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andréa&cassie → i know how it hurts.

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MessageSujet: andréa&cassie → i know how it hurts.   Ven 8 Avr 2011 - 14:55

You touch me and it's breaking me down.

« Peut-être que si t'allais plus vite, t'aurais pu marquer. » que je lance à Ellia, en fait, je lui dis ça seulement pour qu'elle s'énerve. Je veux la faire réagir pour qu'elle se donne à fond, comme elle l'a fait l'autre jour durant le match. Je sens son regard noir sur moi et je souris intérieurement. Je suis dans l'équipe de soccer féminine d'UCLA, à savoir que les mecs de l'équipe masculine ont tendance à se prendre pour des Dieux Grecs et que leur foutre la balle dans la gueule est une chose très facile, surtout quand ils décident de venir nous piquer le terrain. Pas comme si leur coach allait leur dire un truc. Pour eux, les filles savent pas faire du sport, alors que je suis pratiquement sûre que si on faisait un match contre cette bande de trouduc, on pourrait AU MOINS faire un match nul. « Allez les filles, dégagez de là, on veut le terrain. » Je disais quoi déjà ? J'envoie un doigt d'honneur à l'autre con et je sais que je suis pas la seule. Pas comme si on allait vraiment bouger de toute façon, l'entrainement se termine dans cinq minutes et s'ils veulent pas attendre, ça ne changera strictement rien. Une fille de l'équipe me fait la passe et quelques gars entrent sur le terrain, l'un d'entre eux tente de me piquer le ballon, mais je l'évite, en gardant la balle à mes pieds. Y a Parker qui gueule qu'on a fini et qu'on peut se casser et laisser la place aux autres connards. Parker est la capitaine, elle est complètement cinglée, mais je l'aime bien. Enfin bref. On marche jusqu'aux vestiaires et une fois dedans, je regarde mon portable qui est dans mon sac. J'ai un sms de Cayden. "Yo. Tu peux prendre des pizzas en revenant, stp ? Je crève la dalle et y a rien à bouffer. Merci, fausse brune." que je lis sur mon portable, j'envoie un simple "Oui, connard" en guise de réponse. Je suis beaucoup trop gentille avec lui, mais il est vrai que je vais pouvoir en bouffer de la pizza, moi aussi. Pas comme s'il avait vraiment le choix de toute façon, puisque c'est moi qui vais les chercher. Et ma nouvelle couleur de cheveux l'emmerde. Je me suis moi-même toujours pas habituée à être brune, ma blondeur naturelle va me manquer à coup sûr, mais je vais me faire à cette impulsion que j'ai eu il y a quelques semaines de ça. Je sais pas ce qui m'a pris quand j'ai décidé de devenir brune, une putain de pulsion. Mais ça change et je suppose que c'est une bonne chose. Je prends une douche en parlant, comme d'habitude puis je me change, prends mes affaires et je dis bye à une fille avec qui je parlais pendant le trajet pour me rendre à ma voiture. Apparemment, ma nouvelle couleur me va bien, qu'elle m'a dit, mais elle a aussi pris la peine d'ajouter pour m'emmerder que ça changerait surement rien à mon aptitude à faire des conneries à la pelle tout au long de mes journées.

Je me gare sur une des places qui se trouve dans la rue et je vais commander les deux pizzas, je sais pas laquelle prendre pour Cayden et s'il est pas contente de celle qui va avoir, il pourra toujours aller se faire voir. Je prends deux marguarita et au lieu d'attendre dans la pizzeria, je me casse à la papeterie qui vend aussi des cigarettes. Je prends mon paquet habituel de Lucky Strike rouge et je sors. Je coince une clope entre mes lèvres en sortant et je la fume sur un banc en disant à Cayden que je serai là dans une demie heure maximum. Il me dit qu'il s'en fout tant que je reviens à un moment où à un autre avec sa pizza. C'est un connard, mais je pense pas qu'il puisse me battre à ce niveau-là... quoique. J'écrase la cigarette sous mon pied et je retourne chercher mes pizzas. Je vois un type assis à une table, de dos. Je fronce les sourcils et on dirait... Non. C'est même pas la peine d'y penser. C'est surement pas lui. Ça peut pas être lui. Il est... il est où déjà ? Je sais même pas où il est en fait, parce qu'il m'a rien dit. QUE DALLE. Le vendeur me fait un signe de la main pour voir si je capte ce qu'il me dit et je me retourne brusquement vers lui, sortant les 20$ de ma poche pour payer les pizzas. Il me les donne et je peux pas m'empêcher de reporter mon attention sur le mec. Putain. Je suis sûre à 99.9% que c'est lui. Je reconnaitrais Harper entre mille. C'est lui que je connais le mieux après tout. Et je sais même pas pourquoi, je sais pas d'où ça sort, d'où ça vient et pourquoi, mais je pose mes pizzas sur sa table et m'installe juste en face de lui. Je sais pas du tout pourquoi je viens de faire ça, parce que quand il lève les yeux vers moi, j'ai l'impression d'avoir un putain d'électrochoc dans tout le corps. Ma respiration déraille et je dois certainement être en train d'halluciner complètement. Y a genre pas moyen pour qu'il soit ici, pas vrai ? Il était parti – à cause de moi – et je pensais pas qu'il reviendrait si... non, pas tôt. Je m'y attendais tout simplement pas. Cet enfoiré m'a manqué, mais je vais pas l'avouer. C'est peut-être de ma faute s'il est parti, il aurait très bien pu rester ici. Me détester, m'insulter toute la journée, ça aurait été mieux que de plus le voir du tout. Je me mords la lèvre inférieure, fuyant son regard au maximum. Je peux pas agir comme si rien ne s'était passé, c'est complètement impossible après tous les trucs qui se sont passés. J'ai tenté d'avoir de ses nouvelles quand il était pas là. Seulement, je sais pas si sa mère me disait des conneries ou pas quand elle me disait qu'elle savait pas où il était et comment il allait. Je sais juste qu'il ignorait mes appels et qu'il a répondu à aucun de mes sms. « Tu sais que même si tu m'en voulais, c'était pas une raison pour faire le mort ! Enfoiré de merde, t'aurais au moins pu m'envoyer un sms pour me dire que t'allais bien ! » que je lui dis, je sais même pas si je suis réellement en colère, parce que je sais pas ce que je ressens, là. J'hésite entre de la colère, de la joie et de la tristesse. Inutile de dire que c'est un choix assez difficile. Puis je sais pas s'il allait bien, mais quand je dis aller bien, c'est dans le sens où il était tout simplement vivant. Parce que s'il était dans le même état que moi, il allait pas "bien".
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MessageSujet: Re: andréa&cassie → i know how it hurts.   Sam 9 Avr 2011 - 7:55

I miss you so much and it hurts.

    Ca faisait seulement quelques jours que j’étais de retour à Los Angeles et je n’avais prévenu personne si ce n’est ma famille puisque je vivais avec eux. J’avais dû retourner à la fac remplir deux à trois formulaires et voir pour mon retard au niveau de mes cours, j’avais préféré m’occuper de ça immédiatement pour ensuite être plus tranquille. L’année était bientôt finie et c’était la dernière ligne droite, je n’avais pas été très malin de partir mais j’avais pu au moins assister à des cours à NYU histoire de ne pas être à la traine. Même si ce n’est pas exactement les mêmes cours étant donné que ce n’est pas les mêmes professeurs qui enseignent. J’avais lâché le rugby quelque temps et j’allais devoir me remettre dedans, c’était ce que j’appréhendais le plus, car à ce que j’avais entendu, le Coach n’avait pas apprécié que je parte quelques mois sans le prévenir. Ils avaient tout de même réussis à se qualifier, l’équipe devait jouer contre les Redblers la semaine prochaine et je doutais que mon coach me laisserait jouer. Pour ça, il fallait déjà que je me pointe aux entrainements, chose que je n’avais pas encore fait et que j’hésitais à le faire pour la simple et bonne raison, qu’aller aux entrainements, exigeait que je croise l’équipe féminine de soccer et donc le risque de tomber nez à nez avec Cassie serait que plus important. J’avais ignoré tout ses texto que je ne lisais même pas et supprimait directement et filtrer ses appels. Je n’avais pas voulu lui dire où j’étais, lui parler, penser à elle même si ça, c’était plus dur encore. Et je ne voulais pas la voir, je savais que ce serait dur et je n’étais pas encore près à la croiser, connaissant rapidement son horaire, j’avais essayé de l’éviter le plus possible lorsque je me rendais sur le campus ces derniers jours.

    Regardant ma montre, je me rends compte qu’il est tard et j’ai la flemme de rentrer chez moi avant d’aller à l’entrainement. Je sais que je ne peux plus me permettre de manquer un entrainement et que de toute manière, je ne serais jamais prêt à la revoir et que je tomberais bien un jour ou l’autre sur elle. J’espérais seulement que ce soit le plus tard possible. Je m’arrêtais devant la pizzéria et mon ventre cria famine. Je sais qu’ils font ici les meilleures pizzas de Los Angeles et l’envie d’en manger une, est trop forte pour que je trace ma route. Rentrant à l’intérieure, je m’assois à une table et une serveuse vient immédiatement me voir pour prendre ma commande. Je la connais assez bien, elle étudie à UCLA également.

    « Hey Kaylie, comment t’vas ? »

    Elle est étonnée de me voir à Los Angeles, apparemment les rumeurs disaient que j’étais parti avec une fille à Vegas à cause de. Et là elle s’arrête, elle n’ose pas dire son prénom et je préfère qu’elle ne le dise pas, je lui souris et lui passe ma commande avant qu’elle repart gênée et rouge jusqu’aux oreilles. Je soupire et pose mon regard sur la vitre qui donne dehors. Il fait chaud et encore plus dans la pizzéria. Je déboutonne ma chemise, j’ai un débardeur en dessous, je n’aurais pas dû la mettre mais je m’étais habitué à New York et ses températures agréables à cette époque de l’année. J’ai essayé d’appeler Marcus plus tôt, mais il m’en veut toujours d’être parti. Je l’ai foutu dans la merde qu’il dit selon Kelvin, son petit frère. Je m’en veux un peu de l’avoir laisser tomber du jour au lendemain, mais je sais que je ne suis nulle part mieux qu’à Los Angeles malgré tout ce qu’il s’est passé. Je sors mon téléphone et j’essaye d’appeler Marcus à nouveau mais je tombe directement sur sa boite vocale et je soupire une nouvelle fois avant de voir deux mains sur le côté poser deux pizzas dans leur carton. Je veux suivre les mains pour les remonter jusqu’au visage, je n’ai pas le temps de le faire plus car la personne s’assoit en face de moi. Je ne sais pas pourquoi, je ne relève pas la tête tout de suite et range mon portable avant. Je l’ai reconnu, je reconnais ses mains parmi des milliers d’autres. J’ai mon cœur qui cogne dans ma poitrine, je pose ma main sur la fourchette que Kaylie avait apporté et je joue avec avant d’enfin poser mon regard sur elle. Elle est brune. C’est la première réflexion qui me passe par la tête, elle s’est teint les cheveux et elle est devenue brune, pourquoi ce changement ? J’ai envie de lui poser la question, mais je ne dis rien. Elle fuit mon regard, je ne sais pas quoi dire, je ne sais pas comment réagir. J’attends qu’elle commence à parler, je ne peux pas partir même si l’envie est bien présent. Je me contente de la regarder jusqu’à ce qu’elle prenne la parole. Elle me crie dessus sans vraiment le faire. Je ne bouge pas et je ne laisse aucune émotion sortir, je garde tout enfui en moi, combien de fois j’avais essayé d’enfermer ses sentiments dans un coffre à l’intérieur de mon cœur et de ne pas l’ouvrir. Mais à chaque fois que je voyais quelque chose qui me faisait penser à elle, c’était comme si le « coffre » était automatique et qu’il s’ouvrait seul sans avoir besoin de mon aide. Chose que je détestais par-dessus tout.

    « Désolé, je ne voulais pas te déranger lors d’un de tes débats… sexuels. »

    C’est tout ce que je réussis à dire et c’est à ce moment là que Kaylie revient vers moi avec ma pizza qu’elle pose sur la table, visiblement encore plus gênée d’avoir entendu ce que je venais de dire, elle me sourit et salue poliment Cassie avant de rejoindre deux nouveaux clients qui venaient de passer la porte et s’asseoir à une table. Je détourne mon regard de Woodstock et prend ma fourchette ainsi que mon couteau pour commencer à manger sans rien ajouter de plus. J’avais vraiment du mal à savoir comment réagir avec elle. Elle n’avait qu’à se renseigner au près de ma sœur ou de ma mère pour savoir comment j’allais, je les avais prévenu lorsque j’avais mis les pieds à New York. Ma mère m’avait appelé plusieurs fois pour savoir si tout allait bien et rien d’autre. Elle ne m’avait jamais parlé du fait que Cassie demandait de mes nouvelles. Je fais comme si je ne ressentais rien, comme si je ne voyais pas qu'elle avait changé de couleur de cheveux, comme si elle ne me regardait pas avec ce regard-là, comme si elle ne m'avait pas parlé, comme si... elle n'était pas là.


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MessageSujet: Re: andréa&cassie → i know how it hurts.   Sam 9 Avr 2011 - 17:52

The truth is, everyone is going to hurt you. You just got to find the ones worth suffering for.

Je crois qu'au fond, je savais qu'il reviendrait à un moment où à un autre. A un moment où j'aurais commencé à l'oublier – comme si c'était réellement possible – et que je me serais remise de ce manque que j'avais au fond de moi durant pratiquement toute cette année. C'est de ma faute s'il est parti, je veux bien l'admettre, mais merde, je voulais pas qu'il parte. Je voulais pas le tromper non plus, mais... on n'a pas tout ce qu'on veut visiblement. J'aurais pu accepter de voir sa gueule tous les jours, j'aurais été capable d'accepter le fait qu'il m'ignore, qu'il me dise que je suis une salope tous les jours, pourvu que je le vois. En fait, je me suis rendu compte qu'il m'était indispensable, parce que sans lui dans les alentours, c'est vide. Bordel. J'ai cru que j'allais crever quand il était pas là. J'avais repris l'habitude de le voir tous les jours, d'être avec lui tout au long de mes journées. Et c'est de ma faute si tout s'est arrêté du jour au lendemain. J'ai tendance à faire un tas de conneries, rien qu'en une seule journée et je le fais même pas exprès. Je sais qu'Andréa m'en veut et je lui en voudrais surement autant, voir même plus si les rôles avaient été inversés. Mais je sais que lui, il aurait jamais fait ce que j'ai fait, même bourré. Il se rend pas compte à quel point je peux regretter de l'avoir trompé, putain, j'y pense au moins une fois, tous les jours depuis cet été. Quand il est parti, j'ai mis au moins un mois et demi avant de faire un sourire sincère. J'avais Ruben qui était tout le temps dans les parages et qui me surveillait, tentant de me faire rire un maximum. Mais Ruben n'est pas Andréa. Personne n'est Andréa et personne n'a son talent pour me faire passer d'un extrême à l'autre en moins d'une minute. Il me connait mieux que personne, il connait tous les trucs qui peuvent m'atteindre et c'est pour ça que j'ai jamais aimé m'engueuler avec lui. En fait, ça arrivait pratiquement jamais. Ou alors, ça durait jamais bien longtemps, parce que de toute façon, j'ai jamais réussi à lui faire la gueule plus d'une journée. Et s'il sait ce qui peut m'atteindre, j'en sais autant sur lui. Je pourrais lui faire du mal avec des mots autant qu'il peut le faire avec moi. Et ça a des côtés positifs, parce que de cette façon, quand il était mal ou que je l'étais, on trouvait toujours le moyen de se faire rire. C'était simplement facile. Mais là, je vois pas comment je pourrais faire pour le faire sourire. Pour lui faire oublier tout le mal que j'ai pu lui faire. J'en ai foutrement aucune idée.

Je ne sais pas pourquoi j'ai voulu lui parler, surement parce que même si je lui en veux d'être parti, j'ai envie de le voir depuis la seconde où il est retourné dans sa chambre après que je lui ai dit que je l'avais trompé. Je suis contente de le voir, je peux pas dire le contraire. Ça me fait du bien de savoir qu'il va bien, tout du moins, aussi bien que possible et de savoir qu'il a arrêté de se cacher. Et je sais qu'il m'en veut et qu'il va me le faire regretter juste en me parlant. Je le connais suffisamment bien pour savoir qu'il autant rancunier que moi, surtout sur certains points. Bordel. J'ai été stupide en le trompant, je sais même pas pourquoi j'ai fait ça, faut dire que les souvenirs de la soirée sont maigres. J'ai seulement le début et le réveil. C'est déjà ça je suppose. Et je pense ce que je lui dis. Je voulais avoir de ses nouvelles ! Même s'il voulait pas m'en donner, m'envoyer un simple sms l'aurait pas tué. Je lui ai couru après pour avoir de ses nouvelles et j'en ai pas obtenu. Il a pas dû penser une seule seconde que si la situation avait été inversé, si c'était moi qui était parti, il m'aurait tué. Si je lui avais donné aucunes nouvelles, à la minute où il m'aurait revu, il m'aurait assassiné. J'en suis persuadée. Peut-être que j'essaie de lui jeter la faute dessus, j'en sais rien, mais je sais que je voulais pas qu'il parte. Tout simplement. « Désolé, je ne voulais pas te déranger lors d’un de tes débats… sexuels. » qu'il me dit, alors que je lève brusquement la tête vers lui. J'ouvre la bouche pour dire un truc, mais Kaylie, la serveuse de la pizzeria qui est à UCLA apporte sa pizza à Andréa. Je la salue et je vois sur son air qu'elle a entendu ce qu'Harper vient de me dire. Je lui souris, en mode ; tout va bien. Quoi de plus normal qu'il me dise quelque chose de ce genre ? C'était bas. Elle repart et je reporte mon attention sur Andréa, lui lançant un regard noir alors qu'il commence à manger tranquillement sa pizza. S'il veut qu'on aille sur le terrain de la provocation, c'est son choix, mais il devrait savoir que s'il décide d'aller par là, je peux au moins aller aussi loin que lui. En fait, ça devrait pas m'atteindre, parce que c'est le genre de remarque que les gens me font quand ils sont en colère contre moi. Du genre ; de toute façon, t'es une salope, alors pas besoin que je me justifie. Remarque, ça dégage quelque chose de positif, ça montre qu'Andréa essaie de me faire croire qu'il pense réellement ça de moi, parce que non, je pense pas que ça soit le cas, même s'il laisse passer aucune émotions sur son visage. Je le connais beaucoup trop bien pour savoir qu'il ment. « C'est vrai que j'ai été assez occupée de ce côté-là, tu vois ?! Fallait bien que je m'occupe pendant que t'étais je ne sais où. Mais je pense que j'aurais quand même eu le temps de lire un sms venant de toi, même entre deux parties de jambes en l'air. » que je lui dis en le regardant. Je pense pas ce que je viens de lui dire. J'en pense strictement pas un mot. C'est ça le pire, je crois. Mais j'ai besoin de lui rendre ce qu'il m'a dit. Je sais qu'il va continuer sur la provocation, parce qu'il se laissera pas faire. Ça m'énerve de savoir ce qu'il va faire, quoiqu'il est capable de beaucoup de surprises, mais même. Putain, me disputer avec lui était pas vraiment le but, quoique... je crois qu'on a besoin de se dire ce qu'on a sur le cœur, surtout les trucs qu'on se reproche mutuellement. Je suis dans la merde, mais dans le fond, il l'est aussi.
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MessageSujet: Re: andréa&cassie → i know how it hurts.   Dim 10 Avr 2011 - 11:58

What do you do when you want to forgive someone but can't?.

    Faire comme si elle n’était pas là, n’était pas si facile. Je peux sentir son parfum malgré l’odeur de la mozzarella/tomate qui en sort de ma pizza et qui arrive tout droit à mes narines. Je ne la regarde pas, je ne veux pas réellement connaître sa réaction, je ne veux pas voir que je lui ai fais mal en disant ce que j’avais dis. Je mange et j’attends sa réaction qui ne tarde pas à venir et qui me fait serrer la mâchoire. Elle entrait dans mon jeu de provocation, je savais que c’était ce qu’elle allait faire. Je soupire doucement, ce qu’elle me dit m’énerve, c’est clair pourtant j’essaye de me contrôler pour ne pas l’envoyer balader. Pour ne pas lui dire de se casser car je ne voulais pas voir son visage. Je ne voulais pas qu’elle m’approche, qu’elle me touche. Parce qu’elle me dégoûtait plus qu’autre chose. Mais j’ai un doute que ces paroles soient vraies et qu’elles proviennent de la colère que je ressens contre elle depuis ce soir là. Je relève les yeux vers elle alors que je viens d’avaler le morceau de pizza que je mâchais. Je prends mon verre tranquillement et en boit une gorgée avant de le reposer tout en ne la quittant pas du regard. Peut-être que c’était mieux qu’elle soit en brune, c’est comme si c’était une autre personne en face de moi. Que ce n’était pas la Cassie que je connais depuis dix neuf ans. Ca la change d’être en brune, je ne saurai dire si ça lui va mieux ou non. J’ai toujours été habitué à la voir en blonde et là, elle me parait différente et en même temps non car je reconnais ses expressions du visage.

    « Que je sois là où non, ça ne te dérange pas de t’occuper. »

    Je lui fais un clin d’œil avec un faux sourire aux lèvres. J’essaye de garder mon calme mais c’est dur. Je replonge mon regard sur mon assiette et je n’ai plus faim. Je m’appuie contre le dos de la chaise et repousse ma pizza tout en soupirant une énième fois. Je regardais derrière Cassie, Kaylie était entrain de servir les deux personnes avec des boissons. Elle n’était pas mal comme fille, blonde aux cheveux courts qui s’arrêtait à la nuque, elle avait de fine courbe, étant pompom girl pour l’équipe de foot du campus. Je continue à la regarde jusqu’à ce qu’elle se retourne et qu’elle me voit. Je lui souris et elle me sourit en retour. Ce qu’il me passe par la tête ? Rien, simplement regarder n’importe qui sauf elle pourtant mon regard revient sur Cassie sans vraiment que je le veuille. Bordel, elle est belle. Je l’ai toujours pensé et je pense que ça continuera malgré tout. Mon cœur continu de battre dans ma poitrine assez fort même si je tente de le calmer. Mais le fait qu’elle soit devant moi, ne cesse de me perturber, de m’énerver. Mon regard sur pose sur les deux pizzas qu’elle a posé sur ma table, elle doit avoir un rancard avec un homme. Pas de doutes.

    « Tu vas être en retard et tes pizzas vont refroidir. »

    Je m’en fou en vrai qu’elle soit en retard ou que ça soit froid. Sur le coup, j’avais même envie de savoir avec qui elle allait manger ces pizzas. Si elle s’était réellement fait d’autres mecs lorsque je n’étais pas là. Mais j’avais peur de savoir la réponse et de ce qu’elle me ferait. En même temps, j’étais parti sans rien lui dire, j’avais disparu du jour au lendemain sans lui donner des nouvelles. Qu’aurait-elle pu faire d’autre que d’aller voir ailleurs ? Je serre les poings en y pensant. Puis je me lève en sortant mon porte feuille de ma poche, retire l’argent que je pose sur la table.

    « Continue à t’occuper Cassie. Je vais aller faire de même de mon côté. »

    Ce que je sous entends par là ? Que j’allais me faire d’autres filles et même si ce n’était pas le cas, que je me vois mal aller voir ailleurs juste pour me venger de Woodstock, j’avais eu envie de lui dire. De lui faire mal comme elle m’en a fait. Même si je n’arriverais jamais à son niveau. Je range mon porte feuille et repose mon regard sur elle, enfin. Je suis partagé entre le sentiment de vouloir rester encore au près d’elle et celui de partir au plus vite pour ne plus avoir à la voir. Je reste planté devant elle, ne bougeant pas plus. Pourquoi fallait-il qu’elle me trompe ? Pourquoi la vie était aussi compliquée ? Ca m’énervait de me poser ces questions-là. Et ça m’énervait que tout ne se soit pas passé comme prévu. Que je ne sois pas encore avec elle. Putain, je ne me voyais pas sans elle. Et aujourd’hui, j’étais seul. Elle ne faisait même plus partie de ma vie, plus partie de moi comme elle en avait toujours fait partie. Même si quelque part, c’était clair qu’elle sera toujours dans mon cœur. En ce moment, je n’ai qu’une envie c’est de l’oublier, d’oublier la haine que j’ai pour elle, d’oublier le mal qu’elle m’a fait. D’oublier que je l’aime à en mourir.


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MessageSujet: Re: andréa&cassie → i know how it hurts.   Dim 10 Avr 2011 - 17:46

When it hurts so much that you can't breathe; that's when you know you're still alive.

« Que je sois là où non, ça ne te dérange pas de t’occuper. » Je le fixe, fermant les yeux pour me contrôler. Il me dit ça avec un air de connard. Vraiment. Me faisant à la fois un clin d'œil et un sourire. Si je ne le connaissais pas, j'aurais presque pu penser que c'était sincère et qu'il était content. J'ai bien dit si. Je vois clairement pas ce que je peux répondre à ça. Vraiment aucune idée. Je pourrais répondre par une attaque physique, telle qu'une baffe dans sa tronche, mais non. Je suppose qu'il s'attend trop à ce genre de réaction. Visiblement, il a décidé de partir dans la voie du ; je vais te faire payer ce que tu m'as fait jusqu'à la mort, dommage. Et je peux pas lui en vouloir, Dieu ce que j'aimerais avoir quelque chose à lui reprocher, juste une fois. Pouvoir lui en vouloir à propos de quelque chose, même con, au moins une fois, qu'on soit quitte. Même si on sera jamais quitte, à moins qu'il se fasse une autre fille, mais on est pas ensemble, alors ça compterait pas. Et puis même, je veux pas qu'une seule fille ait l'occasion de le toucher. C'est surement hypocrite, mais je veux pas qu'une connasse pose, ne serait-ce qu'un doigt sur lui. Ou si c'était le cas, je voudrais pas le savoir. Je veux pas l'entendre me dire qu'il s'est tapé quelqu'un là où il était. Ni qu'il compte se faire quelqu'un dans un futur proche. Je veux pas le savoir, je veux pas avoir mal. Pourtant, je viens juste de lui dire en pleine face que je me suis tapée d'autres mecs pendant qu'il était pas là. Je me contredis tellement, tout le temps que parfois ça en devient flippant. C'était évident qu'il allait me faire part de sa façon de pensée face à ce que je lui ai fait. Faut bien qu'il me fasse comprendre d'une façon ou d'une autre qu'il me déteste sur une durée indéterminée. J'ai envie de le frapper pour ce qu'il vient de me dire. De lui arracher les yeux, ou mieux, la langue. De le frapper, mais même si j'essayais, je lui ferais même pas mal, sauf un coup de pied bien placé. Le reste, ça lui fait que dalle, il est beaucoup trop grand et musclé pour que ça lui fasse mal. Sinon, je pourrais l'insulter. Mais ça m'avancerait à quoi ? Ça servirait juste à lui montrer que ouais, ce qu'il vient de dire m'a atteint. Je veux pas que ça m'atteigne, mais ça vient d'Andréa et les trucs qui viennent de lui m'arrivent puissance dix dans la face que les autres personnes. Ça a toujours été comme ça. Je le déteste en ce moment de me dire des trucs comme ça. Il devrait savoir que quand on me provoque, je peux dire des trucs que je pense pas, que je voulais pas dire, mais qui sont sortis par automatisme de défense. Parce que si on me fait du mal, je peux en faire autant. C'est comme ça. Caractère de merde, je peux clairement pas dire le contraire.

Je vois le regard d'Andréa qui dérive derrière moi. Je prends pas la peine de me retourner pour voir ce qui attire son attention. Je sais pas à quoi il est entrain de jouer, mais... ça marche bien. Je suis certaine que c'est Kaylie qui est derrière moi. Putain. Connard de mes deux. Il peut pas la mater ouvertement de la sorte alors que je suis juste en face de lui. Comme si ça me faisait rien. Il sourit et je prends une grande inspiration pour ne pas le gifler, là, tout de suite. « Tu vas être en retard et tes pizzas vont refroidir. » qu'il me dit, naturellement. Comme s'il en avait réellement quelque chose à foutre de mes deux pizzas. Comme si Cayden pouvait pas attendre. Comme si j'avais pas de micro-ondes chez moi. Si c'était une raison qu'il cherchait pour que je m'en aille, c'est raté. Et s'il pense que je vais être la première à me casser, il se trompe. On sait tous que c'est Andréa qui a l'habitude de se casser quand la situation devient trop dure pour Monsieur. C'est tellement plus simple. Si j'avais dû fuir à chaque fois que j'avais un risque de m'en prendre plein la gueule et/ou de souffrir, je crois que je serais déjà en Asie, caché dans un coin perdu du trou du cul du monde et que je serais jamais revenue. Genre, JAMAIS. Si chaque personne devait partir à la moindre complication dans sa vie, putain... y aurait plus beaucoup de gens, nul part. Mais je peux pas lui en vouloir, pas vrai ? « J'en ai rien à foutre de mes pizzas, et Cayden peut attendre. » que je lui réponds, plus ou moins agressivement. J'ai pas envie d'être gentille avec lui, j'en ai plus envie. Et il peut pas m'engueuler parce que je l'engueule. C'est un cercle vicieux, notre truc, là. On arrêtera donc jamais de se provoquer ? Putain. On n'est pas encore sortis. Dans un sens, j'aime bien le voir en colère, ça le rend encore plus chaud comme la braise, mais d'un autre côté, j'aime pas du tout la façon dont il est en colère. Quand je peux le calmer, j'aime bien, mais quand je peux pas, ça m'énerve. Je me sens impuissante, parce que c'est clair que je peux rien faire pour arranger la situation. En fait, quoique je puisse dire, ça ne fera qu'empirer la situation. « Continue à t’occuper Cassie. Je vais aller faire de même de mon côté. » qu'il me lance après s'être levé et avoir mis de l'argent pour la pizza sur la table. Je regarde faire, je ne réagis pas. Son regard se pose sur moi et il arrête de bouger. J'ai pas envie qu'il parte. Même s'il m'énerve. Parce que ouais, il me fait chier. Et j'ai pas envie qu'il se tape un autre fille. Je veux pas qu'il aille s'occuper. J'ouvre la bouche, cherchant à dire quelque chose qui pourrait le retenir, mais rien ne vient. Je referme la bouche en baissant la tête. Je la relève en soupirant, posant mon regard sur Andréa qui n'a toujours pas fait de mouvement. « Andréa ! Tu m'emmerdes. Et tu vas t'occuper avec qui ? Kaylie que tu t'amuses à mater devant ma gueule ? Sois pas con, tu sais aussi bien que moi que t'es pas le genre de mec qui rend les coups comme ça. Si tu veux te casser et qu'on règle jamais cette affaire, c'est ton problème. Je t'ai déjà dit que j'étais désolée et ça a rien changé. Je peux rien faire de plus que ça. Et si tu veux vraiment aller te faire une connasse pour te venger, je te retiens pas. » Oui, je suis en colère après lui. Et je le retiendrais vraiment pas, parce que ça sera son choix. Mais putain, j'en ai pas envie, qu'il aille se taper une connasse. Vraiment pas du tout envie. Ça ferait beaucoup trop mal.
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MessageSujet: Re: andréa&cassie → i know how it hurts.   Lun 11 Avr 2011 - 7:29

'Cause you know just what to say, and you know just what to do.

    Elle me répond que Cayden peut attendre en utilisant le ton de l’engueulade. Elle m’engueule et tout ce que je retiens moi, c’est que la deuxième pizza est pour son frère. C’est drôle, mais je ressens comme un petit soulagement en moi. Je pensais vraiment qu’elle allait rejoindre le type qu’elle se faisait en ce moment. J’aurais même pu rire de ce soulagement mais je me retins, ne laissant même pas un sourire apparaitre aux coins de mes lèvres. Je me contente de la regarder puis de continuer sur ma lancée en lui disant de continuer ce qu’elle faisait et que j’allais faire de même. Je bluffe, elle me connait et elle doit savoir que je bluffe, je ne sais pas mentir sur mes sentiments la plus part du temps, je m’enfuis dès que ça devient trop compliqué. Je ne sais pas lui mentir à elle malgré le fait de jouer cette comédie qui me tue petit à petit car j’en ai marre. Et puis elle sait que je ne ferais jamais un truc pareil. Mais je la provoque, elle me provoque et ainsi de suite, c’est un cercle vicieux et je me demande comment tout cela va se finir ? Car je sais qu’elle ne partira pas la première, que si elle est venue me parler c’est pour mettre les choses aux claires une bonne fois pour toute, alors que moi je fuis. J’avais fui quand elle m’avait avoué qu’elle m’avait trompé, je n’avais pas répondu à ses textos et là, tout ce que je veux c’est partir. Fuir. Encore et toujours. C’est une option de facilité, mais je ne vois pas d’autre. Je ne sais pas quoi faire d’autre alors c’est ce qui me vient à l’esprit en premier. Je suis debout devant elle à la regarder comme un con je ne sais pas quoi faire ni quoi ajouter. Pourtant je la sens bouillir de l’intérieur, je sais qu’elle veut me frapper ou m’insulter comme elle le fait à chaque fois que je dis quelque chose qui ne lui plaît pas. Seulement là, ça va au dessus de toutes nos dernières disputes. C’est plus profond, ça fait plus mal que nos anciennes disputes à la con où rapidement on passe à autre chose. Là c’est dur de passer à autre chose, c’est dur car je ne peux pas la prendre dans mes bras pour la consoler car c’est moi qui lui fais mal. C’est moi qui lui dis tout ces mots pour me venger de ce qu’elle m’a fait à Tijuana. Je la sens s’énervée, je la sens souffrir et ça me fait encore plus mal bordel. Mais pourtant comme un con, je me contente de la regarder sans rien ajouter. Son regard se pose sur moi et je me dis que je suis un con de me comporter avec elle comme ça. Que malgré tout, elle mérite tellement mieux. Elle m’engueule encore une fois. Elle est belle quand elle est en colère. Putain, je pense même à l’embrasser, là. Sur place. Et je ne sais pas ce qu’il me prend tellement c’est embrouiller dans ma tête. Je me retiens de bouger. Je ne fais aucun geste, même pas d’un millimètre. Et je la regarde. Elle me parle de Kaylie, du fait que je ne suis pas comme ça. Elle a raison, jamais je le ferais. Je ne rendais pas les coups de cette manière, je provoquais par les paroles et par mon silence et mon regard. A quoi ça servait de coucher avec une fille pour lui faire du mal ? Je n’avais pas envie d’une autre mais d’elle. Bordel, c’était elle que je voulais et pas une autre. Je serre la mâchoire et les poings. Je ne la regarde plus à ce moment là, je ne sais pas à quoi penser ni quoi faire. Merde, j’en ai marre de cette situation, elle sait que j’ai envie de partir et de fuir. De ne pas avoir cette conversation. Mais elle a raison, faut bien qu’on l’ait un jour ou l’autre. Seulement ce n’était peut-être pas l’endroit car regardant sur la vitre devant moi, je voyais le profil de Kaylie derrière moi qui nous portait attention. Et j’entendais déjà les rumeurs qui allaient courir des demain. Je décide à reposer mon regard sur le visage de Cassie.

    « On bouge. »

    C’est tout ce que je réussis à lui dire. Partir de cet endroit pour être dans une pièce en privée. Parler devant tout le monde et me disputer avec et surtout parler d’elle et de moi devant tout le monde, ce n’était pas ça qui allait faire que je ne fuirais pas. Bien au contraire. Ca me faisait juste plus flipper qu’autre chose. Je prends ses pizzas pour éviter qu’elle ait à les porter même si ce n’est pas lourd, car je sais qu’elle va me suivre. Qu’elle veut vraiment parler de tout cela, et qu’elle veut en finir avec. Je sors de la pizzeria, ma décapotable rouge est juste devant et j’attends qu’elle se ramène pour monter. Cette voiture, je l’ai depuis mes 16 ans, et c’est avec elle que j’avais été la choisir. On l’avait essayé des milliers de fois avant que je me décide de l’acheter. Je ne suis pas comme ma sœur qui est plus du genre à faire des achats compulsif. J’aime prendre des décisions sages et réfléchis. Et cette fois-là, ça n’avait pas échappé à ma règle, même si j’étais dingue de cette voiture là. Je la conduisais depuis mon retour à Los Angeles et au départ ça m’avait fait bizarre car la plus part des souvenirs que j’ai avec elle. C’est ceux avec Cassie. Tout ce qu’on a pu faire avec cette voiture. Combien de fois je lui avais fait l’amour à l’arrière sur le sommet d’Hollywood. J’enlève directement ses pensées de ma tête. Ce n’est vraiment pas le moment d’y penser. Je pose les deux cartons de pizzas à l’arrière et monte devant le volant alors que je vois Cassie faire le tour. Je ne sais pas où aller et je sèche.

    « Tu veux aller où ? »

    Que je lui pose la question comme si c’était elle qui avait pris l’initiative d’aller autre part.

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MessageSujet: Re: andréa&cassie → i know how it hurts.   Lun 11 Avr 2011 - 13:21


Do you remember what we said ?
"We'll never change", oh did we forget ?

Ça m'énerve. J'ai jamais voulu qu'on se dispute de cette manière. Celui qui fera le plus mal à l'autre sans faire grand-chose, sinon dire une phrase. C'est vrai que c'est de ma faute si ça arrive, je peux pas le nier. Ce serait un trop gros mensonge pour que je puisse dire que non, j'y suis pour rien dans cette histoire. Parce que tout est de ma faute. J'ai surement fait la plus grosse erreur de toute ma vie, mais je peux pas retourner en arrière et tout effacer. Reed m'avait demandé, si je pouvais tout effacer de ce qui s'était passé avec Andréa, est-ce que je le ferais ? J'avais dit non. Parce que si je devais effacer tout ce que j'ai eu avec Andréa, tous les sentiments que j'ai et que j'ai toujours... il me resterait quoi ? J'aurais plus que dalle. J'ai toujours tout fait avec lui. En fait, je pourrais pas supporter de le perdre définitivement à tout jamais. S'il était resté là où il était, j'aurais pu le supporter, mais y aurait un jour où ça serait remonté à la surface. C'est évident. Puis bon, faut dire que chaque fois que je croisais Madame Harper quelque part, parce que ouais, Los Angeles c'est pas si grand que ça, elle avait tendance à me lancer ce regard de connasse qui martyrise les gens qu'elle maitrise si bien, surtout avec moi en fait. Sa mère me déteste, depuis quoi ? Toujours. Elle m'a toujours trouvé beaucoup trop proche d'Andréa, même quand on avait six ans. Quand on était adolescents, je dormais chez eux parfois, je partagerais le lit d'Harper et sa mère pensait toujours qu'on couchait ensemble, mais à cette époque-là, ça nous aurait même pas traversé l'esprit. En tout cas, ça avait jamais traversé le mien à cette période-là. C'était mon meilleur ami, le mec que j'avais vu apprendre à faire du vélo avec son père. Le mec qui me défendait quand j'étais petite contre n'importe qui, même contre Cayden qui me gueulait dessus. Ça peut paraître pathétique dans un sens, mais c'était la meilleure période de ma vie. Celle où j'étais en couple avec lui aussi, mais bon... C'est ça qui fait le plus de mal, putain, tous ces souvenirs que je peux avoir avec lui. Je pourrais pas les effacer, j'en ai déjà eu envie quelque fois, mais c'était juste dans les moments où j'étais super en colère. Et même si on a tous ces moments heureux, c'est quand même Andréa qui m'a toujours fait pleurer. J'ai jamais pleuré pour personne d'autre que lui, parce que pleurer, c'est pas dans mes habitudes, j'aime pas ça, je trouve ça inutile et ça arrange jamais rien. Mais c'est lui qui peut me faire le plus de mal s'il le veut. C'est pour ça que parfois, je le déteste vraiment. Ça dure jamais longtemps de toute façon. Andréa, dans le fond, c'est le mec que je pourrais jamais oublier, il restera toujours en moi, peu importe ce que je peux faire ou qui je vois. Si je devais choisir entre lui et une autre personne, ce serait lui. Parce que je suis indéniablement folle de lui, mais si là, je suis clairement pas prête de lui dire. Je lui en veux toujours. Trop pour le laisser s'en sortir comme ça et je suppose que c'est exactement la même chose de son côté. Mais je veux quand même faire un effort pour qu'il ne me déteste pas plus que c'est déjà le cas.

« On bouge. » qu'il me dit, baissant la tête vers moi. Je lève un sourcil en le regardant à mon tour. Quoi ? Ça a pas vraiment l'air d'être une question... Mais il a peut-être pas tort. A UCLA, chaque petit truc de rien du tout peut être transformer en grande histoire qui parfois, sont des grands délires. La Webmiss aime dramatiser les trucs. Mais c'est vrai que s'engueuler devant tout le monde, c'est pas la solution. Mais c'est lui qui a commencé à me provoquer, pas le contraire, merde. Enfin bon. Il attrape mes pizzas et je prends mon sac qui est parterre, à côté de ma chaise. Il sort et je le suis de peu. Je croise le regarde Kaylie et je lui souris, c'est pas vraiment un sourire sincère, parce que depuis qu'Andréa l'a regardé, j'ai tendance à avoir envie de la frapper. C'est pas de la jalousie, mais de la possessivité, c'est tout. Il pose les pizzas dans la voiture, derrière le siège conducteur. Sa voiture. C'est toujours la même, ça fait... 7 ans qu'il l'a. J'étais avec lui quand il l'a acheté. On a pas fait que ça dans cette voiture, mais je suppose que c'est pas vraiment le moment de penser à ce genre de chose... n'empêche que j'y pense quand même, parce qu'on l'a pas fait qu'une seule fois dans sa voiture. Un sourire se forme sur mon visage pendant que j'entre dans la voiture, mais une fois dedans, à côté d'Andréa, mon sourire s'efface. On fera pas ce genre de truc cette fois, malheureusement. Ou pas. J'sais pas en fait. « Tu veux aller où ? » qu'il me demande, je tourne la tête vers lui... j'en ai aucune idée. C'était à lui de savoir où aller, non ? Il voulait partir, alors il est censé savoir où. Je sais pas. Pas chez moi, y a Cayden. Pas chez lui, je suppose qu'il y a sa sœur ou pire encore, sa mère. Je me contente de le fixer en réfléchissant. Je me mords la lèvre inférieure, où est-ce qu'on aurait été avant ? Avant Tijuana. Avant qu'on se dispute. Avant qu'il parte, tout simplement. « Je sais pas... à la plage de Santa Monica ? Je suppose qu'il y a plus grand monde à cette heure-là... Enfin, tu préfères aller où, toi ? » que je lui demande, hésitante. Je sais pas tellement où est-ce qu'on peut aller, parce que je pense qu'on pourra jamais être vraiment tout seul quelque part, sauf dans l'une de nos maisons et même là, il y aura quelqu'un.
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MessageSujet: Re: andréa&cassie → i know how it hurts.   Lun 11 Avr 2011 - 15:18

Leave the past in the past, the future in the future, and enjoy the present of the present.

    Elle se pose sur le siège passager et c’est à ce moment-là que je lui demande où elle veut aller. Je pose mon regard sur la montre pour voir l’heure qu’il est lorsqu’elle me propose la plage de santa Monica. Elle a raison, à cette heure-ci, il ne doit pas y avoir énormément de monde. Et puis je ne voyais pas où aller non plus. Parce que chez elle, visiblement Cayden l’attendait ou attendait la pizza plutôt, le connaissant. Et chez moi, y avait ma sœur. Et cette dernière est une vraie fouineuse, elle nous aurait encore moins laissé tranquille. Alors la plage me paraît être plutôt une bonne idée. J’hoche tout simplement la tête pour toute réponse et je mets la clé dans le contact et fait ronronner le moteur. J’adore le bruit qu’elle fait, c’est comme mon bébé, je m’en suis toujours occuper et quand je suis parti, mon père en a pris soin sachant à quel point je tenais à celle-ci et ce qu’elle valait pour moi. Mon père n’est quasiment jamais présent dans ma vie, enfin il se fait discret mais quand j’entends parler de lui, c’est toujours pour faire quelque chose dont je ne m’y attendais pas et qui fait plaisir. Il a toujours apprécié Cassie au contraire de ma mère qui elle n’a jamais pu la supporter et je n’ai jamais réellement su pourquoi. Peut-être parce qu’au fond, j’étais beaucoup plus proche de Cassie que d’elle et qu’elle aurait voulu que je sois le fils à sa maman. Je ne sais pas, ça a toujours été bizarre mais j’ai toujours fait en sorte pour que ça se passe bien. A chaque fois qu’on se faisait engueuler par nos mères, Cassie avait l’impression que c’était plus elle qu’elles engueulaient que moi. Je n’y ai jamais fait attention mais je la croyais. J’ai toujours cru tout ce qu’elle m’a dit et je n’ai jamais remis en question ce qui pouvait sortir de sa bouche. J’étais avec elle dans les bons comme dans les mauvais moments. Et bordel, en ce moment même, c’était un mauvais moment, le pire dans ma vie. Et au lieu qu’on soit ensemble, qu’on se soutienne. C’est elle contre moi. Et on ne peut rien y faire. Ca me tue de l’intérieur, j’ai envie de tout oublier, de rayer ce qu’il s’est passé à Tijuana de ma mémoire mais je ne peux pas. Dès que je la vois, je la trouve belle mais deux secondes plus tard, je me rappelle qu’elle m’a trompé et ça fait putain de mal. Je suis dans mes pensées et je ne vois pas tout de suite le jeune skateur qui traverse la route, je reprends mes esprits juste à temps et l’esquive tout en klaxonnant.

    « Putain quel con ! »

    Je secoue la tête, je crois que c’est le premier mot qui se dit dans la voiture depuis que j’ai démarré. J’avais presqu’oublier que Cassie était là. Je ne voulais pas tourner la tête pour la regarder, je savais que ça n’allait que me déconcentrer et m’énerver. J’avais la fâcheuse habitude de mal conduire lorsque je suis énervé. Et elle le sait, c’est la seule qui le sait d’ailleurs, mais elle arrive toujours à me calmer ou alors elle prend le volant elle à ma place. Ca m’angoisse. Je déteste le silence et c’était exactement ce qu’il se passait en ce moment. Ni elle ni moi ne parlait. Je ne sais pas quoi dire et pour être franc, je n’ai pas envie de parler mais de simplement conduire. Puis je tends la main et j’allume la radio histoire qu’il y ait un peu plus de bruit même si vu que c’était une décapotable, on entendait mieux les bruits qui proviennent de l’extérieur. La musique se met en marche et j’entends la chanson de Pitbull ft T-Parin, « Hey Baby », que j’aimais bien, je tends une nouvelle fois la main pour augmenter le volume et continuer à rouler tout en regardant devant moi. Au bout d’une demi-heure, je me gare sur le parking de la plage, je coupe le moteur et la musique s’arrête automatiquement et le calme revient alors. On entend de là le son des vagues, un son que j’apprécie énormément. J’aime le surf, même si je ne suis pas un pro, je sais m’y faire et en même temps vaut mieux étant donné que j’ai grandis à Los Angeles. Et tout les californiens savent surfer obligatoirement. Je suis content d’être en tong et en short à ce moment-là. En même temps, je suis comme ça quasiment tout au long de l’année sauf les jours de matchs ou je me dois de me présenter en costard à l’université. Enfin bref. Je sors de la voiture et j’attends que Cassie en face de même pour verrouiller les portes. J’avance vers la plage, elle à mes côtés. Je ne sais toujours pas quoi dire et ça m’énerve d’autant plus car je pensais qu’une fois arriver ici, je trouverais quelque chose à lui dire. D’habitude on parle tout le temps, on se chamaille, on se taquine ou alors quand on ne parle pas c’est qu’on est occupé à faire autre chose. Je lui frôle l’épaule avec la mienne et rien que ce contact là, me donne un frisson. Je ferme les yeux quelques secondes pour me reprendre.

    « Cayden doit mourir de faim. »

    Ok, ce n’est pas le moment de parler de son frère, mais c’était histoire de détendre un peu l’atmosphère puisque je souris en posant mon regard sur elle. J’ai envie d’aller bien, j’ai envie de ne plus lui en vouloir. Et pourtant je n’arrive pas. Je lui en veux de tout mon être, j’ai envie de la détester, me disant que ça serait bien plus simple de la haïr. Mais c’est compliqué. Jamais je ne pourrais la détester, elle pourrait faire n’importe quoi que jamais je la haïrais complètement. Parce que je l’aimais trop pour ça. Et plus je la regardais, plus je me rendais compte à quel point je tenais à elle. Il me suffisait de lui dire que je lui pardonnais et tout rentrerait dans l’ordre. Seulement ce n’est pas aussi facile que ça. On peut pardonner mais ne jamais oublier et c’est ce qui pourrait certainement tout détruire dans un futur proche.

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MessageSujet: Re: andréa&cassie → i know how it hurts.   Mar 12 Avr 2011 - 8:31

Swore to never leave you. To never let you out of my hands. Nothing here could ever change this.

Je sais pas ce qu'on est entrain de faire là. J'arrive plus très bien à suivre. Y a quelques minutes, on était sur le point de se gueuler dessus de façon plus ou moins violente devant tout le monde et maintenant... maintenant, on est dans sa voiture. Apparemment, on va à la plage, à moins qu'il ait changé de plan sans rien dire. Si ça se trouve, il va m'emmener dans un coin perdu de la forêt de je ne sais où et me tuer. Il serait enfin débarrassé de moi. Mais ce serait dommage quand même. Je veux dire, je suis beaucoup trop jeune pour mourir. Un silence de mort règne et je vois pas vraiment ce que je pourrais dire. Je pense que la plage sera un meilleur endroit pour avoir une réelle conversation avec lui. Ça me manque de rire avec lui pour des trucs complètement débiles et qui sont aussi plus ou moins inutiles. C'est clair que d'habitude, quand je suis avec lui, la maturité apparaît rarement dans nos conversations. Voir jamais. En même temps, ça nous aurait servi à quoi d'avoir des conversations sur des trucs barbants ? À rien, c'est pour ça que ça nous arrivait jamais. D'ailleurs, se disputer était quelque chose de considérer comme barbant et c'était pas plus mal. D'un point de vue extérieur, on a surement toujours dû paraître comme un couple, même quand on l'était pas, parce qu'on a toujours eu cette relation-là. Sans aucun gêne, parce que quand on connait quelqu'un depuis qu'on a quatre ans, on sait à peu près tout ce qu'il y a à savoir sur lui. Et c'est le cas pour moi, mais aussi pour lui. Il sait tout sur ma vie ; ma famille, mon frère et tout sur moi ; mon caractère, mes réactions, ce que je peux ressentir face à chaque situations... tout. Et j'en sais autant sur lui. Il me connait mieux que je me connais moi-même et c'est exactement la même chose de mon côté. Dans un sens c'est bien, mais j'aime pas savoir parfaitement qu'Andréa est en colère après moi, savoir qu'il est vachement trop rancunier pour que tout ça s'en aille facilement. Putain. C'est la merde. J'aimerais que ce soit plus facile, que tout ce qui se passe maintenant soit plus facile et que tout redevienne comme c'était avec cet été, avant Tijuana, avant toutes les merdes qui se sont passées.

Je fais pas vraiment attention à ce qui se passe à l'extérieur et c'est pour ça que je suis réellement surprise quand Andréa freine d'un seul coup en klaxonnant. La voiture évite un espèce de petit con inconscient et je bouge plus. « Putain quel con ! » dit Andréa, en colère. J'aime pas quand il est en colère quand il conduit. Il conduit foutrement mal quand il est comme ça. Normalement, je lui aurais demandé de prendre sa place, mais là... c'est plus des situations normales comme ça pouvait l'être... avant, justement. Alors je dis rien. Je le laisse garder le volant sans pour autant le calmer en parlant, parce que... Je n'aime pas le silence non plus. Et pourtant, dans cette caisse, mis à part quand Andréa a insulté le trisomique, personne n'a rien dit. En fait, j'ose pas dire un truc, parce que je sais que ce que je peux dire pourrait m'enfoncer sans que je veuille et il me déteste surement à l'heure qu'il est. Il allume la radio et c'est la chanson de Pitbull et T. Pain. Cette chanson est plutôt bien. Disons qu'elle est plutôt bien quand on a envie de danser. Enfin bref. Il se gare sur le parking de la plage, puis arrête la voiture. C'est calme. On descend quelques secondes après, de la voiture et on marche vers la plage. Putain. Je crois que c'est la première que j'ai si peu de choses à lui dire et ça me fout la trouille. Est-ce que ce que j'ai fait à Tijuana a vraiment tout gâché ? Si c'est le cas, je vais le regretter encore plus longtemps. Son épaule frôle la mienne et un frisson parcoure mon dos. Je fais comme si de rien était en me mordant la lèvre inférieure. « Cayden doit mourir de faim. » C'est pas grave. Il avait qu'à aller se les chercher tout seul, ses pizzas. Je souris pendant une seconde en pensant que c'est pas faux. Il doit me détester en ce moment-même. Mais j'ai l'habitude. Au pire, je lui dirai que c'était une vengeance par rapport à l'autre soir. Je lui avais demandé de ramener des courses, même pas, il m'a envoyé chier. Connard. Mais Cayden n'est pas vraiment le sujet, je crois. Je m'arrête de marcher et j'attrape le bras d'Andréa pour qu'il se retourne vers moi. Je croise son regard et j'enlève ma main. Ma respiration s'accélère, mais j'y fais pas attention. C'est pas le moment que je déraille. J'en ai marre qu'on parle pas, qu'on dise rien. On est censé avoir une vraie conversation, quitte à ce qu'on se dispute, encore. J'm'en fiche, tant qu'on se dit quelque chose. Je veux qu'il arrête de m'en vouloir, tout du moins, un petit peu. Je veux qu'on arrête de se détester – si on peut appeler ça comme ça – pendant quelques minutes, au moins. « Pourquoi t'es parti ? Pourquoi tu pars à chaque fois que tu perds le contrôle de la situation ? Est-ce que tu sais au moins que tu m'as manqué, Andréa ? Et puis, t'étais où ? Pourquoi tu m'as pas donné de nouvelles ? » que je lui demande, m'arrêtant, parce que ça fait surement beaucoup de questions à la fois et qu'il me répondra surement pas à toute.
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MessageSujet: Re: andréa&cassie → i know how it hurts.   Mar 12 Avr 2011 - 9:46

I hate you because I love you, and it hurts of this...

    Je ne sais pas quoi dire de plus que cette phrase à la con. En vrai, je m’en fichais que Cayden ait faim. Je m’entendais bien avec lui mais pas au point de me préoccuper de ceci, et puis je n’étais même plus sûr que lui m’appréciait après le mal que j’avais fais à sa sœur. Il est peut-être con avec elle par moment enfin la plus part du temps, mais je sais qu’au fond, il tient énormément à sa sœur tout comme elle tient à lui. J’adorais les regarder se disputer pour des conneries aussi cons que celle que je pouvais avoir avec Cassie. Peut-être même plus cons encore. J’en sais rien, mais ça m’avait toujours fait rire et au contraire, le fait que ça me faisait rire énervait Cassie qui voulait plus que je prenne sa défense et que je sois de son côté, ce que j’ai toujours fait d’ailleurs. Peu importe contre qui elle était, j’étais toujours derrière elle à la soutenir. Qu’elle ait tord ou raison, je m’en fichais. Elle aurait pu commettre un meurtre, cambrioler un casino à Vegas ou je ne sais quoi, que j’aurais été derrière elle à la soutenir. Et maintenant ? C’est ça la question, est-ce que je serais capable de faire tout ça pour elle. D’être là pour elle comme je l’étais avant. La réponse serait sûrement oui. Je n’ai pas trop à réfléchir même. Ce n’est pas parce qu’elle a fait une erreur que je dois la rayer de ma vie, même si au fond, ce ne serait pas plus mal. Au moins je ne souffrirais plus à repenser à cet été et à Tijuana et aux souvenirs que j’ai eu avec elle. J’ai envie de l’oublier mais je ne peux pas, elle fait partie de moi. Elle est ma moitié et ce depuis bien longtemps. Et là, ça m’énerve de ne pas savoir quoi lui dire d’autre que de lui parler de son frère. Elle ne me répond pas et on continue à marcher jusqu’à ce que je sente sa main sur mon bras. J’ai encore un frisson qui me parcourt, elle ne m’avait pas touché depuis cette nuit là et ça me fait bizarre d’avoir le contact de sa main sur mon bras. Elle me le serre pour me faire retourner vers elle et arrêter la marche. Je suis surpris et je la regarde ce qui lui fait me lâcher. Et ce qui bizarrement me rendu triste car je n’avais aucune envie qu’elle me lâche. Je voulais sentir ses mains me toucher, me caresser. Je voulais l’avoir dans mes bras. La serrer tout contre moi. Combien de fois j’avais pensé à elle de cette façon là à New York, je m’interdisais de le faire la plus souvent mais y a des fois où je ne pouvais pas faire autrement et c’est allongé sur mon lit que je fermais les yeux et que je pouvais parcourir son corps de la tête aux pieds. Corps que je connaissais par cœur, millimètre par millimètre. Je reprends mes esprits lorsqu’elle parle, je ne la quitte pas des yeux et fronce les sourcils car elle pose trop de question à la suite. Elle m’en veut d’être parti, je l’ai bien compris mais que voulait-elle que je fasse ? Que je ferme les yeux sur ce qu’il s’était passé ? Elle me connaissait trop bien pour savoir que je fuirais. Je n’ai pas envie de répondre à ses questions, j’ai envie de me casser encore une fois. Mais elle a raison, pourquoi partir ? Pourquoi fuir ? Rien ne s’arrangeait de cette manière là, c’était plutôt en affrontant les choses que ça peut s’arranger. Avec elle, je n’ai plus envie de fuir et ce n’était d’ailleurs pas pour cette raison que j’étais revenu à Los Angeles ? Pour arrêter de fuir ? J’ouvre la bouche mais rien ne sort alors je la referme. J’attends et je la regarde dans les yeux. Je parcours son visage son nez, ses joues, ses lèvres…

    « Ca faisait trop mal… »

    Que je lui dis soudainement alors que mon regard se repose sur ses yeux.

    «Tu me connais Cassie, je fuis dès que c’est compliqué, dès que je ne sais pas comment gérer la chose. Et je ne savais pas comment arrêter d’avoir mal en pensant à toi. Je… j’ai été à New York. »

    Je m’arrête encore une fois et j’essaye toujours de rester calme. C’est vrai que depuis tout à l’heure, je ne lui ai pas dis où j’avais été et ce que j’avais fait. Et puis j’avais envie de lui dire qu’elle m’avait manqué, elle m’avait foutrement manqué. Encore plus que ces deux ans que j’avais passé à New York avant que je rentre et qu’on ne sorte ensemble. Parce que là, j’avais pu avoir un plus dans notre relation, on avait toujours la même seulement y avait en plus de ça cet amour que nous partagions. Bordel, j’ai toujours été amoureux d’elle, j’ai toujours voulu l’avoir que pour moi et quand j’avais enfin pris mon courage à deux mains et arrêter de fuir mes sentiments, il fallait qu’elle me trompe. Et la question que je lui avais jamais posé c’était « pourquoi ? ». Peut-être parce que j’avais peur de connaître la réponse, qu’elle me dise qu’elle ne m’aime plus, qu’elle ne me voyait finalement qu’en simple ami. Celui que j’avais toujours été et rien de plus. Je reprends la parle après quelques secondes de silence. Il était peut-être temps que je la lui pose.

    « Pourquoi… pourquoi tu as fais ça ? »

    J’essaye de me contrôler, je ne suis pas énervé car ce n’est pas ce que je ressens en ce moment, mais je suis triste. Triste que ça se soit passé comme ça. Mais je n’ai pas envie que ça s’entende dans ma voix. Je savais que je pouvais, avec des efforts, faire en sorte qu’elle ne sache pas ce que je ressens exactement lorsque je parle, je suis froid et c’est tout ce qu’elle peut savoir mais je ne peux pas lui cacher ce qu’il se passe en moi car elle voit tout dans mon regard. Elle lit en moi comme dans un livre ouvert et avant c’était ce que j’aimais car je n’avais pas besoin de parler il suffisait que je la regarde pour qu’elle sache dans quel état j’étais. Et maintenant, ça me fait flipper qu’elle sache me lire avec au tant de facilité parce que je ne veux pas qu’elle me voit être triste à cause d’elle car je sais que ça lui fera plus de mal qu’autre chose. Et y a bien une chose que je ne veux pour rien au monde, c’est lui faire du mal.

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MessageSujet: Re: andréa&cassie → i know how it hurts.   Mar 12 Avr 2011 - 16:34

Now it's cold and we're scared. And we've both been shaken. Hey, look at us, man, this doesn't need to be the end.

Je comprends pas pourquoi il fuit à chaque fois. Je vois pas à quoi ça peut bien lui servir, parce que même en fuyant, y a toujours un moment où on doit faire face à ce qu'on a pu faire et ce qui nous a fait du mal. Même si on le veut pas, y a toujours un moment où ça termine par nous revenir en pleine face. Peut-être que dans les films, les gens parviennent à échapper à la réalité, dans la vraie vie, c'est pas comme ça. On peut pas partir à chaque fois que la situation nous déplait. À chaque fois qu'on considère qu'on a un problème. Si j'étais comme lui sur ce point-là, merde, il se rend pas compte que ma tronche, il la reverrait seulement en photo. Dans un sens, j'ai été honnête avec lui, mais je me dis que j'aurais jamais dû lui dire. Je pense que parfois, pour éviter à quelqu'un de souffrir, faut se taire. J'ai même pas été capable de réfléchir à ça cet été. J'aurais dû. Ça m'aurait évité de perdre Andréa. J'ai besoin de lui. Dans ma vie, dans tout ce que je fais. C'est la seule personne dont j'ai besoin de l'approbation avant de faire quelque chose. Et Dieu seul sait que j'aime pas me foutre de l'avis des gens, mais le sien est précieux. J'ai l'impression d'être dépendante de lui. Il m'a manqué, c'était horrible. J'ai cru que j'allais mourir et pourtant, on dit rien. Ça fait mal, putain, ça me tue. J'ai tout brisé en faisant un truc que je regrette et dont j'ai pratiquement aucun souvenir. Je suis stupide. Avant, j'aurais pu dire : je suis blonde, mais c'est plus le cas. Enfin, mentalement, c'est toujours le cas. Mais ce n'est pas vraiment le sujet. Je sais pas ce que je peux faire pour me rattraper. Je sais juste que je meurs d'envie de pouvoir le prendre dans mes bras, mais je suppose que ça arrivera pas de sitôt. Pas après ce que je lui ai fait. Je m'en veux. Je regrette, mais je peux rien faire. Que dalle. Je peux simplement attendre qu'il oublie, ne serait-ce qu'un tout petit peu. Qu'il me pardonne. Et je sais que ça sera long, mais j'ai le temps. Je serais capable de l'attendre pendant une éternité et je me sens assez... niaise de dire ça. Y a pas si longtemps que ça, je tentais de l'oublier. Maintenant qu'il est revenu, ça me semble définitivement impossible. Et puis je me sens pas de lui dire tous les trucs que j'ai fait quand il était pas là. Il m'en voudrait encore plus et j'ai pas envie de m'enfoncer. Pas encore. Je veux pas lui parler de Julian et encore moins de Reed. Reed, merde, faut surtout pas qu'il apprenne ce qui s'est passé entre lui et moi. Mais s'il me pose des questions, je lui mentirai pas. Je veux pas lui mentir et j'ai jamais réussi de toute façon.

« Ca faisait trop mal… » qu'il me dit après toutes les questions que je lui ai posé. Mais j'ai besoin d'avoir des réponses. J'en ai besoin pour ma santé mentale. Son regard se pose sur le mien et je me sens défaillir pendant une seconde, me reprenant vite fait. « Tu me connais Cassie, je fuis dès que c’est compliqué, dès que je ne sais pas comment gérer la chose. Et je ne savais pas comment arrêter d’avoir mal en pensant à toi. Je… j’ai été à New York. » Je baisse les yeux, me mordant la lèvre inférieure. Je veux plus qu'il ait mal en pensant à moi. Je veux pas qu'il pense à Tijuana à chaque fois qu'il me voit. Je veux pas, je supporte pas cette idée. Mais je peux rien faire et je crois que ça me fait encore plus mal. À New-York ? Pendant une seconde, une question me traverse. Est-ce qu'il a vu une fille là-bas ? Je préfère pas penser à ça, parce que je veux pas penser/imaginer qu'une fille l'a touché. Cette idée m'emmerde et me rend folle, alors je veux pas y penser. Je veux pas non plus lui poser la question. Je veux pas, parce que la réponse me fait peur. Je veux pas savoir ce qu'il a fait à New-York. Et c'est dans ce genre de moment que je me rends compte de ce que je lui ai fait à lui. Je peux pas imaginer ce qu'il a ressenti quand je lui ai dit que je l'avais trompé. Merde. Je ferme les yeux, évitant de trop penser. Je regrette, je m'en veux, il peut même pas imaginer à quel point. « Pourquoi… pourquoi tu as fais ça ? » qu'il me demande, sur un ton... froid ? Je sais pas trop en fait, je relève mon regard vers lui pour croiser le sien. Non. Je fronce les sourcils en le regardant et je me sens encore plus mal. Je veux pas le voir comme ça et encore moins si c'est à cause de moi. Et je craignais cette question, mais je sais qu'il attend une réponse. Seulement, je sais pas quoi dire, parce que j'ai rien pour ma défense. J'ai aucune raison pour avoir fait ça. Bordel. Je soupire. Et je sens toute la tristesse qu'il a en lui dans son regard. Ça me tue. J'ai envie de le prendre dans mes bras ou de poser ma main sur sa joue, de l'embrasser. De faire quelque chose, pas rester comme une statue en face de lui. Je serre les dents en penchant la tête. J'ai l'impression que je vais pleurer, mais non. Non, y a pas moyen. Je veux pas pleurer. J'aime pas ça. Je supporte pas ça. Je veux pas qu'il me voit comme ça. Je veux pas qu'il pense que c'est de sa faute. « Je... je sais pas. J'ai aucune excuse, parce que te dire que j'étais saoule, que je savais pas ce que je faisais, que je me rendais pas compte... ça change rien. Ça excuse rien. Si tu veux savoir la vérité, la seule chose dont je me souviens de cette nuit-là, c'est le réveil. Je regrette ce que j'ai fait, Andréa. Je voulais pas te faire ça. J'm'en veux. Je suis désolée... Je suis vraiment désolée. » que je lui dis alors que oui, je sens une larme qui coule sur ma joue et je l'essuie rapidement. Je prends une grande inspiration, me reprenant. Bordel, j'aimerais que ça soit facile et pouvoir m'excuser simplement en l'embrassant, comme pour les trucs pas grave, mais je peux pas. Je suis complètement impuissante en ce moment-même sur cette situation de merde.
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MessageSujet: Re: andréa&cassie → i know how it hurts.   Mer 13 Avr 2011 - 13:59

You steal my heart and you make it incapable of loving somebody else.

    Je lui réponds et je la vois baisser les yeux et se mordre la lèvre inférieure. Je ne sais pas pourquoi elle le fait, mais rien que ça me donne envie de l’embrasser. Je ne sais pas pourquoi, c’est comme automatique. J’ai l’impression que tous ses moindres faits et gestes me donnent envie de l’embrasser. Elle peut se remettre une mèche de cheveux en place derrière l’oreille, hausser un sourcil, se mordre la lèvre, croiser les bras, tirer la langue, sourire, bouder, faire la tête, froncer les sourcils, être en colère, bailler, s’étendre, s’ennuyer, rire peu importe. Tout ce qu’elle faisait, j’aimais tout simplement. C’est dingue, d’aimer une personne à ce point non ? D’être au tant accro à cette personne qu’on n’arrive plus à penser à une autre personne qu’elle. Que tout ce qu’on touche, nous rappelle les souvenirs qu’on a avec elle, les bons délires tout comme les mauvais moments. Qu’on ne vit que par elle, qu’on ne vit que pour elle. Enfin c’est peut-être exagéré, mais en attendant je n’étais pas revenu à Los Angeles pour retrouver mes potes mais pour lui avouer mon amour. Et aujourd’hui encore, si je suis rentré ce n’est pas parce que la ville me manque c’est parce qu’elle me manque. Et là, je viens de lui avouer que penser à elle me faisait mal. Partir à New York pour ne plus penser à elle ? Y avait un peu plus de chance que ça arrive, étant donné qu’il n’y avait pas quelque chose qui me faisait penser à elle toutes les trente secondes. Comme à Los Angeles, un bout de bois pourrait me faire penser à elle parce qu’on venait jouer lorsqu’on était gamin ici et qu’on le lançait etc. C’était dingue tous les souvenirs que je pouvais avoir avec elle. En même temps se connaissant depuis nos 4 ans, on avait de quoi non ? Je continue à parler alors qu’elle ne dit rien enfin je ne parle pas vraiment, je lui pose plutôt la question que j’ai envie de lui poser depuis ce soir là mais que je n’ai jamais osé faire réellement. En même temps, c’était à peine si j’avais parlé lorsqu’elle m’avait dit pour sa tromperie. J’attendais sa réponse, une réponse que j’aurais aimé avoir depuis quelques mois déjà, qu’elle me la dise sans que j’aie besoin de poser la question seulement elle ne l’avait jamais fait et de mon côté non plus jusqu’à maintenant. Je la regarde alors qu’elle réfléchie à quoi me dire ou qu’elle n’ose pas me dire la raison pour laquelle elle a fait ça. Et je flippe, j’ai encore plus la trouille de connaître la réponse surtout lorsque je vois dans son regard qu’elle est triste et je la sens à la limite. Sur le coup, je n’ai pas envie d’entendre qu’elle ne m’aime plus ou qu’elle voulait rompre avec moi de toute manière ou n’importe quoi d’autre qui y ressemblait. Mais en même temps, pourquoi avait-elle fait ça ? Pour quelles autres raisons que celle dans le but d’en finir avec moi ? J’avais du mal à vraiment comprendre son acte et pourtant j’en avais passé des heures dessus malgré moi, je devais y réfléchir au moins une fois par jour si ce n’est bien plus. Elle ouvre la bouche et je sais que je vais enfin avoir ma réponse, impatient et inquiet j’attends qu’elle termine sans l’interrompre et je vois la larme couler. Elle la sèche rapidement et je ne sais pas si je fais comme si je ne l’avais pas vu ou au contraire. Je ne parle pas, j’enregistre ce qu’elle vient de me dire. Je sais qu’elle ne me ment pas car elle ne m’a jamais menti de toute notre vie. Je la sens sincère rien que par le ton de sa voix mais surtout par son regard. Je sais qu’elle regrette son geste et qu’elle est sincèrement désolée. J’ai à nouveau envie de la prendre dans mes bras mais je n’ose pas. Et c’est bien la première fois que je n’ose pas faire un geste envers elle. Je n’ai pas envie que ce qu’elle a fait gâche tout ce qu’on a toujours eu mais j’ai ce putain de caractère qui m’empêche de lui pardonner. Je suis rancunier et ça, elle le sait très bien. Je pardonne pas facilement, je n’oublie jamais le mal qu’on me fait, je n’accepte pas les simples excuses.

    Seulement… celles de Cassie me touchent. J’ai mal de la voir triste à cause de moi car oui c’est peut-être elle qui avait tout foiré entre nous, c’était moi qui lui faisait mal en ce moment. Je finis par enfin lever mon bras et poser doucement ma main sur sa joue. Rien qu’avec ce contact, j’ai à nouveau un frisson qui me parcourt le corps. J’ai l’impression de ne pas l’avoir touché depuis des années, je lui nettoie un peu plus la joue avec mon pouce alors que je continue à la regarder sans rien dire. Sauf que là, je ne sais plus quoi faire d’autre, je suis comme bloquer, exactement comme lorsque je m’étais levé à la pizzeria et que je l’avais contemplé comme un con. Là, encore une fois, je suis planté en face d’elle comme un abruti de première à ne pas savoir quoi dire et quoi faire. Et la seule chose qui me passe à l’esprit, c’est de faire quelques pas vers elle, mon corps tout proche du sien, je pourrais entendre son cœur battre dans sa poitrine, approcher mon visage puis mes lèvres près des siennes, les effleurer doucement, sentir son souffle qui deviendrait court, et s’emparer de sa bouche pour l’embrasser tendrement. Seulement je ne pouvais pas faire ça et cette idée me perturbait même qu’au final. Je retire ma main plus rapidement que prévu et je détourne mon regard en même temps tout en faisant quelques pas en arrière pour m’éloigner d’elle. Je lui tourne le dos et je passe une main dans mes cheveux. Geste que je fais habituellement lorsque je suis nerveux. Ca m’énerve, je ne sais pas quoi faire et ça me gonfle sérieusement de ne pas savoir. Je serre la mâchoire et me mord la lèvre inférieure car je sens en moi monter cette colère. Je n’étais pas énervé contre Cassie mais contre moi-même. De ne pas pouvoir lui pardonner alors que je savais qu’elle était sincère. Que j’étais sûr qu’elle regrettait terriblement son geste et que ce n’était pas ce qu’elle avait voulu pour nous deux. Je veux lui pardonner car je suis raide dingue d’elle et elle doit certainement le savoir mais je ne peux pas, je n’y arrive pas.

    «Tu ferais mieux de rentrer Cassie, cette conversation sert à rien. »

    Une simple phrase qui sort de ma bouche. C’est plus simple de parler en lui tournant le dos, de cette façon, elle ne pouvait pas lire dans mon regard que je pensais tout l’inverse. Que je la voulais pour moi ce soir, je voulais la retrouver comme avant. Que je ne voulais pas la laisser partir sans lui avoir montré à quel point je l’aime et qu’elle compte pour moi. Je n’ai pas envie qu’elle voit tout ça dans mon regard. Je sais qu’elle peut toujours lire en moi que ce n’est pas une année, deux voir dix qui changeront cela. Elle l’a toujours fait et le fera toujours, chose que j’espère malgré le fait que parfois je la déteste lorsqu’elle arrive si bien à savoir ce que je ressens et que je n’ai pas envie qu’elle le sache alors qu’au contraire, lorsque je n’ai pas envie de parler et que pourtant je veux qu’elle sache comment je vais, et qu’elle me comprend sans que j’aie besoin d’ouvrir la bouche, qu’elle me prend dans ses bras… Bordel, ce n’est pas en pensant à tout ça que j’arriverais à m’en sortir. Je secoue la tête et mets les mains dans les poches de mon short. Je lui fais toujours dos, je ne sais pas si elle est toujours derrière moi, je ne l’entends pas, seul le bruit du vent et des vagues résonnent dans mes oreilles, je me dis que si elle est partie sans rien dire… ce n’est pas plus mal.



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MessageSujet: Re: andréa&cassie → i know how it hurts.   Jeu 14 Avr 2011 - 23:33

And I hate that I made you think that the trust we have is broken. Don't tell me you can't forgive me.

Parmi les trucs qui m'atteignent le plus, faire mal aux gens j'aime est dans la première chose qui me fait presque plus mal qu'aux gens. En fait, j'ai fait du mal à Chelsea, je crois, mais... c'était pas directement et involontaire. Je pensais pas vraiment qu'elle le prendrait si mal et il est vrai qu'on peut dire que je ne pense pas, non, je pense jamais. Je réfléchis pas avant d'agir, mais après. Et c'est comme ça que je me retrouve à faire tout un tas de conneries que j'aurais jamais fait si j'avais, ne serait-ce que réfléchi un minimum. Pourtant, je refais les mêmes boulettes à chaque fois, quitte à ce qu'il y ait les mêmes conséquences. Si Andréa a pour habitude de fuir, moi, c'est de tout foutre en l'air. À chaque fois, c'est la même chose. À tous les coups, je m'en mords les doigts, parce que les risques sont que je perde des gens que j'aime ou de leur faire du mal. Je veux pas faire de mal aux gens que j'aime. Je suis peut être une connasse, mais pas à ce point-là. Mais on n'a pas toujours ce qu'on veut dans la vie, au contraire. Je sais bien que j'ai déçu Andréa, je sais que j'ai surement perdu sa confiance, non, en fait, ça, c'est sûr. Je sais que ça reviendra pas comme avant, avant longtemps. Je sais aussi que ça va prendre du temps avant qu'on se remette ensemble, si ça arrive un jour. Parce qu'avec toutes les conneries que j'ai pu faire pendant qu'il était reparti à New-York, je crois qu'il va encore plus m'en vouloir. Le pire ? Surement que parmi les "conneries" que j'ai pu faire, je considère pas vraiment qu'avoir couché avec Reed en soit une. Mais faut pas que je le dise à voix haute. J'aimerais vraiment qu'Andréa me pardonne. Qu'il comprenne que j'étais pas dans mon état normal quand j'ai fait ça, parce que si ça avait été le cas, jamais, JAMAIS je l'aurais trompé. Ça m'aurait même pas effleuré l'esprit une seule seconde. Chelsea est témoin que le tromper était clairement pas dans mes projets d'avenir quand j'étais en couple avec lui, bien au contraire. Ce qui fait que je m'en veux encore plus. Bordel, je suis débile. Le voir si mal à cause de moi, me dire que c'est de ma faute s'il est triste, ça me fait mal, ça me bouffe de l'intérieur et ça me donne l'impression que je peux craquer à tout moment. Je tiens à Andréa comme je tiens à personne et pourtant, je lui fais du mal. C'est moi qui lui fais le plus de mal, alors que je suis censée être la fille qui devrais le consoler. Au lieu de ça, je m'excuse, je suis désolée, sans que ça change rien. Qu'est-ce que ça peut arranger de toute façon ? C'est pas des excuses qui vont effacer ce qu'on a fait, mais ça montre surement à la personne en face que ça nous touche quand même un peu à nous aussi. En fait, j'en sais rien, j'm'en fous. Tout ce qui m'importe, là, c'est Andréa. Son regard et ce qu'il ressent au fond de lui. Seigneur ce que j'aimerais le serrer dans mes bras, rien qu'une minute en lui disant que tout va bien aller, que tout va s'arranger. Je peux pas et lui dire ça, ça serait faux. Y a que dalle qui va s'arranger, parce que la douleur peut pas se volatiliser du jour au lendemain juste parce qu'on le désire. Et je sais que je lui ai fait du mal, mais il m'en a fait aussi. Ne pas savoir où il était, n'avoir aucune nouvelle, ne pas pouvoir le voir, ça me tuait. Heureusement que j'avais Ruben à ce moment-là, parce que sinon... merde, sinon, j'aurais été foutrement mal. Chaque jour, je me demandais si Andréa allait bien et je me disais ; aujourd'hui, je vais complètement l'oublier, je vais arrêter de penser à lui, à nous, si un "nous" existe toujours, bien évidemment. Mais ça fonctionnait jamais. J'avais beau éviter de penser à lui un maximum, à la fin de la journée, j'avais quand même pensé à lui tout un tas de fois en faisant des trucs complètement banals. Aux entrainements par exemple, quand je le croisais. Dans les couloirs et en dehors de l'université, c'est pire. Parce que chaque putain d'endroits de Los Angeles, j'y suis allée au moins une fois avec Andréa. Bordel, quelle merde pour pas penser à sa gueule. C'est pratiquement une mission fucking impossible.

Il pose sa main sur ma joue et mon système cardiaque déraille complètement. Ça fait... environ 9 mois qu'il avait pas posé la main sur moi. J'ai l'impression que ça fait plus longtemps, moi, quelque chose comme des années. J'avais l'habitude de le prendre dans mes bras au moins une fois par jour, à une époque où il n'y avait aucune complication. J'sens comme si j'allais éclater face à lui, là, maintenant, mais c'est pas le cas. Je pourrais me mettre vraiment à pleurer, comme j'en meurs d'envie au fond de moi, peut-être même qu'il me prendrait dans ses bras. Que je pourrais entourer mes bras autour de sa taille et plaquer ma tête contre son torse. Gosh, ça me manque et j'en crève d'envie. Mais non. Il retire sa main et fuit mon regard le plus vite possible, reculant, surement pour s'éloigner de moi. Je secoue la tête, parce qu'il m'énerve sans vraiment m'énerver. Il va me rendre dingue à agir comme ça, sans rire. Il se retourne, se retrouvant de dos à moi et passe sa main dans ses cheveux. Geste très significatif quand c'est Andréa Harper qui le fait. Je baisse une nouvelle fois la tête, portant mon attention sur le sol. J'aime pas comment on réagit on ce moment. On dirait qu'on se connait depuis deux mois et qu'on subit notre première grosse dispute. Seulement ça fait dix-neuf ans qu'on se connait, pas deux mois. Je sais pas quoi faire, je sais vraiment pas comment je suis censée réagir là. Je me contente de le fixer alors qu'il est de dos à moi, qu'est-ce que je peux faire d'autre de toute façon ? « Tu ferais mieux de rentrer Cassie, cette conversation sert à rien. » qu'il me dit, sans me faire face, de dos à moi. Je serre les dents en le fixant encore plus intensément. C'est une blague ? Il est entrain de m'énerver, non, vraiment. S'il pense que je vais me casser, parce que Monsieur l'a demandé, il peut toujours rêver. En plus, il me le dit même pas en face. Ma présence le dérange ? Tant pis pour lui, c'est lui qui a voulu qu'on change d'endroit. Si c'était pour qu'il finisse par me dire ça, j'aurais clairement pu rester avec mes pizzas. Putain de merde ! J'avance et me mets face à lui, alors qu'il a foutu ses mains dans ses poches. Surement qu'il pensait que je m'étais barrée, comme si c'était vraiment mon genre d'écouter ce qu'on me dit. Sans vraiment savoir d'où cet élan de colère me vient, surement à cause de lui, ma main s'écrase sur sa joue avec autant de force que je le peux. Cette gifle, elle vient du cœur. « Non, mais qu'est-ce que tu crois, Andréa ? Que tu peux me faire venir ici, puis ensuite me dire de me casser ? Tu crois vraiment que je vais partir tout ça parce que tu me le demandes ? Je tiens à te préciser entre autre, que je compte pas rentrer à pied, crétin ! ET PUIS MERDE ! Tu me fais chier ! Si tu comptes me détester pendant perpette des oies, t'as qu'à me le dire, ce sera plus simple ! On aura qu'à plus parler du tout, plus se voir, t'en qu'à faire, t'as qu'à repartir à New-York, parce que toi, fuir, c'est tout ce que tu sais faire ! » que je lui dis, comme une furie, en colère. Bordel, je le déteste en ce moment-même, ça durera surement pas longtemps, mais tant que c'est le cas, je préfère en profiter un minimum. Puis je me rends compte de ce que je viens de lui, je pense que j'y suis peut-être allée un peu trop fort. Je pensais pas tout ce que j'ai dit vers la fin, mais sous la colère, j'parle souvent pour dire des trucs que je regrette par la suite. Mais je me contente de le défier du regard, parce qu'il m'énerve. Il m'a poussé à bout de con. Alors oui, je pourrais tout autant en prendre pour mon grade, mais il a qu'à me dire ce qu'il pense de moi lui aussi, on sera quittes.
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MessageSujet: Re: andréa&cassie → i know how it hurts.   Ven 15 Avr 2011 - 11:27

I don’t know how I can go further without you . The only thing I know is that it’s hard..

    Je m’attendais pas à ce qu’elle soit toujours là, je ne m’attendais pas à ce que sa main se jette sur ma joue, à ce qu’elle me gifle. J’ai tourné la tête pour accompagner son mouvement, et je sens ma joue devenir rouge. C’est qu’elle ne m’a pas manqué en plus. Je bouge un peu ma mâchoire et pose automatiquement une main sur ma joue pour venir la frotter doucement. C’est clair qu’elle ne fait pas le poids face à moi, mais elle a une bonne droite concernant les gifles, comme si elle était une pro en la matière. C’est la première fois qu’elle le fait, du moins qu’elle le fait réellement. Car avant, c’était juste des petites claques pour m’embêter tandis que cette fois-là. C’en est une bonne. Je repose mon regard sur elle, elle me crie dessus mais dans le genre vraiment car encore jusqu’à maintenant elle n’avait pas été aussi… en colère. Je la regarde et je n’arrive pas à enlever l’idée qu’elle est sexy de ma tête et à ce moment-là, je me sens con à penser ça alors qu’elle m’engueule et qu’elle me montre sa colère, sa rancune car ouais, elle m’en veut aussi et c’est d’être parti sans lui avoir donné des nouvelles. Je sais qu’elle a certainement dû détester ça, détester ce que j’avais fais. Et d’un côté, je ne peux pas lui en vouloir de m’en vouloir également. J’essaye de retirer ses pensées de ma tête pour plus me concentrer sur ce qu’elle me dit et en fait j’aurais mieux fais de continuer à penser. Je n’aime pas ce qu’elle me dit, elle dit tout ça comme si je lui en voulais pour une petite connerie qu’elle aurait faite. Alors qu’elle m’avait trompé, je me mets à mon tour en colère, je la sens montée en moi et malgré le fait que je n’aime pas ça, je n’arrive pas à la retenir. Je sais que quand elle est en colère, elle peut me dire des choses qu’elle ne pense pas forcément. Peut-être même qu’elle ne pensait en rien à ce qu’elle venait de me dire mais c’était trop tard, c’était moi qui n’arrivait plus à réfléchir à présent. J’avais depuis neuf mois cette rage en moi qui ressortait facilement. Faut dire qu’avant j’étais impulsif et que je m’énervais assez facilement lorsqu’on me cherchait – enfin ça dépend de qui encore – mais à présent et ce depuis le fameux soir à Tijuana, je sortais de mes gongs bien plus vite qu’avant et je cognais encore plus rapidement. Ca fait d’ailleurs depuis que je suis retourné à New York que j’ai commencé les combats de rues. Ca me soulage en quelque sorte, je peux me défouler, me lâcher complètement. J’ai merdé en commençant ses combats mais maintenant j’ai du mal à m’arrêter, j’ai besoin de me défouler au moins une fois par semaine et la plus part de mes combats se déroulaient en fin de semaine histoire d’avoir le week-end pour s’en remettre et ne pas arriver le lundi en cours ou au boulot trop amoché. Je suis à Los Angeles depuis quelques jours seulement et la première chose que j’ai faite, c’est aller me renseigner pour ce genre de combats de rue. C’est bizarre car lors de mon dernier à New York, je m’étais dis que j’allais arrêter, que c’était un délire fou que de continuer à faire ça. Et pourtant, je n’ai même pas réussis à tenir un coup, c’est comme une drogue, ou tu ne sais jamais si tu peux en faire une overdose. Pour le combat, tu sais jamais où l’adversaire va cogner et jusqu’où il ira.

    « Tu fais chier Cassie ! »

    Que je lui dis subitement, cette fois bien plus énervé que les autres fois. Elle me pousse à bout, même si c’est moi qui ai commencé à jouer à ce petit jeu et que je l’ai cherché également. Je la regarde, je serre la mâchoire tout en la regardant, j’ai l’impression qu’elle se fou de moi d’un côté. Qu’elle débarque et s’assied là où j’étais entrain de manger tranquillement juste pour bien pourrir ma soirée et m’énervé. Pour bien que je me rende compte qu’elle me manquait bien plus que ce que je me laissais croire et que je l’aimais indéfiniment. Je la sens toujours en colère contre moi et c’est bien mieux comme ça car sinon je n’aurais certainement pas continué à parler en étant aussi énerver et sachant que je pourrais dire des choses que je ne pense pas réellement.

    « Putain tu m’as pas juste fais une simple farce que je n’ai pas apprécié ou je ne sais quoi. Tu m’as trompé Cassie, tu captes ça ? Tu m’as trahi, tu m’as brisé le cœur ! Tu ne peux pas débarquer comme ça et me dire « je suis désolé, tu me pardonnes ou non ? ». Tu m’engueules car je me barre et ensuite tu me dis que j’ai qu’à me casser si je ne te pardonne pas ? Sérieux qu’est-ce qui va pas chez toi hein ?

    Je m’arrête de parler, j’ai gueulé peut-être un peu plus fort que voulu, heureusement qu’on avait changé de lieu car ils nous auraient encore plus regardé bizarrement ceux de la pizzeria. J’essaye de me calmer, je respire doucement sans me retourner, je reste face à elle, mon regard dans le sien. Je ne savais plus quoi faire et quoi dire, à chaque fois que je pense que ça va un peu mieux, et bien y a le pire qui arrive juste après. C’est dingue tout de même d’en être arrivé là, je voudrais tellement revenir en arrière, je donnerais tout pour qu’elle ne m’ait jamais trompé. Mais peut-être que ça devait se passer comme ça ? Et puis elle n’était peut-être pas heureuse avec moi, ou pas complètement en tout cas. Je m’étais posé tellement de questions durant ces 9 derniers mois qu’au bout d’un moment j’ai arrêté de le faire n’ayant aucune réponse et que des suppositions. Je me suis enfin calmé, ou du moins, un peu, reprenant mes esprits.

    « T’as raison… Je me casse. »

    Seulement je ne bouge pas, je reste planté là devant elle à la regarder. C’est comme si j’avais pris une décision, mais mon cerveau refusait de m’obéir. Ou alors c’était juste qu’à cet instant, ce n’était plus mon cerveau qui commandait mais mon cœur, car sans crier garde, mes deux mains se posèrent sur les joues de Cassiopea pour pouvoir approcher son visage du mien et que ma bouche vint s’écraser sur la sienne pour pouvoir échanger avec elle un baiser fougueux… ou pas.

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MessageSujet: Re: andréa&cassie → i know how it hurts.   Ven 15 Avr 2011 - 14:29

How long should I stay ? How long should I keep myself away ?

Okay, alors peut-être que j'étais pas obligée de le gifler. J'aurais surement pu éviter de lui mettre, mais... j'ai pas la retenir. Alors ouais, il a beaucoup plus de raison pour être colère contre moi, que je peux en avoir pour l'être contre lui, mais c'est pas pour autant que je devrais juste faire comme si tout allait bien en attendant qu'il fasse de même. C'est pas de ma faute si j'arrive pas vraiment à contrôler ma colère quand je suis en face de lui. En fait, en face de lui, je contrôle que dalle, sauf ce que je dis quand je suis calme. Le reste, c'est des trucs random que je fais et parfois, c'est pas volontaire, ni voulu, mais je le fais quand même. C'est rare que je le frappe, je veux dire, en vérité pas trop... je lui ai toujours foutu des coups dans l'épaule ou des petites tapes sur la joue quand il m'énervait, mais c'était jamais bien méchant, puis de toute façon, je pense pas que je peux vraiment lui faire très mal, même avec vachement de force. Sauf à certains endroits, bien sûr ou là, il aurait mal sans que j'y aille très fort. Mais ça aurait été exagéré si j'avais frappé là, genre. Puis, j'aurais pas été capable. Mais j'avais besoin de le frapper pour lui montrer que lui aussi, il m'a fait du mal. Alors, oui, peut-être que je lui en ai fait plus, mais ça efface rien quand même. J'ai tout autant le droit de lui en vouloir et pour une fois que je peux lui en vouloir à lui aussi. Normalement, c'est moi qui fais les conneries et lui... bah, c'est Andréa, alors il sait éviter de faire le con. Moi pas. C'est lui qui me couvrait avant, il prenait ma défense tout le temps, même pour les grosses boulettes que je faisais. En même temps, il avait intérêt. C'était le chouchou, même de ma mère à moi. Faut dire qu'elle avait autant rien à foutre de Cayden que de moi, sauf qu'ils s'engueulaient moi. Cayden s'en foutait un peu, alors c'est moi qui disais ses quatre vérités à ma mère. Et la réciproque était vraie. Quand Andréa et moi, on faisait une connerie, c'était moi qu'on engueulait. Pour sauver l'affiche, nos mères lui gueulaient dessus un peu aussi, mais largement moins que moi. Ça m'a jamais dérangé, hein, parce que j'avais l'habitude et ça me faisait plus rire qu'autre chose. À la fin, ça me laissait plus qu'autre chose, mais bon. Tout ça pour dire qu'Andréa a toujours réussi à me calmer, sauf quand il me taquinait, mais en dehors de ça, quand j'étais énervée, il trouvait toujours un truc à dire pour me calmer. Ou il me prenait simplement dans ses bras, ça marchait tout aussi bien, je suppose que ça doit toujours être le cas d'ailleurs. Je trouve que ce que j'ai dit était stupide. Je me suis encore contredis moi-même dans ce que je lui ai dit et je pensais seulement la moitié de ce que je lui ai dit. Je veux pas qu'il reparte à New-York, je veux pas le perdre encore plus, une nouvelle fois. Ça me ferait trop mal, putain. Je veux pas qu'on arrête de se parler, même si à chaque fois, on doit se disputer, j'm'en fous, tant que je lui parle. À la limite, je préfère qu'il m'engueule tous les jours, qu'il me déteste tous les jours jusqu'à la fin de ma vie, plutôt qu'il parte encore une fois. J'en ai marre qu'il parte à chaque fois, ça me gonfle ! Peut-être que ça le soulage, mais non. De toute façon, j'l'empêcherai de repartir s'il décide à écouter ce que je viens de dire. Je suis capable de l'attacher au radiateur de mon salon jusqu'à ce qu'il décide de plus jamais se casser comme un voleur de la vie des gens qui l'entourent.

« Tu fais chier Cassie ! » qu'il me dit en colère à son tour. Je vois dans son regard qu'il est complètement excédé, que je le fais chier et que c'est entièrement de ma faute. Qu'est-ce que je peux y faire ? Rien, parce que je suis toujours en colère moi aussi. Je le fais chier ? C'est lui qui a commencé en me disant que je ferais mieux de partir. C'était peut-être pas pour me foutre en colère, mais tant pis. Pourquoi de dos à moi en plus, il arrive pas à me dire en face qu'il veut que je me casse ? Mais là, c'est lui qui est sur le point de me gueuler dessus comme je l'ai fait il y a moins d'une minute. « Putain tu m’as pas juste fais une simple farce que je n’ai pas apprécié ou je ne sais quoi. Tu m’as trompé Cassie, tu captes ça ? Tu m’as trahi, tu m’as brisé le cœur ! Tu ne peux pas débarquer comme ça et me dire « je suis désolé, tu me pardonnes ou non ? ». Tu m’engueules car je me barre et ensuite tu me dis que j’ai qu’à me casser si je ne te pardonne pas ? Sérieux qu’est-ce qui va pas chez toi hein ? » qu'il me gueule dessus. Je me mords la lèvre inférieure et soupire. Il m'en veut, ça se voit dans ce qu'il vient de me dire et c'était évident, même avant qu'il le dise d'ailleurs. Mais ce qu'il vient de me dire à tendance à m'énerver encore plus, parce que justement, quelque chose ne va pas chez moi. À partir du moment où il a foutu le camp, y a plus rien qui allait. Ça a beau être de ma faute, je lui en veux à lui aussi quand même. Peut-être que je devrais pas, je devrais surement être gentille et justement, tout faire pour qu'il me pardonne. Et moi, au lieu de ça, je l'engueule. À croire que je suis encore plus stupide que je le pensais. Mais merde. « Ce qui va pas chez moi, Andréa ? Tu me poses vraiment la question ? Ce qui va pas, Andréa, c'est que tu m'emmerdes ! J'admets que tout est de ma faute, d'accord ? Je comprends que tu m'en veuilles, mais je peux rien faire ! Et ça m'énerve encore plus ! Et puis merde ! » que je réplique, plus ou moins fort, mais plus calmement que tout à l'heure en tout cas. On se regarde toujours dans les yeux et je sens que ma colère descend peu à peu. Je sais dans quelques minutes, je ne serai plus encore en colère contre lui. J'ai bien dit que je n'arrive jamais à lui en vouloir pendant plus de dix minutes, tout du moins, lui en vouloir énormément. Je peux pas nier que ça m'énerve d'être aussi... faible ? Face à lui. Je sais pas si on peut vraiment appeler ça comme ça. Et je vois dans ses yeux qu'il est plus calme, lui aussi. Et il avait raison dans ce qu'il disait tout à l'heure, je peux pas débarquer devant lui et lui dire de me pardonner en pensant qu'il va le faire si facilement. Pourtant, j'en ai envie. J'ai besoin qu'il arrête de m'en vouloir. Je veux que tout reparte comme avant. C'était simple, sans complications. « T’as raison… Je me casse. » Je fronce brusquement les sourcils, ouvrant de grands yeux. Non. Je secoue négativement la tête et je le vois qui ne bouge pas. S'il voulait vraiment partir, je suppose qu'il m'aurait déjà contourné et... il pose ses deux mains sur mes joues et je sens ma respiration qui s'accélère, alors que son visage se rapproche du mien, jusqu'à ce que ses lèvres se posent sur les miennes. Putain, j'm'y attendais pas. Une de mes mains se pose sur sa nuque et je sens mon cœur qui s'emballe. Nos lèvres s'éloignent, mais seulement au moment où on manque d'air. J'ouvre les yeux, et mon regard fait des allers-retours entre ses lèvres et ses yeux. Putain. Je pose ma main libre sur son t-shirt et l'embrasse encore une fois. Peut-être qu'il va me repousser, parce qu'il m'a surement embrassé dans un moment où son cerveau était embrumé, mais même. Quitte à me faire repousser, autant en avoir profiter avant.
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MessageSujet: Re: andréa&cassie → i know how it hurts.   Sam 16 Avr 2011 - 8:28

I’ve fallen head over heels in love.

    Je ne savais pas ce qu’il m’avait pris, pourquoi j’avais réagis ainsi alors que j’avais dit faire autre chose. Mais dans tous les cas, j’étais entrain de l’embrasser. Mes lèvres sur les siennes, ma langue qui força sans difficulté le barrage pour aller faire une valse avec la sienne. Un baiser qui se valait fougueux dont elle y répondit en passant sa main sur ma nuque. Je l’embrassais jusqu’à ne plus avoir de souffle pour continuer et c’est à ce moment-là qu’on s’éloigna l’un de l’autre doucement tout en reprenant notre respiration. Mon cœur cognait fort dans ma poitrine, mes mains se trouvaient toujours sur ses joues. Et je sens sa main se poser sur mon torse. Merde, elle ne peut que sentir d’avantage mon cœur et son rythme beaucoup plus rapide qu’à l’habitude. Mon regard croise à plusieurs reprises le sien. Je ne sais pas quoi dire, pas quoi faire, pour ne pas changer. J’évite de réfléchir car si je le fais, je sais que là, je la laisserais sur place et m’enfuirais encore. Mais je ne veux pas fuir, j’ai envie de rester là près d’elle, j’ai envie d’écouter mon cœur comme je l’avais fais deux ans au par avant pour revenir lui avouer mes sentiments et tout s’était plutôt bien passé. Je la sens revenir près de moi et m’embrasser à nouveau, je ferme automatiquement les yeux et je réponds à ce magnifique baiser. Dieu comme ses lèvres m’avaient manquées, elles étaient douces, pulpeuse, ses baisers divins. J’avais toujours aimé l’embrasser, c’était devenu dès le départ un vrai plaisir dont j’étais devenu complètement accro tout comme au reste de son corps. Mes mains se posent sur ses hanches en quittant son visage et je l’approche juste plus de moi pour que son corps soit collé au mien. Je romps encore une fois le baiser et colle mon front au sien toujours en m’interdisant de penser, de réfléchir ce qui n’était pas une chose facile puisqu’à l’habitude je ne peux pas m’empêcher de me poser des tonnes de questions jour après jour. Mon regard est posé sur ses lèvres que je venais d’embrasser et qui me manquaient déjà alors que j’y goutais y a quelques secondes à peine. Je laisse mon esprit vide car j’ai envie de profiter de ce moment. Je l’avais enfin tout près de moi, j’avais après neuf mois pu gouter à nouveau à ses lèvres, sentir sa main sur moi, son corps collé au mien. Des sensations qui m’avaient tellement manquées que j’aurais pu presqu’oublier comment ça me faisait sentir, comment elle me faisait sentir.

    « Tu m’as tellement manqué… »

    Il fallait que je le lui dise, car c’était tout simplement le cas, autant je l’avais détesté, autant elle m’avait complètement manqué. A ce moment-là, je ne voulais plus la lâcher et je ne le faisais pas d’ailleurs, je la gardais près de moi. J’avais tellement eu envie de l’embrasser depuis que je l’avais vu à la pizzeria. L’avoir contre moi, dans mes bras, ne plus ressentir cette douleur et cette haine envers elle. Je voulais que tout redevienne comme avant mais je sais que rien ne va être facile pour que ce soit le cas. Comme je venais de lui dire, je ne pouvais pas oublier en un claquement de doigt, ce n’était pas si facile et même si neuf mois s’était écrouler, ces neuf mois étaient surtout loin d’elle. Je ne sais jamais comment expliquer, mais en la revoyant c’était comme si on était seulement le lendemain de quand elle m’avait annoncé la mauvaise nouvelle. Encore une fois, je m’interdis de penser plus, j’ai envie de faire abstraction du passé, du futur, et simplement être là avec elle. Le simple fait de l’avoir dans mes bras me fait sentir bien. Et ça faisait longtemps que je ne m’étais senti comme ça. C’est dingue, car elle est celle qui peut me faire le plus souffrir et en même temps, y a qu’elle qui peut me remonter le moral. Y a qu’elle qui pourra effacer la peine qu’elle m’avait affligé elle-même. C’est bizarre, mais c’est ainsi. Je recule mon visage et l’un de mes mains vient remettre une mèche derrière l’oreille de Cassie. Un geste que j’avais l’habitude de faire avec elle, et enfin pour la première fois depuis neuf mois, je lui souris. Un petit sourire sincère, j’étais juste bien d’être avec elle comme ça. Je lui caresse à nouveau la joue et j’observe son visage, finalement les cheveux bruns lui vont très bien aussi, elle peut avoir n’importe quelle couleur de cheveux ou coupe, elle serait belle, je le sais. Tout lui va ! C’est clair et net.

    « Je ne sais pas ce qu’il se passe exactement là et ce que ça signifie… Je ne veux pas te donner de faux espoirs et risquer de te faire du mal… encore. »

    Au tant je fuyais quand ça devenait trop compliqué, au tant je pouvais être sincère avec elle quand il le fallait vraiment, et là je me devais de l’être. Je ne voulais pas qu’elle pense que je lui avais pardonné que ça y est c’était finis car c’était loin d’être le cas au contraire. J’étais perdu et je ne savais pas exactement ce que je faisais, j’écoutais mon cœur tout en bannissant les mauvaises pensées qui pourraient stopper net ce moment.



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MessageSujet: Re: andréa&cassie → i know how it hurts.   Dim 17 Avr 2011 - 11:12

I find it so upsetting that the memories that you select. You keep the bad but the good you just forget.

J'ai jamais compris la façon dont Andréa et moi on a de pouvoir passer du ; je te hais, connard à s'embrasser. En fait, je suppose que se détester, ça va cinq minutes, mais quand on est en face à face comme ça, je crois pas que ça puisse réellement durer. Ça a des côtés positifs, ça nous empêche de se dire des trucs qu'on pense réellement pas en continuant sur notre lancée. J'ai été la première à dire des trucs que je pensais pas. Lui dire de se casser, c'est débile, parce que tel que je le connais, je sais qu'il peut me prendre au mot. Pour lui, fuir, c'est la solution à tous les problèmes, alors l'inviter à le faire, c'est encore plus con que ce que je pensais. Mais quand il me dit que j'ai raison, qu'il se casse, il le fait pas. Même s'il l'avait fait, je l'aurais retenu. J'ai pas envie de le laisser se casser encore une fois, parce que j'en ai marre qu'il me fasse ce coup-là à chaque fois. Et puis, il devrait pas avoir le pouvoir de me faire clairement changer mon point de vue en dix secondes, rien qu'en me regardant les yeux. Il devrait pas avoir le don de pouvoir me calmer dans n'importe quel moment. Je sais que j'ai le même pouvoir sur lui, mais même. C'est emmerdant, surtout quand j'ai envie de le détester, de l'insulter pendant dix ans ou encore, de le frapper. Quoi que la dernière option reste tout de même à éviter. Ce serait plus simple si je pouvais simplement l'imiter, c'est-à-dire ; me casser, seulement... me casser, c'est pas dans mes habitudes. Genre, non. Pourtant, je pourrais, mais non. De toute façon, même si je pourrais, je veux pas me casser, pas maintenant. Mes jambes seraient pas d'accord. Je m'attendais pas à ce qu'il m'embrasse, au contraire. Je m'attendais à ce qu'il continue de m'engueuler. Qu'il continue de dire que c'est de ma faute et que je devrais arrêter de le blâmer, pour tenter de me convaincre que je suis pas la seule fautive de l'histoire. Mais non. Pour une fois, j'avais pas prévu sa réaction. Sous le coup de la surprise, je réagis pas. Je pensais pas qu'il ferait ça, alors je mets du temps à réaliser que non, je suis pas entrain de rêver et qu'il est bien entrain de m'embrasser. Je ferme les yeux en réalisant et je pose ma main sur sa nuque en guise de réponse. Putain. Ça m'avait manqué, beaucoup trop en fait. Mon autre main se pose sur son torse, j'ai pas touché Andréa depuis longtemps, trop longtemps. Je sais pas comment j'ai fait pour réussir à vivre neuf mois sans lui dans les parages. Sans déconner. Surement grâce aux gens comme Denise, Chelsea – tout du moins, avant –, Cayden et Ruben, peut-être que je devrais ajouter Reed, ouais, je devrais. Y avait qu'avec lui que j'arrivais à arrêter de penser à Andréa. Évidemment, à la seconde où il était plus dans le coin, j'y repensais encore et encore. Ça devrait être interdit d'avoir une personne autant marqué en soit. Une personne qui peut pas dégager de votre tête, genre jamais. Ça devrait pas être possible, parce que quand la personne s'en va, quand on lui fait du mal ou quelque chose comme ça, ça fait mal à être brisé en deux pendant un long moment. Bordel. Ça fait mal aussi de savoir qu'on a fait mal à la personne qu'on aime, parce que c'était la dernière putain de chose qu'on voulait faire. Nos visages s'éloignent, mais pas tant que ça. C'est juste histoire de pas mourir asphyxié.

« Tu m’as tellement manqué… » qu'il me dit, alors que je lève les yeux pour poser mon regard dans le sien. Lui aussi, il m'a manqué. C'était juste les pires neufs fois de ma vie, malgré certains moments où j'étais contente. Ça enlève pas le fait que j'étais mal les deux tiers du temps. Je souris, dans ses bras, putain, je suis bien. J'enroule mes bras autour de sa taille et pose ma tête sur son torse les yeux fermés. Merde. Je me rends compte que c'est exactement comme avant, là. Évidemment, je sais que ça durera pas, parce que je le connais et je sais qu'il oublie pas facilement. Mais là, ce moment, ça me fait penser à avant où j'avais pas fait de conneries et où il était pas parti. Mon Dieu, ce que ce temps-là était bon. « Toi aussi, tu m'as manqué. » que je lui réponds en décollant la tête de son torse pour pouvoir croiser son regard. C'est vrai. Je peux pas le nier et je devais lui dire, mais je suppose que ça se voit. J'ai pas envie de m'éloigner de lui, j'ai pas envie de quitter ses bras, j'ai juste envie de rester comme ça encore un peu. Mais je crois que c'est pas moi qui peux décider de ça, c'est lui. Il recule son visage et je me retrouve face à lui, il me caresse la joue et je ferme les yeux, alors qu'il replace une de mes mèches de cheveux derrière mon oreille, je rouvre les yeux avec un sourire et je vois le sien. Merde. Ça fait... trop longtemps que j'l'ai pas vu sourire. Mon sourire s'élargit alors, okay, c'est pas un sourire énorme, mais ça fait du bien quand même. J'aimais pas le voir complètement triste à cause de moi, enfin, je suppose qu'il l'est toujours, mais moins ? « Je ne sais pas ce qu’il se passe exactement là et ce que ça signifie… Je ne veux pas te donner de faux espoirs et risquer de te faire du mal… encore. » qu'il me dit en me regardant et malheureusement, je le sais ça. Je sais qu'il peut pas oublier comme ça. Je sais qu'il peut pas oublier juste parce qu'on s'est embrassé. J'aimerais que ça soit comme ça, mais ce que j'ai fait, c'était pas une petite chose. Il l'a dit lui-même tout à l'heure. Je l'ai trompé et je sais qu'il va m'en vouloir encore longtemps pour ça. Et je comprends très bien que ça soit le cas. Ça me semblerait foutrement bizarre qu'il me pardonne facilement. C'est clairement pas son genre, je le connais. Alors je me poserais sérieusement des questions. Et puis je sais que tout redeviendra pas comme avant, ça va prendre du temps, beauuucoup de temps, mais je suppose que tenter de me rattraper va être mon occupation dans les jours à venir. « Je sais, Andréa... » que je lui réponds en le regardant, un petit sourire sur les lèvres. Je lève une de mes mains jusqu'à ses cheveux, rapprochant mon visage du sien. J'ai besoin de ça. Je frôle ses lèvres avec les miennes, les yeux clos, puis je recule mon visage, parce que j'ai pas envie qu'il me repousse s'il trouve que je sais pas moi... c'est trop tôt, ou... je sais pas. J'ouvre mes yeux, croisant son regard en laissant retomber ma main sur son torse...
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