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bree&liyah ♣ blame someone else and get on with your life

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MessageSujet: bree&liyah ♣ blame someone else and get on with your life   Mer 22 Sep 2010 - 11:05



« aubree & aaliyah »
Si l'amitié ce n'est pas de partager tous les délires, alors c'est quoi, on se demande ? m.levy


Les journées sont longues, bien trop longues à mon gout. Cela dit, ces derniers temps je me plains un peu tout le temps. Je laissais tomber mon sac au pied de mon lit, à défaut de le poser il est tombé c’est pas de ma faute. Je m’allongeais sur mon lit et profitais du calme qui régnait dans la maison. Pour une fois que c’était le cas, autant en profiter. Enfin en étant toute seule, je ne vois pas qui c’est qui pourrait faire du bruit. Je crois que pour l’instant je n’avais franchement plus envie de bouger. Ça ne me ressemblait pas plus que ça, mais pour dix minutes j’allais faire une exception. Et puis ce n’est pas comme si je ne faisais rien, envoyer des messages c’est déjà beaucoup. Bon d’accord, avec la nouvelle technologie des tactiles, ce n’était plus très dur d’écrire des messages, ça ne demandait même plus de force pour écrire. Pas contre comprendre quelque chose aux messages que je recevais c’était déjà bien assez. Parfois, j’avoue, ça m’arrivait de répondre alors que je n’avais rien compris. Enfin ça ne m’avait jamais valu de mauvaises surprises jusqu’à maintenant, alors… Le jour ou ça changera, j’essaierais de me pencher un peu plus sur les mystères de certains langages. Je finissais d’en envoyer un, et rester allongée sans rien faire m’énervait déjà. Je me levais, attrapais mon sac et repartis. Finalement être chez soi c’est bien et puis quand il n’y a personne, ça pourrait être bien aussi. Sauf que moi je n’ai pas l’habitude, du coup j’ai l’impression que ça m’ennuie. En fait je crois qu’il n’y a que dans certains moments que j’aime bien être seule. Et encore il faut que je les choisisse. A peine pas chiante la blonde. De toute façon, tout le monde savait que j’en avais conscience la plupart du temps et que ça ne m’empêchait pas de continuer. Je prenais mes clefs de voiture et fermais la porte derrière moi. Sans même me demander ou est-ce que j’allais, j’avais trouvé la réponse toute seule. Ou plutôt, la réponse était venue toute seule. Quand je m’ennuie ou du moins que je ne sais pas quoi faire, il faut que j’embête quelqu’un. C’est plus fort que moi. La plupart du temps, ça tombait sur Julian parce qu’il était souvent avec moi quand j’étais plus petite. Et bien sur ne pas vouloir jouer à la poupée avec moi, ça lui avait valu plusieurs heures à me supporter. Enfin, ça ne l’a pas fait jouer plus que ça avec moi. Sauf quand il s’agissait d’autre choses que de poupées. Là il était partant. Je trouvais d’ailleurs toujours ça étonnant à quel point il changeait d’avis. Enfin, moi je ne me plaignais pas, j’avais quelqu’un avec qui jouer. Je trouvais une place pas trop loin de l’entrée de l’hôtel. Maintenant que j’étais devant, je me demandais si c’était Nick qui allait subir mon ennui ou une autre personne. Tout dépend lequel des deux serait le moins occupé. Je répondis à un dernier message avant de mettre mon portable dans mon sac et de me diriger vers l’entrée. Je me rappellerais toute ma vie, la première fois, ou j’avais mis les pieds ici. En fait, j’avais plus l’impression de rêver. Je n’arrêtais pas de me dire, que je ne pouvais pas être ici, et puis en fait si. Avoir son meilleur ami qui travaille ici, à quelques avantages. Un des quatre, j’allais finir par connaitre tous ces couloirs aussi bien que lui. Mais même si j’adore venir ici y travailler ça doit être complètement différent. Et pour ça moi je n’avais pas à ma plaindre. Travailler avec sa grande sœur et un des ses cousines, il y a pire, bien pire. Aller au boulot me faisait plus sourire qu’autre chose, parce que je savais que quoi qu’il arrive, il y en aurait bien une des deux qui seraient là pour me tenir compagnie. Et puis regarder la tête des clients était parfois très divertissant. Franchement parfois, je jurerais que certains ne savait pas comment il avait atterri là, et d’autres ne devaient certainement pas s’en souvenir quand ils en sortaient. Encore heureux que je ne devais pas m’en occuper. Après rentrée dans l’hôtel, j’allais directement vers la réception. Un sourire s’installa sur mon visage à mesure que j’approchais. Finalement ça ne serait pas Nick. Pas grave, je trouverais bien un moment pour lui parler. Même si ce n’est qu’au téléphone, c’est pas comme si on ne se voyait jamais. Je m’appuyais contre le comptoir et regardais la brunette qui me tournait le dos. « Dis moi Bree, est qu’il te reste cinq minutes à accorder à une amie qui finira bientôt par désespérée parce qu’elle s’ennuie ? » Il ne restait plus que deux options, soit je la dérange mais c’est pas bien grave soit je ne la dérange pas et là ça risque d’être marrant.
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MessageSujet: Re: bree&liyah ♣ blame someone else and get on with your life   Lun 27 Sep 2010 - 14:11




« aaliyah&aubree »
isn't that what friends are for ?



J’entends un bruit au loin et me demande sérieusement ce que ça peut être. J’ai pas envie de me faire réveiller par les conneries que mes sœurs se lancent dès le matin parce que c’est chiant et surtout parce que j’ai besoin de récupérer. Hier, j’ai dû fumer entre 2 et 4 joints, sans compter l’alcool que j’ai ingurgité, tout ça pour oublier qu’Oliver avait refait surface et que j’allais devoir lui faire face à un moment ou à un autre. Je sais plus avec qui j’étais, mais je sais que c’était bien, j’ai ri et j’me suis quand même – si on peut dire ça comme ça – amusée. « BREEEEEEE ! LEXI EST TROP CONNE ELLE VEUT PAS ME FOUTRE LA PAIX ! » Lorena Brooks-Kingsboro va mourir dans les secondes qui suivent, c’est un fait. Je me retourne difficilement et me place sur le dos, gardant les yeux fermés mais fixés vers mon plafond. « DÉGAGE ! » Je sais que là, elle me regarde avec de grands yeux, comme elle sait si bien le faire. J’place une main sur mon front, je grimace parce que j’ai mal au crane et que je sais que je vais devoir me lever quand même pour aller travailler. Aucune envie, en plus si Nick me refait le coup du : « Tu me remplaces ? » je le trucide. La dernière fois que c’est arrivé je m’en sortais plus, tout ça parce que monsieur a cru bon de me laisser gérer seule. Je l’emmerde grave, Harrison, quelques fois, mais j’dois bien avouer que c’est à peu près le seul avec qui je m’entends bien outre ma famille et Zadig. Y’a aussi la blonde Williams, la plus jeune je crois. Vu qu’on a le même âge et que par je sais pas quel miracle elle a voulu s’intéresser à ma vie, on se parle maintenant. On est amies, et elle est différente des influences de Detroit, ce qui est bien. Courage, Aubree, faut juste te lever, aller te préparer, manger un semblant de déjeuner et te rendre à ta voiture, conduire jusqu’à l’hôtel et commencer ton shift. « Mais Bree… » Je prends de grandes respirations pour garder mon calme, ne pas me donner envie de lui sauter au cou pour l’étouffer. « Lena tu m’emmerdes, j’dois aller travailler alors arrange-toi avec elle. » J’aime ma sœur, j’aime mes sœurs en fait, mais parfois elles sont tellement pénibles, c’en est désolant. On m’a souvent demandé comment je fais pour supporter les deux, étant donné qu’on est vraiment différentes l’une de l’autre. J’suis la renfermée, Lexi est la grande ‘reine’, Lena est le bébé qui fait des conneries et qui va finir par apprendre que la vie est pas constituée que de trucs faciles.

Je trouve le courage de me lever, ma sœur est partie gueuler sur l’autre, je paris que Noah a autant envie de se tirer une balle que moi. Parker doit sûrement être partie depuis un moment, vu qu’elle devait étudier pour je sais plus trop quoi. Moi, je me retrouve à travailler. Faut aussi dire qu’on est en fin de semaine et que tout le monde a sûrement d’autres chats à fouetter. Je ramasse quelques affaires qui traînent sur le sol de ma chambre et trouve mon uniforme. Parce que oui, en plus de tout ça, il faut un uniforme. On me force à porter une jupe qui m’arrive un peu sous la poitrine, qui moule les formes que j’ai à peine. Une chemise blanche que je rentre dans la jupe, sans oublier le petit badge qui indique mon prénom. Bref, une bonne douche va me faire du bien, même si je vais devoir me trimballer un mal de crane toute la journée, à moins de prendre des médocs. Je laisse l’eau me rafraîchir la peau et surtout me réveiller, parce que j’ai l’impression d’avoir les yeux injectés de sang. Je lave mes cheveux, vu que ça a tendance à diminuer les maux. Une fois sortie, j’enroule la serviette autour de ma poitrine et sèche mes cheveux en bataille. J’enfile mon superbe uniforme – non, on ne sent presque pas l’ironie là-dedans – et lisse mes cheveux – parce que sinon j’me fais réprimander par le patron. Il dit que pour qu’on fasse bonne impression, on doit ressembler à quelque chose de potable. Lyne se fera sûrement un plaisir de me maquille une fois qu’elle me verra franchir le seuil de l’entrée de l’hôtel, comme elle fait chaque fois qu’on travaille ensemble. Elle dit que je devrais me maquiller plus souvent, comme si c’était pour moi ce genre de chose. Bon, je suis prête. J’ai l’air fatiguée et j’espère qu’aucun client me fera des siennes aujourd’hui, je suis pas d’humeur. Je mange des gaufres avec du beure et me casse dans ma voiture. Je mets la musique à fond, parce que ça va me garder éveillée pendant que je conduis jusqu’à mon lieu de travail à Beverly Hills. « Aubree tu viendrais m’aider s’il-te-plait ? » Et si ça me plait pas, je dis quoi ? « Ouais, bien sûr. » Shay c’est la fille du directeur, elle travaille ici parce qu’elle a pas le choix, elle nous a dit qu’elle avait foutu sa voiture en l’air et que maintenant elle doit payer elle-même les réparations. Elle est sympa, elle aussi, mais je sais pas vraiment si me faire ‘amie’ avec elle va m’avancer à quelque chose, alors je me contente de faire mon boulot. J’suis devant maintenant, à la réception alors que j’suis supposée être au deuxième avec des clients qui viennent tout juste de bouquer une chambre. J’ai faim et je… me retourne dès que j’entends une voix familière m’interpeler. « Si je te disais que tu me sauves la vie à l’instant parce que j’m’apprêtais justement à faire une pause, tu me réponds quoi ? » Je soupire et souris, m’approchant du comptoir. « Je m’ennuie tout autant que toi, sauf que j’me dis qu’ensuite mon chèque de paye sera magnifique et donc… je travaille. »
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MessageSujet: Re: bree&liyah ♣ blame someone else and get on with your life   Ven 1 Oct 2010 - 16:50

S’il y a bien une chose que je détestais par dessus tout, c’était m’ennuyer. Non franchement, le pire c’est qu’après j’ai tendance à me plaindre une fois que j’ai cours, que j’ai plus assez de temps pour m’occuper de choses et d’autres. Et maintenant que j’aurais le temps pour… pour faire ce que je veux. Il faut bien entendu qu’il n’y ait absolument aucune idée qui traverse ma tête. Je ne pensais pas que c’était possible mais j’arrive à me désespérer toute seule. D’habitude c’était le genre de chose réservé à mon frère ou mes sœurs, mais faut croire qu’on ne faisait définitivement pas partie de la même famille pour rien. Enfin ça, c’était pas une nouveauté. J’espérais seulement que je trouverais quelqu’un à embêter. Pas définition ce n’était pas très dur, mais même si j’étais chiante et que je le reconnaissais. Je n’étais pas non plus du genre à déranger en plein boulot. Je savais ce que c’était de travailler et de voir arriver ceux qui ne glande rien et en plus juge utile de la ramener. Je détestais ça, alors ce n’étais pas pour leur ressembler. Je sais être civilisée par moment. C’est juste assez rare et généralement peu de monde en profite. A part peut être les petites vieilles, bizarrement, elles ont l’air heureuse dès qu’un « jeune » leur adresse un sourire. Franchement observer leur comportement, j’ai toujours trouvé ça hilarant. Soit elles s’énervent pour un rien, soit elles sont contentes et personne ne comprend pourquoi. Et à regarder de l’extérieur c’est tout simplement excellent. Fin bref, je ne pense quand même pas trouver ce genre de spécimen au Roosevelt. Ou alors c’est que le genre de fréquentation à bien changé en l’espace de quoi…une semaine. Ouais ça doit à peu près être ça la dernière fois que je suis venue. Bientôt je passerais plus de temps ici que chez moi. C’était tout de même pas de faute, si c’était accueillant comme endroit et puis franchement que ne voudrait pas passer ne serait-ce qu’une heure dans un hôtel avec ses amis. Moi je réponds présente tout le temps. C’est pour toutes les fois ou c’est moi qui travaille au club et que c’est eux qui vienne. Cela dit, je venais, mais je ne savais même pas si ils travaillaient ou non. J’avais pas pour habitude de retenir les horaires ni même les pauses. Le téléphone et les sms ça change la vie. Mais aujourd’hui je trouve que je suis plutôt chanceuse. Et voir Aubree dans son uniforme me fera toujours sourire. Bon d’accord je ne la connaissais pas depuis énormément de temps mais je crois que le jour ou on s’est rencontrées, cinq minutes ont suffi. Et je crois que je n’en demandais pas plus pour pouvoir revenir l’embêter un peu plus souvent. C’est justement ce que je faisais. En le voyant se retourner je souris un peu plus. Quoi qu’elle puisse me dire, ça lui allait quand même bien une jupe, mais bon comme il parait que je n’ai pas un point de vu objectif, on fera comme si je n’avais rien dit. C’est vrai que moi et la mode, on ne s’aime pas… hum… d’ailleurs je crois que j’ai oublié de sortir le dernier numéro de vogue de mon sac. Tant pis ça sera pour plus tard. « Je te réponds que, on va pouvoir se sauver la vie à deux. Je m’ennuie, tu prends ta pause, au moins ça aura le mérite de nous occuper toutes les deux. » Je souris un peu plus, et reste appuyée contre le comptoir. Je crois que c’est une manie chez moi, dès qu’il y a quelque chose pour m’appuyer je ne peux pas m’empêcher. J’ai déjà essayé. Bon d’accord, je ne l’ai jamais fait avec une réelle envie mais j’ai quand même essayé. C’est ça qu’on est sensé retenir. Mais rien à faire, que ce soit un mur, une porte, une chaise, faut que je m’appuie. C’est un peu comme avant en fait, je suis vraiment un cas désespéré, que dans certains domaines par contre. Faut pas non plus être nulle partout. Je la regardais un instant. Ouais son excuse était bonne. « D’accord. Je n’ai absolument rien à dire contre ça. Et puis avec ton chèque de paye ça te permettra de me payer un café… » Je rigolais légèrement. Heureusement que Bree n’a jamais été le genre de fille a se formalisé d’une connerie dans ce genre là. Et puis sincèrement elle et moi je crois qu’on est plus à ça près. Je repris un semblant de calme, si du moins c’était possible et la regarda. « Ou sinon c’est moi qui te l’offrirais avec un muffin en prime. Mais en attendant je te propose qu’on quitte ton magnifique comptoir. Je sais que tu y tiens beaucoup, notamment parce que lui tenir compagnie ça te donne une jolie paye. Mais étant donné que tu es en pause, autant en profiter. Histoire pour toi de décompresser avant de retrouver des clients exigeants et jamais contents, et pour moi de pouvoir passer un peu de temps avec toi et oublier ce qui m’attends chez moi. » Je lui souris une nouvelle fois, sachant pertinemment qu’elle serait pas contre mon idée. Enfin, en même temps qui voudrait passer sa pause, en restant justement à la place qu’elle occupait presque toute la journée.
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MessageSujet: Re: bree&liyah ♣ blame someone else and get on with your life   Dim 3 Oct 2010 - 2:38

J’me demande sérieusement comment Aaliyah fait pour être toujours aussi souriante, je sais pas quel est son secret, et je sais pas si j’ai envie de le connaître, mais elle me surprendra toujours, c’est sûr. Je soupire longuement, parce qu’après ma pause je sais que d’autres choses vont m’attendre, genre les corvées que les autres veulent pas faire. Quand on est nouveau quelque part, tout le monde s’arrange pour tout nous foutre sur le dos, sûrement un truc que les gens trouvent plaisant, mais qui à la longue est chiant pour la personne qui vient de débarquer. J’avoue que ça fait des années que j’habite à Los Angeles, mais ça fait pas longtemps que je travaille ici et je sais que les autres employés s’arrangent parfois pour que tout ce qui est chiant, ce soit moi qui le fasse, parce que je peux pas aller me plaindre du directeur sans avoir de preuves, et aussi parce que j’aurais l’air d’une menteuse en plus d’être paresseuse. Bref, le fait qu’elle soit venue m’aide, parce que je sais que j’vais pouvoir me détendre pendant plusieurs minutes. J’ai aussi énormément besoin de nicotine. Ce truc pourri qui me rend addicted à la clope. Mes poumons – à ce jour – doivent être tellement noirs que j’en ferais faire une crise cardiaque à un docteur sain d’esprit, mais j’en ai rien à foutre, alors je continue. Y’a pas de parents autour pour nous dire ce qu’on devrait faire ou pas, parce qu’ils sont trop incompétents pour ça et que c’est en majeure partie pourquoi on est tous partis de la maison. Si on avait eu le malheur de tous cohabiter dans la même maison, ma maternelle et sa sœur nous auraient rendus dingues, mais vraiment. Mes sœurs ont déjà de la difficulté à s’entendre parfois. Parker parle pas tant de ses émotions et de la vie qu’elle menait avant qu’on se retrouve. Noah s’en fiche, il a mieux à faire. On est civilisés nous, on arrive à tous s’entendre sans être obligés de se gueuler dessus pour se faire comprendre. C’est carrément dégueulasse que mes parents soient aussi cons, parce que ça m’a affecté dans un certain sens, et j’ai du mal à communiquer extérieurement. J’aime pas les gens d’habitude, mais y’a des exceptions, sinon j’irais pas loin du tout. « J’espère pas me faire prendre à abuser de mon temps. Vu que j’suis nouvelle on me met tout sur le dos alors… » Elle sourit, elle sourit encore et encore, tout le temps. Elle est chanceuse, Liyah, parfois je me surprends à l’envier. Elle a deux grandes sœurs jumelles et un grand frère. Il est beau, chaud, enfin, il dégage un truc, mais j’ose pas m’approcher parce que de toute façon j’serais sûrement pas son genre, et Liyah trouverait peut-être ça bizarre. De toute façon, avec Oliver dans les parages c’est à peine si j’arrive à respirer et à tourner la tête sans qu’il soit là entrain de me fixer et me de faire ressentir les sentiments que je me bats à évacuer de mon organisme. « Ouais tu parles, je dois déjà payer mes factures et ma bagnole. » Elle se lance maintenant dans un grand discours. Étonnement, Aaliyah Williams est la seule fille que je connaisse qui parle autant sans m’ennuyer au bout de deux minutes. Il faut aussi avouer que quand on parle on parle de Nick et on rit bien. C’est mon collègue, c’est son meilleur ami, on est des filles. Je sais que j’fais pas tout ce que les filles normales font, mais j’en reste quand même une.

« Je sais pas d’où tu puises toute ton énergie, mais donne-moi le numéro de ta source, j’en ai besoin. Pour les clients, t’as raison, et les chiants j’ai envie de les frapper, mais c’est qu’un détail. » Je dis ça avec le plus grand sourire que j’aie fait depuis un bon moment. Si je pouvais, j’prendrais une batte de baseball pour les détruire, comme Freddie dans Skins. Beurk, je frissonne rien que d’y repenser. Je peux pas croire que je pense à Skins en travaillant, ridicule. « Tu peux me dire ce qui t’attend de si pénible chez toi pour avoir l’air de te plaindre de devoir rentrer ? » Du plus loin que je me souvienne, elle m’a pas encore parlé de problèmes majeurs chez elle. Évidemment, elle évite le sujet des parents, tout comme moi. Une histoire sans but précis, un point commun entre elle et moi. C’est drôle de voir que malgré les énormes différences qu’on a, on arrive à s’entendre. Je souris à mon tour, me regardant dans les reflets du comptoir et des miroirs installés à quelques recoins de la salle d’accueil. Je passe une main dans mes cheveux et me dirige vers la salle des employés en faisant signe à Liyah de m’attendre. Je prends mon sac et sors une clope, sans oublier mon briquet. Je prends aussi un peu d’argent, parce que je compte grignoter en attendant de pouvoir manger de la nourriture consistante. « Amène-toi ! » Je la prends par le bras et subtilement – le plus subtilement possible – on sort par la porte où les employés doivent passer en arrivant. On est dans la ruelle arrière de l’hôtel qui, contrairement à d’autres ruelles, est plutôt propre. Je pince ma cigarette entre mes lèvres et l’allume avec mon briquet. « J’espère que ça te dérange pas… » Je commence à marcher en direction de la rue principale, celle qui va nous permettre de nous évader de l’environnement de l’hôtel et me permettre de manger autre chose que la nourriture provenant de l’hôtel.
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MessageSujet: Re: bree&liyah ♣ blame someone else and get on with your life   Mer 6 Oct 2010 - 10:39

Qu’est-ce que je fous là moi ? Question purement rhétorique mais bon. J’aurais très bien pu aller ailleurs, mais la simple et bonne excuse de ma présence ici, c’est que je n’avais pas envie d’aller autre part. Je crois que j’aurais pu travailler ici que ça ne m’aurait pas déranger. Au moins je connaitrais l’endroit encore mieux que ce n’est le cas maintenant. Enfin, venir en simple visiteuse, c’est pas mal non plus. Tout le mon de te sourit en espérant que tu prennes une chambre je suppose. A vrai dire, je m’en contrefiche. J’ai une maison qui m’attend dans le quartier d’à côté c’est pas pour payer une chambre. Et puis, ne pas travailler ici me permet de venir à l’improviste embêter Nick. Ou Aubree, tout dépend des jours et de mon humeur. Je suppose que je devrais quand même remercier Nick pour l’avoir rencontré, mais en fait je crois que je ne le ferais pas. Si on était amies c’était pas grâce à lui non plus. Ce qui est bien, c’est que ça me donnait une raison de plus pour venir à l’hôtel. Enfin, je me sers de tout et n’importe quoi comme prétexte alors franchement c’est pas dur d’en trouver. Et puis si je pouvais permettre à Aubree d’avoir une pause loin des ces riches, j’étais bien contente de le faire. Me demandez pas pourquoi, c’est comme ça. Et puis comme elle venait de le dire, être nouvelle c’est pas ce qu’il y a de plus agréable. Les anciens se prennent limite pour les rois. Quand j’avais commencé au club, j’avais été épargné par cette tendance juste parce que ma sœur et ma cousine y travaillait déjà. Je suppose que d’avoir deux autres membres de la famille à côté de soi, ça aide dans ce genre de situation. J’ai vaguement de conscience de sourire. Encore non ? Crys’ ma déjà dit que je souriais trop mais, sincèrement même si j’essaye je crois que je suis incapable de m’arrêter. Et puis je préfère sourire que pleurer. J’imagine que ça peut agacer parfois, mais tant pis. J’ai connu trop de gens qui ne souriait jamais, en particulier un, pour m’en préoccuper encore maintenant. Il doit être fini le temps ou je pense aux autres avant de penser à moi. J’crois que je l’ai même fait trop longtemps. J’ai perdu trop de temps à espérer que mon père s’intéresse à moi, mais quand j’avais six ans c’était à peu près la seule chose que je voulais. Sauf peut être le dernier jouet à la mode.

J’arrivais même à me sentir coupable de tout ce qui pouvait lui arriver. J’sais franchement pas comment je faisais, mais en tout cas j’y arrivais. Et puis, finalement j’en arrivais toujours au même point. Pleurer sur l’épaule de mon frère. Ça finissait toujours comme ça. A quelques exceptions près où là je pleurais chez l’une de mes sœurs. Heureusement que je les avais eu sinon je ne sais pas comment j’aurais fini. Certainement pas aussi souriante. Enfin être souriante ne me vaudrait pas un café apparemment. Mais là je la comprenais, à la maison on était plusieurs pour tout payer et tout le monde était assez grand pour se débrouiller. D’ailleurs je n’avais jamais compris comment Aubree pouvait gérer deux petites sœurs, un boulot et les études. Elle allait finir comme Wonder Woman. Je me demandais sans cesse comment elle faisait mais j’ai jamais réussi à trouver une réponse. « C’est moi la source d’énergie. Tu vas voir, j’vais essayer de te rebooster un peu pour les heures qu’il te reste à faire. Enfin plus généralement ça reste l’ice tea à la pêche, j’sais pas pourquoi chez moi ça a toujours bien marché ! » Je ne pus m’empêcher de lui rendre son sourire. J’crois qu’elle était encore plus jolie quand elle souriait, j’trouvais juste ça dommage qu’elle ne le fasse pas plus souvent. Si quelqu’un devait nous observer à ce moment j’imagine qu’il se dit, qu’on a pratiquement rien pour s’entendre. On doit être aussi différente que semblable. Et puis on a vite appris l’une comme l’autre à éviter les sujets qui ne nous plaisaient pas. Le plus étonnant c’est qu’à peu de choses près ce sont les mêmes. « Si je te dis que mon frère est un p’tit peu trop sur moi en ce moment et que ma sœur déteste mon meilleur ami. Et bien sur la deuxième sœur ne le porte pas dans son cœur non plus, depuis…j’sais pas en fait. Tu trouves que c’est des raison suffisantes pour ne pas avoir envie de rentrer ? » J’esquissais un léger sourire. Je n’avais qu’une envie c’est que cette histoire se termine. D’une manière ou d’une autre du moment qu’elle se finissait. Je savais très bien que tout le monde ne pourrait pas en sortir indemne. Physiquement impossible. Et je ne suis même pas sur que certaines personnes veuille s’en sortir correctement. Si je continuais à trop y penser je finirais par me rendre malade. Mais en même temps c’était les personnes les plus proches de moi et aussi celles auxquelles je tiens le plus. Je déteste être au milieu. J’ai toujours détesté ça mais alors là c’est pire que tout. Entre temps, Bree avait l’aller retour entre la salle des employés et l’accueil. Elle me prend le bras et je la suis, aussi docilement que j’en suis capable. Je regarde vite fait autour de moi pour le principe mais me retient de rire. Je suppose qu’elle essaye d’être discrète pour sortir par derrière mais moi ça me fait rire. Lorsqu’on arrive dans la ruelle, je la regarde et lui sourit. « J’te jure j’avais l’impression d’être en mission commando… » Je me retiens de rire, ça serait con de se faire repérer maintenant. On se dirige vers la rue principale et elle sort une clope. « Ça ne me dérange pas. J’te rappelle que c’est ta santé. » J’esquissais un autre sourire. Passer un peu de temps en dehors de l’hôtel devait lui faire du bien j’imagine. Alors autant qu’elle en profite pour fumer si ça lui chante, ce n’est pas moi qui l’en empêcherais. Tout ce que je voulais c’était passer un peu de temps avec une amie, qu’elle fume ou pas, autant dire que je m’en fiche un peu.
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