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RUBEN&CASSIE ϟ i never saw you like that, what happened ?

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MessageSujet: RUBEN&CASSIE ϟ i never saw you like that, what happened ?   Dim 16 Jan 2011 - 6:14


© tumblr.

« Roxanne, je vais t'assommer. Pourquoi t'as dit à Shiva que c'était une pute ? » vient me réveille mon frère. Chez moi, pas besoin de réveil. Pas besoin de me tuer les tympans avec un truc minuscule qui de toute façon, aurait fini exploser contre le mur. Non, moi, j'ai mieux. La voix de Cayden Woodstock qui vient m'emmerder, en live, tous les matins. Pour une raison ou pour une autre. Shiva ? C'est laquelle ? La blonde ? La brune ? Puis c'est laquelle parmi les blondes et les brunes qui je croise à la maison pratiquement trois fois par semaine ? Génial de voir une salope dans son salon tous les matins, non sérieux, c'est génial. Entrain de bouffer ce que JE suis allée acheter au supermarché en plus, non, mais fuck off. « Parce qu'elle en est une ? Et c'est laquelle ? Puis, même moi j'arrive à me taper mieux que ta Shiva. » Je suis quasiment sûre que si on faisait un cours, je l'exploserais et il me supplierait de lui filer des leçons et je l'enverrais royalement chier. Ce serait beau. Bon, il est quelle heure ? Je crois que j'ai cours aujourd'hui... Je sais pas quel jour on est, mon Dieu, on dirait que je suis à la retraite ou tout simplement que j'ai perdu la notion du temps depuis quelques jours. Cayden claque la porte de ma chambre, je crois qu'il m'a dit un truc, mais j'ai pas entendu s'il l'a fait. Il m'a surement traité de connasse avant de sortir. Je crois qu'il m'en veut aussi parce que Chelsea ne squatte plus la maison, il s'intéresse trop à elle, je trouve ça suspect, mais j'ai pas envie de m'occuper de ses histoires. Si je fais ça, il s'occupera des miennes et elles sont beaucoup trop compliquées pour qu'il soit inclus dedans. C'est pas contre lui, mais j'ai pas envie de lui compliqué la vie. Pas mon genre. J'attrape mon téléphone, regarde l'heure 10h30, le jour, mardi. Fuck, je vais arriver (encore ?) en retard en philosophie. Pff, de toute façon, Greenleaf s'en branle, alors je vais pas me presser. A chaque fois que j'arrive en retard, il me dit d'aller m'asseoir, puis continue son cours, le seul prof qui me fait pas une remarque, telle que : on reconnaît bien les Woodstock, là. Et ta mère, on la reconnaît ? Tu peux me critiquer si tu veux, je m'en fous, mais quand on me dit LES, ça m'énerve plus que n'importe quoi, parce que ça inclus Cayden dedans. Je suis LA SEULE qui peut critiquer, frapper, insulter Cayden. LA SEULE. Mais bon, je fais juste un grand sourire hypocrite et leur sort (rarement) une réponse. Quand c'est le cas, ça donne un petit : pas ma faute si votre cours est pas tellement intéressant. Et là, je me fais trucider. Je m'en tape, donc ça me fait juste chier que le prof me parle à moi directement alors qu'au départ, je suis quand même venue au cours, alors que j'aurais carrément pu pas venir.

« Cassie, t'as parlé à Chelsea ? » me demande Evan, une fille qui adore faire chier les gens en sortant des rumeurs plus ou moins fausses. Elle évite de me faire chier, parce que je peux être agressive quand on me fait réellement chier et je pense pas qu'elle veuille réellement avoir le nez accidentellement cassé à cause d'un ballon qui lui a – par hasard – atterrit dans la face. Je compte pas lui répondre, non, je vais finir mon plateau de bouffe avant de me lever et d'éviter de l'envoyer se faire foutre profondément par son chien. Non, j'ai pas parlé à Chelsea. Non, j'ai pas envie de lui parler, parce qu'elle va me trucider et m'en foutre plein la gueule. Désolée, mais ça me motive pas. Elle a beau avoir des béquilles, elle peut très bien me frapper avec. Puis, putain, elle me fait peur. Faut que je l'avoue, je change de couloir dés que je l'aperçois. Ça peut être con, gamin et tout ce qui est possible, mais mon instinct de survie veut juste me protéger. Bon. Je me lève et attrape mon plateau pour me casser de là après l'avoir posé. « Bah, tu vas où ? » qu'elle me demande alors qu'elle a pas fini son plateau, non, elle y a quasiment pas touché, nuance. Au pire, elle crève de faim, ça sera pas une grande perte. « Putain, mais tu veux devenir flic ? » que je lui sors avec un petit peu d'agressivité, parce que ouais, elle m'emmerde. Je m'en vais, pose mon plateau et je vois Reed avec l'équipe de foot. Il m'a pas vu, il est de dos et il s'assoit de dos à moi. Putain, faut que je me casse d'ici, vraiment. Une heure plus tard, j'ai terminé ma journée de cours et je me casse de l'université. Je sais pas ce que je vais faire aujourd'hui, je sais que ce soir, je suis avec Gabrielle. Elle veut que je passe chez elle, elle veut surement me faire boire ou me parler de Ryan. Mais bon, me parler d'amour, ça risque de ne pas réellement le faire. Tant qu'il est pas là et qu'ils se touchent pas devant moi, tout va bien. Puis, si elle veut partager son bonheur, c'est comme elle veut. Peut-être qu'elle veut juste quelqu'un pour faire une partie de Fifa 11, je suis meilleure qu'elle, mais bon.

Comment je lui ai foutu une raclée, même avec un joint, je l'explose. Faudrait qu'elle prenne des cours, elle peut toujours demander à Nicky de lui apprendre à jouer un minimum correctement à Fifa, parce que là, c'est une honte. Enfin bref. Je suis sur le chemin pour rentrer à la maison et je sais pas quelle heure il est, surement 01h00 du matin. Je sais que Cayden sera pas là quand j'arriverai, parce qu'il m'a dit qu'il sortait. Il est surement chez Elena ou Shiva ou une fille avec un nom du style. Spèce de petit con qui baise n'importe qui. J'attrape une cigarette dans mon sac, la coince entre mes lèvres et je l'allume. Je sais, on n'a normalement pas le droit de fumer au volant et tout, mais je m'en tape. Au pire, on me fout une amende, j'm'en tape, pas moi qui la paierais. Tant que je peux faire chier ma mère, je le fais avec plaisir. Enfin bon, je me gare devant chez moi, sors de la voiture en prenant mes affaires, putain. Quel temps de merde. J'aime pas la pluie, j'aime pas l'orage. Non, en fait, je déteste l'orage. Je me dépêche d'atteindre la porte d'entrée de la maison et je sors mes clés, mais suffit que j'appuie sur la poignée pour qu'elle s'ouvre. Putain, Cayden aurait pu fermer ! Fait chier celui-là. Il pense jamais à rien, je vais le frapper avec une fourchette la prochaine fois que je le vois. J'enlève mes chaussures, pose mon manteau et mon sac à l'entrée et j'allume la lumière. « PUTAIN ! » que je sursaute en posant une main sur ma poitrine. Putain, mais il est malade ? J'aurais pu faire un arrêt cardiaque. Je calme ma respiration et je le regarde. Je fronce les sourcils en le fixant. Il a du sang sur lui, il a pas l'air bien. Je m'approche de lui, me pose à côté de lui sur le canapé. « Qu'est-ce qui s'est passé ? » que je lui demande en regard son t-shirt. Ouais, j'ai l'habitude de le voir se pointer en sang, mais généralement, il a pas cette tête. Je veux dire, cet air...
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MessageSujet: Re: RUBEN&CASSIE ϟ i never saw you like that, what happened ?   Dim 16 Jan 2011 - 9:41





Les jours s'égrenaient à une vitesse impressionnante, jamais le temps ne lui avait semblé passer aussi vite et l'arrivée imminente de son père aux Etats-Unis n'y était sans doute pas étrangère. Sa notion du temps avait tout bonnement changé dès que son père avait décidé d'une date pour son retour et sa rencontre avec sa future belle fille. Bien sûr, Ruben, comme à son habitude, s'était abstenu de tout commentaire, il avait tenté, à de nombreuses reprises, de faire entendre raison à son père et de se débarrasser de Safia mais quoi qu'il dise, Erubiel parvenait toujours par retourner les choses contre lui et à lui faire comprendre qu'il n'était qu'un fils indigne. Autant dire que les retrouvailles risquaient d'être tendues. Ajoutez à cela le fait qu'il ne serait plus le boss incontesté sur place et qu'en prime il devrait faire profil bas sous peine de se payer la honte de sa vie et vous avez le cocktail détonant qui vous pousse à péter une durite sans raison. Il ne parvenait même plus à se concentrer sur les tatouages qu'il réalisait et avait même fini par dire à son collègue qu'il arrêterait le temps que tout se tasse. C'était à peine s'il mettait les pieds en cours, essayant de régler un maximum de problèmes en ville pour non seulement s'occuper l'esprit mais pour que son paternel ne trouve rien à dire. Il dormait à peine, passant des jours et des nuits à s'occuper d'affaires d'importance toute relative mais qui pouvait prendre des proportions incroyables pour lui. Ses hommes avaient bien remarqué son changement de comportement et Manuel avait tenté de dialoguer à de nombreuses reprises mais sans succès, Ruben était une tombe et ne partageait jamais ce qu'il ressentait ou pensait, parce qu'il aimait faire croire qu'il n'avait rien d'humain et que les sentiments lui étaient tout bonnement étrangement. Seulement c'était faux, il craignait son père plus que n'importe qui d'autre au monde et s'il y avait bien quelque chose qui n'était pas réjouissant, c'était son arrivée ici, dans son quotidien, pour qu'une fois encore, il vienne y mettre son grain de sel et fasse de sa vie un véritable enfer. Depuis sa naissance, cela semblait être sa mission première, il ne pouvait s'empêcher d'interférer dans les choix de vie de son fils et surtout de décider à sa place, comme s'il avait inapte à prendre les bonnes décisions, comme s'il n'était qu'un arriéré mental. Voilà pourquoi il se retrouvait avec une gonzesse sur les bras qui ne tarderait pas à être sa fiancée et des obligations par dessus la tête. A ce rythme, il ne tiendrait pas longtemps, il le savait et le sentait jusque dans ses os, pourtant, plutôt que de mettre le pied sur le frein, il ne se ménagea pas et fit plus que ce qu'il aurait du faire, outrepassant ses droits et ses devoirs et s'épuisant plus moralement que physiquement, jusqu'à franchir le point de non retour.

Il pensait que grâce à la fatigue, il oublierait à quel point il était malheureux, il oublierait que son père s'évertuait à gâcher sa vie et ce depuis un sacré paquet d'années et que cette vocation n'était pas la sienne, qu'il empruntait la route qu'on avait choisi pour lui. Sa vie n'avait rien d'un conte de fées, il n'avait que faire de l'argent et de la reconnaissance, il aurait voulu être apprécié pour autre chose que son nom ou même son blé, il aurait voulu qu'on le connaisse pour son talent artistique et pas pour tous les malheureux qu'il avait massacré mais visiblement, il ne goûterait jamais à ce plaisir là. C'était le lot de tous les enfants de délinquants notoires et destinés à reprendre le flambeau, il n'avait pas le choix et quoi qu'il en pense, s'il abandonnait maintenant, on lui ferait payer. La MS c'était à la vie à la mort, ce n'était pas un contrat résiliable. Il aurait sans doute pu supporter tout ça s'il ne se renfermait pas constamment sur lui, affichant toujours cet éternel sourire qui cachait pourtant un malaise terrible. Son truc n'avait jamais été de se plaindre ou bien de raconter sa vie et ses états d'âme à tort et à travers et ça, Cassy en savait quelque chose. Elle était la femme la plus proche de lui et celle qu'il respectait le plus pour des raisons qui lui échappaient et qui devaient avoir un lien avec l'aide qu'elle lui avait fourni et surtout le fait qu'elle était une des rares qui n'avait pas partagé son lit pour autre chose que dormir. Très vite et sans qu'il sache pourquoi, elle s'était livrée à lui, racontant ses histoires de coeur et surtout de cul, essayant de le pousser à parler lui aussi mais tout ce qui sortait de sa bouche n'étaient que conseils et plaisanteries d'un genre douteux. Il n'avait d'ailleurs toujours pas eu le courage de lui annoncer que d'ici quelques temps, il aurait la corde au cou et ne pourrait sûrement plus venir squatter chez elle aussi souvent. Il ne savait pas comment présenter les choses, sûrement parce que pour une américaine, ça semblait complètement dingue et incompréhensible, elle ne pourrait pas comprendre pourquoi il ne s'élevait pas contre la volonté de son père, elle ne comprendrait pas pourquoi il acceptait sans broncher et surtout pourquoi on le forçait à épouser une parfaite inconnue. Les moeurs étaient tellement différentes … Quoi qu'elle en pense, ils n'étaient pas pareils et l'accent prononcé du jeune homme était là pour le rappeler.

Cette nuit là, quand il était sorti du domicile familial, il avait senti que l'orage couvait, sans doute parce que l'atmosphère était terriblement électrique et qu'il se sentait terriblement agité. Il sortit son portable et hésita à passer un coup de fil à Safia, avec un peu de chance, elle aurait été libre ce soir et aurait pu lui envoyer des vannes en pleine face histoire de le ramener sur terre et de le faire décompresser un peu mais il se ravisa bien vite. Vu son état, ce n'était pas une bonne idée d'aller la voir, soit il deviendrait fou et lui ferait du mal, soit il craquerait et ça, il ne se le permettrait pas. Aucune faiblesse, aucun sentiment. Remontant le col de sa veste, il enfonça la tête dans ses épaules et se dirigea vers sa voiture pour y grimper et prendre le chemin de son destin. Des choses horribles et loin d'être avouables, il en avait fait un sacré paquet mais celle-là était la plus inqualifiable mais il n'avait pas eu le choix, personne n'avait assez de couilles pour s'en charger alors il avait pris les choses en mains. Une famille entière à massacrer, femmes et enfants compris. Ca avait été une nuit difficile et s'il restait un peu d'humanité en lui, elle avait dû mourir tandis qu'il étouffait ce pauvre gamin qui n'avait rien demandé à personne. Et pourquoi faisait-il ça? Pour qui? Un père qu'il ne rendrait jamais fier, un gang qui lui pompait tout son bon sens depuis des années et qui aurait raison de lui d'ici peu. Il ne cilla même pas en contemplant son oeuvre, à savoir le visage informe du chef de famille, pas plus qu'il ne sentit le moindre remord en quittant l'endroit et en montant dans sa sublime voiture. Il fallut plusieurs minutes pour qu'il réalise ce qu'il venait d'accomplir et qu'il manque de devenir fou. Il s'arrêta sur le bord de la route, fuma plusieurs cigarettes les unes à la suite des autres, faisant les cent pas comme un lion en cage avant de prendre le partie d'aller chez la seule personne qui ne le jugerait pas.

Lorsqu'elle franchit la porte, il l'attendait là, prostré dans la même position, depuis au moins une bonne heure, silencieux et tentant de son mieux de ravaler son dégoût de lui-même et sa peine. Elle alluma la lumière, l'aveuglant presque mais il ne pipa mot, trop absorbé par ses pensées chaotiques, trop mal pour trouver la force de bouger. Ce fut elle qui le rejoignit, s'approchant de lui et cherchant à attirer son regard mais sans grand succès. Ce qu'il s'était produit? Elle devait s'en douter, elle qui le voyait depuis si longtemps débarquer chez elle plein de sang et parfois blessé. Seulement cette fois, il n'avait ni bleu, ni égratignure, ses blessures étaient invisibles mais bel et bien là. La blondinette posa sa main sur sa cuisse avant de venir chercher sa main et de la serrer avec force et sans savoir pourquoi, il se laissa aller, fondant en larmes comme ce gamin qu'il pensait ne plus être. Ca faisait si longtemps qu'il jouait à l'homme qu'il avait fini par se convaincre qu'il en était vraiment un. De son mieux, il tenta de cacher les preuves de sa faiblesse mais elle ne fut pas dupe et l'entoura de ses petits bras frêles, le serrant contre son coeur comme s'il avait été son enfant et qu'elle avait voulu le protéger jalousement de tout le mal qui pouvait courir dehors.

« Je suis un monstre Cassy! » parvint-il à articuler « Je ne voulais pas faire ça mais je suis en train de perdre pied, j'ai plus aucune notion de la réalité. Si je n'ai pas tout réglé avant que mon père arrive, il me tuera! »
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MessageSujet: Re: RUBEN&CASSIE ϟ i never saw you like that, what happened ?   Lun 17 Jan 2011 - 10:56

Ruben est la personne en qui j'ai le plus confiance depuis cinq ans, environ. Je sais pas pourquoi et normalement je raconte pas ma vie aussi finalement, mais je sais pas, c'est venu assez rapidement. Du coup, il sait sur moi des trucs que d'autres gens comme Chelsea et Jude savent même pas. Puis bon, il a l'esprit ouvert, alors je peux lui dire les trucs dont j'évite de parler avec d'autres personnes juste parce qu'elles pourraient me juger et tenter de me faire la morale, ce qui aurait plus tendance à me faire chier qu'autre chose. Je suis pas vraiment le genre de fille qui aime recevoir des leçons de tout le monde. Quand Cayden me dit un truc, il sait qu'il peut que fermer sa gueule, parce qu'on sait aussi bien l'un que l'autre qu'il est largement pire que moi sur tous les points. La seule personne de laquelle j'accepterais peut-être de me faire reprocher un truc, c'est mon père, mais il en a rien foutre de tout, alors je sais qu'il me dira rien peu importe ce que je fais. Les Woodstock ne sont clairement pas le meilleur exemple de famille unie, bien au contraire. Si je pouvais vendre ma mère aux enchères sur Ebay, je le ferais avec un grand plaisir. Je sais pas réellement d'où sort le fait que je la déteste autant, elle trouvait toujours quelque chose à dire sur ce que je faisais, elle était amie avec Maman-Pute-Harper – qui me détestait aussi –, elle me faisait chier sur tout et n'importe quoi, enfin bref, dés qu'on se croisait dans la maison, on se gueulait dessus. Elle m'a jamais foutu de gifle, parce qu'elle savait que ça m'énerverait encore plus et que je deviendrais encore plus connasse avec elle que je l'étais déjà, chose qu'elle me rendait magnifiquement bien. Je dois surement tenir ce trait de caractère d'elle, parce que franchement, on est aussi douée l'une que l'autre. Même si je pense qu'elle me bat à quelques niveaux. C'est surement à cause d'elle que je m'entends moins bien et moins vite avec les filles qu'avec les mecs. Et pour cause, mon frère m'a jamais réellement fait chier, ou alors, normalement, comme un frère et une sœur peuvent se faire chier tout le temps, mais jamais rien de bien méchant. Mon père m'a jamais rien dit et parfois, quand il avait décidé de parler à table, il prenait ma défense et je faisais un grand sourire fake à ma mère qui me haïssait encore plus dans ces moments-là. Enfin bref. Ruben est la personne qui me juge jamais sur ce que je peux avoir fait, ou avoir dit. Je le juge pas non plus d'ailleurs, je serais mal placé pour pouvoir le juger sur quoique ce soit. Je sais qu'il est dans des trucs pas nets, mais je dis rien à propos de ça, parce que je vois pas réellement ce que je pourrais lui dire. C'est comme ça, point et je vais pas aller lui faire la morale sur quoique ce soit, je fais pas aux autres ce que j'aime pas qu'on me fasse.

Je le vois, là, sur le canapé du salon. Il bouge pas, on dirait une statue. Je me pose rapidement à côté de lui et lui demande ce qu'il s'est passé. Il me répond pas et je le regarde. Il n'a pas de sang sur lui, on dirait même pas qu'il s'est battu, mais je vois bien qu'il a fait quelque chose. Il ne serait pas dans cet état-là sinon. Je pose ma main sur sa cuisse et je cherche toujours à croiser son regard. J'aime pas le voir comme ça et je l'ai jamais vu si mal que ça. J'attrape un de ses mains et la serre entre les miennes. Il se met à pleurer d'un seul coup, mes yeux se posent sur son visage et je le prends dans mes bras, par réflexe. Je le serre contre moi, tentant de le réconforter du mieux que je peux. Je n'aime pas voir les gens pleurer, je n'aime pas pleurer moi-même. La dernière fois que j'ai pleuré, c'était pour Andréa et avant ça, c'était encore pour lui, mais un an avant. J'avais jamais vu Ruben pleuré. Genre, JAMAIS. Je le garde dans mes bras, une main sur sa tête et l'autre dans son dos. Putain, faut que je me retienne de pleurer, mais c'est dur, parce que je suis sûre qu'il pleure pour une putain de bonne raison et ça me fout les jetons. Ce qu'il a fait doit être grave, merde, vraiment grave. Je sais même pas dans quel sens ce grave doit sonner dans ma tête, mais dans tous les cas, il sait que je suis là, sinon il ne serait pas là. « Je suis un monstre Cassy! » qu'il me dit lentement. Je l'interdis de penser ça. Non, il peut pas penser ça. S'il était un monstre, il ne serait pas comme ça en ce moment. Non, il s'en foutrait. « Ruben, tu peux pas penser ça. Un monstre, ce serait quelqu'un qui se foutrait de ce qu'il a fait. Si t'en étais un, tu serais pas dans cet état-là, d'accord ? Je t'interdis de penser ça, t'as compris ? » que je lui dis avec sérieux. Je veux pas qu'il pense ça. Je sais qu'il fait des trucs mauvais, mais non, je lui donne pas le droit de penser qu'il est un monstre. Je le connais, je l'ai peut-être jamais vu sous son mauvais jour, mais je l'ai vu sous son meilleur et je sais que c'est pas un monstre, point. « Je ne voulais pas faire ça mais je suis en train de perdre pied, j'ai plus aucune notion de la réalité. Si je n'ai pas tout réglé avant que mon père arrive, il me tuera! » qu'il ajoute, alors qu'il commence à me foutre les jetons. Faire quoi ? Il voulait pas faire quoi ? J'aimerais bien qu'il soit plus clair, mais je pense pas qu'il me dira ce qu'il a fait, même si je lui pose la question. Il est pas du genre à tout dire sur lui, je le sais, puisque c'est plutôt moi qui lui raconte ma vie, rarement le contraire, même si je sais pas mal de trucs quand même. Je fronce les sourcils en le regardant. J'attrape son visage entre mes mains et je le force à me regarder dans les yeux. « Écoute, je sais pas ce que t'as fait, je pense pas réellement vouloir savoir d'ailleurs et c'est pas important. Je sais pas quoi te dire pour ton père, parce que je pense pas que je pourrais comprendre tous vos trucs familiaux, mais écoute-moi bien ! Quoique tu fasses, regarde-toi, tu penses vraiment que t'es un monstre, Ruben ? Est-ce que tu te vois en ce moment ? Est-ce que tu penses qu'un monstre s'en voudrait autant ? Non, Ruben. Ce que t'as fait, je pense que ça doit être terrible, j'en doute pas, mais... Excuse-moi de te dire ça, mais maintenant que c'est fait, tu peux pas revenir dessus. Je sais pas ce dont est capable de faire ton père si t'as pas tout réglé, comme tu dis, mais, quoi que tu fasses, dis-toi que je serai toujours là pour toi, peu importe ce que c'est, Ruben. » que je lui dis en le regardant droit dans les yeux avant de le resserrer dans mes bras...
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MessageSujet: Re: RUBEN&CASSIE ϟ i never saw you like that, what happened ?   Lun 17 Jan 2011 - 16:08

Si d'habitude, il arrivait à faire face aux problèmes de son existence avec un sang froid et une indifférence incroyables, il arrivait qu'il finisse par dépasser ses propres limites et qu'il ait besoin de tout évacuer. Certes, les larmes n'étaient pas la meilleure façon de faire mais peut-être était-ce la preuve qu'il avait été trop loin et que même pour lui, ce n'était plus supportable. En temps normal, il réglait ses affaires tout seul et s'il se sentait un peu déprimé, il rentrait chez lui, s'enfermait dans sa chambre, son asque sur les oreilles et un crayon en main pour tenter de faire sortir quelque chose de ce spleen. Seulement ce soir, rien n'aurait pu apaiser sa peine et sa souffrance, en tout cas rien qui ne soit pas humain et bel et bien réel. Il avait besoin de quelque chose à quoi s'accrocher et ce pour la première fois de sa vie. Lui, le maître de l'indépendance et du « comment gérer sa vie sans se faire chier avec les autres » venait de reconnaître que ce ne serait pas du luxe de s'entourer quelques fois, de se laisser aller et de s'ouvrir, tout pourvu que ce genre de scène ne se reproduise pas. Pleurer était la pire des hontes, principalement pour un homme de sa trempe, destiné à de grandes choses et surtout à diriger des hommes qui n'avaient aucun sentiment, ou qui ne le montraient pas. Ca faisait carrément tapette et s'il n'avait pas été aussi retourné, il se serait probablement foutu de sa propre gueule. On aurait tout vu, lui débarquant chez sa meilleure amie pour chialer dans ses bras et lui déballer ses petits tracas! Ca n'avait aucun sens et même avec toute la bonne volonté du monde, il ne pourrait lui faire comprendre ce qu'il endurait, pour la simple et bonne raison qu'il était tenu au secret et que la mettre dans la confidence c'était lui faire risquer sa vie. Elle avait beau être là, prête à l'écouter et à le soutenir, elle ne pouvait rien pour lui, comme tous les autres, sauf si à coups de baguette magique, elle pouvait faire disparaître son père de sa vie, toutes ces histoires de mariage et de prédestination et faire en sorte qu'il ne soit qu'un modeste tatoueur immigré et fier de l'être. Oui, pour être sincère, il se contenterait volontiers de ça, sans chichi et paillettes, sans masque et mensonges, juste lui, la personne qu'il cachait perpétuellement derrière ce visage impassible et froid, avec en prime, la possibilité de pouvoir choisir celle qui partagerait sa vie sans craindre de représailles de la part de son paternel ou bien qu'elle finisse en charpie à cause d'un règlement de comptes. Malheureusement, on ne retournait pas en arrière avec des si et des regrets, il avait fait son choix ou plutôt on l'avait aidé à le faire, à présent, il n'avait plus qu'à assumer ou à subir les conséquences de son abandon. La lâcheté n'avait jamais été son truc et il savait qu'il ne pourrait jamais se détacher de la MS, il tenait trop à ses frères pour ne plus s'en préoccuper, c'était au-dessus de ses forces et il préférait y laisser sa santé mentale plutôt que de les laisser tomber.

Il finit par refermer ses bras autour du corps fin de la blondinette qui tente de le ramener à la réalité et de le remettre sur pieds mais cette fois, il ne suffira pas d'une petite blague, d'une bière et d'un joint pour qu'il émerge. Ce qu'il vient de faire l'a profondément choqué et il est fort probable que ça influence sa vision des choses ou plutôt l'obstrue totalement. Il n'était plus tout à fait convaincu du bien fondé de tout ça, si l'homme avait massacré pas mal des siens, ce n'était pas une raison suffisante pour s'en prendre à sa famille, descendre des gamins et des femmes pour venger les siens. Ca n'avait aucun sens et ça s'apparentait plus à du n'importe quoi qu'autre chose. Pourtant, il savait que sa réaction serait considéré comme de la sensiblerie par les autres et il ne pouvait se permettre le moindre doute sur les ordres qu'il recevait, il s'exécutait et ça s'arrêtait là. Tuer ou se faire tuer, la difficile loi de la jungle, même ici à LA. Il n'y avait qu'un animal pour penser de la sorte et être convaincu d'être dans son bon droit. Ici, il ne s'agissait pas de lutte pour sa survie ou celle de son espèce mais tout simplement pour des territoires, de la vengeance et de la drogue, ça semblait complètement dingue quand on y réfléchissait deux secondes. Dire que d'ici quelques années, ce serait à lui de prendre ce genre de décisions, de faire disparaître des tas de personnes mettant en péril son business et s'il avait le malheur de fléchir une seule seconde, on leur mordrait à la gorge et s'en serait fini de lui. Bordel! Quelle putain de poisse! Pour un peu, il regrettait de ne pas être né dans une famille pauvre mais américaine, il aurait sûrement pu se choisir un autre destin, fait de prêts et d'études compliquées mais au moins, il n'aurait pas à rougir de ses activités et pourrait se regarder dans la glace.

« Je pleure seulement par faiblesse mais je peux te jurer que j'ai aucun regret. » finit-il par admettre avant de se redresser et d'essuyer ses larmes avec la manche de son sweat

C'était vrai, au fond, il ne regrettait pas vraiment les meurtres mais plus la manière dont tout ça s'était emboîté et surtout il pleurait sur son innocence perdue, il pensait l'avoir laissé dans cette ruelle de San Salvador mais il s'était royalement trompé, rien n'aurait pu le préparer à cette nuit difficile, absolument rien. Il la regarda, soudain mal à l'aise, il devait avoir fier allure le latin lover maintenant, les yeux rougis, reniflant toutes les deux secondes et ses boucles en bataille.

« Merci d'être là Cassy mais j'aurais jamais dû venir ici, t'impliquer dans ça. Tôt ou tard ça finira par te retomber dessus et la dernière chose dont j'ai envie c'est te foutre dans la merde! » ajouta-t-il en reprenant un peu contenance

Il ordonna à son corps de bouger mais celui-ci ne semblait pas encore en état si bien qu'il finit par fouiller dans sa poche et se sortit un paquet de feuilles, un briquet et de l'herbe pour se rouler un joint et essayer d'annihiler tout ça de la seule manière efficace qu'il connaissait. Au moins, pendant qu'il se concentrait sur son oeuvre, il n'avait pas à subir son regard plein de questions et d'inquiétude, il avait dû la faire flipper, il n'avait jamais été du genre à péter les plombs dès que la pression montait un peu, au contraire, il était d'un calme olympien en toute circonstance et il ne craquait jamais, c'était la seule fois où il craquait réellement devant quelqu'un et autant dire que son ego venait d'en prendre un putain de coup. Autant profiter de ce moment pour lui annoncer et ainsi détourner son attention de sa conduite digne d'un blaireau de bas étage. Putain, pourvu que personne n'apprenne jamais ce qu'il venait de se passer dans cet appartement.

« Pour couronner le tout, mon père revient dans une semaine ou deux pour officialiser mes fiançailles avec la fille qu'il a choisi pour moi. J'ai l'impression d'être en plein bad trip et de pas pouvoir remonter. Putain, moi, me marier … Tu le crois ça?! »

On avait presque l'impression qu'il monologuait parce qu'il n'avait pas un seul instant posé les eux sur elle, ayant peur de se laisser de nouveau envahir par tous ses sentiments et de laisser échapper d'autres larmes, ce qui piétinerait une bonne foi pour toute l'estime qu'il pouvait avoir de lui. Enfin, il finit par allumer son bâtonnet de bonheur et en tira plusieurs taffes avant de le tendre à la jeune femme qui semblait encore plus abasourdie que quand elle l'avait découvert.

« Tu me rendrais service si tu pouvais m'achever maintenant. » dit-il avec un air sérieux plus que déroutant

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MessageSujet: Re: RUBEN&CASSIE ϟ i never saw you like that, what happened ?   Ven 28 Jan 2011 - 16:29

Depuis que je connais Ruben, j'ai jamais pensé une seule fois qu'il était réellement mauvais. J'aurais peut-être dû ou pu le penser une fois, mais ça m'a jamais vraiment effleuré l'esprit. Parfois, il tente de me faire comprendre que je devrais pas tant être son amie, mais je me fous de ce qu'il peut me dire. J'en ai toujours fait qu'à ma tête et ma tête me dit que Ruben, au fond, il est pas méchant du tout. Il essaie juste de faire semblant de l'être, parce que sinon, on pourrait voir ses failles et ce serait mauvais pour lui. Sinon – même s'il tente de se dire à lui-même que c'est pas le cas – c'est juste un mec ordinaire, qui a un cœur et qui sait s'en servir. Je veux dire, si j'avais vraiment pensé qu'il était pas bon pour ma santé, j'aurais arrêté de lui parler au bout d'un mois, mais ça fait cinq ans que je le connais. Je pense qu'en cinq ans, on a largement le temps de pouvoir comprendre une personne et de savoir un minimum comment elle est. Il a beau tenter d'avoir une coquille pour ne pas montrer ses émotions, j'arrive à tout lire dans ses yeux. Et je sais qu'il y arrive encore mieux que moi. Je lui mens jamais, parce que de toute façon, ça sert à rien et il arrive – trop – bien à voir que je tente de mentir sur un truc. Je suis bonne menteuse généralement, sauf avec certaines personnes. Mon frère, Chelsea – même si elle me fait la gueule comme 10 000 en ce moment –, lui, surement Andréa et je crois que c'est tout. Même mes amis proches, j'arrive à leur mentir quand je le veux. Mais bon, ça me sert à rien de mentir dans tous les cas, parce que je me fous de ce qu'on pense ou peut penser de moi. Et je me fous de ce que certaines personnes peuvent penser de Ruben. Peut-être que parfois, il a des excès de violence, je le sais, mais il m'a jamais rien fait et je le connais mieux que sur les premiers abords. Le mec mystérieux qu'il peut être à laisser tomber les voiles il y a longtemps avec moi.

Alors oui, il me raconte pas ce qu'il fait de ses journées, il me dit pas tous les trucs qu'il a pu faire à des gens, mais ça m'intéresse pas. Peut-être qu'il a tué des gens, mais je m'en fous. Même si c'est le cas, et je pense que ça l'est, je sais qu'il me fera jamais rien de véritablement méchant. La seule chose « méchante » qu'il peut me faire, c'est se foutre de ma gueule quand je lui raconte ce que, moi, j'ai fait dans les derniers jours et encore, c'est pas tellement méchant. Faut dire que toutes les conneries que je peux faire, mais surtout dire en une journée, ça devrait clairement pas être possible. Mais bon, je me retiendrais de dire ce que je pense et ce qui me passe par la tête, pour rien au monde. Les trois quarts du temps, je réfléchis pas tellement avant de parler, sauf pour les trucs importants. Généralement, je fais chier les gens, parce que j'ai réponse à tout. C'est rare, les gens qui arrivent à me prendre au dépourvu, mais ça arrive. Il y a toujours des exceptions à tout, je suppose. Je parie que parfois, ce que je peux dire à Ruben, si ça sortait de la bouche d'une autre personne, ce serait vachement mal pris, mais venant de moi, il faut tout prendre au second degré. Enfin, ça dépend à qui je parle. Dans le cas de Ruben, je dis jamais rien de bien méchant et c'est plus sur le ton de l'ironie quand c'est le cas. Si je le traite de con, je sais qu'il le prendra pas mal, parce que quand je traite quelqu'un que j'aime de con, ça veut dire : putain, t'es drôle, même si ce que tu dis n'est pas censé l'être. Et chaque mot que je dis doit être pris dans un sens non-agressif. Les gens susceptibles, faut pas qu'il m'adresse la parole, parce qu'à la minute ou on me tend une perche, je la saisis. Quand quelqu'un me dit : je suis con, j'en rajoute pour lui dire qu'on le savait déjà. Et j'en passe. C'est surement à cause de ça que quelques personnes ne m'aiment pas trop, mais tant pis. Je m'en fous.

« Je pleure seulement par faiblesse mais je peux te jurer que j'ai aucun regret. » qu'il me dit avant de se redresser, essuyant ses yeux avec le revers de sa manche. Je penche la tête en me mordant l'intérieur de la joue. Je le fixe, un sourire sur les lèvres, parce qu'il me fait penser à un enfant avec cette tête. C'est probablement pas le meilleur moment pour sourire, mais c'est pas comme si je faisais toujours les bonnes choses au bon moment. Mais bon, il sait que c'est pas pour me foutre de lui, c'est juste parce que je sais pas... c'est mieux que de faire la tête. Puis je veux pas le déprimer encore plus. Il relève la tête vers moi et je lui souris. « Merci d'être là Cassy mais j'aurais jamais dû venir ici, t'impliquer dans ça. Tôt ou tard ça finira par te retomber dessus et la dernière chose dont j'ai envie c'est te foutre dans la merde! » qu'il me dit, alors que je me retiens de rigoler. Il sort de quoi se rouler un joint de sa poche et commence à faire son joint avec attention. Si je rigole, est-ce que c'est vraiment inapproprié à la situation ou je vais juste passer pour une blonde, très blonde ? Je secoue la tête, un grand sourire sur la lèvre. Peut-être que ma réponse va pas tellement lui plaire, mais tant pis. « Même pas peur. » que je lui dis avec un air d'enfant à qui on a dit qu'il était pas cap d'aller chercher un paquet de bonbons que ses parents lui avaient interdis de prendre. Techniquement, je devrais peut-être pas dire même pas peur, mais bon. Fuck it. C'est pas comme si j'allais aller raconter à tout le monde tout ce qu'il me dit. C'est clairement pas mon genre de dire ce que je sais sur quelqu'un à tout le monde. J'aime pas qu'on le fasse à moi, alors je le ferais certainement pas à Ruben.

« Pour couronner le tout, mon père revient dans une semaine ou deux pour officialiser mes fiançailles avec la fille qu'il a choisi pour moi. J'ai l'impression d'être en plein bad trip et de pas pouvoir remonter. Putain, moi, me marier … Tu le crois ça?! » qu'il me dit, alors que j'ouvre les yeux en grand. Heeeein ? Oh mon Dieu, sérieusement ? Je crois que ça doit être nerveux, mais je reste comme ça. Je dois avoir l'air relativement conne, parce que ça devrait pas tant me surprendre... je crois. Vaut mieux pas que je parle de mon opinion sur le mariage... putain, le jour où j'épouse quelqu'un, faudra vraiment que je sois amoureuse, parce que sérieux, sinon, je me marie pas. Genre, du tout. Je sais pas, je vois pas l'intérêt du mariage, mis à part d'avoir une bague et d'avoir fait la promesse, qui est rarement tenue de la fidélité. Il allume son joint, tire quelques taffes et me le tend. Je l'attrape et je tire une grande taffe dessus, puis lui redonne. « Putain, mais... avec qui ? Tu m'inviteras au mariage ? » que je lui demande avec un grand sourire. Il a pas l'air super content de se marier et je peux comprendre. C'est comme si mon père voulait que j'épouse un gars que je connais pas, bon, ça arrivera pas, mais bon. Non, ça peut pas arriver, parce que moi, je peux envoyer mon père profondément chier et je crois pas que ce soit le cas pour Ruben. En tout cas, de ce que j'ai compris, c'est pas envisageable. « Tu me rendrais service si tu pouvais m'achever maintenant. » qu'il me dit avec un air vachement sérieux. Je me mords la lèvre inférieure avant de lui sourire. Je peux pas faire ça, puis je suppose qu'il peut pas vraiment être sérieux en disant ça, même s'il en a l'air. Je pose ma tête sur son épaule et prends un ton un peu sérieux. « Peut-être bien, mais je le ferais pas. Puis attends, si je t'achevais... Là, je serais dans la merde. » que je lui dis avec un ton presque aussi sérieux que le sien, mais surtout avec un peu d'ironie et d'humour dans la voix. Je laisse ma tête sur son épaule et je réfléchis au fait que putain, je préfère largement ma vie à la sienne, no offense, mais c'est le cas.
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MessageSujet: Re: RUBEN&CASSIE ϟ i never saw you like that, what happened ?   Mer 2 Fév 2011 - 17:57

Si pour le commun des mortels, la chose la plus effrayante s’avérait être la mort, pour Ruben, il en allait autrement. La mort, douloureuse, de surcroit, faisait partie des risque du métier et il y avait été préparé depuis un sacré paquet de temps, ne serait-ce que pour accepter sa mortalité et son côté irremplaçable. Non, ce qui le mettait vraiment en vrac c’était d’être capable de craquer, de montrer ses faiblesses, même à la personne à qui il accordait toute sa confiance. Il avait terriblement honte et quelque part, il n’était pas venu la voir par hasard, il savait qu’elle ne le jugerait pas et porter le poids de sa propre culpabilité et honte était suffisant sans avoir à y ajouter une quelconque pression sociale de la part d’une tierce personne. Vivre à sa place n’était pas évident, il y avait des codes, des règles, des tas de règles, trop de règles en réalité et ça finissait par le miner, l’obséder et même le rendre littéralement taré. Il avait fini par devenir un obsessionnel du contrôle, ne supportant pas de se laisser aller pour quoi que ce soit et surtout pas quand ça concernait son travail, il était une sorte de perfectionniste qui se faisait un devoir de tout faire de la façon la plus exemplaire possible et refusant catégoriquement de brader sa liberté, la seule chose qui lui restait et qui n’avait rien à voir avec l’organisation. Malheureusement pour lui, il ignorait totalement que même ce choix-là, ne lui revenait pas et ce depuis que son père avait trouvé le moyen de monnayer le célibat de son propre fils pour faire de son futur mariage, une véritable affaire d’état, quelque chose de tape à l’œil et de pompeux qui ne faisait que rendre terriblement mal à l’aise le jeune homme. Il n’avait pas besoin d’une femme et de gamins, ses journées étaient suffisamment remplies comme ça sans qu’il ait à supporter des braillards et des disputes à la con pour savoir qui avait fini le dernier yaourt. Cette vie de famille-là, il n’en avait jamais rêvé, il n’en voulait même pas du tout, cela n’était pas l’un de ses projets, il se serait bien vu continuer à papillonner de fleur en fleur jusqu’à ce que la mort l’emporte, sans attache, sans descendance, empêchant ainsi un pauvre gamin d’avoir à assurer sa suite s’il avait eu le malheur de naître mâle. Il y avait des jours où la tradition lui pesait, où ses convictions le fatiguaient et où il avait réellement envie de s’évader, de disparaitre durant des jours pour se détendre et n’avoir à penser qu’à lui et rien qu’à lui. Qui pouvait comprendre ça ici, à LA ? La plupart des familles étaient relativement laxistes, n’imposant aucune limite réelle à leur progéniture, l’argent résolvant un nombre incalculable de problème et justifiant leur comportement de petits cons gâtés et arrogants et autant dire que ces personnes-là, Ruben les avait dans son collimateur, c’était ceux-là même qui s’étaient ouvertement foutu de sa gueule lorsqu’il débarqua cinq ans plus tôt et bien avant que de drôles de rumeurs ne circulent à son sujet, les bagarres et les raclés qu’il avait collé à quelques footballeurs y étaient probablement pour beaucoup. Si les gamins du coin brillaient par leur arrogance, le salvadorien, lui, excellait dans le maniement de la violence et pouvait s’avérer dangereux pour un non initié cependant il avait toujours été assez intelligent pour ne déclencher aucune bagarre, du moins jusqu’à très récemment.

« C’est parce que tu ne sais rien. » répondit-il avec un sourire timide

Elle n’avait pas peur pour le moment mais elle risquait de voir les choses sous un autre angle, si un jour, il décidait de l’emmener dans son monde dans lequel il n’y avait pas grand place pour l’amour et la romance mais seulement pour le business, le sang et le cul. Ca n’avait rien de bien drôle et il ne se payait pas de bonnes grosses tranches de rigolade tous les jours, bien au contraire. Il avait enterré beaucoup trop de frères, vu trop de sang et d’horreurs si bien qu’il avait fini par s’y habituer, par se faire à l’idée que rien n’est éternel et que les hommes ont le pouvoir d’écourter la vie d’un de leurs congénères. Pire encore, il prenait un réel plaisir à massacrer ces gens et à régler ses comptes, ne se sentant jamais plus invulnérable que pendant ces moments-là, quand un de ses ennemis était à sa merci et qu’il pouvait choisir de le tuer ou bien de le laisser en vie. L’issue était d’ailleurs souvent la même, Ruben n’était pas connu pour sa pitié, bien au contraire. Les suppliques ne marchaient pas sur lui, pas plus que les menaces. Autant dire qu’en cas de confrontation, il était relativement compliqué de trouver un bon angle d’attaque, voire même impossible si on ne le connaissait ni d’Eve, ni d’Adam.

« Une mexicaine de 22 ans, la fille d’un ami de mon père. » lui confia-t-il sans en dire davantage, il ne tenait pas franchement à dévoiler son identité pour le moment, il avait bien le temps avant d’être immédiatement assimilé à elle

« Bien sûr que tu es invitée, tu seras mon témoin ! Tu crois tout de même pas que je vais me taper toute cette merde tout seul, j’ai besoin que tu me tiennes la main pour me raconter de la merde pendant qu’on me mettra la corde au cou. » reprit-il avec un large sourire, se sentant déjà un peu mieux que quelques minutes plus tôt

Ca risquait de faire jaser lorsqu’on verrait que son témoin n’était pas un homme mais bel et bien une femme, blonde de surcroit et non hispanique en prime, autant dire qu’il ne faisait rien pour qu’on lui foute la paix mais il estimait avoir au moins ce petit privilège là, il n’avait rien choisi de tout ça alors il espérait au moins pouvoir avoir un droit de regard sur les invités et principalement les VIP de cette cérémonie qui s’annonçait déjà comme apocalyptique. Tirant sur son joint, il pensait au beau bordel que ça allait être puis au après, que devrait-il faire ? Vivre avec elle, envisager leur avenir, faire des projets ? S’il l’avait toujours fait pour lui, il ne se sentait pas capable de faire la même chose pour un hypothétique « on », surtout en sachant que cette fille était une emmerdeuse de première et qu’elle ne manquerait pas de sauter sur la moindre occasion de le faire chier, autant dire que ce mariage serait un long parcours du combattant jusqu’à la délivrance que lui apporterait la mort et tout ce qu’il espérait, c’était que celle-ci arrive vite et ne lui épargne rien. D’ailleurs, il fit même une demande express à la jeune femme, comme si cette petite blonde pouvait être capable de faire du mal à une mouche et surtout venir à bout d’un gaillard de son espèce. Cette constatation le fit ricaner tandis qu’elle déclinait gentiment sa proposition en affirmant que si elle venait à bout de lui, on risquait probablement de ne faire qu’une bouchée d’elle. Perspicace !

« Ouais, t’as pas tort et ça me ferait chier qu’on vienne abîmer un si joli visage ! » dit-il en passant son bras autour de ses épaules pour la serrer contre lui, tirant une nouvelle fois sur son joint avant de lui tendre
« Je crois que je vais devoir trouver une autre solution, à savoir assumer tout ça comme un grand, j’ai pas vraiment le choix de toute façon ! Et toi alors, quoi de neuf depuis la dernière fois qu’on s’est vus ? J’ai entendu dire que tu avais fait des émules parmi les joueurs de l’équipe de foot de la fac ! Qu’est-ce que tu as encore branlé pour nous foutre ces débiles en vrac ? »

Les nouvelles circulaient à une vitesse folle et il ne fallut pas longtemps pour qu’il entende parler de cette histoire de vestiaire et de douche mais surtout de cette incartade entre plusieurs joueurs de l’équipe. Ce que ces types pouvaient être abruti, il avait rarement vu autant de débilité concentrée à un seul et même endroit, c’était à se demander comment ils comprenaient et intégraient les tactiques de leur sport. En tout cas, parler d’un sujet aussi léger était un vrai soulagement, il en avait presque oublié l’objet de sa visite.
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MessageSujet: Re: RUBEN&CASSIE ϟ i never saw you like that, what happened ?   Jeu 17 Fév 2011 - 9:17

« C’est parce que tu ne sais rien. » qu'il dit avec un petit sourire. Et je préfère largement ne pas savoir. Sans déconner, ça m'intéresse pas du tout de savoir ses activités de ce genre. J'ai pas du tout envie d'en savoir plus que ce que je sais déjà. C'est-à-dire, le fait qu'il vienne parfois complètement fracassé de partout. Puis je sais pas en quoi ça m'aiderait de savoir le pourquoi du comment de tout ça, non, je pense que ça me foutrait plus les jetons qu'autre chose. Puis si on me connait bien, on sait que je suis pas fan des grosses bastons, parce que c'est franchement pas drôle quand ça devient trop... trop. Je veux dire, les catfigts, c'est drôle, quand je suis pas dedans c'est mieux, mais voir deux filles qui se la foutent sur la gueule, c'est quand même assez marrant. Ça a déjà dû m'arriver avec Calleigh, mais elle, putain, elle, je peux tellement pas me la voir en peinture. Je sais même pas comment Nick peut l'avoir en demi-sœur, je l'aurais déjà étouffée dans son sommeil, moi. Oh ouais, puis, j'y aurais pris un pied bien visible à la buter. Mais pour en revenir à ce que je disais, après chez les mecs, y a deux genre de bastons. La première du genre : tu t'es tapée machin, t'es un fils de pute, et la seconde vachement moins drôle, parce que c'est beaucoup plus violent et la raison est souvent moins pathétique que pour la première. M'enfin, c'est que mon point de vue. « Et j'ai pas envie d'en savoir plus, Ruben. » que je dis en le regardant. Normalement, je suis plutôt curieuse comme fille, surtout parce que j'aime bien emmerder les gens en leur posant pleins de questions sur des sujets plus ou moins cons, mais y a des trucs que je préfère ne pas aborder, tout simplement. Et je suppose que moins j'en sais sur ce sujet, mieux je me porte. Même si c'est vrai que même si j'en savais plus, j'irais pas non plus le crier sur tous les toits, parce que j'ai pas que ça à foutre. Faut déjà que j'évite un max Chelsea pour ma survie dans ce monde, alors je vais me focaliser uniquement sur ça pendant quelques jours. Ou alors, je peux me préparer mentalement à me prendre une gifle monstrueuse et à me faire traiter de tous les noms par Chelsea... non, l'éviter, c'est mieux.

« Une mexicaine de 22 ans, la fille d’un ami de mon père. » qu'il me dit en guise de description de sa future femme. C'est tellement... détaillé. Genre, là, j'ai la totale visualisation de la fille, non sans rire, je suis trop ironique, c'est pas bien. La fille d'un ami de mon père, et bah dis donc. J'adore comment on sent dans sa voix la motivation à l'idée de réaliser cet événement. C'est... impressionnant. « Hm... je vois. » que je dis en faisant preuve d'autant de conviction que lui. Je sais pas vraiment ce que je suis censée lui dire, parce que je sais pas tellement ce que ça fait de subir un mariage qu'on a pas tellement envie de réaliser. Je suppose que j'ai de la chance de choisir qui je veux, moi, si je me marie un jour. C'est pas la perspective de la vie qui m'enchante le plus en fait. Okay, j'admets que j'y ai peut-être, je dis bien peut-être pensé une ou deux fois quand j'étais avec Andréa, mais j'avais fumé ce soir-là et c'était avec Chelsea qui pensait – y pense surement toujours – qu'elle ferait des gosses avec Jason un jour, qu'il se marieraient, enfin bref. Un joli petit conte de fée avec des petits elfes partout. Hm. « Bien sûr que tu es invitée, tu seras mon témoin ! Tu crois tout de même pas que je vais me taper toute cette merde tout seul, j’ai besoin que tu me tiennes la main pour me raconter de la merde pendant qu’on me mettra la corde au cou. » Il a un énorme sourire sur la tronche et le mien s'agrandit au fur et à mesure des secondes. Je serai son témoin, bon, bah, dis comme ça, je suppose que j'ai pas vraiment le choix, hein. Ça me dérange tellement pas d'être son témoin, non, en fait je suis vachement contente. Et je ne raconte jamais de la merde, JAMAIS. Ce que je dis est toujours plein de sens et très réfléchi, ou pas. On va dire que ça dépend de l'interlocuteur. « Haaan, je suis touchée. Puis, je sais que je te suis indispensable. » que je lui dis avec un grand sourire taquin. Même s'il va surement nier, je sais que c'est vrai, parce que je suis adorable et il aura beau dire le contraire, je le croirai pas. Je suis très têtue quand je sais que j'ai raison.

« Ouais, t’as pas tort et ça me ferait chier qu’on vienne abîmer un si joli visage ! » qu'il me dit avant de me serrer contre lui. Putain, ça faisait longtemps que j'avais pas autant souris en si peu de temps. Il me tend son joint, que je saisis, inspirant une bouffée. Le joint, rien n'est mieux que ça. Je lui redonne son joint, en restant contre lui. « Je crois que je vais devoir trouver une autre solution, à savoir assumer tout ça comme un grand, j’ai pas vraiment le choix de toute façon ! Et toi alors, quoi de neuf depuis la dernière fois qu’on s’est vus ? J’ai entendu dire que tu avais fait des émules parmi les joueurs de l’équipe de foot de la fac ! Qu’est-ce que tu as encore branlé pour nous foutre ces débiles en vrac ? » A croire qu'à UCLA, tout se sait, même les trucs que j'ai pas tant envie que les gens sachent. Bon, que Ruben le sache, j'm'en tape, parce que c'moi qui aurais fini par lui dire, mais certaines personnes, bah, je me serais vachement abstenue de leur dire, Chelsea par exemple, Reed aussi, Crystel... ces gens-là quoi. Mais bon, étant une grande pas douée de la vie, je n'ai pas réfléchi, ce qui n'est... pas du tout surprenant venant de moi. M'enfin. « Bah disons que... j'ai peut-être couché avec Julian Williams, du coup, bah... Si je croise Chelsea, je suis morte, surtout que c'était pendant son accident, mais ça tu vois, je pouvais pas le savoir et Ju non plus. Et avant de baiser avec Julian, bah j'avais couché avec Halesworth et si j'avais réfléchi un peu, je me serais pas tapée Julian, parce que c'était con et sans grand intérêt. Surtout que maintenant, Reed va m'en vouloir. J'ai croisé personne depuis que la conne de Webmiss a foutu ça en ligne, parce que peu importe que je croise Chelsea ou Reed, bah je vais me faire trucider. Même si je vois pas réellement pourquoi Halesworth me tuerait... » je m'arrête de parler, parce que j'ai un gros doute sur le fait qu'il ait tout suivi... m'enfin, maintenant, il sait tout, je crois.
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MessageSujet: Re: RUBEN&CASSIE ϟ i never saw you like that, what happened ?   Jeu 24 Fév 2011 - 16:57

C’était curieux de les voir ensemble partager autant alors qu’ils n’avaient rien en commun de prime abord. Elle incarnait tout ce qu’il méprisait chez les femmes américaines à savoir l’indépendance, la liberté sexuelle, l’arrogance et ce constant besoin d’avoir raison et de contredire les hommes pour se sentir aussi importantes qu’eux. Pourtant, il n’existait aucune autre personne, hormis peut-être Ethan, avec laquelle il partageait autant. Sans doute était-ce l’attachement de la brunette pour la liberté qui lui donnait envie de se confier et qui le poussait à croire qu’elle ne jugerait pas, parce qu’à ses côtés, c’était beaucoup plus évident pour Ruben d’être lui-même plutôt que lorsqu’il évoluait dans sa propre communauté au sein de laquelle les codes étaient strictes et le moindre faux pas sévèrement sanctionné. Le fait que ses meilleurs amis soient américains était aussi étrange que compréhensible, c’était sa manière de vivre son rêve américain, de s’illusionner suffisamment pour penser qu’il était maître de son destin et que s’il décidait que tout devait s’arrêter et bien tout cesserait, comme par magie. Il n’y avait rien de plus utopique que ça mais il aimait à croire qu’il pouvait être comme tout le monde et qu’il pouvait aussi se projeter dans l’avenir sans que tout ne tourne autour de l’organisation qu’il serait prochainement amené à diriger. Même Cassy et Ethan ne comprenaient pas réellement les enjeux de tout ce dans quoi il était impliqué et surtout pourquoi il obéissait docilement à chacun des ordres de son père mais ça lui était égal, ils avaient beau partager beaucoup de choses et une amitié très forte, ils venaient de deux cultures totalement opposées et aux valeurs différentes, il ne pouvait pas leur demander de comprendre ce qui divisait sa communauté alors que les américains peinaient déjà à se comprendre eux-mêmes. Et puis, pour être tout à fait sincère, les problèmes des gosses de riches se situaient toujours bien loin des conflits géopolitiques ou bien même des problèmes de gangs dans les quartiers défavorisés, ils ne pensaient qu’à la fête, au sexe, à la drogue et à tout ce qui pouvait les aider à s’évader alors que leur monde était déjà suffisamment exceptionnel pour faire pâlir d’envie n’importe qui. Lui ? Il n’aspirait qu’à une vie faite de simplicité avec un salaire modeste, un appartement miteux dans un quartier tout aussi pourri mais une vie qu’il aurait choisi et qu’il aimerait et au lieu de ça, il se retrouvait dans une merde monumentale, à devoir se coltiner la pire des gonzesses qui soit et surtout à assurer les arrières de son père et à le remplacer quand celui-ci claquerait et laisserait les portes grande ouverte pour l’avènement de son fils unique. Autant dire qu’il avait une énorme pression sur les épaules et que moins il pensait à toutes ces conneries, mieux il se portait.

Dès qu’il le pouvait, il passait chez elle pour profiter de ses traits d’humour et d’esprit qui parvenaient toujours à le dérider et puis il appréciait sa compagnie, parce qu’ils étaient conçus sur le même moule et qu’ils se comprenaient d’un regard. Ainsi, elle n’eut besoin de prononcer que quelques mots pour qu’il réalise que sa description laissait quelques peu à désirer, ce qui le fit sourire. Il ne s’était jamais vraiment demandé s’il la trouvait séduisante ou pas, il avait seulement remarqué que Safia était bien trop maigre à son goût et qu’elle était dotée d’un putain de caractère de merde qui lui donnait des envies de meurtre dès qu’elle se trouvait dans les alentours et s’évertuait à le provoquer, s’attendant probablement à ce qu’il l’achève pour la libérer de ce fardeau qu’ils devraient bientôt porter à deux. Avec un peu de recul et un brin d’objectivité, il devait reconnaître qu’elle était loin d’être un laideron et ce bien qu’elle ne remplisse pas tous les critères de beauté latino. En dépit de sa minceur qu’il trouvait extrême, elle possédait une paire de seins qui aurait pu échauffer l’esprit de tout un tas de puceaux et pouvait mettre à ses pieds pas mal de prétendants et pourtant pas lui … Bien sûr, il y avait eu cet épisode étrange chez elle où ils s’étaient amusés à tester leurs limites pour le plaisir mais ça s’arrêtait là et il se demandait si cela signait le début de la fin ou bien seulement la paix entre eux. Il en doutait fortement, ils ne s’entendaient que dans un seul domaine et ce ne serait pas suffisant pour faire fonctionner une union. Elle n’avait rien de doux ou de réconfortant, bien au contraire, elle lui rappelait surtout toutes ces filles qu’il baisait et jetait pour les remplacer sans même se soucier de ce qu’elles pouvaient devenir mais pour jour le rôle d’une femme, elle était loin du compte.

« Elle est avec nous à la fac, en langues je crois et disons qu’elle serait pas mal avec une dizaine de kilos en plus mais c’est une putain de cinglée insupportable. Le seul moment où elle ferme sa gueule et arrête de cracher son venin, c’est quand j’arrive à la coincer contre un mur ou bien à la chauffer. Avoue que comme future femme, on fait mieux ! » lança-t-il avec humour

Pour détendre l’atmosphère, il était devenu un véritable spécialiste, il savait désamorcer une situation de crise en un temps record et voilà pourquoi il se dit que c’était le moment parfait pour lui proposer d’être son témoin. Il aurait pu demander à Ethan mais ça faisait trop longtemps qu’il n’avait pas donné de nouvelles et surtout, leur dernière rencontre s’était soldée par une dispute qui laissa un goût amer au salvadorien. De toute façon, il n’était pas certain que son meilleur ami aurait l’envie de participer à une telle mascarade, acceptant d’être entouré de hors la loi et de tueurs pour faire plaisir à son ami qui se mariait. Cassiopea, elle, remplirait ce rôle avec élégance et charme et il savait qu’elle serait à la hauteur, si elle finissait la soirée. Les hommes avaient beau préférer les beautés latines, cela ne les empêchaient pas de reconnaitre une belle femme là où ils en voyaient et la blondinette risquait d’avoir un certain succès, il devrait garder un œil sur elle s’il ne voulait pas qu’elle soit la prochaine avec la corde autour du cou.

« C’est surtout que je veux que ça te serve de leçon et que tu ne fasses pas cette connerie avant un paquet d’années. Le mariage c’est de la merde et là tu auras le droit de voir à quoi ça ressemble et avec un peu de chance, tu tomberas sur le prince charmant. Je te préviens, ils sont pas fidèles, tous armés et peu regardant sur le droit des femmes et les progrès du féminisme. Tu survivras ? »

Il ne put réprimer un éclat de rire avant de prendre une autre taffe de son joint tandis qu’il restait collé à elle, profitant de ce moment d’accalmie pour tenter de lui soutirer des informations ou plutôt des détails sur des choses qu’il avait entendu ou qu’on lui avait gentiment rapporté. Il n’avait jamais compris l’attrait que constituaient les joueurs de foot pour les jeunes femmes, pas plus qu’il ne comprenait pourquoi Cassy s’était abaissée à se taper ce genre de type imbus d’eux-mêmes et aussi intelligent qu’un bulot mort mais cela ne le regardait pas, on ne pouvait pas vraiment dire qu’il avait baisé des détentrices de doctorat, bien au contraire et ça n’avait jamais eu grande importance tant qu’elles suçaient et baisaient bien, il ne les voyait pas pour discuter mais seulement pour assouvir ses pulsions. Quand enfin elle cessa de baragouiner à une vitesse phénoménale, il posa son regard sur elle, lisant en elle comme dans un livre ouvert et esquissant un bref sourire, il n’avait pas besoin qu’elle le lui dise pour comprendre ce qui l’agitait autant. Elle n’avait jamais été du genre à s’inquiéter de ce genre de détails, à s’en faire pour un conflit d’intérêt quelconque, elle se tapait qui elle voulait et passait aussitôt à un autre mais ce Halesworth, qu’il ne connaissait que de nom, semblait avoir quelque chose de particulier pour qu’elle s’inquiète de sa réaction.

« Il te plait ce type on dirait ! »

Outrée, elle ouvre la bouche pour répliquer un truc et lui coller une tarte en prime mais il se saisit de son poignet, hilare avant de reprendre :

« Je vais le dire à personne, tu le sais bien ! Et puis c’est pas tous les jours que Woodstock en pince pour quelqu’un ! Y a rien de mal là-dedans, le seul truc que je comprends pas, c’est pourquoi tu t’es tapé Julian ? Sérieusement ! Ses sœurs sont putain de bonnes mais lui, c’est un peu le moins gâté de la famille ! Et pourtant, je le vois tout le temps avec des gonzesses super bonnes ! Soit il est gay refoulé et c’est ce qui attire les filles – et je dois dire que c’est l’hypothèse que je préfère- soit il a des attributs énormes et sait s’en servir, soit il vous jette des sorts ou vous avez toutes des problèmes de vue. Non parce que franchement comme crétin on fait difficilement pire ! »

Les Williams ont une place de choix dans son cœur, qu’il s’agisse d’Aaliyah, de Chelsea ou bien de Crystel mais pour le seul et unique garçon de la fratrie, il ne nourrissait pas vraiment le même genre de sentiments, bien au contraire, il le trouvait même d’une débilité battant des records et évitait un maximum de le croiser pour des raisons diverses et variées. D’ailleurs, ce fut seulement quelques minutes plus tard qu’il percuta ce qu’elle venait de dire à propos de Chelsea et de son accident.

« Un accident ? Comment ça ? Elle va bien ? » demanda-t-il avec intérêt


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MessageSujet: Re: RUBEN&CASSIE ϟ i never saw you like that, what happened ?   Dim 27 Fév 2011 - 8:59

Je me suis toujours bien entendue avec Ruben, je sais pas réellement pourquoi, mais j'ai toujours eu confiance en lui. Je sais qu'il me jugera pas pour ce que j'ai pu faire et putain, ça fait du bien d'avoir une personne qui vous foutra pas dans une case, juste parce que vous avez fait un truc que les autres apprécient pas tellement. Juger les gens à cause d'un seul truc chez eux, c'est quelque chose de typiquement Américain, je crois. Je l'ai surement déjà fait, une fois ou deux - peut-être plus -, mais c'était avec des gens qui m'avaient fait chier ou que j'aime tout simplement pas. J'y peux rien si rien que la tête de certaines personnes me revient pas. C'est peut-être con d'avoir un caractère comme ça, mais c'est pas comme si je pouvais vraiment y faire quelque chose, puis je pense que c'est pareil pour tout le monde. C'est comme certaines personnes qui viennent me parler, alors qu'on a strictement rien à se dire. Je suis peut-être superficielle dans un sens, mais je peux définitivement pas parler fringues et maquillages pendant des heures. Dix minutes, je veux bien, mais pas plus. J'ai carrément pas que ça à foutre durant toute une journée. Si je devais choisir entre une journée shopping et un entrainement de soccer, je prendrais le soccer sans hésiter. Et ça emmerde certaines, parce que je fais soi-disant pas assez de shopping et blahblahblah. Sauf que je m'en fous. J'ai suffisamment de fringues dans ma garde-robe pour dix ans. Puis aller me taper une journée shopping avec des connasses, non. Je préfère y aller avec une Denise, une Chelsea ou quelqu'un que j'apprécie vraiment quoi. Enfin bref, on s'en fout. Ce que je veux dire, c'est que même la première que j'ai parlé à Ruben, j'ai pas considéré que c'était une perte de temps. Certes, on a des grandes différences à pas mal de niveau, mais il y a certains trucs qui se ressemblent quand même pas mal. Et on trouve toujours un sujet de conversation, que ce soit un truc complètement random ou un truc sérieux, on a toujours un truc à se dire. Au pire, c'est moi qui parle, je lui raconte ma vie en long, en large et en travers et il écoute. Je dirais bien que ça être moins fatiguant pour lui, mais non, je pense pas. A certain moment, s'il avait pas été là, j'aurais déprimé comme pas possible. Quand Andréa s'est cassé, Ruben a été là et il me parlait jamais d'Harper, parce qu'il avait compris - et ça se voyait - que rien que d'entendre son nom me donnait envie d'aller me taper la tête contre le mur.

« Elle est avec nous à la fac, en langues je crois et disons qu’elle serait pas mal avec une dizaine de kilos en plus mais c’est une putain de cinglée insupportable. Le seul moment où elle ferme sa gueule et arrête de cracher son venin, c’est quand j’arrive à la coincer contre un mur ou bien à la chauffer. Avoue que comme future femme, on fait mieux ! » qu'il me dit, alors que j'éclate de rire. Je ris parce que je suis quasiment sûre qu'elle a du répondant et que c'est ça qui le fait chier. Mais ça me gonflerait, moi, si j'étais un mec d'être avec une fille qui me tient pas tête. En même temps, si mon mec, le jour où j'en aurais un, devra absolument me tenir tête, parce que sinon, c'est pas drôle. Je veux dire, faut qu'il y ait de l'action et si le gars en face est toujours d'accord avec tout ce que je dis... bah je vais m'ennuyer. Et les disputes sans importances, c'est plutôt pas mal, parce qu'il y a toujours le make-up sex qui vient après. Ce qui en soit, est le meilleur de la dispute. Et s'il y a un truc que j'ai remarqué, c'est que quand deux personnes de sexe différents se disputent grave, généralement, elles finissent par faire la paix dans un lit. Mais pas tous, hein, juste certaines personnes. Je regarde Ruben avec attention avec un grand sourire sur le visage. Je sens que je vais bien l'aimer cette fille. Je sais pas pourquoi, hein, mais je le sens. Puis je suis sûr dans le fond, il l'aime bien, c'est juste que ça le fait chier de se marier maintenant, parce que ça implique vachement de trucs d'être marié. Quoique les engagements sont pas réellement toujours tenus chez tout le monde, parce que si je prends le cas de mes parents. S'ils s'aiment, ils le cachent bien, ils sont toujours en voyage, ce qui fait qu'on peut considérer qu'ils n'en ont rien à foutre de Cayden et moi. Je suppose même que mon père trompe ma mère et que ma mère trompe mon père. Le couple sérieusement parfait, en gros. Vachement un bon exemple, les deux. Ça motive vraiment à se marier et faut bien sentir l'ironie de ce que je pense. « Pourquoi elle te fait chier ? Parce qu'elle te tient tête ? C'est toujours plus intéressant qu'une fille soumise. Parce que pour mon avis, si t'es avec quelqu'un qui te répond jamais, bah... c'est définitivement pas drôle. » que je lui dis en le regardant et je sais que j'ai raison. Je suis pratiquement certaine qu'il est d'accord avec moi. Je veux bien concevoir que si la personne est genre jamais d'accord, là, ça doit devenir chiant, mais bon. Au pire, il fait comme il l'a dit. Il la chauffe et puis c'est réglé.

« C’est surtout que je veux que ça te serve de leçon et que tu ne fasses pas cette connerie avant un paquet d’années. Le mariage c’est de la merde et là tu auras le droit de voir à quoi ça ressemble et avec un peu de chance, tu tomberas sur le prince charmant. Je te préviens, ils sont pas fidèles, tous armés et peu regardant sur le droit des femmes et les progrès du féminisme. Tu survivras ? » qu'il me en riant, puis en prenant une autre taffe de son joint. Je compte pas me marier de sitôt. Non sérieusement, ça me tente carrément pas du tout. C'est pas une perspective de la vie que je trouve très intéressante. Certains couples qui vivent ensemble depuis des années se marient et finissent par divorcer six mois après le mariage. Et puis même, je vois pas l'intérêt. Puis la fille fait de me montrer sa bague à tout le monde, elle commence à être vraiment chiante deux semaines avant le mariage jusqu'au jour-j. Je préfère même pas imaginer à quelque point, moi, je pourrais être chiante. Déjà que je suis une chieuse à temps plein, alors si en plus, certaines circonstances s'y rajoutent, bah bon courage à mon copain. Je pense qu'il faut quand même pas mal de courage pour me supporter, parce qu'il y a certains jours où j'ai envie de faire chier quelqu'un pour m'amuser et j'arrive vachement vite à vraiment énerver la personne et... ça me fait rire. Alors ouais, bon courage pour me supporter sur toute une vie. Et ouais, je survivrai. Bon niveau fidélité, on peut pas réellement dire que je peux dire quelque chose, parce qu'à ma première relation sérieuse, bah je l'ai trompé. Mais je l'avais prévenu et il m'avait pas écouté. Comme s'il écoutait souvent les conseils des autres, pour une fois, il aurait dû. Tous armés, ouais, tant que je me fais pas tirer dessus par accident, ça me dérange pas non plus. Suffit de voir Ruben, il est armé et ça me dérange pas. Je veux dire, je sais qu'il me butera pas, enfin j'espère. Ce serait quand même dommage. Et pour le côté macho, c'est plus embêtant, parce que c'est pas tellement dans mes habitudes de me laisser marcher sur les pieds. Genre, pas du tout dans mes habitudes. « Je pense que je devrais réussir à survivre, ouais. Puis je compte pas me marier avant des années, je te rassure. C'est pas la chose que me tente le plus. Je vois pas l'utilité du mariage, tu vois, donc aucun risque. Quant aux mecs, je pense que je vais réussir à gérer, enfin, je pense. Regardes, j'arrive à te gérer toi, alors bon... » que je lui dis avec un air taquin sur le visage, mélangé à un air angélique avec un grand sourire. Oui, j'aime bien le provoquer parfois, parce qu'il le prendra pas très mal, pas si ça vient de moi, parce que je le dis jamais dans le sens méchant. En fait, c'est rare quand je dis des taquineries avec un ton méchant, sauf aux gens que j'aime pas, mais là, c'est pas pour les taquiner. C'est plutôt des constatations.

« Il te plait ce type on dirait ! » Je le regarde avec de gros yeux, choquée en ouvrant la bouche pour lui répondre. Levant ma main pour lui mettre une petite baffe gentille, mais il attrape mon poignet, mort de rire en continuant sur sa lancée. « Je vais le dire à personne, tu le sais bien ! Et puis c’est pas tous les jours que Woodstock en pince pour quelqu’un ! Y a rien de mal là-dedans, le seul truc que je comprends pas, c’est pourquoi tu t’es tapé Julian ? » qu'il enchaine, en me lâchant le poignet. Je le fixe avec un air renfrogné. D'abord, va falloir que les gens arrêtent de penser que ça y est, Cassie est folle d'Halesworth, parce que je le suis pas. « Mais arrêtes, c'est pas vrai. C'est juste qu'il est... intéressant, c'est tout. Pour Julian... me pose même pas la question. J'en sais rien, mais il m'a chauffé et... et voila quoi. C'était juste une erreur de parcours, tu vois. » que je dis alors que ouais, mes propos sont vachement construits. Ouais, c'est vrai que me faire Julian, c'était vraiment irréfléchi et complètement stupide, je le sais. Mais j'avais déjà résisté à plusieurs de ses assauts. Il y a toujours un moment où on finit par céder, non ? Peut-être pas à tous les coups, mais... mais c'est comme ça. « Sérieusement ! Ses sœurs sont putain de bonnes mais lui, c’est un peu le moins gâté de la famille ! Et pourtant, je le vois tout le temps avec des gonzesses super bonnes ! Soit il est gay refoulé et c’est ce qui attire les filles – et je dois dire que c’est l’hypothèse que je préfère- soit il a des attributs énormes et sait s’en servir, soit il vous jette des sorts ou vous avez toutes des problèmes de vue. Non parce que franchement comme crétin on fait difficilement pire ! » Je rigole, parce qu'il me fait vachement rire, là. Je ne pense pas que Julian soit gay, vraiment pas. Mais c'est que mon point de vue. Quant à ses bijoux de famille, bah... il s'en sert plutôt bien, mais quitte à faire une comparaison, Reed est meilleur. « C'est plutôt un bon coup. Et je pense pas qu'il soit gay, désolée de te le dire, mais il l'est pas, en fait j'en suis sûre. Et puis c'est pas comme si Julian était vraiment laid, y a vraiment pire que lui. Bon après, c'est vrai qu'on peut pas tout avoir non plus et qu'il est pas forcément très intelligent, mais bon, que veux-tu, c'est comme ça. » que je lui réponds avec un air plus ou moins sérieux. Julian est chiant, très chiant, con aussi, mais quand on baise avec quelqu'un, généralement on se tape pas la causette durant l'action, bon après, chacun fait ce qu'il veut, mais bon... « Un accident ? Comment ça ? Elle va bien ? » qu'il me demande, captant subitement que Chelsea a eu un accident. Mais y a pas seulement Chelsea, y a Crys aussi. Putain, quand je pense que je me suis tapée leur frère pendant qu'elles avaient un accident, je suis vraiment conne. « Oui, oui, elles vont bien, enfin, elles ont des béquilles et je sais pas vraiment ce qu'elles ont eu. Mais elles vont bien, c'est le principal. Et y avait Crystel avec Chelsea. » que je lui dis en le regardant, un air sérieux, cette fois-ci, sur le visage.
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MessageSujet: Re: RUBEN&CASSIE ϟ i never saw you like that, what happened ?   Mer 2 Mar 2011 - 7:34



Ce n’était pas un pur hasard si aujourd’hui il était aussi proche de Cassie et ce malgré le fait qu’il soit une véritable tombe quand il s’agissait de parler de lui, de ses affaires, de ce qu’il aimait ou pas. Il n’était pas très évident d’être ami avec lui, loin de là, il fallait accepter les secrets et de ne jamais connaître la vérité dans son ensemble mais juste partiellement et ce pour sa sécurité et surtout celle du jeune homme. Pour ça, la blondinette était géniale parce qu’elle ne posait jamais de question et ce depuis le début de leur amitié, elle avait vite compris que quoi qu’elle tente et en dépit de ses charmes et de son pouvoir de persuasion, elle n’obtiendrait rien de lui. C’était de l’énergie économisée pour tous les deux et cela leur laissait le temps de faire autre chose comme apprendre à mieux se connaitre et profiter du temps qu’ils pouvaient passer tous les deux. C’est avec elle qu’il découvrit Los Angeles et les bonnes adresses de la ville avant de la traîner dans son univers, d’abord au salon de tatouages puis dans les boîtes latinos et autres restaurants et bars où la langue n’était plus l’anglais mais l’espagnol et où il n’était plus l’étranger mais presque le roi. C’était tout le paradoxe des Etats-Unis, d’une rue à l’autre, d’un quartier à un autre, on changeait complètement d’attitude vis-à-vis de vous et selon votre pays d’origine et c’était terriblement fatiguant de jouer constamment un double jeu. D’ailleurs, le désir d’adaptation et d’intégration du salvadorien finit bien vite par totalement s’évaporer, on ne faisait aucun effort pour le comprendre et ce même s’il parlait un anglais parfait, certes avec un fort accent mais qu’importait ? Il s’était attendu à vraiment mieux et n’avait pu masquer sa déception, heureusement qu’Ethan et Cassiopea relevaient le niveau, sinon il n’aurait probablement pas pris la peine de poursuivre ses études à UCLA, mélangé à ce tas de cons inintéressants et pourris gâtés qui ne connaissaient pas grand-chose au monde hormis ce qu’ils avaient pu lire dans les livres et qui semblaient persuadés que l’argent de papa et maman les privait d’apprendre les bonnes manières et d’avoir un peu de jugeote. Il n’avait pas grand respect pour ces personnes qui n’avaient aucun sens des responsabilités et passaient le plus clair de leur temps à s’en prendre à leurs parents. C’était quelque chose qui ne se faisait pas chez les hispaniques, il y avait une hiérarchie pré établies dans les familles, les parents à la tête et les enfants en dessous et c’était ainsi pour les garçons jusqu’à ce qu’ils deviennent des hommes et pour les femmes jusqu’à ce qu’elles passent sous l’autorité de leur époux. Il y avait un réel clivage entre les deux cultures, c’était à se demander comme tant d’Américains du Sud pouvaient réellement penser trouver l’El Dorado ici alors qu’il n’y avait que désespoir et immoralité.

C’était ce qu’il aimait tant chez sa meilleure amie, s’il pouvait l’appeler ainsi, elle avait beau être l’archétype même de l’américaine de base, amorale et libérée, elle avait toujours fait en sorte d’ouvrir son esprit pour comprendre le point de vue du jeune tatoueur sans le juger et sans le brimer parce qu’il ne voyait pas la vie de la même façon qu’elle. Et puis cette différence ne l’empêchait pas d’être là pour elle si elle en avait besoin, elle le savait pertinemment parce qu’il était souvent la première personne qu’elle contactait lorsqu’elle ne se sentait pas très bien et avait besoin de discuter. S’il n’était pas du genre à rester sérieux en toutes circonstances, il pouvait être de très bon conseil et à l’écoute quand il voyait que la situation l’exigeait. Ainsi, quand son couple implosa avec Andrea, il fit en sorte de passer la voir tous les jours et s’invita même à dormir chez elle à de nombreuses reprises pour s’assurer qu’elle ne ferait pas de conneries et surtout qu’elle s’alimentait et reprenait petit à petit goût à la vie. La voir dans cet état le toucha plus qu’il ne le montra et c’est ce qui le poussait à constamment prendre soin d’elle comme si elle avait été sa petite amie, la dimension sexuelle et les sentiments en moins. Il voulait palier à ses besoins et l’empêcher d’être de nouveau malheureuse, alors dès qu’elle émettait le désir de quelque chose, il s’empressait de lui offrir, parce qu’il n’y avait rien qu’il préférait que de dépenser son argent pour les autres. Contrairement à ce que l’on pouvait croire, il n’avait pas tant de besoins que ça, matériellement parlant. Il s’était acheté trois voitures et deux motos parce qu’il en avait rêvé depuis un bout de temps, il avait investi dans du matériel de tatouage et cela s’était arrêté là, il n’avait pas vu l’intérêt de se couvrir de bijoux ou même de s’acheter des dizaines de maison, il se contentait du minimum syndical et ça allait parfaitement, surtout s’il pouvait gâter ses proches dont Woodstock faisait partie. Ces derniers temps, il avait quelque peu failli à son devoir mais ses journées semblaient sans fin et c’était rare qu’il ait du temps à consacrer à ses amis plutôt qu’à ses obligations. Il fallait, de toute façon, qu’il trouve du temps pour la jeune femme, ne serait-ce que pour lui choisir une robe de témoin digne de ce nom. Déjà qu’elle risquait d’être l’une des rares américaines, mieux valait qu’elle soit au niveau et en mette plein la vue à tous les invités.

« Ca marche pas comme ça chez nous, la femme n’est pas l’égale de l’homme, elle obéit et s’occupe de lui et ne cherche pas à discuter. Si je suis pas forcément d’accord avec tous les paramètres qui régissent notre communauté, ça ne veut pas dire que ça me plait qu’elle me contredise tout le temps. C’est une vraie casse-couilles ! J’aurais préféré pouvoir choisir celle qui partagerait mon lit jusqu’à ma mort, c’est surtout ça qui me fait chier. Et puis le fait qu’elle soit cinglée n’arrange rien. »

Parmi ses hommes, Ruben était le plus progressiste de tous, ce qui donnait une brève idée de l’état d’esprit du reste de la gente masculine latino. Comme tout le monde, ils aimaient profiter de la vie et changer de partenaire à tour de bras mais en ce qui concernait le choix de leur femme, elle se devait d’être irréprochable, de savoir tenir une maison, s’occuper des enfants, du ménage et de son mari sans jamais rechigner à la tache ou même se plaindre, parce que généralement, les hommes en voyaient de toutes les couleurs et qu’ils avaient besoin de tout sauf de reproches en fin de journée. Pour ce qui était de la fidélité, le jeune homme était le seul à envisager de pouvoir se ranger pour une seule et même femme, choisie ou non, il jugeait que c’était la moindre des choses et qu’il s’agissait d’une question de respect, s’ils commençaient à butiner toutes les fleurs, ce serait un sacré bordel dans leur couple et il ne voulait pas qu’elle tombe enceinte sans être capable de dire si oui ou non il était bien le père du petit qu’elle portait. C’était le genre de doute qui pouvait le tuer et dont il ne voulait pas s’encombrer. Il termina son joint avant de l’écraser dans un cendrier qui ne se trouvait pas si loin que ça, sortant tout ce dont il avait besoin pour en rouler un autre. Il fumait trop, surtout ces derniers temps mais c’était plus fort que lui, il fallait qu’il décompresse et il ne connaissait pas trente-six moyens de le faire efficacement. Tant mieux, elle ne souhaitait pas se marier avec qui que ce soit pour le moment et il ne voyait rien à y redire, il n’arrivait pas à l’imaginer enchaînée à quelqu’un, il savait que c’était le genre de chose qui pouvait la rendre malheureuse et il ne supporterait pas de le savoir. De toute façon, il comptait bien avoir son droit de veto sur celui qui partagerait sa vie, ne serait-ce que pour avoir l’occasion de le menacer et lui faire comprendre que s’il blessait Cassy, il aurait le droit à une petite visite de Canjura et qu’il s’en souviendrait sûrement jusqu’à la fin de ses jours. Elle pouvait pavaner tant qu’elle voulait et affirmer qu’elle était une femme forte et avec beaucoup de caractère, cela ne l’empêchait pas d’être à fleur de peau, terriblement fragile, donnant envie à n’importe qui s’en rendant compte de la protéger et de la préserver de la mauvaise influence des hommes.

« De toute façon je ne te laisserais pas te marier avec n’importe qui , tu peux en être sûre ! Quant à moi, c’est parce que je suis un gentleman mais on n’est pas tous comme moi, c’est pour ça que je te préviens, tu risques d’avoir des surprises. » lui assura-t-il avec un sourire en coin tandis qu’il rangeait son sachet d’herbe dans sa poche et allumait son autre joint pour le lui tendre

Elle pouvait se mentir à elle-même tant qu’elle voulait, il fallait être aveugle ou con pour ne pas remarquer que ce type, ce Reed ou il ne savait plus son nom, lui avait tapé dans l’œil et était assez important pour qu’elle veuille se calmer comme la rumeur le prétendait. Il ignorait ce qu’il avait pu lui faire pour l’encourager à délaisser son comportement de débauchée mais il avait dû mettre le paquet, ce qui amusait Ruben plus que de mesure. Ce type devait être intéressant à rencontrer et il ne se priverait pas de ça s’il en avait l’occasion.

« Intéressant hein ? » lui lança-t-il avec un lever de sourcil suspicieux avant d’éclater de rire et de reprendre, enfin calmé « Te fous pas de mal gueule, ça se voit à des kilomètres, je te connais par cœur et y a rien de mal là-dedans, seulement fais attention à toi ! Quant à Williams, j’ai juste besoin d’une bonne raison pour lui botter le cul, j’en ai envie depuis tellement longtemps, ce type est insupportable. »

Il détestait Williams autant qu’il appréciait ses sœurs, c’était tout le paradoxe de ses rapports avec eux mais ça ne le gênait pas le moins du monde, il ne comptait pas se forcer pour faire plaisir à qui que ce soit et cela aurait été pire s’il avait osé sortir avec Cassy, il lui aurait probablement fait la misère pendant de longs mois et aurait fait en sorte qu’il dégage du décor pour laisser la place à quelqu’un qui méritait réellement la jeune femme et qui serait capable de lui faire aucun mal. Elle avait assez trinqué avec sa seule et unique relation sérieuse et ce même si elle en était en partie responsable, il ne voulait pas avoir à la ramasser de nouveau à la petite cuillère.

« Comme quoi on peut pas tout avoir, mais je savais déjà qu’il était aussi con qu’une huître ! » affirma-t-il en s’enfonçant dans le canapé « Dis, tu voudrais pas me ramener quelque chose à boire s’il-te-plait ? »

Mais bien vite il oublia la soif ou même la faim qui revenait à grand pas pour se concentrer sur l’accident de l’une des jumelles, des deux en réalité et il ne put se défaire de ce sentiment d’angoisse qui l’étreignit. Crystel était sa petite princesse, la deuxième après Cassy, celle qu’il passait voir parce qu’il appréciait sa compagnie autant que les prouesses au lit et autant dire que cette nouvelle était un putain de choc.

« J’appellerai Crystel demain pour savoir comment elle va et si je peux passer la voir. Personne ne m’a mis au courant de cette histoire, j’aurais pensé qu’Aaly le ferait … »

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