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RUBEN&CASSIE ⌂ it's the friends you can call up at 4 a.m. that matter.

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MessageSujet: RUBEN&CASSIE ⌂ it's the friends you can call up at 4 a.m. that matter.   Dim 17 Avr 2011 - 18:47

RUBEN&CASSIE → it's the friends you can call up at 4 a.m. that matter.

« ROXAAAANNE ! BON ANNIVERSAIRE ! » que j'entends gueuler, alors que je me suis murgée la gueule hier soir et que j'ai qu'une seule envie, putain, c'est dormir. Cayden est un putain de gamin quand il s'y met. La moindre occasion qu'il peut avoir de me faire chier, il la prend. Même si c'est mon anniversaire et qu'il est censé, je sais pas moi, faire un effort ? Il m'enlève ma couverture, je l'entends rire et je sens un truc froid qui me coule dessus. De l'eau. Putain. « Espèce de pédale ! » que je lui gueule dessus en ayant le réflexe de sauter hors de mon lit pour lui courir après dans la maison. En fait, c'est vraiment le genre de réveil banal que mon frère utilise presque tous les matins, quand il me réveille pas en gueulant, tout simplement. Personnellement, j'évite d'aller dans sa chambre, parce que ça pue et y pratiquement toujours une fille dans son pieu, quand c'est pas... c'est quoi son nom déjà ? Je sais plus, mais c'est pas le sujet et les conquêtes sexuelles de mon frère ne m'intéresse définitivement pas. Sauf quand je peux lui casser des coups. « Si tu m'insultes, t'auras pas ton cadeau. » qu'il me dit pendant qu'on est bloqué au niveau de la grande table de la salle à manger. Vous savez quand l'un va d'un côté et l'autre aussi pour pouvoir l'attraper ? Bah là, c'est pareil. Et puis son cadeau, je suis pratiquement sûre que ça va être un truc trop con, comme tous les ans. Suffit de voir l'an dernier, c'était un paquet de capotes et l'année d'avant, c'était... putain, il me fait vraiment des cadeaux à chier, sauf à Noël. En fait, il vient toujours me souhaiter bon anniversaire, même si on s'est disputés deux jours avant, parce qu'il sait que ça sera pas les deux personnes qui nous servent de parents qui le feront. Surement qu'ils ont autre chose à foutre et ça me dérange pas tellement. Je sais même pas s'ils savent quel jour je suis née. « Ça sera quoi cette année ? Une merde en plastique ? » que je lui demande en attrapant un magazine qui est sur la table pour lui balancer dessus. Il rit, après avoir évité le projectile. Il prend un air faussement outré, puis fait genre qu'il boude. Je lève les yeux au ciel et lui fait un doigt d'honneur, ce qui veut dire que de toute façon, je compte pas continuer à faire le petit chien autour de la table pendant longtemps. « Je ne te permets pas de critiquer mes cadeaux, connasse. T'as vu les tiens ? L'an dernier, c'était quoi ? Ah ouais, je cite : une cannette de bière, parce que c'est tout ce que tu mérites. » qu'il me lance sur un ton de reproche, bah s'il est pas content c'est pareil. C'était une vengeance par rapport au cadeau qu'il m'avait offert, lui. Connard. Je croise son regard et il lève un sourcil, mécontent. Une cannette de bière, c'est pas mal comme cadeau. Et j'en avais pris de la bonne, pas de la pourrie. Puis, c'est utile comme cadeau. « Mais si t'es pas content, trou du cul, cette année, je t'offrirai une peluche Dora l'Exploratrice, ce sera de ton âge. » que je lui dis sur un ton neutre, mais à la fois sérieux. Je suis carrément capable de lui offrir une peluche de Dora, accompagnée de Babouche, évidemment, mais en version géante. Je lui tourne le dos et je me casse pour aller prendre une douche.

Mon téléphone vibre, je l'attrape et lit le texto que je viens de recevoir. Denise qui me demande si je suis en cours, je lui dis que non. J'ai mieux à faire, glander toute la journée, soit en trainant dans la rue, soit en jouant à la ps3 de Cayden, c'est pas mal aussi. Je peux aussi aller glander dans la piscine, en fait, ça reste à voir. Elle m'envoie un autre sms et me dit que ce soir, elle m'embarque au Level 3 Night Club et que j'ai pas le choix. Je lui réponds pas, parce que je sais que dans tous les cas, j'y échapperais pas et ça me tente clairement d'aller boire pour mon anniversaire. Et j'ai la flemme d'aller voir sur facebook, j'irai plus tard ou demain. Enfin bon, là, j'attends que quelqu'un en particulier me le souhaite. En plus, ce connard est parti sans rien me dire, parce que ouais, je considère que m'envoyer un sms et me dire, en gros : je vais à San Salvador, on se voit quand je reviens, c'est pas me prévenir. Et ça m'énerve. Il sait que j'aime pas quand une personne se casse sans rien dire, parce qu'Andréa l'a déjà fait, la première fois, il me l'avait dit la journée, alors qu'il partait le même soir. La dernière fois, il m'a carrément rien dit du tout. Et un sms, ça compte pas, ça me prévient de que dalle. Merde quoi. Et je l'ai pas appelé depuis, parce que si je le fais, je vais lui gueuler dessus et il se laissera pas faire et on finira par se disputer par téléphone interposé et j'ai pas envie qu'on se fasse la gueule. J'ai envie qu'il revienne, c'est tout. Déjà qu'on se voyait pas tant ces derniers temps, si en plus, je vois plus sa gueule du tout, merde, je vais faire comment ? A qui je vais raconter toutes les conneries que j'ai pu faire, même les plus grosses, sans pour autant être directement considérée de salope ou de connasse ? A une autre période, j'aurais pu en parler à Chelsea, mais même, je lui disais jamais réellement tout, parce qu'il y avait certains trucs où elle aurait réellement pensé que j'étais une conasse, que je suis en fait, mais ça dépend d'avec qui je me trouve. Suffit que la personne avec qui je suis arrive à me dire des trucs qui vont pas me foutre en rogne et qu'elle sache un minimum répondre à mes sarcasmes, sinon, je me fais chier. Mais c'est pas la question. La question, c'est est-ce que Ruben Canjura va penser à mon anniversaire ? Et s'il l'oublie, de quel façon je vais pouvoir lui faire regretter ? Je pourrais lui crier dessus pendant des heures au téléphone, mais à la limite, il pourrait raccrocher. Sinon, je pourrais l'ignorer pendant des millénaires, mais je serais surement la première à le rappeler. Quoiqu'il en soit, je suis sûre qu'il oubliera pas. Si c'est le cas... bah je lui fais la gueule à vie, tout du moins, autant de temps que je pourrais tenir. Bref.

« Il t'a offert quoi l'autre connard ? » me demande Denise alors qu'on entre dans le Level 3 Night Club. L'autre connard étant mon frère avec qui elle baise à l'occasion et je peux même pas aller frapper Cayden pour ça, parce que c'est censé être secret... le truc con, c'est que techniquement ça devrait être secret pour moi, non ? Enfin, c'est clair que quand tout le monde le saura, je pourrais lui foutre des coups et l'engueuler. Parce que je vais clairement pas me priver. J'éviterai évidemment de mentionner le fait qu'elle est amoureuse de lui, bien évidemment. Je comprends pas ce qu'elle lui trouve. J'aime mon frère, mais putain ce qu'il est con. Et il baise tout ce qui a bouge et qui a une paire de seins. Enfin, c'est pas mon problème si elle est sadomaso. Quoi que si, en fait, ça l'est. Pas envie qu'un Woodstock soit la raison pour laquelle Denise serait triste, vraiment pas envie. « Je sais pas encore. » que je lui réponds en tournant la tête vers elle. Elle fait une tête qui veut dire qu'elle capte pas. Je suppose qu'il avait oublié, parce que sinon, elle m'aurait déjà offert mon cadeau, j'en suis sûre. Mais bon. Elle m'amène jusqu'au bar et me prend une vodka coca, parce qu'elle sait que je prends ça à chaque fois. Puis, les boissons que je prends change au fur et à mesure de la soirée. Elle tend mon shooter, que je bois cul sec, faisant une grimace quand je le termine. Je jette un coup d'œil rapide quand je visite la salle des yeux, penchant la tête quand je crois reconnaître quelqu'un. Nah. Il est censé être reparti à San Salvador pour faire je ne sais trop quoi avec je ne sais qui et j'ai pas forcément envie de savoir. « Je reviens, bois pas trop. » que je lui dis en la regardant alors qu'elle hausse un sourcil. Visiblement, elle a pas tout suivi. Je suis même pas sûre que ça soit lui, mais si c'est le cas, je l'insulte. J'adore insulter les gens, même mes amis. Ça motive et ça fait du bien, enfin, tout dépend de ce qu'on balance comme insulte bien évidemment. J'arrive à sa hauteur, il est de dos à moi, mais ça m'empêche pas de lui foutre un coup dans l'épaule en me mettant face à lui. Je lui fais une grimace qui veut dire que je l'emmerde. « Tiens donc ! Monsieur-je-me-casse-en-envoyant-un-sms-qui-explique-rien-du-tout. Avoues que t'es revenu parce que je te manquais. » que je lui lance, fière de moi avant de le prendre dans mes bras et d'ajouter : « Tu m'as manqué, connard. »
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MessageSujet: Re: RUBEN&CASSIE ⌂ it's the friends you can call up at 4 a.m. that matter.   Jeu 21 Avr 2011 - 18:37








Oui, il avait joué au con et le savait parfaitement mais qu’était-il supposé faire ? Organiser une fête gigantesque avant son départ ? Partir n’aurait été que plus compliqué et il voulait à tout prix éviter les adieux déchirants et larmoyants. Personne n’allait mourir, il comptait juste retrouver son pays natal pour faire ce qu’il savait faire le mieux et surtout espérait obtenir cette promotion que son père lui promettait de ce qui semblait être une éternité. De toute façon, même s’il avait organisé un petit quelque chose avec les personnes importantes, pour dire au revoir et faire les choses correctement, tout serait forcément tombé à l’eau après sa violente dispute avec sa petite amie et son départ précipité. Les amis, les proches, quoi qu’on en dise, était un boulet accroché à votre pied, une entrave à toutes ces libertés dont vous jouissiez par le passé et c’était ce qui déplaisait le plus au salvadorien dans le fait de s’accrocher aux autres. Tôt ou tard, on finissait par dépendre d’eux, non pas financièrement, son père avait accumulé assez d’argent pour assurer l’avenir de plusieurs générations, mais émotionnellement. Il n’était déjà plus le jeune homme qu’il était cinq ans plus tôt et si ça rendait fière sa mère, lui se sentait de plus en plus à découvert, se posant des milliers de questions et tentant sans cesse de cacher ses sentiments, ses envies, ses besoins, pour ne pas finir comme toutes ces personnes abîmées par la vie et les autres. Ca n’avait strictement rien à voir avec l’amour qu’il nourrissait pour les personnes les plus proches de lui dont la blondinette faisait partie, mais plus avec tout ce qui en découlait. Il ne voulait pas être l’esclave de ses sentiments et pourtant, c’était ce qu’il lui était arrivé et il n’existait rien de plus terrible que ça, ce simple fait devait être une véritable déception pour son père. Erubiel Canjura était l’homme le plus détaché qui existe au monde, il aurait pu brader sa femme et son fils si cela avait pu lui être d’un quelconque intérêt et c’était à ça que se destinait autrefois Ruben, jusqu’à ce que le destin colle des personnes géniales sur son chemin, assez intéressantes pour le faire changer d’avis et le détourner du droit chemin, celui qu’il devait emprunter pour devenir, ne serait-ce que le quart de ce que pouvait être son paternel. Mais en dépit de l’image qu’il s’était faite de lui-même, il restait un handicapé des sentiments et de tout ce qui pouvait se rapporter à ce qu’il ressentait, ce qui le rendait heureux ou malheureux. Il ne lui arrivait jamais de partager le fond de sa pensée sincèrement et sans s’imposer des barrières. Il devait rester la figure d’autorité et de stabilité, si lui commençait à craquer, c’était le début de la fin et il ne voulait pas que tout s’écroule autour de lui. Il préférait de loin encaisser en silence, faire comme si tout allait bien en attendant que la douleur passe plutôt que d’imposer sa souffrance à ceux qui n’y étaient pour rien. Ainsi, son éloignement fut salvateur, non seulement il put faire le point sur un nombre incroyable de choses mais également apaiser ses démons et les renfermer dans leurs cages, au fin fond de son subconscient. En ce moment, ce qui lui faisait le plus de peine c’était le fait de ne pas pouvoir vivre près de son fils et ce tous les jours que Dieu faisait. Il préférait vivre loin de lui et avoir une bonne raison de ne pas pouvoir le voir plutôt qu’à quelques minutes en voiture et supporter l’idée que Carlos appellerait quelqu’un d’autre papa.

Malgré la morosité ambiante, il avait pris la peine de s’acheter un billet d’avion pour faire le voyage dans l’autre sens et être présent pour l’anniversaire d’une des rares femmes importantes dans sa vie. Il la connaissait comme s’il l’avait fait et n’était pas sans savoir que s’il avait le malheur de ne pas se pointer pour une journée aussi importante, elle ne manquerait pas de lui faire payer d’une façon ou d’une autre. Il connaissait assez bien sa vie et les absences répétées de ses parents, il ne tenait pas à ce qu’elle le range dans la même case que ces personnes démissionnaires. Contre toute attente, la première tâche dont il s’acquitta fut une mise au point avec sa fiancée avant de confirmer tout ça de la meilleure des façons. Comme un bonheur n’arrivait jamais seul, il eut la chance de voir quelques minutes son petit garçon avant de se faire jeter de la maison comme un malpropre par le chef de famille. Ce qui gâcha sensiblement le reste de sa journée, il trouva néanmoins la force d’aller choisir un cadeau pour sa meilleure amie, conseillée par Safia qui semblait s’y connaître bien mieux que lui mais qui eut beaucoup de mal à ne pas se montrer outrée qu’il dépense autant pour un bijou. Cependant, il avait beaucoup à se faire pardonner et voulait mettre le paquet pour que la pilule passe plus vite, au pire, elle lui cracherait son venin au visage pendant quelques minutes avant de lui sauter dans les bras. Cassy n’était pas du genre à rester fâchée bien longtemps, surtout pas contre lui. Ils se connaissaient depuis assez longtemps à présent pour qu’elle soit au courant de ses responsabilités et puis, ce n’était pas la première fois qu’il disparaissait sans rien dire pendant une durée illimitée mais un mois tout rond, c’était une nouveauté. Oui, bon, il éviterait de le souligner, inutile de lui donner de la matière pour qu’elle lui en veuille davantage.

A Los Angeles, il n’y avait rien de plus facile que d’obtenir des informations sur les grosses fêtes en préparation, principalement lorsque l’on savait à qui s’adresser et en un clin d’œil, il obtint le lieu de la fête de Woodstock et put se faire à l’idée qu’il serait en immersion totale dans le monde des gringos, chose qu’il n’avait pas pris la peine de faire depuis un sacré paquet de temps. Comme à l’accoutumée, il mit un soin tout particulier à choisir sa tenue, se retrouvant à attendre que sa dulcinée veuille bien montrer le bout de son nez, ce qu’elle finit par faire, ce qui manqua de le tuer sur place. Bordel de merde, elle avait vraiment un corps à se damner, d’ailleurs, si cela n’avait tenu qu’à lui, il l’aurait probablement obligé à porter un truc vachement plus couvert, histoire de ne pas créer une émeute et surtout pour qu’aucun autre type ne finisse par un peu trop loucher sur le décolleté de sa future femme. Tout ça était à lui et il était hors de question de partager. D’ailleurs, il prit un malin plaisir à réaffirmer tout ça en la coinçant dans le couloir un bon quart d’heure jusqu’à ce qu’elle parvienne à se défaire de sa prise de fer en prétextant qu’à ce rythme, ils n’arriveraient jamais à se rendre à la soirée. Elle n’avait pas tort, une fois qu’ils étaient lancés et surtout après autant de jours d’abstinence, ça risquait de mal se terminer. Sagement, il s’évertua à garder les mains dans ses poches, puis sur le volant de son petit bolide jusqu’à ce qu’enfin, ils atteignent la boîte de nuit du coin.

Son bras autour de la taille de sa fiancée, il pénétra dans l’immense repère de flambeurs, un air peu engageant affiché sur son visage émacié mais incroyablement bronzé. Heureusement qu’il portait un costume hors de prix et des chaussures italiennes, sinon il serait probablement resté à l’entrée de la boîte sans pouvoir caresser l’espoir d’y pénétrer un jour. Après un bref regard histoire de voir qui se trouvait là, il se tourna vers sa compagne et lui offrit un sourire charmeur avant de gentiment mais sûrement redresser un peu sa robe pour que cela ne dévoile rien de sa poitrine. Entre temps, il sembla que le radar sur pattes qu’était sa meilleure amie le repéra puisqu’il se prit un coup dans l’épaule, chose que peu de gens osaient se permettre avec lui avant qu’elle n’apparaisse dans son champ de vision, les sourcils froncés et ce petit air insolent qui la rendait aussi adorable, non franchement, il ne l’adorait jamais plus que lorsqu’elle était fâchée, sauf quand elle lui faisait à manger bien entendu.

« Je dois répondre quoi pour te faire plaisir ? » répondit-il avec provocation alors qu’elle venait déjà se serrer contre lui

Il l’enferma dans ses bras pour la serrer contre son torse, elle lui avait manqué aussi, elle n’avait pas idée.

« Pas toi blondasse. » lui glissa-t-il à l’oreille avant de déposer un baiser sur sa joue pour finalement la relâcher et faire un pas dans la direction de sa petite amie

« J’ai quelqu’un à te présenter. » reprit-il, le sourire aux lèvres « C’est Safia, ma fiancée. »

Les deux jeunes femmes se serrèrent la main poliment avant que la brunette décide de les laisser seuls pour aller se prendre un verre.

« Alors qui t’as invité ce soir ? Tous les tocards de la fac, histoire que personne ne me fasse de l’ombre. » lança-t-il avant de ricaner puis de reprendre « Estime-toi heureuse, je suis revenu uniquement pour toi princesse, t’as intérêt à me faire un putain de massage pour contrebalancer cet effort qui mérite d’être récompensé. »


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