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AVERY&JULIAN ♦ i'm fighting against myself.

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MessageSujet: AVERY&JULIAN ♦ i'm fighting against myself.   Dim 6 Fév 2011 - 2:42

Je traine dans ma grande maison. C'est fucking vide. Je sais qu'il y a Crystel et Liyah dans la maison. Mais sans Chelsea, c'est fuck vide. Je sais pas si je peux y arriver. Je comprend pourquoi elle n'est plus à la maison. Je me doute également qu'elle n'est pas chez Cassie. J'sais pas où elle est et ça me rend fucking fou. Je tourne en rond dans une maison trop grande malgré le fait qu'elle soit habitée par Liyah, Crys, Carter, notre père et moi. J'ai messed up rare et j'sais pas quoi faire avec ça. J'ai fait du ménage -cinq fois- j'ai écouter la télévision -trois heures- et j'suis pas foutue de m'endormir. Je ne suis pas capable. En quelques jours a peine, j'ai couché avec Cassie, mes soeurs ont eu un accident, Web Miss à tout déballer pour moi et Cassie et je suis en fausse relation sur Facebook avec Brittany Lagerfelt. J'crois pas que cette semaine soit la meilleure de mon existence. Loins de là. Je vois Liyah qui sort de sa chambre, probablement exaspérée par mon comportement. « tu vas arrêter, Julian ? Tu m'emmerdes -grave. » Elle dit cela que pour m'emmerder. Je sais bien qu'elle dit pas cela pour être méchante. Elle sait que j'suis pas bien en ce moment. Je sais également que c'est ma putain de faute. Je m'approche d'elle et la serre dans mes bras le plus possible. Assez pour l'étouffer, mais pas assez pour qu'elle meure. C'pas facile d'être la dernière d'une famille. J'ai un peu l'impression que c'est moi qui l'a élevé et de voir à quel point c'une bonne personne, j'suis heureux. « je t'aime aussi, Liyah. » Je passe mon regard vers la cuisine. Je pose mes yeux sur mes clées de voitures et j'ai une idée. Je pose mes lèvres sur le front de ma soeur et je lui dis « Liyah, je sors. J'ai des trucs à faire. Je t'appelle plus tard. » Je suis distrait, mais je sais qu'elle espère de tout son coeur que je vais pas rejoindre une fille random. Je prend mes clées de voitures et je file. Je file à la dernière place sur terre où je penserais aller ce soir. Vers la seule personne qui m'ai jamais comprise à part Chelsea et vers la deuxième personne la plus frustrée après moi dans cette ville. Avery McAllister. Il faut bien que je commence à présenter mes excuses, donner des explications à quelqu'un. Il y a aussi le fait que je ne veux pas m'avouer que j'ai besoin de voir McAllister. Même si je sais que ça ne me ferais peut-être pas du bien de le faire.

Je conduis jusqu'à Santa Monica. Je ne porte pas attention à grand chose. Je pense à l'arrêt de mort que je vais signer, je me demande sincèrement ce que je vais faire. J'suis complètement perdu et ça m'étonne que j'essaie de retrouver mon chemin en allant vers la personne qui m'a perdu en premier lieux. J'arrive finalement à son appartement, addresse que j'ai soutiré à Crystel, vu que j'sais qu'elle a dormi là-bas. J'inspire profondément alors que j'arrête le contact. Je sors de ma caisse et j'hésite un moment. « vas-y Julian. » Je sais que peut-être je vais faire la pire connerie de ma vie. Toutefois, je ne vois pas pourquoi je ne devrais pas essayer. Je marche lentement, peut-être pour me donner du courage. J'entre à l'intérieur de l'immeuble puis je monte jusqu'à son appartement. J'inspire un bon coup, puis je frappe. J'attend quelques instants et elle ouvre la porte. Je vois immédiatement qu'elle est pissed. Ça a peut-être rapport au truc avec Brittany, je le sens. Je fake de sortir avec elle que pour deux raisons. 1. Avery et Gavin on couché ensemble, alors j'aide Brittany. 2. D'une certaine façon, j'ai l'impression de reprendre ma revanche. C'est pas sain, je le sais parfaitement. « Avery ... »
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MessageSujet: Re: AVERY&JULIAN ♦ i'm fighting against myself.   Dim 6 Fév 2011 - 15:08








Dire qu’elle avait été assez stupide et surtout naïve pour penser que ses révélations ramèneraient tout à la normale, lui feraient récupérer la seule personne qu’elle ait jamais aimé d’un amour aussi inconditionnel que destructeur. Non, les seules choses que ça avait suscitées chez Julian furent de la colère contre le père McAllister, cette envie irrépressible de le tuer et qu’il partageait avec Avery et surtout un putain de besoin de baiser tout ce qu’il passait à sa portée, bien qu’il y consacrait déjà pas mal de son temps libre bien avant qu’elle ne remette les pieds à LA. Autant dire qu’elle avait vécu ça comme une autre trahison. Oui, c’est vrai, c’était elle qui était partie cinq ans plus tôt avec ses secrets et sa douleur et ce sans donner la moindre nouvelle mais elle pensait avoir de bonnes raisons alors que lui, il osait agir comme un putain de gamin après ce qu’elle lui avait confié difficilement ! La brunette n’était pas du genre à se livrer ou à mettre ses sentiments sur la table comme beaucoup de personnes pouvaient le faire sans se soucier des conséquences. Pas elle, car la peur panique de souffrir l’invitait à la prudence tant et si bien que ses démonstrations d’amour étaient relativement limitées, principalement depuis sa séparation prématurée avec Williams. Pourtant, elle avait pris sur elle et fait un effort énorme pour lui faire comprendre que son départ n’avait rien à voir avec lui ou avec un autre homme ou bien tout simplement avec la folie pure qui l’avait rendu célèbre mais seulement avec un drame dont elle se serait volontiers passée. A priori ça ne l’avait pas franchement convaincu, pas même marqué pour qu’il passe aussi vite à autre chose et outre la déception et la tristesse que tout cela lui inspira, elle était également en colère, contre lui et puis contre elle. C’était tout à fait elle de s’imaginer qu’après autant de temps, elle pourrait recoller les morceaux et tenter de rattraper toutes ces années de perdues, incroyable que malgré toutes ses mésaventures elle soit encore capable d’espérer et de fonctionner grâce à cet espoir déraisonné pour finalement se retrouver au pied du mur et complètement démunie. Mais le coup de grâce fut sans doute apportée par l’officialisation de la relation de monsieur avec la junkie de Gavin, ce qui termina de foutre McAllister en rogne et de faire de Julian Williams la personne à éviter par excellence. Elle ne voulait ni le voir et encore moins en entendre parler et pas seulement pour son comportement indigne mais aussi parce que ce crétin était parvenu à faire du mal à Reed. Elle s’était beaucoup souciée de cette histoire jusqu’à ce qu’elle découvre que cette fille n’était autre que la blondasse qui lui avait volé sa place et accessoirement meilleure amie de Chelsea dont la blondinette ne voulait plus entendre parler. Reed eut le droit au savon de sa vie avant que Chelsea finisse par débarquer pour prendre ses quartiers chez son ancienne meilleure amie, seul endroit où elle pensait pouvoir avoir la paix et Ave n’eut pas le cœur de lui fermer la porte au nez, au nom de toutes ces années d’amitié et de l’amour qu’elle avait pour les Williams malgré la connerie incommensurable du frère aîné.

S’il n’y avait que ça, elle aurait peut-être pu gérer sereinement en faisant mine de ne rien ressentir, d’être complètement indifférente à ces histoires puériles qui l’épuisaient qu’autre chose mais malheureusement pour elle, la Webmiss eut la bonne idée de dévoiler publiquement les raisons de son départ de la cité des anges. Un coup bas qui plongea la brunette dans une véritable déprime, elle n’allait plus en cours et passait le plus clair de ses journées à faire le ménage, cuisiner et regarder la télé et ses sorties se limitaient aux répétitions avec le groupe. Elle avait hâte de partir en tournée, de quitter cette ville de tarés pour vivre autre chose loin de tous ceux qui lui faisaient du mal et étaient incapables de lui rendre tout l’amour qu’elle distribuait sans compter. Harry avait bien essayé à de nombreuses reprises de la faire sortir en l’invitant à prendre un verre mais chaque fois elle avait décliné et il avait souvent atterri chez elle pour discuter un peu, sans doute pensait-il avoir sa chance prochainement, en l’écoutant et en étant là au bon moment mais il était la dernière personne qu’elle envisageait. D'ailleurs, elle ne voulait de personne, ses dernières expériences lui avaient suffi et la seule chose dont elle avait réellement envie, c’était qu’on lui fiche la paix et tirer un trait définitif sur les mecs et tout le mal qu’il pouvait faire malgré eux. Ce soir, par miracle, elle avait décidé de mettre le nez dans ses livres, travaillant son cours sur l’histoire contemporaine, la guerre froide et tout ce qui en découlait. Comme souvent depuis qu’elle limitait ses sorties, elle portait un débardeur et un short le tout complété par des tongs simples alors que ses cheveux d’un noir de jais étaient relevés en un chignon approximatif. Niveau glamour et style, elle pourrait repasser mais ça lui était égal, il n’y avait personne à séduire et elle doutait que ça importe à son livre d’histoire de la voir maquillée ou non.

« Avy… Je… Je bouge, tu as besoin de quelque chose ? » tenta Reed
« Non. » répondit-elle froidement
« Si tu veux, je peux rester. »
« Ne te prive pas d’une super soirée avec la reine des poufs, je m’en voudrais vraiment de t’empêcher de sortir. »
« Avy tu fais vraiment chier avec ta tête de con ! »
« J’essaie de prendre soin de toi, idiot, je ne veux pas qu’on te fasse du mal et toi tu choisis la fille qui se fait baiser par n’importe qui ! Bravo, je vois que tu as le sens de la contradiction mais tu risques de perdre gros. »
« J’apprécie vraiment l’amour que tu me portes mais je suis assez grand pour savoir ce que j’ai à faire et j’ai pas besoin d’une autre mère ! »
« Alors pourquoi tu te fais chier à argumenter avec moi si tu as déjà pris ta décision ? » s’exaspéra-t-elle en se tournant enfin vers lui
« Parce que je n’aime pas me disputer avec toi mais t’es parfois tellement têtue. Je sais que ça va pas en ce moment et plutôt que d’en parler, tu te renfermes sur toi et tu t’en prends à tout le monde, j’y peux rien si t’es malheureuse Avy et je ne veux pas me forcer à l’être aussi pour te faire plaisir. »
« Alors c’est ce que tu penses ? Que je veux que tu sois malheureux ? T’es complètement à côté de la plaque Reed ! Tu sais quoi, fais ce que tu veux, ok ? Fiche moi la paix ! » répliqua-t-elle la voix tremblante

Les larmes aux yeux, elle se tourna vers ses feuilles et son livre, essayant de réprimer tant bien que mal cette envie de pleurer à laquelle elle n’avait pas cédé depuis quelques heures maintenant. Il hésita à venir la prendre dans ses bras puis se ravisa, se dirigeant vers la porte avant de changer une nouvelle fois d’avis et de franchir la distance qui les séparait pour venir embrasser sa tempe en signe d’excuse et surtout parce qu’il savait qu’elle ne lui permettrait pas de la consoler encore une fois.

« Je ne rentre pas tard. » murmura-t-il avant de quitter l’appartement

Cette nuit encore, elle finirait par le rejoindre dans son lit, parce qu’elle peinait à dormir toute seule et que contre lui, elle parvenait à se calmer un peu et lorsque cela n’était pas le cas, il lui sortait des blagues d’un niveau discutable pour la faire sourire et lui occuper l’esprit pour qu’elle ne pense plus à rien. Sans Reed et Chelsea, les choses auraient été invivables, elle le savait. Il était parti depuis plus d’une heure maintenant quand on frappa à la porte. Il avait un trousseau de clés et n’aurait pas pris la peine de frapper si ça avait été lui mais la blondinette n’avait pas encore le sien et il y avait de fortes chances pour que ce soit elle. La brunette poussa un soupir avant de se lever de sa chaise et de traîner les pieds jusqu’à la porte, prête à sortir une remarque pleine d’humour sur la capacité qu’avait son ancienne meilleure amie à faire chier le monde bien que ça amusait toujours Avery. Autant dire que ce fut la surprise intégrale de se retrouver devant Williams mais pas le bon numéro. Qui lui avait donné son adresse ? Si elle mettait la main sur cette personne, ça risquait de faire des étincelles, à coup sûr. Autre question : qu’est-ce que ce connard faisait sur son pallier, l’air plein de remords ? Elle connaissait ce regard, c’était celui qu’il avait quand il venait s’excuser après qu’ils se soient engueulés pour une broutille mais cette fois elle n’était pas d’humeur et il n’y aurait pas de fin heureuse, s’il avait des envies à assouvir, il n’avait qu’à appeler Brittany la junkie, à coup sûr elle saurait le réconforter. Il a à peine le temps de prononcer son prénom qu’elle lui lança :

« Va te faire foutre ! » avant de lui claquer la porte au nez

A sa simple vue, son sang s’était mis à bouillonner dans ses veines et pas du tout dans le bon sens de l’expression, au contraire, elle avait fermé la porte pour ne pas l’étrangler et lui refaire le portrait à sa manière. Quel culot il avait de débarquer ici pour s’expliquer ! Elle l’avait attendu depuis leur dernière rencontre et pourtant, jamais il n’avait cherché à la revoir et elle soupçonnait ses mauvaises intentions, après tout, il devait sûrement s’ennuyer depuis que Cassie s’était plus ou moins rangée avec Reed alors pourquoi ne pas venir voir la seule et unique qui ne lui dirait jamais non ? Bien sûr ! Il pouvait crever devant la porte, elle n’en avait plus rien à foutre. Mais loin d’être refroidi par l’accueil, il se mit à taper à coups de poings contre la porte cette fois-ci, lui demandant d’ouvrir ou plutôt lui gueulant de le faire ce qui fit aboyer le chien du voisin et le fit sortir puisqu’elle entendit sa voix se mêler à celle de Julian. Et voilà que maintenant il lui attirait des emmerdes. Défaisant l’élastique de ses cheveux, elle les remit en ordre avant de se diriger vers l’entrée et d’ouvrir enfin la porte, agrippant le t-shirt de son ex petit ami pour l’entraîner à l’intérieur alors que son voisin allait ouvrir la bouche pour faire une remarque mais déjà la porte se refermait sur sa gueule antipathique. Rapidement, elle mit de la distance entre eux et ne se défit pas de son air excédé et arrogant. Les bras croisés, elle l’observait avec défi.

« Qu’est-ce que tu fous là ? Tu me veux quoi ? Si c’est Chels’ que tu cherches, elle ne veut plus voir ta gueule et si c’est Cassy, désolée mais elle est interdite d’entrée ici mais je doute que Reed veuille t’aider après que tu l’aies baisé aussi. Pour ce qui est de ta petite amie junkie, j’en sais rien, sûrement en train de se piquer dans un coin ou bien de vendre son cul pour une dose. Maintenant que j’ai répondu à toutes tes éventuelles questions, tu peux te tirer parce que ma patience est limitée et que j’ai qu’une envie, te foutre mon poing dans ta sale petite gueule d’arrogant ! T’es qu’un connard Williams, j’espère que tu en as au moins conscience ! »

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MessageSujet: Re: AVERY&JULIAN ♦ i'm fighting against myself.   Mar 22 Fév 2011 - 3:06

Moi, Julian Williams, faire du ménage. C'est pas peu dire que ça relève du miracle. J'suis pas sans savoir que c'est pas faire du ménage qui va ramener Chelsea à la maison. Je pourrais toujours lui promettre de passer la serpillère, mais j'crois pas que ça va changer quelque chose. J'en avais marre de passer le balais alors j'suis sorti. Je savais exactement où aller, même si je n'étais pas sans ignorer que ça allait pas être facile. Je préfère largement une confrontation que de l'inquietude qui me ronge depuis que la jumelle sportive ne donne plus signe de vie. Je me dirige consciemment ou pas vers l'appartement d'Avery McAllister. « Va te faire foutre ! » Alors que j'ai cogné à sa porte, c'est la seule réponse que n'obtient de mon ex. Je m'attendais à pire d'Avery. Une gifle bien lancée avant que j'puisse dire un truc, n'importe quoi. Tout ce que je reçoit, c'est la porte sur le nez. Heureusement que je ne m'étais pas avancé. Je marmonne légèrement « putain ! » puis je tabasse la porte. Elle est bien forcée de m'faire entrée si elle veut pas être accusée de tapage nocturne. Elle le réalise également et Re-ouvre sa porte quelques instants plus tard. Elle saisit mon tee shirt et me traine à l'intérieur. Elle est toujours aussi foutrement forte. J'ouvre la bouche pour dire un truc, mais j'ai assurément pas le temps. « Qu’est-ce que tu fous là ? Tu me veux quoi ? Si c’est Chels’ que tu cherches, elle ne veut plus voir ta gueule et si c’est Cassy, désolée mais elle est interdite d’entrée ici mais je doute que Reed veuille t’aider après que tu l’aies baisé aussi. Pour ce qui est de ta petite amie junkie, j’en sais rien, sûrement en train de se piquer dans un coin ou bien de vendre son cul pour une dose. Maintenant que j’ai répondu à toutes tes éventuelles questions, tu peux te tirer parce que ma patience est limitée et que j’ai qu’une envie, te foutre mon poing dans ta sale petite gueule d’arrogant ! T’es qu’un connard Williams, j’espère que tu en as au moins conscience ! » Je suis foutrement sidéré. De quoi elle parle putain ? Chelsea peut pas être chez elle, elle ne sait même pas qu'elle est revenue. J'me retourne et je pose les yeux direct sur les affaires de ma sœur. Je serre les poings et mes jointures blanchissent. « oh putain ! Chelsea est chez toi et t'as rien dit ? J't'emmerde. J'me fous qu'elle veuille pas m'voir, au moins qu'elle fasse signe de vie a Jason ou a Crys tant que j'y pense ! J'suis pas là pour Cassie et j'ai décidément rien a faire de Reed. Pour ce qui est de Brittany, tu te la fermes, parce que tu ne la connait pas. Arrête de la jugée sans savoir, c'est quelque chose que tu devrais savoir, maman.  »

Je pense. Je réalise et putain. C'est clairement parce que j'suis en colère. Parce que je me trouve foutrement con en ce moment. J'arrive pas à croire que je l'ai réellement appelée maman. Putain. J'me sens mal a un point inimaginable. «  Merde, Avery. Je voulais pas ... » oui je voulais être méchant. Non je ne voulais pas l'être avec ce sujet. J'pouvais simplement pas utiliser le truc sur notre gosse pour l'atteindre. J'ai mal putain. Mal pour ce que j'ai dis, pour les conneries que j'ai fait et pour ce que je peux lui dire. Putain ça fait chier. Tout serait tellement plus simple si je l'avais oublier pour de bon et pour de vrai. J'vais subir ses fureurs, je le sens. Je le vois a son air choquée. «  JE SAIS QUE JE SUIS CON ! J'le sais putain. J'ai pas envi d'me tirer et j'vais certainement pas le faire. J'suis pas en couple avec Lagerfelt. J'lai jamais été. J'voulais que tu le crois, car je savais que t'avais couché avec Gavin. Brittany pouvait rendre jaloux Gavin et pour ma part, c'était une sorte de revanche. J'ai mal réagis, je sais. Mais j'sais pas comment agir autrement alentour de toi. Tout ce qu'on sait faire présentement, c'est faire mal a l'autre. C'est pas de ce que j'ai envi. »

craignos comme réponse, mais j'ai pas le temps de faire mieux je dois mourir puisqu'il est 2h du mat et que je pars en ski dans six heures
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MessageSujet: Re: AVERY&JULIAN ♦ i'm fighting against myself.   Jeu 24 Fév 2011 - 19:36

Ce n’était pas le bon moment et ce pour quoi que ce soit. Des explications, une mise au point ou bien même une simple discussion. Elle était trop fatiguée et fragile après le déballage de son terrible secret pour avoir envie de se battre avec ses amis et encore moins avec ceux qui ne l’étaient plus. Autant dire qu’il tombait très mal, en pleine remise en question personnelle et moment de doute dans la vie de la jeune femme et il était la dernière personne qu’elle avait envie de voir parce qu’il avait justement contribué à faire d’elle la loque qu’elle était en ce moment même et qui ne lui ressemblait pas. Avery McAllister n’avait jamais fait partie des gens faibles et qui cèdent facilement à la dépression, bien au contraire, elle possédait un caractère fort qui la mettait à l’abri de beaucoup de choses, elle encaissait sans rien dire jusqu’à ce que ses limites soient atteintes et qu’elle perde pied et c’était ce qui s’était produit, sans même s’en rendre compte, elle avait sombré malgré elle et peinait à refaire surface, préférant se terrer chez elle plutôt que d’affronter le jugement des autres. Oui, c’était lâche, elle n’était pas la dernière à l’admettre mais tout ce dont elle avait besoin c’était du temps et de la paix pour se reconstruire et tenter d’aller au-delà de toute cette histoire. Elle se remettait vite, c’était dans sa nature, elle trouvait toujours quelque chose qui la réjouissait et la poussait à avancer et là, c’était l’idée de pouvoir de nouveau quitter la ville. Cette possibilité lui avait trotté dans la tête peu après ses retrouvailles mouvementées avec Julian et ne la quittait plus désormais. Certes, elle serait seule et loin de tous ceux qu’elle aimait mais après avoir fait ses petits calculs, c’était bien moins douloureux que de se trouver dans la même ville qu’un ex petit ami volage, que la grande majorité de ses amis, de ses conquêtes d’un soir, autrement dit source d’emmerdements. Lorsqu’elle était seule face à la dure réalité de la vie, sa sœur pour unique compagnie, les choses s’avéraient bien moins complexes et pénibles, elle n’avait pas à s’inquiéter du qu’en dira-t-on, elle devait juste travailler pour subvenir à leurs besoins, s’amuser avec des types de passage et reprendre sa vie sans même se préoccuper du fait qu’il y ait une quelconque morale dans son comportement. Ici, on était scruté constamment, observé à la loupe et au moindre faux pas, ça ne manquait pas, on avait le droit de se faire remonter les bretelles de la pire des façons qui soit. Elle qui avait toujours cultivé les secrets, ne supportait pas déballe sa vie sur la place publique et encore moins quand ça poussait sa mère à lui téléphoner pour se plaindre que les voisins avaient porté plainte contre eux… Qu’y pouvait-elle ? Etait-elle l’élément déclencheur de toute cette pagaille ou bien était-ce seulement le destin qui s’amusait de leurs pathétiques existences ?

Face à lui, ce fut la colère qui prit le dessus sur la tristesse et qui lui donna l’impression de revivre et de se sentir enfin bien. Elle n’était elle-même que lorsqu’elle frappait et hurlait dans tous les sens, il la connaissait assez pour le savoir et pourtant, il débarquait ici pour avoir des explications ou bien pour des raisons auxquelles elle ne voulait pas penser pour ne pas lui mettre son poing dans la figure avant de le castrer et de le virer de chez elle. Sans même lui laisser l’occasion de parler, elle fit en sorte de lui faire comprendre qu’elle avait eu vent de toutes ses mésaventures, qu’elle n’approuvait pas d’ailleurs et qui les dégoûtaient pour être franche, et qu’il en allait de même pour sa sœur. Sa place n’était pas chez elle, auprès d’elle, sa place était chez lui avec ses autres sœurs ou sa copine du moment. La brunette ne comprenait pas ce qui l’animait, ce qui lui plaisait dans le fait de prendre du plaisir dans une situation particulièrement malsaine. Ils n’étaient plus ensemble, il ne lui devait rien, il savait ce qui l’avait poussé à partir et à présent, ils étaient quitte, ils pouvaient faire leur vie chacun de leur côté sans que ça n’affecte l’existence de l’autre, depuis leur seule et unique rencontre, il lui avait très bien fait comprendre et autant dire qu’elle avait parfaitement reçu le message, que ce soit après avoir appris pour Cassy ou bien quand cet abruti avait changé de statut sur facebook, s’affichant avec l’ex de Gavin pour d’obscures raisons … Ca pouvait sembler anodin et même ridicule mais Ave s’était sentie terriblement blessée et trahie, sans doute parce qu’il avait brisé ses illusions en un clin d’œil, si bien qu’elle avait fini par mettre de côté ses bonnes résolutions. Pourquoi se serait-elle privé, se préservant pour un homme qui ne voulait plus d’elle et qui ne voyait plus aucun attrait dans le fait d’entretenir une quelconque relation avec elle. Certes, il y avait mieux mais elle avait fini par croire que leurs sentiments et leur connaissance de l’autre seraient des arguments assez forts pour le faire flancher. Visiblement pas … Il avait fait son choix alors pourquoi devait-il remuer le couteau dans la plaie ? Maintenant qu’il avait perdu toutes ses chances de la récupérer, il devait sans doute vouloir s’assurer qu’il avait toujours une certaine emprise sur elle et qu’il n’aurait qu’à claquer des doigts pour qu’elle lui saute dessus. Il n’y avait rien de moins sûr.

« Je ne suis pas responsable de ses actes ! Elle est adulte et fais ce que bon lui semble alors tu calmes ta joie et tu baisses d’un ton. T’es pas chez toi ici et en prime t’es pas le bienvenu ! » lui balança-t-elle, la mâchoire serrée et les mains sur les hanches, visiblement exaspérée

Si cela s’était arrêté à des noms d’oiseaux, autrement dit son domaine de prédilection, les choses auraient été d’une simplicité enfantine et elle aurait fini par le foutre à la porte pour de bon après lui avoir balancé en travers de la gueule tout ce qui pouvait la blesser et la dégoûter d’entendre jusqu’à son prénom. Et pourtant, il avait fallu qu’il sorte l’argument suprême pour avoir le dessus et l’écraser comme une merde, l’humiliant une dernière fois histoire de terminer le travail au cas où elle n’aurait pas compris qu’à ses yeux, elle ne valait rien. Son visage se décomposa, passant par toutes les couleurs jusqu’à ce qu’il devienne d’une pâleur extrême et qu’elle sente les larmes lui monter aux yeux. Ses sourcils finirent par se défroncer, elle n’avait même plus la force d’être en colère, submergée par l’émotion et la peine. Il aurait pu l’attaquer sur n’importe quoi : Gavin, Ethan et les autres mais certainement pas sur ça. Il n’avait pas le droit de se servir de cet enfant parti trop tôt pour lui faire mal et l’atteindre. Elle aurait pu le frapper et le mettre dehors pour de bon mais même ça, elle ne s’en sentait plus capable, ses membres semblaient être faits de coton et c’était à peine si elle tenait debout. Par précaution, elle préféra s’installer sur le sofa, prenant son visage entre ses mains pour laisser couler ses larmes dans la discrétion la plus complète, pleurant en silence tout en espérant que ça ne durerait pas encore des heures et heures avant qu’elle soit capable de se calmer. Jamais elle n’avait plus haït Williams qu’à cet instant. Jamais elle ne l’avait plus méprisé que maintenant. C’était lui le pauvre type et pas elle, non, pas elle. La californienne n’eut pas besoin de le dire que déjà il s’en rendit compte et lui offrit de pitoyables excuses qu’il ne pensait même pas avant de s’enflammer et de tenter de justifier son comportement de sale con prétentieux et arrogant. Pourquoi ce besoin de lui expliquer, de lui rendre des comptes alors qu’il criait sur tous les toits qu’elle n’était plus rien pour lui, qu’il n’avait plus besoin d’elle… Pourquoi lui faire ça maintenant alors qu’elle était terriblement vulnérable ? Elle priait de toutes ses forces pour que Reed rentre plus tôt que prévu et fasse ce pour quoi elle n’avait pas la force : le dégager d’ici.

« Pourquoi tu me dis tout ça ? » finit-elle par lâcher d’une voix étouffée, le visage toujours caché par ses mains alors qu’elle reniflait

La brunette finit par laisser entrevoir son visage dont les yeux étaient rougis par les larmes et les joues encore humides de tout ce qu’elle avait pleuré. Lentement, elle se pencha sur la table et attrapa un mouchoir avec lequel elle s’essuya les joues et les yeux, réprimant ses soubresauts et son irrépressible envie d’aller se réfugier sous sa couette. Ses larmes ne coulaient plus mais elle ignorait combien de temps cela durerait. Elle finit par se lever pour attraper un pull de son meilleur ami et l’enfiler pour se réchauffer, espérant écourter ce moment. Dos à lui, elle observait le mouvement dans la rue malgré l’heure avancée.

« Je m’en fous de tes excuses, tu ne me dois rien. Maintenant je veux que tu partes, tu as fait assez de dégâts comme ça. Ce dont tu as envie ne m’intéresse plus, pas plus que ce que tu fais, ce que tu veux, tes projets et même tes petites amies. Tu as toi-même décidé qu’on ne serait plus rien l’un pour l’autre, tu peux te féliciter, tu as gagné ! Ne prends pas la peine de faire comme si tu avais encore quelque chose à foutre de moi, ça nous fera gagner du temps. Je parlerai à Chels quand elle rentrera , pas pour toi mais pour Crys, Liyah et Jaz ! Maintenant que ta mission est rempli, plus rien ne te retient ici ! » lui dit-elle avec calme

Oui, il y avait pas mal de mensonges là-dedans, sinon comment aurait-elle su tous les noms de ces filles qu’il avait sauté ? Mais ça importait peu, elle voulait qu’il lui fiche la paix et cesse de l’importuner et de lui donner des excuses qui puaient le mensonge et le remord. Il se sentait coupable parce qu’elle avait perdu leur gosse ? Qu’il soit rassuré, elle assumerait ça toute seule jusqu’à la fin de ses jours pour qu’il puisse profiter de son abonnement aux fournisseurs de capotes du pays. Chacune de ses mains se trouvait sur l’un de ses bras qu’elle frictionnait pour tenter de se réchauffer alors qu’elle attendait avec impatience qu’il prenne le chemin de la sortie mais rien ne se produisit.

« Barre-toi Williams ! Je t’ai assez vu ! » crut-elle bon d’ajouter au cas où il n’aurait pas compris


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MessageSujet: Re: AVERY&JULIAN ♦ i'm fighting against myself.   Mar 8 Mar 2011 - 0:41

j'ai adoré ta réponse, c'est fou I love you

Avery McAllister est la seule femme que j'ai réellement aimé. Elle est aussi la seule femme qui soit aussi violente sur cette planète. Pas seulement niveau physique, mais niveau psychologie. C'est clair que sa famille n'aide pas, mais je ne voulais pas d'une autre Avery. C'est elle ou rien du tout. J'ai merdé quand elle est partie et bordel je crois presque avoir couché avec tout L.A. Je ne pensais pas, parce que chaque pensée me ramenait directement à elle. Elle était omniprésente. Ça m'étonne que Chelsea se rende chez son ex meilleure amie afin de m'eviter en pensant réellement que je ne débarquerais pas. Bordel, Avery me manque et Chelsea me manque. Ma vie sans emmerde me manque, point.  « Je ne suis pas responsable de ses actes ! Elle est adulte et fais ce que bon lui semble alors tu calmes ta joie et tu baisses d’un ton. T’es pas chez toi ici et en prime t’es pas le bienvenu ! » Je parle comme je veux, putain. J'ai pas de signe de vie de ma sœur et ça me rend malade. Elle sait, Avery. Elle sait à quel point ma sœur compte pour moi et elle était pas foutu de me texter. Rien. Si c'était sa sœur, et que j'avais été elle, J'me serais prit une gifle monumentale « ouais bah quand la personne en question fout le camp de sa  résidence quelques semaines après un grave accident, j'ai le droit de savoir. Imagine si c'était ta sœur au lieu de la mienne. Tu réagirais comment ? J'me tire bientôt t'inquiète. »

J'ai pas le droit et bordel j'me sens mal. Je fais pleurer McAllister et je me sens foutrement mal. Je le vois à son visage blême, puisque je la connais par cœur. J'ai envi de me frapper. Parce que ça m'prend un temps fou Annalyser ce que je veux et parce que je ne pense pas à ce que je fais et/ou dit la plupart du temps. J'ai mal a en crever, parce que si je voulais qu'elle ait mal, ce n'est certainement pas à ce sujet. Je m'enflamme et je dis tout ce qui me passe par la tête.  « Pourquoi tu me dis tout ça ? » C'était une foutu bonne question, car je ne le savais pas réellement. Tout ce que je savais, c'est que j'en avais marre de souffrir. Je voulais que ça cesse et bordel, c'est avec elle. Une bonne fois pour tout. « Parce que malgré c'que j'ai pu dire avant, c'est pas que de ta faute. J'suis con et je fais des erreurs et pas des petites. »

Avery se résonne d'elle-même. Elle laisse paraitre son visage baigné de larme. J'ai qu'une envie, de les sécher. C'est plus moi qui ait une raison d'être en colère, c'est elle. Je fais mon connard sur des trucs que J'devrais pas. Plus j'y pense, plus ça me sidère. Ce gosse, il aurait été mien. Un petit être rien qu'à moi et bordel, mes sœurs auraient fait des tantes géniales. Ce gosse aurait eu une famille magique. C'est clair que lorsque je l'aurais apprit ça aurait été une sacré douche froide. Toutefois, sous pression j'ai comme un don pour avoir les fucking de bonnes décisions. Elle se lève et prend le chandail de Reed -du moins j'espère que c'est celui de Reed et pas d'un mec qui EDF venu la voir elle ... Ou ma sœur. « Je m’en fous de tes excuses, tu ne me dois rien. Maintenant je veux que tu partes, tu as fait assez de dégâts comme ça. Ce dont tu as envie ne m’intéresse plus, pas plus que ce que tu fais, ce que tu veux, tes projets et même tes petites amies. Tu as toi-même décidé qu’on ne serait plus rien l’un pour l’autre, tu peux te féliciter, tu as gagné ! Ne prends pas la peine de faire comme si tu avais encore quelque chose à foutre de moi, ça nous fera gagner du temps. Je parlerai à Chels quand elle rentrera , pas pour toi mais pour Crys, Liyah et Jaz ! Maintenant que ta mission est rempli, plus rien ne te retient ici ! » c'est peut-être surprenant, mais ça fait foutrement mal. Elle peut pas se foutre de moi putain. J'suis le maître du je m'en foutisme avec Cassiopea. C'est un truc dans lequel j'excelle. J'ai envi qu'elle veuillent de moi, que tout soit comme avant que tout soit comme il y a cinq ans. « J'voulais pas gagner, j'voulais t'faire mal pour te montrer comment j'avais mal. J'ai essayé de te classer dans mes souvenirs casi oubliés, mais j'ai juste été capable de te placer dans souvenir douloureux et inoubliable. Avec tout c'que tu m'as dit, je comprends mieux. Mais bordel ça fait aussi mal, sinon plus. C'est ça qui fait chier. Je ne peux pas m'en foutre, même si j'essaie -crois-moi- de tout mon coeur. Et je crois que tu sais aussi bien que moi C'qui me retient ici. » « Barre-toi Williams ! Je t’ai assez vu ! » Je m'approche tranquillement de la jeune femme qui me tournais le dos. Je ne partirais pas, je resterais là. je pose ma main sur son épaule et je l'oblige a se retourner. Je la regarde dans les yeux et je lui dit clairement « Non. » juste avant de poser mes lèvres sur les siennes, dans un baiser tout ce qu'il y a de moins tendre.
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MessageSujet: Re: AVERY&JULIAN ♦ i'm fighting against myself.   Jeu 10 Mar 2011 - 18:52




Si ça avait été sa sœur qui s’était tirée de la sorte, sans un mot à personne et surtout pas à son aînée ? Elle aurait littéralement pété une durite et aurait retourné ciel et terre pour la retrouver et lui coller la raclée de sa vie pour lui avoir fichu une trouille pas croyable. Mais ce cas de figure était plus que difficile à envisager et ce pour différentes raisons, la première et non des moindres, était plutôt simple : Avery était la freak de la famille, celle qui se barrait des jours sans prévenir ses parents sur l’endroit où elle se trouvait, sans même se soucier de ce qui pouvait leur passer par la tête, elle était celle qui était assez indépendante et cinglée pour penser que la fuite et surtout le secret pouvaient être des remèdes à n’importe quelle peine et c’était à peine si elle était étonnée que Chels ait suivie cette méthode, la blondinette s’avérait aussi tarée que son ancienne meilleure amie et elles ne s’étaient pas liées d’amitié par hasard. Ensuite, la deuxième raison qui amenait McAllister à penser que jamais sa sœur ne lui ferait un coup pareil était qu’elle ne faisait jamais rien qui puisse aller à l’encontre du bien être de sa petite sœur. Pourtant, Dieu savait qu’elle pouvait terriblement manquer de morale sur bien des points et notamment en ce qui concernait les hommes mais à partir du moment où cela impliquait sa famille, son sang ou ceux qui étaient proches d’elle, tout prenait une dimension différente et elle faisait en sorte de respecter ses engagements en tant que sœur aînée, amie ou même confidente. Jamais elle n’aurait osé se taper le meilleur ami d’Alice sans lui parler au préalable du fait qu’il lui plaisait et que peut-être, dans un moment d’égarement, elle pourrait éventuellement se le taper. Mais ce qui jouait réellement contre cet imbécile de Williams, c’était qu’il avait sauté Cassy durant l’accident de ses deux sœurs, chose qu’il ne pouvait deviner mais qui ne fit que l’enfoncer davantage et le rendait plus méprisable encore. Pour la brunette, qui le connaissait par cœur, elle savait parfaitement qu’il s’agissait de son mécanisme de défense, quand l’orgueil de monsieur était blessée ou bien égratignée, il se cachait derrière son attitude de Casanova de pacotille et toute sa vanité pour ne pas admettre qu’il se sentait blessé, qu’il se sentait mal et qu’il regrettait. Et puis soyons sincères, jouer le badboy attirait bien plus de filles à ses pieds que le fait de pleurer sur son sort et ses erreurs, il savait comment exploiter le filons et jouer de ses charmes et c’était ce qui le rendait si dangereux. Du moins pour le commun des mortels, pour celles qui n’avaient pas eu la chance de le fréquenter durant trois longues années, pour celles qui n’avaient pas vu une autre facette de sa personnalité et qui ignoraient tout de ce Julian adorable qui se cachait derrière le pauvre type insupportable et débordant de confiance en lui. Quand il se comportait comme le roi des cons, ça avait toujours le don d’agacer la californienne qui ne manquait jamais de lui en mettre plein la gueule, ne serait-ce que pour lui prouver que ce petit jeu ne prenait pas avec elle et ne prendrait plus. Il ne parviendrait plus à se payer sa tête, elle avait parfaitement reçu le message : il l’avait sorti de sa vie et voulait continuer à faire ce que bon lui semblait. Parfait mais il devait dégager au plus vite, il était inutile de s’infliger une pareille séance de torture.

« C’est marrant que tu t’en soucies maintenant alors que pendant qu’elle risquait la mort, tu baisais sa meilleure amie. Et tu oses encore te demander pourquoi elle te fuit ?! Si je ne connaissais pas Reed comme je le connais, j’en viendrais à penser que tous les footballeurs sont de parfaits abrutis, comme toi ! Ca n’arrivera jamais à ma sœur parce que contrairement à toi, je me sers de ma tête plutôt que de ce qui se trouve dans mon pantalon ! »

Il n’y avait pas de pitié à avoir pour quelqu’un de son espèce. Et ça elle eut l’occasion d’en prendre conscience lorsqu’il lui renvoya dans les dents sa grossesse avortée. C’était bien son genre de s’abaisser à jouer avec ces détails particulièrement difficiles pour avoir le dessus et la plier en quatre. Il n’existait pas beaucoup de façons de faire taire Avery, quasiment aucune en réalité et il n’y était parvenu que très peu de fois, lorsqu’elle avait une idée en tête, rien ne pouvait l’en détacher, pas même ses sentiments. Elle aimait avoir raison même quand elle était dans le faux et cela ne s’arrangea pas avec les années, au plus grand désespoir de ses proches car c’était plutôt compliqué de la gérer dans ce genre de situation. Néanmoins, quand on savait exactement où taper, quels étaient ses points faibles et comment la mettre à terre sans grand effort, elle devenait muette comme une carpe. Comme maintenant. Soufflée par la violence du coup qu’il lui avait asséné grâce à des mots bien choisis, elle s’effondra sans même envisager de riposter. Cette fois, elle ne voulait rien prouver, elle ne voulait pas avoir le dernier mot, elle voulait seulement qu’il la laisse tranquille et qu’il disparaisse de sa vie plutôt que de continuer à remuer le couteau dans la plaie comme il le faisait. Sa simple présence lui donnait la nausée, elle avait l’impression de sentir sur lui le parfum de toutes ces filles qui passèrent entre ses bras, de voire sur sa peau les traces de leurs baisers fiévreux et ça lui pinçait le cœur. Elle était revenue pour le récupérer mais au moment où elle remit les pieds en ville, il n’était déjà plus à elle, il n’était plus l’adolescent dont elle était tombée amoureuse mais un simulacre de ce qu’il avait pu être.

« Y a que toi qui n’avais pas encore compris que dans cette histoire, il n’y avait pas qu’une seule responsable mais ça a toujours été plus facile de rejeter la faute sur moi. Après tout, je suis celle qui suis partie alors pourquoi le reste ne serait pas de ma faute aussi ? » ironisa-t-elle en sortant de sa torpeur et en se dirigeant vers la fenêtre, emmitouflée dans un pull à l’effigie de l’équipe universitaire

A quoi bon continuer à discuter ? Chacun camperait sur ses positions et rien ne changerait et cela ne risquait pas de les aider à faire le deuil de leur couple. Elle avait besoin qu’il sorte pour de bon de son existence, de ses projets et tout simplement de son esprit pour avancer et continuer à mener une vie normale ou presque, comme n’importe quelle jeune femme de 23 ans. Ce genre de conversation ne pouvait que l’amener à penser qu’avoir un gamin avec un connard pareil aurait été la plus grosse erreur de sa vie. Au fond d’elle, elle était persuadée qu’on les avait destinés à s’entredéchirer perpétuellement et d’ailleurs, il n’y avait rien qu’il réussissait mieux que ça. Ils savaient se battre à la perfection depuis le début de leur relation et c’était d’ailleurs ce qui avait tant plus à la brunette, d’être tombée sur un type aussi atteint qu’elle pouvait l’être, capable d’essayer de la ramener au calme quand elle explosait de rage et n’hésitant pas à jouer de sa supériorité physique pour l’empêcher de faire une connerie ou même de lui en coller une, l’immobilisant le temps qu’elle s’apaise. Il avait toujours eu le don de la calmer, il avait ce pouvoir de la transformer en quelques mots aussi bien qu’il pouvait réveiller la bête en la provoquant. Mais désormais, la seule chose qu’il suscitait chez elle, c’était du dégoût.

« Alors c’est que tu n’as pas essayé assez fort, t’es pourtant doué d’habitude pour te débarrasser de ce qui t’emmerde ! Je viens de te dire que je ne voulais pas savoir ce qui te passait par la tête ou tout ce qu’il pouvait se rapporter à toi, y aura jamais plus rien entre nous, inutile de venir ici pour tenter de te convaincre que tu n’as pas tout gâché parce que tu as clairement tout gâché ! »

Heureusement qu’elle ne lui faisait pas face et qu’il ne pouvait pas lire dans ce regard à quel point elle avait mal de lui dire tout ça, de le repousser alors qu’il faisait preuve de remords et semblait humain pour la première fois de la soirée. Il n’était pas du genre à admettre facilement ses erreurs, trop fier pour ça et surtout quand ça concernait des sujets aussi importants, elle devait reconnaître que c’était un énorme effort mais c’était trop tard, l’eau avait coulé sous les ponts depuis tout ce temps et elle devait passer à autre chose, à mieux peut-être, pour son propre bien mais aussi pour celui du blondinet car s’ils continuaient sur leur lancée, elle ignorait ce qu’il resterait d’eux d’ici quelques semaines. Les poings serrés, elle priait pour qu’il quitte l’appartement rapidement, pour qu’il abandonne, agissant comme il aurait dû le faire depuis le temps et qu’il lui donne une bonne raison de le haïr pour de bon et l’oublier. C’était se méprendre sur Julian Williams, oublier à quel point il pouvait être têtu et combattif quand quelque chose lui tenait à cœur, c’était une autre facette de lui qu’elle aimait, il ne lâchait jamais rien, quitte à attendre des siècles avant d’obtenir ce qu’il voulait. Si elle avait accepté de sortir avec lui, des mois après qu’il ait tabassé son petit ami de l’époque, c’était parce qu’il l’avait appelé tous les soirs, la relançant sans cesse, venant discuter avec elle dans les couloirs et essayant de se rapprocher dès que l’occasion se présentait. Il l’avait eu à l’usure et elle craignait qu’il fasse usage de ce stratagème ce soir car elle ignorait si elle serait capable d’opposer une quelconque résistance. La réponse était clairement non. Quelle faible elle faisait ! Les doigts de son ex petit ami se crispèrent sur épaule pour l’obliger à faire volte-face et par réflexe, elle leva le poing, prête à l’abattre sur son visage avant qu’il ne lui crache en plein visage qu’il n’obéirait pas, comme à sa putain d’habitude pour finalement s’emparer de ses lèvres avec possessivité et passion, d’une façon presque violente. D’ailleurs, elle avait toujours son poing en l’air alors qu’elle répondait avec autant d’entrain, sans doute trop pour quelqu’un qui lui en voulait autant, elle finit par laisser retomber le bras, agrippant le t-shirt de Julian pour finalement le repousser, les sourcils froncés, visiblement ulcérée.

« Ne fais plus jamais ça sans ma permission ! » lui ordonna-t-elle

Interloqué, il eut du mal à savoir comment réagir, sans doute parce qu’il l’avait senti vibrer contre lui alors qu’il la tenait fermement par les hanches, tentant de reconquérir ce qui lui avait appartenu autrefois. Cette façon dont il l’avait tenu, cette manière de l’embrasser, son parfum, sa présence, tout ça avait réveillé quelque chose en elle de suffisamment fort pour lui faire oublier son mal être et lui donner envie de faire n’importe quoi, comme chaque fois que monsieur entrait en ligne de compte. Le cerveau n’était plus en état de marche quand il avait le malheur de poser ses mains sur elle et ça, même après cinq longues années, ça n’avait pas changé. Sa poitrine se soulevait à un rythme effréné et son expression était figée, même quand elle posa ses deux paumes sur le torse du footballeur pour le plaquer contre le premier mur qui se trouvait non loin d’eux et venir dévorer ses lèvres de langoureux baisers tandis que ses mains passaient sous son t-shirt avec empressement. Alors que quelques minutes plus tôt, elle s’en était remis à Dieu, dans un moment de désespoir, pour que son meilleur ami débarque et mette fin à tout ça, à présent, elle espérait qu’il n’aurait pas la mauvaise idée de se pointer maintenant, l’inachevé et la frustration ne lui feraient aucun bien. Si ses mains s’activaient à tenter de défaire le jeune homme de ses vêtements, de son côté, le blondinet ne se gênait pas pour redécouvrir des courbes qu’il avaient eu le temps d’apprendre par cœur durant leur relation et ça, elle n’en doutait pas puisqu’il savait exactement où poser ses mains pour qu’elle se crispe et laisse échapper un soupir sous ses doigts. Comme quoi, si la tête parvenait à oublier certaines choses, le corps lui, ne perdait jamais de vieux réflexes. Son pull rejoignit rapidement le t-shirt du jeune homme avant qu’il ne décide que ça n’allait pas assez vite à son goût et qu’il la saisisse par les cuisses pour la hisser dans ses bras alors qu’elle avait le nez dans son cou et mordillait sa peau. Elle cessa son petit manège, entourant toujours sa nuque de ses bras.

« Dans ma chambre. » glissa-t-elle en lui indiquant d’un geste de la tête de quelle porte il s’agissait

Elle ne tenait pas franchement à donner des explications sur quelque chose qui la dépassait elle-même. D’ailleurs, elle préférait ne même pas penser à ce qu’elle était en train de faire et aux conséquences que cela impliquerait. Elle n’était pas assez stupide pour penser qu’une séance de sport en chambre ferait d’eux, de nouveau un couple. Il en faudrait bien plus que ça et ce malgré le talent incontesté de Julian en la matière.


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MessageSujet: Re: AVERY&JULIAN ♦ i'm fighting against myself.   Sam 26 Mar 2011 - 5:10

Je ne sais même aps réellement pourquoi j'ai débarqué chez Avery en plein milieu de la nuit. Encore heureux, Reed n'est pas là. C'est hostile entre nous deux et c'est clairement du au fait qu'il soit coincé et pas moi et que j'ai baisé Cassie avant lui. Je regrette définitivement la dernière chose, mais bordel si j'avais su toute la merde que ça aurait fait, je ne l'aurais jamais fait. Cassie est mal, je suis mal. J'ai carrément l'impression que Cassiopea et moi avons le plus de gens qui nous détestent à notre actif. Moi en tête. Jason, Chelsea, Cassiopea, Reed, Avery me détestent et je suis plutôt en froid avec Nick et Desiree. C'est foutrement pas marrant de réaliser que c'est toi le problème. J'ai dépassé trop de limites, putain. Je le regrette amèrement, maintenant. J'aurais pas dû, bordel. « C’est marrant que tu t’en soucies maintenant alors que pendant qu’elle risquait la mort, tu baisais sa meilleure amie. Et tu oses encore te demander pourquoi elle te fuit ?! Si je ne connaissais pas Reed comme je le connais, j’en viendrais à penser que tous les footballeurs sont de parfaits abrutis, comme toi ! Ca n’arrivera jamais à ma sœur parce que contrairement à toi, je me sers de ma tête plutôt que de ce qui se trouve dans mon pantalon ! » Je ferme les yeux pendant deux secondes. Je culpabilise déjà à mort de savoir que j'ai couché avec la meilleure amie de ma soeur, quand je pense que c'était pendant le temps que mes soeurs étaient impliquées dans un accident, c'est le comble. J'me souviens qu'à l'hôpital, moi et Cassie on étaient foutrement mal. J'pouvais pas le savoir sur le moment. Avery n'a certainement pas le droit d'm'en reparler. « Je sais pourquoi elle me fuit. J'ai jamais voulu que ça arrive comme ça & content de savoir que t'es sorti avec un parfait abruti. T'aurais dû le plaquer au lieu de partir. » J'ai croiser mes bras, ne sachant plus réellement quoi faire avec ceux-ci. J'déteste royalement cette situation de merde avec Avery.

Elle et moi, on était clairement fait pour s'entendre. Déjà au début de notre relation, on s'auto-détruisait pour mieux se guérir. J'crois pas avoir vécu pire ou mieux que tout c'que j'ai pu faire Avery. Il ne pouvait pas avoir meilleur que Avery ni de pire pour moi. Elle était mon poison et ma cure en même temps. J'en ai toujours été fou et bordel, j'crois pas qu'un jour ça va cesser. J'peux dire et faire ce que je veux, mais j'sais bien que tout m'ramène à elle. Le bon comme le mauvais. J'fais tout le temps le con et bordel, je déteste l'admettre et encore moins à la personne concernée. Je devrais arrêter de faire le connard. Les personnes qui m'connaissent réellement le savent. Je me fous éternellement de c'que des types comme Halesworth peuvent penser de ma gueule, mais Chels, Jay, Cassie, Avery ... ça, ça compte. Pour de vrai. « Y a que toi qui n’avais pas encore compris que dans cette histoire, il n’y avait pas qu’une seule responsable mais ça a toujours été plus facile de rejeter la faute sur moi. Après tout, je suis celle qui suis partie alors pourquoi le reste ne serait pas de ma faute aussi ? » J'suis pas le mec le plus rapide. J'étudie en lois et même si je performe dans ce que je fais, je dois dire que j'suis pas si brillant que ça. Histoire de souffrance, j'en ai eu mon quotas et histoire amour, j'crois que je suis le dernier des cons sur la terre. « J'suis lent à la détente, mais au moins j'ai compris. »

J'ai réellement essayé d'effacer Avery de ma vie. J'ai tout fait et j'ai pas réussi. Une partie de moi à jamais voulu le faire réellement. Supprimer Avery de ma vie aurait seulement empirer les choses. J'suis devenu un pauvre connard traumatisé de l'amour, mais ça aurait pu être irréversible. J'suis pas con avec tout le monde, seulement la gente féminine que je ne connais pas réellement. Ces temps-ci, c'est plus de la merde. J'ai merdé et profondément. Mais ce n'était pas réellement intentionel. J'voulais pas faire de mal, juste profiter de la fucking vie. « Alors c’est que tu n’as pas essayé assez fort, t’es pourtant doué d’habitude pour te débarrasser de ce qui t’emmerde ! Je viens de te dire que je ne voulais pas savoir ce qui te passait par la tête ou tout ce qu’il pouvait se rapporter à toi, y aura jamais plus rien entre nous, inutile de venir ici pour tenter de te convaincre que tu n’as pas tout gâché parce que tu as clairement tout gâché ! » J'ai essayé bordel, J'AI FUCKING ESSAYÉ. J'peux pas croire ce qu'elle dit, parce que c'est carrément impossible. Je la connais mieux qu'elle même et je sais qu'elle croit pas ce qu'elle dit même si j'ai pas accès à voir son visage. J'suis exactement pareil. J'parle doucement, parce que j'ai qu'une envie, c'est d'abandonné. J'peux juste pas me résoudre à le faire. « c'est le problème. J'suis doué pour me débarasser de c'que je veux m'débarasser. »

Elle veut que j'parte. Moi j'en ai franchement pas envi. Pas avant de savoir si j'me fais des idées, pas avant d'être certain qu'elle en a rien à foutre de ma gueule. Je la retourne sans ménagement et je pose mes lèvres sur les siennes. Ça m'électrifie et bordel, ça me semble exactement pareil que y'a quatre ans. J'me sens foutrement bien, j'me fous éperdument de ma respiration, si je pouvais crever asphyxié, je dirais que ça valait foutrement la peine. Je pose mes mains sur ses hanches, je la rapproche de moi, j'approfondis le baiser. Il y a quelques semaines, je ne pouvais même pas penser au fait qu'elle ne me touche et maintenant, j'ose pas imaginer qu'un jour elle ne le fera plus. Elle pousse avec ses deux mains sur mon torse et me repousse carrément. Un bref instant pour reprendre mon souffle. « Ne fais plus jamais ça sans ma permission ! » Je la regarde confu. Si elle me dit qu'elle n'a pas aimé, qu'elle ne trouvait pas que c'était exactement la même chose que lorsqu'on étaient encore en couple, heureux et que rien n'était encore arrivé. Elle abandonne les armes et elle s'abandonne elle-même. Elle me pousse violemment sur le mur et m'embrasse. C'est automatique et je pose mes mains sur ses hanches, sous son chandail. Je caresse sa peau douce et chaude. Elle est également du type vorace et elle est carrément entrain de déchirer mon haut. Alors qu'elle s'active à me défaire de mon chandail, je passe mes mains sur ce corps parfait, celui auquel je rêve, celui que je connais comme le fond de ma poche. Je sais jusqu'a quel point je peux faire durer le suplice, je connais tout les endroits qui la font frissoner et je connais chaque parcelle de sa peau pour l'avoir mainte fois parcouru des doigts. Mon chandail se fait la malle, suivit instinctivement du siens. Ça va foutrement pas assez vite pour moi. J'me décolle du mur puis je me rapproche dangereusement d'Avery. Je la prend par les cuisses afin de la soulever. Elle s'accroche à moi avec ses bras et ses jambes et je l'appuie sur le mur. Je dessinais une ligne imaginaire de baiser, partant de son épaule, sa clavicule et son cou, alors que ses lèvres et ses dents s'amusaient à taquiner le mien. Bordel de merde, Avery McAllister m'a foutrement manqué. C'est que maintenant que je réalise le foutu vide. « Dans ma chambre. » J'ai relevé la tête doucement. J'savais aucunement où était sa foutue chambre, tant qu'on y allait rapidement. Un lit c'est vachement comfortable et puis, j'étais plus que très impatient. Ça me dépassait totalement, sachant que bordel, rien n'est réglé entre-nous. J'le veux sooo bad. Elle me montre la direction et je n'hésite pas un seul instant. Elle est encore dans mes bras et le reste jusqu'à ce que je la dépose sur son lit. Je l'embrasse sur les lèvres, puis je descend. son cou, sa poitrine, son ventre. J'm'arrête juste avant la limite de son jean puis je reviens à ses lèvres. Mes mains baissent tranquillement et je défait son jean, et je le vire. Elle n'en aura foutrement pas besoin. Elle est tellement chaude, putain. Avec une main, je dégage ses cheveux de son visage, puis je joint encore une fois mes lèvres avec les siennes dans une passion. Elle mordille par accident ou pas ma lèvre et elle se met à saigner. J'm'en fous tellement à ce moment, bordel.


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MessageSujet: Re: AVERY&JULIAN ♦ i'm fighting against myself.   Dim 27 Mar 2011 - 8:55







Elle n’aimait rien de plus qu’appuyer là où ça faisait mal durant une dispute, ils partageaient d’ailleurs cette caractéristique. C’était à celui qui trouverait la remarque la plus blessante et qui parviendrait à faire craquer l’autre et à ce petit jeu-là, ils se valaient souvent. Il y avait peu de choses susceptibles d’atteindre la brunette, généralement, si on voulait lui faire beaucoup de mal, il suffisait de s’en prendre à ceux qui comptaient dans sa vie, tenter de les blesser ou bien leur gâcher la vie, ce que Julian avait fait avec brio et un don incontestable pour foutre le chaos. Sinon, il suffisait de remuer son passé tumultueux, de lui envoyer en pleine gueules ses erreurs en espérant qu’elle serait suffisamment à bout pour céder la première et en venir aux mains. Ils avaient vécu une relation très longue, du moins à l’époque actuelle, trois ans représentait presque une éternité alors que les couples se faisaient et se défaisaient à la vitesse de l’éclair, et Ju’ la connaissait tellement bien qu’il savait parfaitement quoi dire et à quel moment pour la retourner totalement, quitte à ce qu’elle souffre plus que ce qui était supportable. Il était un des rares à presque tout savoir d’elle, de son passé et de ses blessures, à lire entre les lignes lorsqu’elle prétendait que tout allait bien alors qu’elle faisait une petite déprime, à savoir quand elle avait besoin d’être secouée ou bien cajolée, ils avaient longtemps été complémentaires mais à présent, il n’y avait rien qu’ils maîtrisaient mieux que se faire la guerre. Autrefois, ça les avaient amusé, sûrement parce que la partie réconciliation était comprise dans le package de la dispute, aujourd’hui, il n’y avait que du ressentiment, de la frustration et beaucoup de colère qui ne seraient apaisés que par les mots et peut-être même les coups s’il insistait lourdement et se bornait à rester alors qu’elle le priait de partir depuis ce qui lui semblait être plusieurs heures. Elle avait bien vu dans son regard cette petite lueur qui s’agitait et la ramenait cinq ans plus tôt, il n’était pas venu pour Chelsea, pour avoir des indications sur l’endroit où se trouvait sa sœur, cela n’avait été qu’une putain d’excuse pour remuer le couteau dans la plaie. Sans doute lui avait-il fallu baiser la moitié de Los Angeles pour comprendre qu’il pouvait récupérer ce après quoi ; inconsciemment, il courait depuis le départ d’Avy. Et soyons clairs, elle aurait pu faire fi de ces relations qu’il avait eues pendant son absence mais il y avait des limites à tout et Cassy avait été la goutte d’eau qui fit déborder le vase. La nouvelle qui l’avait achevé et qui mit sa jalousie légendaire à mal. Des jours qu’elle se répétait qu’ils n’étaient plus rien l’un pour l’autre et que par conséquent, elle n’avait pas à se laisser envahir par le chagrin mais cela ne fonctionnait pas, c’était difficile d’aller de l’avant quand on vivait perpétuellement dans le passé.

« Quand on est jeune, l’intelligence reste un critère secondaire. » répliqua-t-elle par pure méchanceté avant d’ajouter, énervée « Soit t’es con, soit t’en fais exprès ! Je n’étais pas partie pour te fuir mais là, tu vois, il est possible que ça change ! »

Faudrait-il reparler éternellement de cette histoire ? Faudrait-il qu’à chaque fois qu’elle faisait un faux pas, on lui agite ça sous le nez, comme on rappelle à un ex taulard sa faute même des années après sa sortie de prison ? Elle ne voulait pas vivre comme ça, avec cette crainte que ce vieux dossier ressurgisse à n’importe quel moment pour lui rappeler qu’elle avait été une petite amie indigne et ne méritant pas tout l’amour qu’il lui avait donné, ne méritant pas tout ce que ses amis lui avaient donné. Elle n’était pas stupide et savait parfaitement que Reed craignait qu’elle ne finisse par disparaitre pour de bon, repartant sur les routes pour mener la vie de bohème qu’elle aimait tant. Sans doute était-ce la raison pour laquelle elle se sentait si bien en tournée, parce qu’elle voyageait, se sentait libre et sans attache, gardant néanmoins contact avec les gens importants. Pourtant, elle avait grandi durant ces cinq ans et elle ne se sentait plus le cœur de partir même si elle en mourait d’envie, parce qu’elle avait des responsabilités et la première était de se débrouiller pour que son meilleur ami passe professionnel dans le football. Une fois qu’elle le saurait entre de bonnes mains, les choses seraient différentes et puis ce qui contribuait fortement à la garder en place, c’était les concerts et les voyages répétés avec le groupe de Gavin, lui permettant de respirer et de voir du pays, sachant qu’elle reviendrait toujours à bon port, pour une raison ou pour une autre. Compris ? Il avait réellement compris qu’ils étaient aussi fautifs l’un que l’autre ? Elle ignorait pourquoi mais elle doutait fortement de la version qu’il avançait, parce qu’elle était comme lui, elle aimait rejeter la faute sur les autres, plus facile et allégeant sa propre culpabilité mais elle ne voulait pas chercher la petite bête, elle ne voulait pas prolonger cette conversation à l’infini, il fallait qu’il disparaisse, il devait reprendre ses activités pour lui permettre de panser ses blessures et de vraiment l’oublier, pour de bon.

Un frisson longea sa colonne vertébrale alors qu’il lui fit clairement comprendre qu’il ne voulait pas qu’elle sorte de sa vie. Elle serra plus fort ses bras et les frictionna, ayant plus froid encore que lorsqu’elle se baladait en débardeur. Il n’avait pas le droit de lui balancer de pareilles vérités alors qu’elle faisait de son mieux pour que les choses restent simples et claires : ils n’avaient plus rien à faire ensemble et étaient libres de leurs mouvements. Oui, c’était facile quand il ne se trouvait pas à quelques centimètres d’elle, les mains sur ses hanches, l’embrassant comme si sa vie en dépendait. Le goût de ses lèvres, sa manière de faire, ses mains, sa respiration, son odeur, c’était trop beau pour être vrai, trop beau pour être tout à fait moral. Mais pour le moment, prise par l’excitation de l’instant, elle en a tout simplement rien à cirer. Ils se débarrassent de leurs fringues à la vitesse de l’éclair, pressé de mettre fin à cette putain d’attente de cinq ans, comme une longue abstinence, une attente interminable jusqu’au moment de la délivrance, comme s’ils s’étaient ménagés en espérant que ce moment arriverait, celui où leurs deux corps se retrouveraient. Il glissait ses lèvres sur sa peau ce qui la fit frissonner autant que ses paumes brûlantes qui parcouraient son corps, connaissant par cœur la moindre courbe. Bordel, elle ne se souvenait plus de la dernière fois où elle s’était sentie comme ça, en pleine possession de ses moyens et autant allumé par un simple contact, c’était bien le problème, cela risquait de la faire foncer droit dans le mur, une fois de plus. Malheureusement, elle n’était pas en mesure de penser à quoi que ce soit, se contentant de fermer la porte de sa chambre d’un coup de pied avant qu’il ne la dépose sur le lit et prenne la direction des opérations. S’il y avait bien une chose qu’elle détestait par-dessus tout, c’était être réduite au simple statut de spectatrice, elle aimait avoir le contrôle dans ce genre de moment pour ne pas se laisser surprendre mais pas avec lui, il la connaissait si bien qu’il n’avait pas besoin qu’elle lui souffle quoi faire, il n’avait qu’à laisser son corps parler à sa place, ayant intégré certains gestes comme s’il s’agissait de réflexes naturels.

Ses lèvres vinrent chercher les siennes avant qu’elles ne glissent sur sa nuque et créent une ligne imaginaire sur la peau de son ventre, ses mains maintenant fermement ses hanches, une succession de frissons la secoua alors qu’elle soupira tandis que l’impatience montait d’un cran avec sans doute un brin d’appréhension dans tout ça. Puis il se redressa, venant de nouveau joindre sa bouche à la sienne alors que ses doigts s’activaient sur son jean pour l’en défaire totalement et la laisser complètement à sa merci. Un sourire s’inscrit sur son visage tandis qu’il taquine de nouveau ses lèvres, les jambes de la jeune femme s’enroulant autour de lui, la tentation fut trop forte pour qu’elle y résiste et sans vraiment calculer, elle mordit dans sa lèvre inférieure jusqu’à ce que le sang perle. Un petit rire bref lui échappa avant qu’elle ne passe la langue sur la blessure de guerre de monsieur, en profitant pour renverser la situation et se retrouver au-dessus de lui, ses cheveux venant chatouiller le visage de Julian tandis qu’elle soutenait son regard, sa main s’égarant dans son jean pour entrer en contact avec son bas ventre, esquissant un sourire plein de provocation alors qu’elle le sentait se tendre sous les assauts de sa main experte. Ses mouvements étant sensiblement réduits par le tissu qui entravait toutes ses manœuvres pour le rendre dingue, tant et si bien qu’elle finit par faire glisser son pantalon à ses pieds avant de lui retirer son boxer, non sans déposer quelques baisers près de son nombril. il ne lui serait plus d’aucune utilité dans cette chambre. Son but était simple, effacer le souvenir de toutes ces filles passées après elle, tout ce que la brunette espérait, c’était que ce serait le cas. Se redressant en un clin d’œil, elle l’abandonna quelques instants pour fouiller dans le tiroir de sa table de nuit et attraper une capote, il était hors de question de prendre le moindre risque, déjà parce qu’elle ignorait ce qu’il avait fait et avec qui durant son absence et surtout parce que l’idée de tomber de nouveau enceinte ne l’enchantait pas outre mesure.

Lorsqu’elle reposa enfin les yeux sur lui, il souriait, ça faisait tellement longtemps qu’elle ne l’avait pas vu autrement qu’en train de froncer les sourcils, l’air réprobateur et lui en voulant plus qu’il n’était nécessaire, autant dire que c’était plaisant. Elle lui rendit son sourire, venant l’éteindre contre ses lèvres, sa main s’activant toujours en exécutant des mouvements de vas et vient. Enfin, elle se décida à passer aux choses sérieuses, se débrouillant pour mettre en place la capote pour que sa bouche remplace ses doigts, transformant l’échange en quelque chose de bien plus intéressant, pour lui comme pour elle, qui savait qu’il n’y aurait peut-être aucun autre moment où il lui appartiendrait de cette façon. Ca ne durerait que l’espace de quelques soupirs mais c’était suffisant. La main du jeune homme s’égara dans la chevelure de jais d’Avery alors qu’il peinait à résister aux effets de sa langue et de ses gestes qui respiraient l’expérience. Il pouvait être fier, il était celui qui lui avait tout appris.


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AVERY&JULIAN ♦ i'm fighting against myself.

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