AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
VEUILLEZ LIRE CE SUJET ET DONNEZ VOTRE AVIS : CLIQUEZ

Partagez | 
 

 
Deliver us from evil {Ju}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invité


Invité


MessageSujet: Deliver us from evil {Ju}   Mar 19 Avr 2011 - 19:09



Elle avait l’air d’une adolescente de 15 à peine en postant ce pathétique message sur le mur facebook de Julian, aussi fébrile qu’on pouvait l’être avant son premier rencard et pourtant, cette fois, cela n’avait rien de bien positif, loin de là. Elle revenait à peine de tournée et avait eu le temps de cogiter sur tout ça, sur ce qu’elle voulait et ce qu’elle ne voulait pas et le fait était que cela changeait quasiment tout le temps, au gré de ses humeurs mais surtout selon son taux d’alcoolémie. Dès qu’elle avait un peu trop bu, elle mourait d’envie de composer le numéro du domicile des Williams pour entendre sa voix et lui parler mais se ravisait bien vite, préférant se resservir un verre jusqu’à ce que ça passe et Harrison y veillait personnellement. Le bassiste de son groupe, amoureux de la brunette depuis un sacré paquet de temps, n’avait pas franchement intérêt à ce qu’elle se rapproche trop de Julian, si elle se laissait tenter par un second round avec son ex, c’en était fini du musicien et de ses envies de l’avoir rien que pour lui. Quoi qu’il en soit, ce fut les trois semaines les plus intenses de sa vie mais surtout, le coup de fouet dont elle avait tant besoin pour être de nouveau d’attaque et prête à écraser quiconque aurait le malheur d’être en travers de son chemin. Certes, les nuits furent courtes mais elle avait apprécié chaque moment et avait fait en sorte de tous les inscrire dans sa mémoire pour la postérité. Quand elle franchit enfin la porte de son appartement, elle ne prit pas la peine de se déchausser ou même de vérifier si elle était seule, non, elle traça directement jusqu’à sa chambre, balança ses affaires pour courir vers la baignoire et se faire couler son premier bain depuis une éternité. Les douches des chambres d’hôtel n’avaient franchement rien de comparables avec une véritable baignoire pleine de bain moussant et d’eau brûlante. Elle dut s’y endormir car il lui fallut plusieurs minutes pour réaliser que son téléphone sonnait et qu’en prime, elle l’avait lâchement abandonné dans sa chambre. La brunette décida, dans un premier temps, de laisser tomber et de continuer à se prélasser avant de se dire que peut-être, c’était important, assez pour qu’on insiste. Grognant une salve de jurons, elle sortit de son confort, s’enroula d’une serviette et émergea de la salle de bain ruisselante d’eau et de mousse, battant des records de vitesse pour rejoindre sa chambre. Elle confondit sûrement vitesse et précipitation puisqu’elle se cogna le pied contre le premier meuble venu et s’étala de tout son long sur la moquette , le visage dans ses chaussures, ayant tout juste la force de soulever le bras pour attraper le portable sur son lit. Journée de merde !

« Allô ? » dit-elle enfin d’une voix étouffée « Qui que ce soit, j’espère que c’est important parce que je suis de très mauvaise humeur ! » prit-elle la peine de préciser
Revenir en haut Aller en bas

Invité


Invité


MessageSujet: Re: Deliver us from evil {Ju}   Lun 25 Avr 2011 - 0:22

Je traine en rond depuis que je suis parti de chez Avery. Je devrais pas, mais je laisse les choses aller. C'était la fête de mes sœurs, rien n'est encore réglé avec Chelsea. Je n'ai toujours pas parlé avec Jason malgré le fait qu'il m'ait interpellé sur Facebook. Je fais presque mon ermitte. Je vais aux entrainements de football tout en évitant soigneusement mon meilleur ami et Reed. Enfait, non. J'ai juste arrêté d'ouvrir ma grande gueule. Liyah est foutrement ecoeurée de me voir tourner en rond et pourtant, je fais pas grand chose pour remédier à la situation. J'me fais chier et depuis que j'ai baisé avec Avery, je suis également perdu. J'essai de garder un regard objectif dans ma situation, mais c'est sincèrement pas gagné. J'arrête juste pas de penser à elle et ça me rend fichtrement fou. Elle est partie en tournée et ça m'obsède totalement. Je ne sais pas quoi faire de notre relation. J'ai voulu la rejeter après qu'elle m'ait fait souffrir, j'ai voulu m'excuser après l'avoir blessé et finalement on a baisé. Rien n'est encore réglé et depuis que j'avais vu son message sur Facebook, j'arretais pas de prendre mon téléphone pour mieux le reposer. Il faut que je l'appelle bordel. Elle veut que je l'appelle. J'imagine que c'est pas pour me gueuler dessus, mais avec McAllister, y'a rien de certain. Je passe dans le salon pour une énième fois, hésitant encore à l'appeler. Je sais pas si j'ai envi de savoir ce qu'elle va me dire. Y'a Crystel qui me regarde et elle soupire. « Appelle-la, Julian. Elle te l'a demandé putain. » Je fronce les sourcils. Elle sait quoi, elle, d'appeler son ex petite amie qui vous déteste oh peut-être pas qui par dessus tout héberge votre soeur ? Bah rien, vu qu'elle a pas d'ex petite amie. « Ouais, je vais l'appeler ... éventuellement. » J'ai pas de courage, j'fais une vrai femme de moi, bordel. Pas qu'elles soient pas courageuses, mais bordel. Man up and call her. Crystel soupire fortement et elle s'approche de moi. Elle prend mon portable qui se trouvait dans ma poche arrière et malgré mes protestations, elle compose le numéro d'Avery. C'est plus safe que je l'appelle que je passe. Comme ça, la seule chose qu'on peux faire c'est se parler. Rien d'autre. Je veux tuer ma soeur, car je planifiais pas de l'appeler au moment même. Je colle tout de même le téléphone à mon oreille et j'attend. Elle ne répond pas. Je laisse la tonalité passer, mais que dalle. Je réessaie une autre fois et je patiente a peu près le même laps de temps. Merde, genre elle répondra pas. J'avais tord. Elle répond, mais elle a pas l'air de bonne humeur. « Allô ? » J'allais répondre, mais semble pas que j'ai le temps. Sa voix est étouffée et je comprend a peine ce qu'elle dit, mais juste assez pour que je capte. « Qui que ce soit, j’espère que c’est important parce que je suis de très mauvaise humeur ! » je fronce encore une fois des sourcils et je vois ma soeur qui m'fait des yeux curieux. Arrête, Crystel. Tu sauras que dalle de ma conversation avec Avery. « C'est Julian ... Est ce que ça va ? » fis-je tout en allant m'enfermer dans ma chambre. C'est une discussion fichtrement privée. Pas besoin d'avoir mes deux sœurs sur le dos.
Revenir en haut Aller en bas

Invité


Invité


MessageSujet: Re: Deliver us from evil {Ju}   Mar 26 Avr 2011 - 7:21

Chaque fois qu’elle avait eu Reed au téléphone, ils avaient soigneusement évité d’aborder le sujet brulant par excellence, que ce soit de près ou bien de loin, aucune allusion n’y était faite et ça convenait parfaitement à Ave, même si elle avait parfois l’impression d’être lâche. Tôt ou tard, qu’il le veuille ou non, son meilleur ami devrait comprendre qu’en dépit de tout ce qui avait pu se passer, elle ne pouvait pas sortir aussi facilement Williams de sa vie, la preuve, c’était ce qu’elle avait tenté de faire avec acharnement durant de longues années avant de ressentir le besoin de débarquer de nouveau à LA pour tenter de le récupérer. Toutes ses tentatives pour passer à autre chose se soldèrent par de cuisants échecs, autant de signes pour lui montrer qu’elle avait sûrement tort de vouloir tout oublier de son passé. Ca faisait parti d’elle, le bon comme le mauvais et quoi qu’elle en dise ou bien en pense, elle ne pouvait s’en défaire par sa simple volonté, sûrement parce qu’au fond d’elle demeurait cet infime espoir que tout pouvait redevenir comme avant. C’était ridicule pour ne pas dire utopique mais elle avait envie d’y croire, ne serait-ce que pour contrebalancer la malchance dont elle faisait l’objet depuis trop longtemps. Malgré tout, elle avait besoin d’un avis extérieur, de quelqu’un qui avait assez de recul pour lui donner une opinion constructive et si avant, elle se serait immédiatement tournée vers Halesworth, à présent, elle se contentait de ruminer ça dans son coin, espérant que la solution tomberait du ciel ou lui viendrait comme une illumination. Mouais, cette méthode était à proscrire à cause de son manque de résultats. Il s’avéra plus que clair que si elle voulait avoir des réponses à ses questions, ce n’était pas se confronter à ses amis qu’elle devait faire mais bien à celui qui lui posait autant de problèmes. Quand il était trop occupé à satisfaire toutes les représentantes de la gente féminine du campus voire même de la ville, il lui facilitait quelque peu la tâche et lui épargnait ce genre de questionnement dont elle se passait volontiers, parce qu’elle pouvait se convaincre qu’il n’était qu’un connard sans cœur et sans intérêt. Mais plus maintenant, surtout pas depuis qu’elle avait vu ce petit quelque chose dans son regard, cette lueur qui l’avait perturbé et transporté des années auparavant, retour fracassant dans ce passé glorieux dont elle était toujours nostalgique. Mais tant qu’ils n’auraient pas parlé de tout ça, tant qu’ils n’auraient pas posé des mots sur cette curieuse chose qu’ils partageaient, rien n’irait mieux et ils resteraient tous les deux bloqués au même stade. Bien sûr, elle se doutait que la balance pouvait pencher d’un côté comme de l’autre, si elle avait une chance de le récupérer, elle pouvait également tout perdre, pour leur propre bien. Tenant fermement son téléphone contre son oreille, elle se redressa tant bien que mal avant de parvenir à s’étendre sur son lit, jetant un œil à son pied. Super, en prime elle s’était blessée ! Quelle magnifique journée, il ne manquait plus que … Sa voix résonna à l’autre bout du fil et elle se figea. Pourquoi fallait-il toujours qu’elle soit aussi agressive ? Elle se mordit l’intérieur de la joue, regrettant immédiatement d’avoir balancé ce genre de trucs à la con.

« Oh… Désolée, j’veux dire pour ma petite phrase pas très accueillante mais je viens de me prendre le pied dans un truc et j’ai fichtrement mal. » se justifia-t-elle en se sentant plus ridicule encore qu’un peu plus tôt « Mais sinon ça va, je rentre à peine là et toi ? »

Non, elle ne lui demanderait pas ce qu’il avait fait pendant trois semaines et encore moins avec qui et ce même si ces questions lui brûlaient les lèvres. La tournure de cette conversation ne lui plaisait pas, ce n’était tellement pas eux, ils n’avaient jamais été du genre à tourner autour du pot, surtout pas quand il s’agissait de leur couple et elle ne comptait pas commencer aujourd’hui.

« Ecoute, je voulais que tu m’appelles pour qu’on parle de ce qu’il s’est passé avant ma tournée. J’ai eu le temps de réfléchir, de prendre du recul et je voulais savoir comment toi tu voyais les choses. Je ne veux pas que tu te sentes obligé de quoi que ce soit, tu ne me dois rien, alors si tu veux passer à autre chose et oublier cet épisode, je… Je veux juste que tu saches que j’ai pas vraiment envie d’être un autre nom sur ta liste de conquêtes. »

Non, elle n’avait pas pu balancer une chose pareille aussi calmement et clairement … Et l’oscar du moment de la honte revient à Avery McAllister.
Revenir en haut Aller en bas

Invité


Invité


MessageSujet: Re: Deliver us from evil {Ju}   Sam 30 Avr 2011 - 1:29

Je ne crois pas m'être autant emmerdé dans ma vie. Je déteste ne rien faire et je pense que c'est strictement ce que je fais depuis certain moments. Je ne parle pas vraiment au gens, donc j'ai pas trop l'intention ou le temps de me confier à quelqu'un. Rectification. J'ai le temps, mais c'est pas mon style. Je ne suis pas capable de me confier à quelqu'un. C'est juste impossible, car j'ai passé trop de temps à prétendre que tout allait bien. C'est trop facile et j'en ai pris l'habitude. Je déteste me plaindre aux autres, alors je broie du noir tout seul. J'sais pas ce qui se passe avec ma gueule. J'suis dans un état de léthargie. De toute façon, même si je voulais en parler, il aurait fallu qu'il y ait une personne pour ça. Mes soeurs ont leurs problèmes et je suis en froid avec la majorité de mes amis. J'me souviens du mec que j'étais avant le départ d'Avery. Insouciant, mais amoureux. J'étais un kid qui aimait la girl la plus magnifique que je pouvais connaître sur cette terre. Elle avait des problèmes familiaux, mais je sais que tant qu'elle était avec moi, y'a rien qui pouvait lui arriver. Elle habitait avec nous et c'était la vie. La putain de vie parfaite, pour moi. C'est clair, il y a toujours des trucs qui gâchent tout. J'suis pas con. Je sais que je ne suis pas innocent dans toute cette histoire, mais son père y est pour quelque chose. Il y a quelques jours, Andréa, l'ex à Cassie est venu me voir. Il m'en veut d'avoir couché avec Cassiopea, mais il m'a parlé d'un truc. Combats de rue. J'ai commencé un entrainement et je crois que c'est le truc le plus actif que j'ai fait depuis la nuit que j'ai passé avec Avery. J'ai encore un compte à régler -deux pour être plus exact. Le premier, celui qui est en lice de tête, c'est la tête du beau-père de McAllister. Si ce n'était pas de lui, je suis à peu près certain que jamais j'aurais été ainsi. Peut-être qu'on aurait pas eu le gosse, mais je sais qu'il nous a empêcher de faire cette décision ensemble et que c'est son coup à lui qui a incité la brunette à partir loin de ma gueule, loin de LA. La deuxième, c'est la gueule de Nick sachant que je ne peux pas battre Desiree. J'aurais dû le faire y'a des mois, mais j'avais largement assez de mes problèmes pour règler ceux de mes soeurs. Bref, tout ça pour dire que j'appelle Avery. Elle me l'a demandé via Facebook et je lui dois bien cela. J'ai vachement l'impression de me l'être joué dr. Jekyll et mister Hyde avec elle. Un moment, je l'emmerde, je fais des conneries, je fais tout pour ne pas réfléchir comme il le fallait. La minute d'après, je lui avoue que j'avais jamais été capable de l'oublier. Je suis un peu surpris de la façon dont elle répond, puisqu'after all, elle voulait que je l'appelle. J'me démonte pas, puisqu'après tout, elle a peut-être eu une journée de merde. « Oh… Désolée, j’veux dire pour ma petite phrase pas très accueillante mais je viens de me prendre le pied dans un truc et j’ai fichtrement mal. [...] Mais sinon ça va, je rentre à peine là et toi ? » J'émet un bref rire, le premier depuis longtemps. J'me souviens bien qu'Avery était maladroite et je crois qu'en quelque part, ça m'faisait penser à la girl que j'avais aimé, celle que j'aimais encore ? probablement. J'sais pas si un jour, j'vais être capable de me la sortir de la peau. J'ai l'impression qu'elle y est gravée parfois. Et ce sans que j'ai mon mot à dire. J'me laisse tomber sur mon lit et je fixe le plafond. « merde, un meuble à la mauvaise place ? J'vais bien, ouais. C'était bien la tournée ? » J'avais fait un guess pour le meuble. J'me rappelais pourtant qu'elle était réellement du genre à se frapper l'orteil sur tout les meubles qu'il y avait dans la demeure que je partageais avec mon père inexistant et mes soeurs. Ça me faisait bien marrer autrefois, même si par après elle me jetait le premier truc qui lui arrivait sous la main pour se venger. Être avec McAllister n'avait jamais été facile, mais l'aimer, plus que tout. Et puis toute relation avait des hauts et des bas. Ce genre de conversations, c'était pas notre genre. J'me questionnais sur le pourquoi elle voulait que je l'appelle et je sais bien que c'est peut-être pas le genre de conversation qu'elle ou moi voulons avoir. J'ai pas le temps de lui demander de but en blanc ce qu'elle voulait, qu'elle prend les devants. synchronisation, bordel. J'sais pas si j'ai déjà été aussi pareil d'une certaine façon avec quelqu'un d'autre. « Ecoute, je voulais que tu m’appelles pour qu’on parle de ce qu’il s’est passé avant ma tournée. J’ai eu le temps de réfléchir, de prendre du recul et je voulais savoir comment toi tu voyais les choses. Je ne veux pas que tu te sentes obligé de quoi que ce soit, tu ne me dois rien, alors si tu veux passer à autre chose et oublier cet épisode, je… Je veux juste que tu saches que j’ai pas vraiment envie d’être un autre nom sur ta liste de conquêtes. » Je contemple mon plafond pendant un moment. Je ramasse mes pensées, je réfléchis à tout ce qui arrive, peut arriver et au peu que j'ai trouvé dans mes réflections. Je ne sais pas réellement comment réagir. Si elle me dit qu'elle se fout de ma gueule, j'ai l'air foutrement con, mais je crois que je préfère avoir l'air un peu con que de la blesser encore une fois. Soit le vrai Julian Williams pour deux secondes, pas ce connard agressif et immature. « J'ai réfléchi également. J'sais pas où tout ça nous emmène. J'le sais réellement pas, Avery. La seule chose que je sais, c'est que crois-moi. tu ne seras jamais sur cette putain de liste -pas que j'en ai une, car je n'en ai pas. C'est pas un truc que je peux oublier, mais je crois qu'il y a un tas de trucs que je peux pas oublier. Que tu peux pas oublier. On est cons. Moi particulièrement. J'sais juste que c'est impossible de ne pas t'avoir quelque part dans ma vie. J'ai déjà essayé et comme t'as vu, c'était pas si concluant. » J'arrête pendant un moment, lui laissant le temps de réfléchir à ce que j'ai dis. Je sais que je ne veux pas qu'elle soit une fille de plus, car Avery n'a jamais été la fille de plus. Pendant ces trois ans où je suis sorti avec elle, elle était LA fille. Même si depuis son retour je suis foutrement con, je crois que ça va toujours être le cas. On oublie pas son premier amour j'imagine. « C'est ce que je pense ... Par contre, si tu m'parles de ce à quoi t'as réfléchis, ça m'aiderait à tout éclaircir, car sincèrement ... j'sais même pas comment nous qualifier. Qu'est ce qu'on est, McAllister ? »

Revenir en haut Aller en bas

Invité


Invité


MessageSujet: Re: Deliver us from evil {Ju}   Sam 30 Avr 2011 - 13:37

A force de toujours foncer sans réfléchir et surtout sans regarder où elle allait, elle n’avait de cesse de se blesser par inadvertance, en prenant souvent conscience lorsque la douleur la lançait ou bien lorsque le sang inondait son pantalon et qu’elle devait le relever pour réaliser que ce n’était pas une si petite entaille que ça finalement. Elle y était habituée, depuis le temps. Déjà enfant, elle avait les jambes recouvertes de bleus à force de tomber en roller ou en vélo ou en tentant d’escalader la maison ou en descendant les escaliers dans un bac de linge pour voir si c’était drôle ou pas. Véritable casse-cou, elle avait souvent fait peur à sa mère et ne s’était pas arrêté en si bon chemin lorsqu’elle était devenue ado, enchaînant les conneries et les expériences pouvant lui procurer un minimum de sensation. Elle pouvait cependant affirmer qu’il n’y avait rien de drôle dans le fait de se retrouver dans un ghetto ou coupe gorge, comme vous voulez, à deux heures du matin pour attendre son petit ami qui était allé chercher quelques grammes d’héroïne pour se l’injecter directement avant de repartir et ce quand on a quatorze ans à peine. Des idées à la con, elle en avait eu des tonnes et le regrettait encore maintenant, tentant de protéger sa sœur, l’incitant à plus de sagesse que ce dont elle pouvait faire preuve, même encore aujourd’hui et heureusement pour elle, Alice était tout ce qu’il y avait de plus sage et pondérée, contrastant sensiblement avec son aînée et étant une source d’espoir pour leurs parents. Avec un peu de chance, elle aurait un avenir, un vrai. C’était toujours plaisant de constater que nous n’étions ni soutenu et encore moins compris, pour son propre bien, Avy avait décidé d’éviter le domicile familial, principalement depuis qu’elle n’assistait plus à aucun cours et avait décidé de se consacrer uniquement à la musique. Mais ce n’était pas la seule et unique raison, depuis l’histoire de la WebMiss, son histoire avait fait le tour de la ville et les flics s’y étaient intéressés de près, au point d’aller interroger ses parents, les voisins et d’embarquer son père pour un interrogatoire musclé qui ne fit qu’accroitre la haine qu’il pouvait nourrir pour la brunette. Il était donc inenvisageable de refoutre les pieds là-bas et ce, même avec toute la bonne volonté du monde. Elle n’avait jamais réellement fait partie de cette famille et surtout pas depuis qu’elle était de retour. On lui fit rapidement comprendre qu’il n’était pas possible qu’elle se réinstalle chez eux et surtout pas dans le même quartier, voilà pourquoi elle dut s’exiler ici et tenter de se reconstruire toute seule. Elle avait passé des années à tenter de se faire accepter par ce simulacre de famille avant d’en trouver une bien mieux, une pour qui elle comptait et qui l’aimait comme elle était avant de devoir l’abandonner précipitamment. Les Williams furent sa bouée de sauvetage à un moment où elle sombrait tout doucement vers quelque chose de pire que tout ce qu’elle avait pu faire jusqu’à lors et elle reconnaissait volontiers qu’elle leur devait tout. Sans doute était-ce la raison pour laquelle elle ne parvenait pas à en vouloir à Julian, parce qu’il avait été son héro pendant trois longues années, s’occupant d’elle et faisant en sorte qu’elle ne manque de rien et elle doutait que quelques filles puissent changer quoi que ce soit à cet état de fait ou bien ternir cette image qu’elle avait de lui. Elle était celle qui le connaissait par cœur et en tirait une immense fierté, qui pouvait en dire autant ?

« Il était parfaitement à sa place, c’est ce qui m’inquiète le plus, je l’ai tout simplement pas vu. Ca devient grave ! » ironisa-t-elle avant de ricaner « Oui, c’était mieux que tout ce à quoi je pouvais m’attendre et ça m’a fait du bien surtout, j’avais besoin de ça, loin d’ici, des commères de LA et de la fausse compassion des gens qui pensent savoir ce que j’ai vécu. »

Il était inutile de parler de la mise au point avec Gavin, de leur décision de ne plus coucher ensemble de manière définitive mais de continuer à s’en mettre plein la gueule pour le plaisir, pas plus qu’elle ne voulait parler de ces monumentales fêtes desquelles elle rentrait se coucher presque en rampant. Pas plus qu’elle ne voulait évoquer les groupies et les fans masculins qu’elle rencontra, ça n’avait pas grand intérêt et elle ne tenait pas à ce qu’une autre dispute éclate avant qu’elle ne lui ait dit ce qu’elle avait sur le cœur. Comme souvent, cela sortit naturellement et sans mal, certes, les choses auraient pu être formulées différemment mais le principal était là. Ils y étaient en fin, après des années d’absence, des semaines de ce petit jeu pervers, ils parvenaient enfin à parler de ce qui leur faisait vraiment mal et qui les taraudait depuis une éternité. Elle ne put s’empêcher de sourire alors qu’il se justifiait avec maladresse. Ils n’étaient pas doués pour discuter, seulement pour s’engueuler et se montrer désagréable. Bordel, ce que ça pouvait être casse-tête toutes ces histoires, pour un peu, sa naïveté d’autrefois lui manquerait. Non ! Il lui laissait la lourde tâche de décider pour lui, pour eux et autant dire qu’elle s’en serait volontiers débarrassée. Après avoir pris une grande inspiration et quelques secondes pour réfléchir, elle se lança.

« Je … On est deux casses couilles insupportables et complètement débiles quand il s’agit pourtant de choses simples. Je suis pas douée pour ça Williams et tu le sais. Je pense pas qu’on soit fait pour être séparés, si je suis revenue, c’est pour toi et pour personne d’autre. Si ça tenait qu’à moi, on serait déjà ensemble plutôt que d’essayer de chercher ce qu’on avait avec quelqu’un d’autre. Ca me manque tout ça, tu me manques. » lâcha-t-elle d’une traite, ne manquant pas de rougir

Si ce n’était pas réciproque, elle aurait non seulement l’air con mais en plus ne pourrait plus le regarder dans les yeux. Elle était encore amoureuse de lui, même plus encore et n’était pas foutu de lui dire, enfin pas clairement en tout cas.

« J'ai l'air d'une pauvre fille désespérée, je m’en rends compte maintenant mais si tu pouvais dire quelque chose, ça m’aiderait à me sentir moins débile ! »
Revenir en haut Aller en bas

Invité


Invité


MessageSujet: Re: Deliver us from evil {Ju}   Sam 30 Avr 2011 - 16:12

Le couple qu'on formait à l'époque était très controversé. Je ne crois pas qu'il y ait des personnes aussi pareilles et différentes à la fois. J'ai longtemps pensé qu'elle et moi ça serait pour toujours. Il y avait toujours ce moment où j'avais envi de tout abandonner, ce moment où elle voulait m'écorcher vif. Ni elle ni moi, on a jamais été extrêmement doué dans la parole. Je sais pas comment on a fait pour durer si longtemps elle et moi. J'me doute que c'est parce que l'amour était réciproque et que lorsque je faisais une connerie, y'avait toujours Chelsea pour me taper sur le crâne pour que j'arrête de faire de la merde et d'aller demander pardon. Ça m'arrivais vâchement souvent, car depuis ma naissance, je fais que ça des conneries. J'fais également des trucs qui compense, mais règle générale, c'est ce que je fais. Je n'avais pas la même histoire qu'Avery. J'ai toujours été un fils de riche qui avait une grande gueule. J'en suis encore un. Mais je n'avais jamais réellement souffert. Du moins, pas physiquement. J'ai eu des responsabilitées très jeune, mais j'étais fier de le faire. Fier de m'occuper de mes soeurs, car elles étaient les plus importantes. Je crois pas que j'ai réellement fait quelque chose lors de la mort de ma mère. J'me suis concentré sur les vivants, laissant mon père prisonnier de son passé. J'étais gosse, mais je ne voulait pas faire autrement. Et puis y'a eu Avery. J'aime m'occuper des gens qui sont importants à mes yeux. Elle était foutrement importante et je ne crois pas que cela ait changé un jour. « Il était parfaitement à sa place, c’est ce qui m’inquiète le plus, je l’ai tout simplement pas vu. Ca devient grave ! » J'en doute pas. C'est totalement son genre et je ne suis même pas surpris. J'avais visé juste et ça me sidère à quel point les choses restent les même et changent en même temps. « Oui, c’était mieux que tout ce à quoi je pouvais m’attendre et ça m’a fait du bien surtout, j’avais besoin de ça, loin d’ici, des commères de LA et de la fausse compassion des gens qui pensent savoir ce que j’ai vécu. » J'imagine pas c'que c'est une tournée. J'aimerais peut-être ou peut-être pas. La seule chose que j'aimerais c'est bien de passer de ville en ville. J'veux dire. Je ne suis pas musicien, j'ai aucun talent dans la musique. J'casse les batteries et les guitares plus vite que n'importe quoi et je chante comme une casserole. Tout ce que je fais, c'est que je souris doucement. Elle peut pas l'entendre, mais moi j'sais que savoir que la tournée ça la rend heureuse, ça me rend bien. Je crois que c'est l'une des premières conversation a laquelle je participe sans faire mal à mon interlocuteur ou essayer de me justifier. C'est bien, c'est sympa pour une fois. Je dis des trucs et j'espère que c'est pas mauvais. Je ne suis pas habitué à me confier de la sorte, à dire ce que je ressent ou pense. Je laisse ça dans ma tête, car c'est pas de leurs affaires. Si y'a bien deux personnes dans ma vie qui ont réussi à me démasquer à chaque fois, c'est bien Avery et Chelsea. « Je … On est deux casses couilles insupportables et complètement débiles quand il s’agit pourtant de choses simples. Je suis pas douée pour ça Williams et tu le sais. Je pense pas qu’on soit fait pour être séparés, si je suis revenue, c’est pour toi et pour personne d’autre. Si ça tenait qu’à moi, on serait déjà ensemble plutôt que d’essayer de chercher ce qu’on avait avec quelqu’un d’autre. Ca me manque tout ça, tu me manques. » Je ne m'attendais pas à cela de la part de McAllister. Ce n'est pas son genre non plus les trucs sentimentaux. Je ne répond pas. Je ne sais pas quoi répondre. J'analyse. J'y pense et bordel, elle m'a tellement manqué aussi. Elle a foutrement raison. Je ne réponds pas et j'crois que ça la tracasse un peu. « J'ai l'air d'une pauvre fille désespérée, je m’en rends compte maintenant mais si tu pouvais dire quelque chose, ça m’aiderait à me sentir moins débile ! » J'émet un bref rire par ce qu'elle me dit. Elle devrait savoir que putain, elle n'a jamais réellement été une pauvre fille désespérée pour moi. Aupravavant, je la prenais pour le centre de mon univers, quand elle est partie, je ne me concentrais sur rien d'autre que la colère que j'éprouvais et puis quand elle est revenue je suis devenu foutrement perdu. Jamais elle n'a été une pauvre fille. J'suis pas de ce genre, elle n'a jamais été de ce genre. « T'es pas débile ni une pauvre fille, McAllister. Putain, tu peux pas savoir à quel point tu m'as manqué. Y'a qu'a Chelsea que je l'avais vraiment dit. Et j'suis tellement désolé pour tout ce que j'ai pu faire. J'sais pas si je suis franchement capable de continuer ainsi, j'veux nous donner une chance. Tu crois que c'est possible ? » L'art de dire qu'on aime sans vraiment le dire, car on a foutrement peur de la réaction de l'autre.
Revenir en haut Aller en bas

Invité


Invité


MessageSujet: Re: Deliver us from evil {Ju}   Sam 30 Avr 2011 - 20:16

Personne n’aurait parié sur leur couple lorsqu’ils décidèrent d’officialiser leur relation et pour cause, ils étaient tous les deux aussi emportés l’un que l’autre, pour ne pas dire insupportables et têtes brûlées et lorsque l’un commençait à piquer une crise, l’autre ne tardait jamais à suivre jusqu’à ce qu’Avy finisse par exploser pour de bon, ramasse ses affaires et retourne chez ses parents pour leur faire de l’air. Elle était, le plus souvent, celle qui mettait les voiles et s’énervait la première. Sa vision des choses était quelques fois si étriquée qu’elle peinait à comprendre et surtout refusait d’entendre le point de vue de son petit ami, elle avait raison et ça s’arrêtait là. La brunette n’était pas connu pour sa diplomatie, loin de là même. Mais la réussite de leur couple résidait non seulement dans l’amour qu’ils se portaient mais également dans la facilité avec laquelle Julian reconnaissait ses erreurs et acceptait de venir s’excuser, parfois moi lorsque c’était elle qui avait tort et l’avait fait tourner en bourrique une fois de plus. Ces moments-là, elle se sentait toujours extrêmement coupable et ça la calmait pour au moins deux semaines, durant lesquelles elle faisait de son mieux pour prendre soin de lui et essayer de rattraper sa connerie autrement qu’en s’excusant ouvertement. Elle n’y était jamais parvenu et les fois où elle parvenait à articuler des mots d’excuse se comptaient sur les doigts d’une main, cela n’avait jamais été son truc, sans doute son passé en était-il responsable, elle l’ignorait. Cependant, depuis cette époque, elle avait changé, s’était quelques peu assagie. Bien évidemment, elle n’avait pas perdu son caractère qui faisait partie intégrante de sa personne mais elle essayait de parler avant de frapper et surtout de réfléchir. Celle qu’il avait connu cinq plus tôt n’existait plus, elle était devenue une autre personne, une adulte même. Sans doute était-ce ce qui avait manqué à leur couple par le passé, elle l’ignorait, tout comme elle ignorait si ses propos seraient suffisants pour le convaincre et lui donner envie de tenter l’aventure. Ca pouvait paraitre dingue de les revoir tous les deux, main dans la main, faisant du shopping ou bien s’engueulant pour un regard échangé avec une autre fille, comme au bon vieux temps. Elle avait changé certes, mais pas totalement non plus et c’était ce qui faisait son charme, elle en aurait mis sa main à couper.

Voilà, elle venait de tout déballer et ne se sentait pas mieux pour autant, attendant avec angoisse qu’il daigne lui dire qu’il ne voulait plus d’elle et que cette nuit n’était que leur énième erreur. Soudain morte de froid, elle resserra sa serviette autour d’elle et se redressa sur son lit, retenant sa respiration jusqu’à ce qu’il ouvre enfin la bouche. Il allait dans son sens, il était de son avis et pourtant ça lui semblait comme irréel. Elle avait l’impression d’attendre ça depuis des siècles, tant et si bien que tout ça lui paraissait presque trop facile. Quelques mots et impressions échangés et voilà qu’ils arrivaient à obtenir ce qu’ils désiraient, c’était presque trop beau pour être vrai et elle crut bon de se pincer pour être certaine qu’elle ne rêvait pas. Si elle avait su en partant en tournée que c’était ce qui l’attendait, elle aurait probablement décidé de revenir plus tôt.

« On devrait arrêter avec les excuses, tu crois pas ? Et puis se concentrer sur le positif et surtout le présent. Quant à ce qui est possible avec nous, je vais te dire franchement, on est capable de tout et n’importe quoi, alors pourquoi pas essayer de voir si on arrive toujours à s’entendre et puis j’en ai envie. »

Ses yeux se fermèrent alors qu’un sourire béat faisait rayonner son visage, c’était enfin le moment tant attendu.

« Est-ce que tu as quelque chose de prévu ce soir ? Sinon on pourrait peut-être se voir pour concrétiser tout ça ou tout simplement passer du temps ensemble, on en a déjà assez perdu comme ça. »
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: Deliver us from evil {Ju}   

Revenir en haut Aller en bas
 

Deliver us from evil {Ju}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Good Life ™ :: inactif-