisse le côté dramatique pour plus tard, je crois pas que le Seigneur soit prêt à t'écouter quand t'es plongée dans tes délires. » Je finis par m'approcher du banc, et me placer à l'opposer de la Portiaz, avant de lâcher un long soupir et de fermer les yeux. Je demande juste à avoir un peu de calme, parce que c'est crevant d'avoir la Portiaz en boucle, et que par conséquent le moral s'en prend un coup. Ça doit être environ après une bonne dizaine de minutes, que j'ai reçu un coup sur l'épaule suivit d'un refrain de panique se résumant à : Jason et Chelsea sont là. J'ai instantanément ouvert les yeux, avant de chercher du regard ce qui s'est avéré réel. En attirant l'attention du Seigneur, elle aurait dû lui demander d'éloigner ce genre de malentendu. Malentendu rime forcément avec Chelsea, parce qu'en ce qui concerne la connerie absolue et le gaspillage de salive, elle est prête à remporter la palme chaque année.

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