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Great day for a coffee [ Desiree, Ryan et Nick]

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MessageSujet: Great day for a coffee [ Desiree, Ryan et Nick]   Mer 3 Aoû 2011 - 12:03



J’avançai d’un pas décidé le long de la rue et m’arrêtai devant ce café que j’avais pour habitude de fréquenter non seulement par la qualité de son café, mais aussi par les souvenirs qu’il me rappelait. Je poussai la grande porte en verre, ce qui fit résonner le bruit des petites clochettes accrochées au dessus. J’adorais sentir cette odeur forte de café qui régnait dans tout l’établissement. J’inspirais donc comme pour m’imprégner de cette odeur, avant de rejoindre la petite file qui s’était faite. Lorsqu’arriva mon tour, je commandais la même chose, précisant que cette fois ci je souhaitais :

« Un supplément crème s’il te plait, pour aujourd’hui. Et si tu pouvais faire vite, je suis pressée…»


Commandais-je. La serveuse eut un sourire pale que je ne calculais même pas. A vrai dire, tant que je n’avais pas pris mon café, j’étais d’humeur exécrable, d’autant plus que j’étais sortie du lit un peu trop tôt à mon goût pour partir au boulot-. Chose qui n’arrivait pas souvent, mais qui lorsqu’était le cas ne m’enchantait pas beaucoup. Je n’avais rien de ces bourreaux du travail qui étaient à la merci de leur patron sans se plaindre. Moi, la seule chose qui m’enchantait, c’était mon salaire de fin de mois qui me permettait de faire des folies. J’attendis donc que la jeune femme m’apporte mon café, tout en arrangeant ma coiffure, en voyant mon reflet dans le miroir derrière l’étagère à café. Ben quoi? C’était pas donné à tout le monde d’être le flic le plus sexy de la contée, jusque là je n’avais de toute façon rencontré aucune concurrente de taille pour me voler la vedette. Il faut dire que pour la plupart des femmes dans la police scientifique, elles sont soit ringardes soit trop musclée à en terrorisé tout le monde. Mon café ne tarda pas, tant mieux parce qu’il arrivait juste au moment où mon collègue m’appela pour me dire que ce n’était plus la peine de venir parce que le problème était résolu sans moi. Gloire donc à cette journée que j’allais passer non pas derrière mon bureau à travailler malgré moi, mais à celle que j’allais passer en compagnie de ma plus ancienne et fidèle amie : la télé, pour ne pas aller me ruiner en vêtements. Il faut dire que depuis que j’étais passée du mademoiselle au madame, les hommes faisaient la queue pour moi. A croire que c’était ma bague au doigts qui les excitée. Tant mieux d’ailleurs, parce que ce mariage n’était qu’un gros fake, et surement une grosse erreur que j’avais faite.

Pas grave, ce n’était pas comme si c’était la première fois que je faisais une grosse erreur. Je n’étais pas amoureuse de mon mari, et lui ne l’était pas de moi. La seule chose qui motivait cette union c’était un intérêt commun, ou du moins chacun avait besoin de l’autre pour des raisons différentes. Nous ne prenions même pas la peine de coucher ensemble, mais on s’était un peu habitué l’un à l’autre. Nous acceptions donc les tromperies de l’autre sans rechigner, et encore moins ressentir une once de jalousie. Et je dois avouer, que je ne me verrais pas vivre avec un autre homme que lui. Au boulot, on nous appelait : le couple heureux, surement à cause de notre bonne entente, mais beaucoup doutait de notre sincérité. Je sirotais mon café, dos à la porte, je regardais tout ce qui venait rejoindre la queue. C’est a ce même moment que j’entendis les clochette retentir, et un rire – ou devrais je dire plusieurs rires qui ne semblèrent pas inconnus. Pourtant, je ne me retournai pas, ce n’est que lorsqu’ils passèrent à côté de moi que mon cœur se mit à battre la chamade. Je tentais de reprendre mes esprits, maudissant le seigneur de me faire cela, au moment où je lui étais le plus fidèle. C’est Nick qui me vit le premier, et à la tête qu’il tirait, Ryan et suivit de Desiree tournèrent la tête pour voir ce qu’il avait. Ha, qu’on m’apporte une pelle, je me serais bien tirée une balle, mais mon arme est resté dans la boite a gant de ma voiture. Je ne sais pas si c’est deux / trois ans sans se voir qui a fait que j’avais l’impression qu’ils étaient tous immense –sans compter le ventre de Desi- mais j’avais l’impression d’être toute petite pendant un instant. Desiree m’adressa un large sourire avant de se diriger vers moi en trainant son copain par la main – tiens, ils sont de nouveau ensemble ces deux là. Je me levais pour venir à sa rencontre, feintant ma joie de les voir – bien que Desiree seule, ça m’aurait surement enchanté, mais sans les deux crêtins. On se lança quelques compliments, avant qu’elle ne se détache de moi. Je la regardais, et lança à Nick un :

« Ben dis donc, tu as fait du bon boulot. Tu es très ravissante ma chérie. »

Ryan était resté en retrait, je lui fis juste un salut de la main, de loin. Il ne prit même pas la peine de me répondre. J’étais pendant un moment totalement perdue, et j’espérais que Desiree n’ait pas beaucoup de chose à me raconter, mais étant toutes les deux des femmes, on resta cinq minutes à se parler dans le vent, pendant que Nick et Ryan s'impatientait, et espéraient que soit moi soit eux sortent de ce café au plus vite. Je n'étais pas non plus très réjouie de les voir, surtout là toute seule, j'avais l'air d'une muche, à siroter mon café avec mes amis imaginaire.


« Dit moi, tu n’attendais personne j’espére, on peut peut être se joindre à toi ? »
« Euh, non, enfin si, je devais justement y aller… J’ai laissé mon mari seul à la maison… »
« Allez, s’il te plait ! Cinq minutes, histoire de nous retrouver entre potes de fac ! »

Evidemment, j'avais pris un malin plaisir à parler du fait que j'étais désormais marier pour que les deux gros nases croient qu'il faisait maintenant parti de mon passé, et que j'étais très heureuse sans eux, la blague. Une chose me tracassait quand même, Desirée faisait-elle exprès de ne pas comprendre ou avait elle vraiment raté le fait que mes relations avec Ryan et Nick étaient tendus. D’ailleurs qu’est ce que ça pouvait être chiant une femme enceinte, toujours enthousiaste à tout et si l’on lui refusait quelque chsoe, on passait pour quelqu’un de méchant…
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MessageSujet: Re: Great day for a coffee [ Desiree, Ryan et Nick]   Mer 3 Aoû 2011 - 13:50



« Cougar Mate, c'est Walker à l'appareil. Ca fait quand même sacrément longtemps qu'on s'est pas vus mec, tu serais disponible pour un petit café histoire qu'on se catch up face-to-face? »
« Salut amateur de cougars, eh bien aujourd'hui je suis totalement libre pour toi, par contre, je suis avec Desiree, alors cela te dérange pas de passer chez nous, histoire que tu contemples notre nouvelle demeure et ensuite on se fait un café en trio? »
« Non pas du tout, j'adorerais revoir cette intrépide également. Je passe vous chercher dans deux heures, envoies moi l'adresse par texto, tchô. »

Ah ce bon vieux Nick, son bon vieux pote du collège - lycée - fac avec lequel il avait enchaîné les bonnes soirées et du bon temps. Ryan avait été tellement obsédée par son travail ces deux dernières années qu'il n'avait même pas pris la peine ou même penser à garder contact avec sa bonne vieille bandes de potes. Et Nick en faisait partie. Ryan avait sorti la tête de l'eau ces derniers temps, du fait que les choses dans son boulot s'étaient un peu apaisés, et qu'il faut croire que la stabilité étrange de sa relation avec Denise l'avait également épanoui, avait donc progressivement fait sortir le jeune homme de sa bulle. Il avait donc repris contact avec Nick il y a quelques temps déjà, par téléphone, ces derniers résumant rapidement leur vie actuelle et ce qui s'était passé de leur côté respectifs pendant deux bonnes années tout de même. Ce dernier était donc toujours avec cette chère et amusante Desiree, et Ryan se réjouissait énormément de cette nouvelle. Ils avaient toujours formés un couple solide et pas prises de têtes, alors c'était tant mieux pour eux. Bien entendu, Ryan se sentit alors obligé de préciser que lui n'était plus avec Gabrielle, expliquant rapidement l'embrouille en omettant de lui dire qu'il avait tout de même couché avec elle une dernière fois lors de leur dernière soirée avant la remise des diplômes. De toute façon, s'il était toujours avec Desiree, étant donné que cette dernière les avaient surpris au lendemain enfermés dans la salle de bains, elle devait l'avoir mis au courant d'une façon ou d'une autre et Nick devait le savoir. M'enfin, que cela pouvait-il bien changer de toute façon puisqu'il ne l'avait pas revu depuis maintenant deux ans et qu'il l'avait bel et bien oublié depuis tout ce temps? Absolument rien, rien de chez rien et tant mieux. Il était en ce beau jour alors très content de revoir une bonne fois pour toutes son bon vieux Nick avec sa warrior de Desiree. Après s'être préparé tranquillement, organiser quelques rendez-vous pour le boulot dans les jours qu'ils suivent, il prenait la direction de leur "demeure" à Venice Beach. Une fois arrivé, tout fringuant et heureux, il ne put s'empêcher de réprimer une expression figée et abasourdie lorsque Desiree lui ouvrait la porte, toujours aussi charmante, rayonnante avec un grand sourire, mais qu'elle avait quand même quelque chose de nouveau : un petit ventre bien rond et tout beau. Après un petit instant de choc, Ryan échappait un rire amusé avant de la serrer dans ses bras, fort mais pas trop tout de même. Il en fit de même au Nick qui arrivait tout penaud et "cool" après la jeune femme avant de dire :

« Eh bien, doux Jesus, il faut croire que tu as omis quelques précisions mon vie, même si enceinte, Desiree est toujours aussi ravissante. »
« J'ai insisté pour que t'ais la surprise. »
« Eh bien c'est sûr que c'en est une. Je compte sur vous pour tout me raconter au café, le prénom, vos projets, comment ça s'est passé, je veux tout savoir jusqu'à la putain de couleur de sa future chambre! »

Et ils s'empressèrent ainsi de partir, chacun dans leur voiture pour aller dans un bar sympathique avec une terrasse à Holywood. Arrivés donc, ils entrèrent dans le café, pour prendre chacun leur consommation, Ryan n'étant pas un fan invétéré de café, il se contentait alors d'un simple coca zero rafraîchissant. Etant donné qu'il y avait beaucoup de monde, le serveur leur demanda de patienter et de venir chercher leurs consommations plus tard. Ryan allait alors s'installer en terrasse en compagnie de ces bons vieux amis lorsqu'il vit un regard de Nick.. totalement déconcerté et presque effrayé. Ryan, accompagné de Desiree suivirent naturellement son regard qui se portait sur... Gabrielle. Gabrielle Portiaz. La Portiaz. Bordel shit. Ryan clignait des yeux pendant un bon moment, comme si elle était pas vraiment là, à ce café, ce cul posé sur cette chaise à les observer d'un coin de l'oeil. Ryan eut à peine le temps de simplement dire "Oh" que Desiree se hâtait déjà, traînant Nick à sa rencontre. Naturellement et contre son gré, car il se serait bien passé d'aller voir cette tarée il dut les suivre ayant juste le temps de souffler à l'oreille Nick un : « Bordel mais qu'est qu'elle fout là elle? » avant que Desiree ne prenne dans les bras ce démon et lui demande si nous pouvions se joindre à elle. Hell no fucking shit. C'est alors que Gabrielle bredouillait qu'elle avait un mari et Ryan faillit s'éclater de rire à cette réponse accompagné d'un "What the fuck?" mais s'abstint. Il ne put s'empêcher néanmoins d'échapper un rire qui fut finalement transformé en une toux virulente, comme s'il avait mal avalé quelque chose, mettant sa main devant sa bouche pour se faire discret. Il essayait juste d'imaginer la gueule du mari de Gabrielle et leur train-train quotidien, se demandant s'ils se tapaient sur la gueule tous les jours comme lui et Gabrielle l'avaient presque faits durant leurs moments passés ensembles en tant que couple. Alors que Ryan pensait que Gabrielle avait été pour une fois, pas trop conne en disant qu'elle avait pas le temps, cette fois ci c'est Desiree qui insistait pour rester et nous accorder cinq minutes. Cinq minutes en Enfer ouais, c'était bien les femmes ça, toujours à vouloir papoter pour rien se dire. Soupirant discrètement, et affichant un regard résigné à Nick il dut s'asseoir en plus à côté de la jeune femme étant donné que Desiree & Nick s'étaient mis ensembles en face de la jeune femme. Quel supplice. Rapidement, un silence de mort s'installait alors que Desiree semblait attendre que Gabrielle lui parle, et Ryan et Nick s'abstenant de parler, pendant quelques instants, l'ambiance fut bien étrange et suspecte. Alors que le sourire de Desiree commençait progressivement à se décomposer, pour ne pas rendre triste la jeune femme si charmante depuis le début de la journée, Ryan entamait la parole pour un glacial et hésitant, se tournant à peine vers Gabrielle pour lui demander : « Et hum.. qu'est qui t'amène ici Gabrielle, que nous vaut l'honneur de ta présence dans ce café? Tu bosses dans quoi désormais ? » Le jeune homme n'ayant lu aucune des lettres de la jeune femme, il ne savait absolument rien de ce qu'il s'était passé pour la jeune femme ces dernières années, pas même jusqu'à son départ au Mexique, et la jeune femme allait s'en rendre compte bien rapidement, en espérant qu'elle ne se mette pas à criser, lunatique et garce comme l'était sur Ryan. C'est pas comme s'ils étaient seuls et qu'elle aurait pu encore le taper à l'aide de la cafetière, non là, y'avait Desiree & Nick alors Gabrielle l'excitée de la vie allait devoir prendre son mal en patience.

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MessageSujet: Re: Great day for a coffee [ Desiree, Ryan et Nick]   Mer 3 Aoû 2011 - 17:19




Je me retrouve en plein dilemme, devant le frigo grand ouvert, quant à l'aliment qui finira par faire le bonheur de Desiree. En général, elle commence toujours avec quelque chose de banal et accessible sans avoir à se lancer dans des mélanges, avant de réaliser que son envie se dirige à l'opposé parfait. J'admets que c'est chiant par moment d'attendre qu'elle se décide sans avoir à s'énerver sans motif apparent, alors que dans le même moment je dois gérer certains détails en passant par ma boîte e-mail pour éviter de me retrouver encombrer par ce qu'on m'envoie depuis Sacramento. Mais lorsqu'on repense à ce qui l'amène à changer de comportement alimentaire ou autre, non seulement je fais mon possible pour la comprendre, mais je fais surtout en sorte de rester patient et présent sur la moindre chose qu'elle pourrait me demander, ce qui ne veut pas dire qu'elle passe son temps sur le canapé, bien au contraire. Je me dois bien de faire des efforts lorsque c'est pas facile pour elle non plus, et puis au final ça se passe plutôt bien. « T'es sûre que tu veux un sandwich ? » Au moment où je me retourne pour la questionner du regard, mon téléphone se met à vibrer sur la table de la cuisine avant que la sonnerie ne retentisse. Sans perdre de temps, je quitte l'ambiance fraîche pour attraper l'appareil, sans prendre connaissance de mon correspondant. « Aaaallô ? » A peine la première phrase prononcée que je me mets à sourire, suite à des propos qui remontent tout droit d'une période révolue, et durant laquelle j'ai passé de sacrés moments avec mon coéquipier chasseur de cougars toutes catégories confondues. Je pense que bosser dans le même hôtel est à l'origine du bon contact qu'on gardait déjà à l'époque, et des soirées organisées trois secondes avant qu'elles n'aient lieu. J'appuie sur la touche haut parleur pour partager la conversation avec ma petite amie, conversation qui se fait rapide, étant donné que je propose à l'autre troufion de passer faire un tour, ce qui lui permettra de se faire une idée de l'endroit dans lequel on habite. Je raccroche donc pour lui envoyer l'adresse, alors que Desiree tient plus vraiment en place maintenant qu'elle se trouve à mes côtés. Elle ne parvient pas à se fixer du moment qu'elle n'a pas le contenu des placards sous les yeux, et en voici de nouveau la preuve. Je profite des quelques secondes où elle n'est pas en mouvement pour lui voler un baiser auquel elle réagit, mais sans oublier de retourner à ses recherches. Faudrait qu'elle se détende, elle arrête pas de gesticuler pour rien, et j'ai beau essayé d'y remédier en la prenant contre moi ou en allant déposer mes mains sur ses épaules pour improviser un massage à froid, ça fonctionne vingt minutes à tout casser. Obnubilé par une vidéo que m'a envoyé le coach, je me rends compte de la présence de Ryan seulement une fois que sa voix se propage dans tout l'appartement, pour se trouver à la porte d'entrée. Je les rejoins, arborant un large sourire devant mon ami d'enfance à qui l'accolade oblige. Il a presque l'air de s'être investi dans une agence pour femmes mûres... non sérieusement quitter l'université lui a fait du bien point de vue apparence, même si ça nous concerne tous. Il remarque rapidement le changement flagrant chez Desiree, qui n'est pas si flagrant que ça lorsqu'on est présent chaque jour pour suivre l'évolution. Je crois même qu'il est dans les premiers à savoir qu'on va avoir un gosse, mais là n'est pas l'essentiel. On l'invite à entrer, histoire qu'il fasse un tour pour découvrir les pièces, le balcon en particulier pour la vue dégagée qu'on a sur le bord de mer, et attendant par la même occasion que Desiree finisse de se préparer.

Marchant sur les trottoirs d'Hollywood, on partage quelques informations utiles à savoir sur ce qui a suivi après avoir été diplômés, le temps d'arriver à destination. J'aurais jamais parié que Ryan finisse par être journaliste, bien qu'il a toujours été à l'aise pour s'exprimer, surtout lorsqu'il s'agit d'être arrogants avec certaines personnes dont les noms ne seront pas cités... Peu importe la profession, du moment que chacun se plait dans ce qu'il fait, je pense qu'on peut pas demander mieux, et c'est en l’occurrence le cas. On finit par quitter la chaussée pour accéder à la terrasse d'un café assez fréquent, même si ça reste un café comme un autre, avec une carte assez banale. Alors qu'on enchaîne sur une discussion qui fait sourire, allant même jusqu'à rire en rejoignant une table, mon regard s'arrête soudainement sur une cliente au milieu de tout le monde. Madonna santa. Pour une focalisation, c'est plutôt intense quand on voit que je me suis carrément arrêté pour observer "l'événement". Gabrielle Diana Portiaz dans toute sa splendeur, qui n'a aucune expression particulière qui viendrait nous faire comprendre qu'elle regrette de se barrer sans préavis, surtout quand les concernés lui ont longtemps apporté aide, soutien et amour pour certain. Bordel que c'est violent comme présence... ça m'arrangerait bien de se faire demi-tour et d'aller prendre un verre ailleurs plutôt que de partager un même endroit avec cet individu que je connaissais autrefois. Au moment où je compte ouvrir la bouche, c'est ma petite amie qui se dirige vers elle avec un assez bon enthousiasme. Elle devrait pas pourtant. Disons que la dernière fois que j'ai eu la joie de fréquenter la Portiaz - parce que disons le c'était plutôt sympa et fiévreux - on a fini dans une posture qu'on avait longtemps mis de côté, oublié sans doute pas à en croire l'acte. Et même si les choses se sont faites dans les règles, en partant du fait qu'on était tous deux libres de nos agissements et que rien ne nous retenait, c'est un truc que je préférerais oublier en présence de Ryan et Desiree. Ouais carrément, ça devient assez bizarre d'avoir les liens qui nous rattachent tous d'une façon ou d'une autre sous la gueule. « C'est marrant, j'allais te poser la même chose. » que je réponds légèrement crispé, avant de rejoindre ma copine qui tient Gabrielle dans ses bras. Il y a une fraction de seconde durant laquelle je croise le regard de la Portiaz pour échanger un regard assez froid, loin de la chaleur d'autrefois. Sa réplique concernant ma paternité ne vient même pas apaiser les choses, au contraire ça me donnerait presque envie de l'envoyer chier, mais je me lancerais pas là-dessus. Sans comprendre l'enchaînement qui suit, on se retrouve attablés avec elle, la conversation étant inexistante de mon côté comme celle de Ryan, je me contente de prendre la main de Desiree, regardant ce qui se passe autour de nous, sans vraiment me concentrer sur le blabla de la demoiselle. Mariée ? Comme "oui je le veux" ou "dans ta gueule Walker, je fais mine de refaire ma vie après toi" ? Pas besoin de préciser qu'à l'annonce de son nouveau statut, c'est pleuré de rire qui me démange. Sérieusement à part me surprendre durant les trente premières secondes durant lesquelles mes sourcils se sont haussés, ça me paraît presque normal qu'elle s'embarque pour ce genre d'histoire. Je voudrais bien faire en sorte que le malaise se dissipe, mais étant donné que ça ne fonctionne pas dans les deux sens, à quoi bon s'engager. Croyant que la discussion de femmes ne s'arrêterait jamais, je pose le regard sur Ryan qui se lance dans une question à la fois intéressante et foireuse. « C'est pas que je m'impatiente, mais c'est pas la chaleur qui manque à L.A, la chaleur des retours inattendus qui valent bien un verre frais. » que je dis en alternant mon regard entre Gaby, et Ryan à qui je fais signe de m'accompagner pour aller chercher les boissons à l'intérieur. Je lâche un long soupir, me levant de ma chaise pour filer directement au bar. A peine être entré dans l'établissement, je regarde mon ancien co-équipier qui a encore les yeux sur la terrasse. « Elle est pas sérieuse... Et tu crois qu'il est prévenu son "oui je le veux" qu'elle est encore à côté de la plaque pour se barrer ? »

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MessageSujet: Re: Great day for a coffee [ Desiree, Ryan et Nick]   Mer 3 Aoû 2011 - 20:31

L'ennui quand on est enceinte, c'est qu'on n'a pas de manuel hypra génial à bouquiner pour être sûre d'être parée à tout changement survenant dans notre vie, ou à toute crise, quelle qu'elle soit, qui va nous sauter dessus d'un moment à l'autre si ce n'est pas déjà encore chose faite. Bien sûr, il y a tous ces bouquins soit disant spécialisés sur la chose, mais la jeune femme ne leur porte jamais qu'un œil semi-attentif, parce que la moitié des trucs là dedans pue les conseils bateaux d'un psychiatre qui n'y connait rien puisque lui, il n'a jamais porté un enfant en son sein ou bien parce que ce qu'elle peut trouver là dedans ne lui convient tout simplement pas parce qu'elle n'est pas une femme enceinte lambda, et tout ce qui va avec. Alors, pouvoir s'en remettre à Nick sans trop encore le voir péter une durite à cause des caprices et idées saugrenues, sans compter les sautes d'humeur et les retournements de situation qui vont plus vite que l'éclair, c'est quelque chose de très soulageant. Déjà, on se sent peser moins lourd, et on se sent plus à l'aise et en phase, avec soit même ou dans son couple. Et là, encore une fois, alors qu'elle est allongée de tout son long en travers du canapé, et qu'elle se redresse légèrement pour pouvoir mieux voir et entendre son petit ami, elle ne peut que lui adresser une moue enfantine et désolée, n'étant plus trop sûre de vouloir un sandwich. « Peut être que des pâtes ce serait mieux, non ? C'est plein de sucres lents, et tout ... » Se redressant tout en embarquant avec elle un coussin et en le planquant contre sa poitrine, elle se dirige vers la cuisine, là où se trouve encore son petit ami désormais au téléphone. Non, elle ne va pas pour l'espionner, mais simplement parce que, ouais, elle est curieuse, et qu'elle se dit que l'amadouer pour finalement le voir lui faire des pâtes en usant de son regard de chiot, ça fonctionnera mieux si elle est près de lui. Et elle n'est pas déçue du voyage en entendant retentir, grâce à la mise en haut parleur, la voix de Ryan, avec qui elle a fait bien des folies dans le passé, un passé qui lui semble parfois appartenir à une vie antérieure tellement ce qu'elle a aujourd'hui est différent de ce qu'elle vivait hier. Mais aussi charmant Ryan soit-il, la conversation n'est pas d'un enjeu capital, et Desiree se dit donc qu'il ne lui en voudra pas d'avoir une liaison téléphonique parasitée par quelques ouvertures de placards et tirages de tiroirs, n'est-ce pas ? Fermant les yeux, comme si cela allait soudainement permettre d'étouffer tout bruit, elle se met à la recherche du moindre truc comestible qui lui ferait envie, tout en dressant mentalement la liste des futures courses, Nick poussant le chariot et elle tentant de le perdre à chaque rayon en tentant également de battre le record de poids supporté par l'objet en ferraille. Elle ne se rend même pas compte que la conversation s'est achevée, et pas plus que Nick s'est glissé derrière elle, le laissant donc à sa guise lui voler un baiser, bien qu'elle soit plus que consentante, surtout quand il s'agit de l'embrasser à son tour. Et lorsque Ryan se pointe enfin, elle est venue à bout du dernier sac de chamallow qu'il leur restait dans les placards, pas peu fière d'elle, surtout parce que selon elle, ça donne pas vraiment dans la mal-bouffe extrême. Elle est surexcitée en ouvrant la porte alors que Ryan n'a même pas eu le temps de sonner ou de frapper à la porte, Sparrow ayant l'oreille très fine, et ne se demande même pas s'il faut mettre tout ça sur le dos du sucre qu'elle vient de consommer en quantité assez conséquente. Et elle est tout autant surexcitée devant la réaction de Ryan, qui doit tomber sur le cul, ou quelque chose dans le genre. Elle hoche même frénétiquement la tête devant ses exigences, avant de voler un baiser à Nick, prenant en quelque sorte sa revanche. « Bon, vous vous enfuyez pas hein, je vais juste me changer, j'en ai pour 5 minutes ! Ou 10 ! ... Ou 20 ! Non, en fait, je vous le dis pas, vous aurez la surprise, et si vous vous impatientez, Sparrow vous bouffe ! »

Parce qu'elle regardait les fesses de Nick, marchant légèrement en retrait derrière lui tout en le tenant par la main, et parce que Môssieur décide de s'arrêter brusquement sans prévenir, Desiree se cogne légèrement contre lui, suffisamment pour avoir à lancer un petit « Attention ! » de reproche et de surprise, tout en se frottant le bout du nez, légèrement choqué dans le mini carambolage. C'est alors qu'elle se décide à relever le regard et à le poser dans la même direction que Nick, là où lui a décidé de braquer brusquement le sien. Et elle tombe des nues, ou presque, parce que, hey, elle a pas affaire à un monstre quand même, et qu'il n'y a pas lieu d'appeler les urgences en courant en tous sens ! Un grand sourire s'épanouit donc sur ses lèvres, et elle entraîne quelque peu Nick dans son sillage en se dirigeant vers celle qui fut sa coloc' du temps de leurs années d'université, même si elle lâche la main de son petit ami en chemin, se précipitant vers Gabrielle pour la serrer dans ses bras. Les mots affectueux lui viennent rapidement, et elle pose une main sur son ventre, fière, lorsque Gaby' la complimente. « Mais qui t'a dit que c'était Nick le père ? ... Non, je plaisante, évidemment que c'est lui, je veux des gosses canons moi ! » Et sans lui laisser plus de temps, et sans lui laisser le choix non plus, en dépits de tous les prétextes que son ex colocataire pouvait bien lui sortir, elle se pose sur une chaise face à elle, et est bientôt rejointe par les deux garçons qui ont sûrement décidé de ne pas se la jouer piquets de tente au milieu de la salle. Sauf que personne ne parle, et que son sourire se fane peu à peu. Elle a la désagréable impression d'avoir manqué quelque chose, oui mais quoi ? Elle a tellement été habituée aux aventures trépidantes de la jeune femme et aux rebondissements incroyables allant avec qu'elle parvient difficilement à faire le lien avec tout élément d'information en sa possession qui permettrait de tout comprendre à la situation. Heureusement, Ryan se lance, mais rapidement, Nick se lève pour aller chercher les consommations. Desiree ne lui donne même pas ses instructions, sachant bien qu'il va savoir quoi prendre et tout et tout. Elle repose alors le regard sur Gabrielle, en faisant une légère moue. « Je suis censée être la seule sujette à des humeurs étranges du fait des hormones ... Les temps changent ... Plus sérieusement, la dernière fois qu'on s'est vues, ou presque, t'étais dans cette position assez spéciale avec Ryan, j'imagine qu'il a dû s'en passer des choses depuis, ne serait-ce qu'un mariage ! Qui est l'heureux chanceux, je le connais ? »
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MessageSujet: Re: Great day for a coffee [ Desiree, Ryan et Nick]   Jeu 4 Aoû 2011 - 0:00


Il y a des jours où l’on ferait bien de ne pas sortir du lit, parce que d’entrée tout aller de travers. Avec du recul, je me dis si seulement j’avais pris mes précautions plus tôt dans la matinée je n’en serais surement pas là. C’est vrai quoi, tout laisser à présager que cette journée allait être merdique, sans compter ma brosse à dent qui par malchance avait atterrit dans la cuvette des toilettes. Et bien sur, il y avait aussi le fait que j’avais du sortir du lit tôt à mon gout, pour un travail qui par la suite fut annuler. Bon le bon côté des choses c’est qu’une demi-année s’était écroulé avant que je tombe sur eux. Nick et Ryan vinrent se joindre à Desiree et moi, chose qui eut le don de me mettre encore plus mal à l’aise. J’avais l’impression d’être jugée à chacun de mes faits et gestes, et c’était à peine si j’arrivais à respirer tellement j’étais mal à l’aise de la situation. Je n’osais de toute façon regarder ni l’un ni l’autre dans les yeux, tellement ils arrivaient à me faire culpabiliser sans vraiment savoir pourquoi. De toute manière, à deux, ils étaient plus forts, et c’était tout à fait normal que je sois intimidée par les gaillards qu’ils étaient devenus. Je ne m’étais jamais fait de films quant à leur vie sans moi, et d’un côté, j’estimais leur avoir rendu service en partant, du coup je ne méritais peut être pas qu’ils soient aussi dur l’un que l’autre avec moi. Mais n’allons pas oublier qu’ils s’agissaient de Ryan et Nick, à eux deux la ce n’était même plus question de rancune. Ce fut Ryan le premier à me parler, je ne pris même pas la peine de le regarder tellement ses paroles virulentes dans le fond. De toute manière je ne cherchais pas d’âmes charitables qui accepteraient de me parler juste pour détendre l’atmosphère le temps d’un café. Quoi ? On allait faire semblant pour les beaux yeux de Desiree, qui – je dois l’avouer – méritaient qu’on la joue à la bisounours, et on profiterait du fait qu’elle ait le dos tourné pour sortir les mitrailleuses. Peut être que s’il avait pris la peine de lire mes courriers, il aurait su ce que j’avais fait de ma vie. On ne pouvait pas dire que je n’avais rien fait pour me racheter, mais comme je le disais plus tôt, il s’agissait de Ryan. Et d’un ton plutôt sec lui jetant un petit regard du coin, je lançais un bref :

« Ne te sens pas obliger de me faire la conversation Ryan, je n’en attendais pas plus de toi. »

Bien sur, ma phrase eut le dont de refroidir l’ambiance qui à la base était déjà très glaciale. A vrai dire, je ne comptais pas rester très longtemps avec eux. Tout cela ne rimait à rien. D’accord, je voulais bien assumer mon rôle de méchante Gaby, plombeuse d’ambiance, mais il ne fallait pas pousser non plus, ils étaient d’un côté tout aussi faux et mauvais que moi. J’avais moi aussi des choses à leur reprocher. On était tous aussi coupable les uns que les autres, si ce n’est Desiree qui apparemment avait fini par se faire pardonner, l’histoire de son autre mariage avec je ne sais plus qui. Une histoire qui avait dévasté le pauvre Nick, et qui ne s’en saurait surement pas sorti grâce au soutien de ses amis. Pour sur, on oublie ça aussi et on ne se souvient que des mauvais côté de la Portiaz parce que c’est plus facile de lui en vouloir que d’essayer de la comprendre. Tanpis. C’est donc à ce même moment que Nick proposa d’aller chercher un rafraichissement, Ryan le suivit. Bon vent, je restais en tête à tête avec Desiree, là je me sentis moins en danger. C’est vrai qu’avec les deux rigolos, j’avais l’impression d’être entouré de deux gros tireur d’élites qui n’attendait que l’ordre pour me tirer dessus avec acharnement et sans scrupule. Gentille comme elle était, Desiree se mit à me poser des questions sur ma vie, ce qui m’embarrassa un peu. Je me grattais la joue, c’est fou ce qu’on peut changer, à une époque je racontais tout à la jeune femme. Aujourd’hui je ne me voyais pas du tout lui parler de mon faux mariage, ni même de mes projets d’adoption. Il fallait donner l’impression que ma vie avait bien plus de sens que ce qu’elle était en réalité, alors je me mis à raconter un peu n’importe quoi, comme si le regard de mes anciens camarades avaient toujours la même valeur qu’autrefois…

« Et bien… C’était à la base mon patron, mais tu sais, la Portiaz est toujours fidèle à son poste, je n’ai pas pu m’empêcher de lui tourner autour, jusqu’à tomber dans mon propre piège, on a fini par se marier y a presque 4 mois… malheureusement pour moi, je ne pourrais pas avoir la joie de devenir aussi énorme que toi… il parait que je suis stérile !! »

Ajoutais-je avec un peu d’humour également, avant la venue des deux garçons. Je me levais presqu’instantanément de table. Jusque là, j’avais été très patiente, mais très vite mon orgueil fut atteinte, et je ne supportais plus vraiment les regards mauvais de Nick et de Ryan. S’il voulait la jouer comme ça, je n’allais pas me laisser faire. D’autant plus que j’avais une réputation à tenir, et s’il voulait jouer sur les bassesses, j’en étais la reine. Il faut dire que depuis le début, ils ne s’étaient pas montré très respectueux ; surtout à se moquer du fait que je m’étais mariée. Ok, je n’avais pas été non plus été juste avec eux dans le passé, mais ne pouvait-il pas faire semblant, étant donné qu’ils avaient accepté de leur gré de se joindre à moi. Je n’avais rien demandé à personne, et ce n’était pas comme si nous allions redevenir les meilleurs amis du monde. J’eus cette drôle de penser, du président Israelien et du président Palestinien se serrant la main sous les yeux fiers de Obama. Foutaise, je ne voulais plus être associée à eux. Je pris mon sac, avant de prendre mon sac pour partir. Je crois qu’au fond, si la réaction de Ryan ne m’étonna pas – vu que c’est un con fini, et que je ne veux plus rien avoir à faire avec, celle de Nick me déçu peut être un peu plus.

« Bon et bien, je crois vraiment qu’il est temps pour moi de vous dire adieu, je suis tout de même très heureuse de voir que vous êtes resté tous aussi soudé malgré tout ce qui s’est passé entre vous à cause de moi. Je pense notamment au fait que je pensais que tu détestais Nick parce qu’il était parti avec moi à New York, ou encore le fait que toi, Nick, tu es couché avec moi à Sacramento. Vraiment, je suis touchée face tant d’hypocrisie, dans une amitié aussi soudée que la votre. »

Si j’ai été scrupuleuse d’avoir peut être mis en péril un couple et une amitié datant du primaire ? Pas vraiment, et comme pour cloitre ma comédie, je trouvais nécessaire de faire une petite révérence comme pour les saluer, et envieuse de regarder au première loges le chao que je venais de faire régner. Ne vous a-t-on donc jamais appris à ne pas sous-estimer une femme blessée ?
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MessageSujet: Re: Great day for a coffee [ Desiree, Ryan et Nick]   Jeu 4 Aoû 2011 - 9:48

Ryan continuait de baisser la tête et se demander une simple et question toute simple: Pourquoi? Pourquoi elle était là? Pourquoi était-elle là, à ce moment X précis pour que Ryan, Nick et Desiree la rencontre? Que cherchait ce putain destin en les faisant rencontrer d'une façon aussi surprenante et inattendue? A lancer la troisième guerre mondiale? A punir le jeune homme pour ne pas avoir lu ses lettres? Il avait jamais eu envie de les lire ses lettres de toute façon et il l'aurait continué à ne pas lire même s'il avait su qu'il reverrait un jour la jeune femme dans cette ville pourtant immense. Certes, par pure curiosité, il aurait aimé en lire rien qu'une, pour voir, si elle avait plus tendance à l'insulter, tenter de se faire pardonner ou simplement donner des nouvelles et enterrer la hache de guerre. Mais il savait quoiqu'il en soit, que s'il avait lu ne serait-ce qu'une seule de ses lettres, il aurait été par la suite accroc à ses lettres comme il l'avait été à la jeune femme auparavant. Et Ryan il ne le voulait plus cela. Il est vrai que leur relation et leur couple n'avait pas été profondément négatif et il fut un temps ou ils avaient été quand même heureux, mais la jeune femme lui avait surtout apporté beaucoup trop de drames et fait de sa vie un espèce de chemin chaotique. Accroché comme il le fut à la jeune femme, il était devenu presque maladivement jaloux et n'arrivait même plus à se rappeler comment il était avant, comment il arrivait à être heureux avant, en tant que célibataire et sans Gabrielle. Cette dernière l'avait rendu totalement fou et l'avait poussée à ses plus grands extrêmes, et il était désormais bien heureux de constater que son mariage et le fait de la revoir ainsi ne lui ramenait aucun sentiment particulier, ou du moins fort. Elle était son premier amour, donc, quelque part, il ne pourrait jamais l'oublier mais il n'éprouvait plus autant d'amour et d'attachement pour elle qu'il a pu en éprouver par le passé, et beaucoup moins important que ce qu'il éprouve par exemple pour Denise ces derniers temps. Il aurait bien aimé la narguer avec elle en ce moment même lorsqu'elle l'envoyait chier dans les roses alors qu'il avait tenté d'être neutre et poli, mais bien vite Nick l'invitait à venir chercher les consommations. Heureusement d'ailleurs, car sinon, Ryan n'aurait pas été capable d'être conciliant et aussi chaleureux une deuxième fois avec la jeune femme bien ingrate et rancunière de je ne sais quoi. Si elle avait un mari, qu'elle s'était apparemment bien rangée et qu'elle aussi avait oublié le jeune homme donc, pourquoi venait-elle d'être si ... méprisante avec lui en ce moment même alors que le jeune homme venait de faire plus qu'un effort, un pas de géant pour trouver un terrain de paix neutre étant donné qu'ils n'étaient pas seuls? Tout simplement parce que quand Ryan n'était pas cruel, c'était Gabrielle qui l'était, ils s'étaient toujours complétés de cette manière, d'ou les nombreuses étincelles de leur couple. Il passait alors sa main sur ses cheveux, tout simplement énervé qu'elle l'ait rabaissé de cette façon et que le jeune homme n'ait pu que fermer sa gueule comme un con, totalement frustré. Nick qui attendait les consommations qui ne devraient plus tarder lui parlait alors de son soi disant mari. Ryan ne put alors s'empêcher de rire nerveusement et sarcastiquement cette fois ci, ce rire qu'il avait du contenir quelques instants et ne se gênait pas pour capter le regard de Gabrielle qui parlait avec Desiree et rire autant qu'il pouvait, comme pour se foutre de sa gueule de loin, en lui faisant un signe du pouce ironique "du genre bien joué ma vieille". C'était la moindre des choses après son attitude hautaine et glaciale qu'elle avait eu envers lui quelques instants plus tôt. Il se retournait alors vers Nick pour lui dire: « J'en sais rien mais j'aimerais bien voir sa gueule tiens, et aller lui raconter quelques trucs croustillants sur sa Gabrielle au mari de mes deux... » Quelques instants plus tard, alors que Desiree et Gabrielle étaient toujours entrain de discuter, leurs commandes arrivèrent et Ryan prit son coca tandis que Nick prit sa consommation et celle de Desiree, ils se re dirigèrent vers les deux jeunes femmes. Ryan lançait alors à l'unisson avec Nick une attaque de regards méprisants et comme dégoûtés et horrifiés de sa présence, et visiblement, ceci la mit dans un bouillonnement intérieur puisque la jeune femme ne se contrôlait alors plus, et se levait pour prendre son café ainsi que son manteau. Ryan eut alors un petit sourire satisfait et cynique, comme fier d'avoir vaincu La Portiaz si tenace d'habitude et casse couilles, mais il n'était visiblement pas au bout de ses peines. Alors qu'elle évoquait son départ, elle ne put s'empêcher aussi d'évoquer le passé et remettre en cause leur amitié, notamment du fait que Gabrielle était parti avec Nick à New York il y a quelques années. Ahaha douloureuse époque et Ryan aujourd'hui se rendait compte combien il avait été ridicule de s'en être tant fait, mais elle évoquait alors quelque chose qui était inconnue à la connaissance du jeune homme. Quelques instants abasourdi par cette nouvelle information sorti "out of the blue" il ne comprit que trois mots : Nick-coucher-Sacramento et à peine eut-il le temps de tout remettre en place dans sa tête que le fameux Nick lâchait alors ses consommations sur la table d'à côté, aspergeant littéralement une petite vieille qui lisait avec sa petite tasse de thé. Le Brushing foutu, le livre foutu, les vêtements foutus, la petite vieille eut un air outré avant de se lever et de commencer à taper avec son sac Nick, qui restait toujours figé, paralysé, cloué sur place bref totalement désemparé face à cette nouvelle. Ryan sortit alors deux billet de 50 dollars de sa poche pour la donner à la vieille dont les cris aigües insupportaient déjà Ryan qui devait déjà faire face à une nouvelle de taille. « Mon pote a Parkinson ma vieille, alors prends ces billets, remercie Dieu pour que tu l'ai pas toi et fous nous la paix. » Il avait dit ces mots, billets tendus, mais son regard était toujours viré sur Nick, qui ne bougeait pas, puis il regardait Gabrielle, visiblement bien contente de mettre les pieds dans le plat et faire tout péter comme elle sait si bien le faire, avant de regarder Desiree qui regardait Nick qui lui regardait...Gabrielle ou alors un point culminant et sans fin derrière Gabrielle je ne sais pas. Cette dernière commençait alors à s'en aller en traitant Ryan et ses compères d'hypocrites et vu que Nick ne semblait toujours pas enclin, ou dans la capacité de parler, Ryan arrêtait la jeune brune par le bras brusquement pour lui dire d'un ton violent et méprisant, la fixant dans les yeux d'un regard noir : « On sait tous quelle garce, manipulatrice et ordure tu peux être Gabrielle, mais on sait également tous, moi en particulier que t'es rien qu'une lâche. Mais j'estime que la moindre des choses après avoir fait péter un tonnerre de Dieu pareil, cela serait de t'expliquer et d'assumer ce que tu profères. »

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MessageSujet: Re: Great day for a coffee [ Desiree, Ryan et Nick]   Jeu 4 Aoû 2011 - 21:26

Elle m'était complètement sortie de l'esprit ces derniers temps, sans doute pour avoir pris conscience bien auparavant que ses habitudes sont juste impossible à changer, et que ma vie ne tournait pas autour d'elle. Gabrielle ça avait du sens quand j'avais quinze ans, déjà parce qu'elle n'avait rien de la personne qu'elle est devenue, et que la première fille avec qui on partage son intimité a forcément une place particulière dans nos relations de tous les jours. D'ailleurs ce serait presque effrayant de voir la comparaison, surtout lorsqu'il s'agit de juxtaposer sa manière de se comporter avec les personnes qui l'entourent, voir qu'il fut un temps où jouer la victime et éviter coûte que coûte les confrontations ne faisaient pas partie de son quotidien. C'est ce qu'elle m'évoque, lorsque je la regarde à travers la vitre de l'établissement qui sépare la terrasse au bar situé à l'intérieur. Elle est chanceuse - devrait même remercier le Seigneur qu'elle chérissait tant en se retrouvant dans des postures embarrassantes - que Desiree soit présente et vienne inconsciemment apaiser l'ambiance. Certes, on n'en a pas l'impression, mais je suis persuadé que Ryan aurait commencé à balancer ses reproches juste après s'être remis de la surprise, sachant que leur relation n'était pas vraiment comme les autres et avait même tendance à faire beaucoup de bruit. De mon côté, mon seul reproche se pose sur cette relation amicale qui n'allait pas à double sens, finissant par faire abstraction à ce détail en voyant qu'elle n'était plus si stable qu'elle en avait l'air. Il y a énormément de notions qu'elle a dû foutre dans le placard à cette époque déjà, mais ma principale préoccupation n'a strictement rien avoir avec tout ce qui a été dit. Observer ma copine, la mine rayonnante et plutôt ravie de faire la conversation à sa colocataire d'autrefois, qui a été plus récemment la personne avec laquelle j'ai partagé mon plan de cuisine pour une activité qui n'est pas forcément culinaire - quoi que - n'a rien de confortable. « Le profil du con qui se laisse berner par son apparence, alors qu'elle lui soutire de la tune par derrière... au point où on est rendu, c'est ce qu'il y a de plus plausible. » que je dis en gardant le regard fixe sur la table devant laquelle on se trouvait il y a encore quelques minutes. Les intérêts expliqueraient son possible union foireux, et je pense pas être le seul à penser qu'il faut bien plus qu'une année à Gabrielle pour se poser, déjà rien que ça. « Rien de bien surprenant quand ça vient d'elle. » J'ai juste le temps de finir ma réplique que la serveuse prend note de la commande, commande qui me rappelle qu'on vient d'arriver, qu'il faudra bien retourner à l'extérieur, que le malaise ne fait que commencer et que la suite à venir risque d'être assez sympathique.

Autant dire qu'on ne s'est pas pressés pour rejoindre la terrasse, laissant Ryan me devancer avec sa boisson rafraîchissante, alors que je tiens mon café depuis la sous-tasse d'une main, et le jus de fruits de ma femme de l'autre, jus dont les fruits n'ont pas été laissés au hasard, histoire de pas prendre de risque. Qu'elle vienne me dire que je suis chiant à m'occuper de son bien-être et celui de notre enfant... Je fais quelques pas, me faufilant entre les tables pour parvenir à destination, profitant de jeter un coup d’œil sur les tables voisines pour voir s'il n'y aurait pas d'autres personnes à l'apparence familière qui se seraient fait un plaisir de s'éparpiller un peu partout. Mais faut s'arrêter de faire des films. Je m'approche de Desiree et Gabrielle lorsqu'au même moment, la dernière se lève pour improviser un speech dont les premières phrases me paraissent suspectes. Les mots s'enchaînent à une vitesse hallucinante, mes sourcils se froncent au fur et à mesure, ne prenant pas en considération le voyage à New-York qu'on est déjà en pleine coucherie à Sacramento. Sur le cul serait trop faible pour exprimer ce que je ressens à l'instant même, en revanche j'ai bien enregistré le fait que c'était une belle salope pour s'exprimer en pensant par la suite prendre la clé des champs. Je supporte pas qu'on me la joue comme elle vient de le faire, sachant que je suis tout autant concerné et que la moindre des choses avant de déballer, c'est de m'en faire part. J'ai aucune idée de ce qui est entrain de se jouer sous mes yeux, de comment Ryan et Desiree l'ont encaissé tellement je suis focalisé sur sa personne que j'ai définitivement sur-estimé. Je me rends pas compte des dégâts occasionnés par la nouvelle, n'ayant aucun souvenir du bruit de la tasse qui va s'écraser contre le sol, ni même de la vieille qui se plaint de mon manque d'attention. Désolé, c'est mort pour le jus de fruits... Les dents serrées, la salive que je peine à avaler, j'ai juste le temps de poser ce qui me reste comme verre sur la table, secouant les mains pour m'être aspergé de boisson, n'osant pas aller chercher le regard de ma petite amie qui brûle en ma direction. J'admets que c'est pas réglo vis-à-vis de Ryan et Desiree, mais c'est arrivé il y a un moment à présent, et je comprendrais qu'ils le prennent mal, assumer n'est pas le problème, mais l'histoire en elle-même n'est pas dramatique, dans le sens où personne n'a été trompé. Attendant que Ryan finisse, impatient de l'attaquer à mon tour, ne l'ayant pas quitté une seule seconde du regard, j'enchaîne avec énervement et arrogance . « Si c'est cette carte que tu veux jouer, pas de problème. C'est exactement durant ce genre de moment que je me dis que j'ai eu raison de te laisser attendre comme une pauvre conne après des promesses qui valaient strictement rien, comme toi en l'occurrence. Et s'il fallait le répéter, j'en profiterais pour te cracher à la gueule, t'humilier bien plus que l'a fait Jason. » Je prends pas la peine de marquer une pause pour me faire couper en plein élan, que je continue avec acharnement. « Et si tu pensais une seule seconde à la gueule des autres, plutôt que faire ta Diva aux répliques fracassantes, peut-être que t'aurais un semblant de respect venant de ma part. T'as raison, fais-toi plaisir en venant foutre les nerfs aux autres, mais t'étonnes pas tu descendes bien bas par la suite, au point que même les chiens se fassent un plaisir de t'uriner dessus pendant que tu prends conscience de tes agissements. Une merde ce serait déjà énorme pour décrire ce que tu représentes... »

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MessageSujet: Re: Great day for a coffee [ Desiree, Ryan et Nick]   Sam 6 Aoû 2011 - 18:30

Les ambiances tendues, ça connait Desiree. C'était bien simple, les repas de famille, chez elle, ne pouvaient que se dérouler dans les heurts et la tension, comme si c'était une condition sine qua non. Elle avait grandi dans les conflits, d'intérêt comme de génération, mais aussi dans les conflits d'opinion et autre. Alors, avec le temps, sans réellement devenir blasée ou habituée, elle avait pris le coup de mains et arrivait à faire abstraction du degré de tension qu'elle pouvait sentir autour d'elle, du moins, quand elle le voulait et quand elle y mettait les moyens. Sauf que là, pour le coup, elle devait bien avouer qu'il fallait mettre ça sur l'ardoise des hormones, c'étaient elles les responsables, elles qui la faisaient ne pas bien réaliser les enjeux, les sous-entendus et tous les non-dits ambiants. Elle voulait voir le bon côté de la vie en priorité depuis le début de sa grossesse, mais uniquement lorsque ça touchait aux autres et pas à elle, et pas non plus au bébé ou bien encore à Nick, parce que dans ces derniers domaines, elle flippait grave pour un rien, partait dans des théories absurdes et imaginait les complots les plus fous lorsqu'il n'y avait en réalité rien, ou pas plus que trois fois rien. Et là, quand ça commençait à fuser et que ça remettait en péril son petit bonheur sur son petit nuage, elle préféra partir la tête dans les nuages, à penser à la couleur avec laquelle ils pourraient bien décider d'habiller prioritairement leur enfant, Nick et elle. Oui, vous en conviendrez, cela n'avait strictement aucun rapport avec le début de Troisième Guerre Mondiale qui avait lieu sous ses yeux, mais vous avouerez surtout que c'était nettement moins belliqueux et plus paisible, n'est-ce pas ? Du coup, elle ne voyait pas le moins du monde de problème ou de retenue à demander plus de détails à Gabrielle sur sa vie. Elle lui avait énormément manqué les premiers temps, de moins en moins par la suite parce qu'avec le temps, les peines et manques diminuent, mais ça demeurait là, quelque part, enfoui, présent malgré tout. Desiree avait le sourire, elle se sentait bien, du moins, mieux depuis que les deux garçons s'étaient absentés pour aller commander les boissons, mais la réponse de celle qui était son ancienne colocataire coupa un peu net, pour ne pas dire très net, son élan de joie. Déjà, le fait qu'elle s'entende dire qu'un jour, elle serait grosse, ce n'était pas la chose la plus agréable qui soit. Gabrielle ne cherchait pas à l'attaquer ou à se moquer, elle le savait, mais elle prenait certains mots très à coeur dernièrement, et avait besoin de quelques secondes pour revenir à la raison et cesser de paniquer pour des choses telles que celles-ci. Mais le pire, ce fut d'entendre Gabrielle plaisanter du fait qu'elle était stérile. Prendre les pires nouvelles avec l'humour, c'était la philosophie de Desiree, du moins, ça l'avait été durant très longtemps. Mais voilà, là, elle était enceinte, et qu'on plaisante de ça devant elle, ça la choquait énormément, tant qu'elle en resta littéralement bouche bée, avant de se reprendre et de se passer nerveusement la main dans les cheveux. Cela coupait son bonheur d'être enceinte, la faisait chuter à une dure réalité, mais surtout, elle n'avait pas pu s'empêcher d'imaginer la situation dans laquelle elle se serait trouvée si un tel sort lui avait réservé à elle. « Félicitations ... Pour ton mariage je veux dire, parce qu'évidemment, je vais pas de féliciter d'être stérile ... C'est ... Ce genre de sujets me rend mal à l'aise, désolée ... » Mais elle n'était pas au bout de ses surprises.

Comment ces retrouvailles avaient-elles pu dériver ainsi vers des révélations aussi fracassantes que celles que venait de leur livrer Gabrielle ? Comment tout ceci avait-il pu tant dégénérer sans que Desiree ne voit rien venir ? Okay, là, pour le coup, elle avait elle-même la réponse à sa question, une réponse qui tenait la route et tout et tout. Elle aurait préféré être assise histoire d'être sûre de ne rien risquer en tentant d'encaisser le choc. Oui mais voilà, par réflexe et parce qu'elle était éduquée, quand Gabrielle s'était levée pour entamer son départ, Desiree s'était levée elle aussi, pour l'accompagner et aussi pour ne pas passer pour une jeune femme se prétendant trop enceinte pour daigner se lever. Et du coup ... Du coup, elle n'avait même pas besoin de lever la tête pour pouvoir braquer le regard sur Nick. Les premiers mots de Gabrielle ne l'avaient pas atteint, parce qu'elle était au courant de cette petite virée à NY entre son petit ami et sa coloc' d'alors, et que cela ne lui avait pas posé le moindre problème, mais la suite ... Aïe, aïe, aïe ... Sans perdre un seul instant, et comme aimanté, son regard s'était directement braqué sur Nick, alors qu'instinctivement, ses poings s'étaient serrés d'eux même et ses ongles s'enfonçaient peu à peu dans la chaire de la paume de ses mains. Elle n'était pas stupide, et savait que le coup d'un soir dont semblait parler son ex-coloc' s'était chronologiquement forcément passer il y a moins de deux ans, parce que Nick n'avait un appart' à Sacramento que depuis qu'il bossait en tant que coach assistant, et il y a deux ans, il débutait tout juste. Sur le moment, son instinct aurait dû lui remettre les idées en place et lui faire comprendre que ça s'était forcément passé durant leur rupture à Nick et elle, du moins, pendant cette période durant laquelle ils étaient en froid et même plus que ça, mais non, voilà, elle se disait que si ça se trouvait, ils avaient tous les deux pu baiser ensembles comme des lapins, Nick n'ayant rien à envier aux lapins de la publicité pour cette marque de piles, alors même que Nick et elle étaient de nouveau ensembles, ou pas encore séparés. Elle sentait les larmes poindre au bord de ses yeux, alors qu'elle se sentait pâlir du visage, tout son sang semblant descendre elle ne savait trop où. Elle avait le vertige, tout comme elle avait envie de vomir alors que l'odeur du café lui paraissait soudain insupportable. Elle n'écoutait plus un traître mot de tout ce qui pouvait bien se dire, perdue qu'elle était dans cette chute et cette descente brusque de son petit nuage de bonheur quasi idyllique. Son regard, vide et plein de larmes, se posa finalement sur Gabrielle. « Et mon amitié à moi, elle compte pas ? Elle compte pas au point que t'hésites pas à me faire du mal alors que je t'ai strictement rien fait et que t'hésites pas à jouer avec mon couple ? ... Je sais pas quand j'ai cessé d'être ton amie, mais pour ma part, c'est aujourd'hui qui tu cesses d'être la mienne ... » Sans attendre de réaction de la part de Gabrielle, elle essuya du bout des doigts les larmes qui perlaient à présent le long de ses joues, traçant des sillons sur sa peau. Foutues hormones, foutus soit-disant amis ... Elle sentit son corps se secouer de sanglots, et avant qu'elle ne réalise ce qu'elle faisait, elle gifla Nick, avant de poser une main sur sa bouche, les sanglots ne cessant pas. Sa réaction fut de chercher à apaiser la brûlure du coup de l'autre main, mais elle se retint, reculant jusqu'à buter contre la table voisine, en tirant la chaise qu'elle sentait tout près avant de s'y affaler. « Comment est-ce que vous avez pu faire ça ?! Pourquoi vous m'avez fait ça à moi ?! Vous pouviez pas coucher avec un putain d'inconnu, nan ? Fallait absolument que vous vous envoyiez en l'air tous les deux ?! J'aurais rien dit si ça avait été une fille que je connaissais même pas Nick, mais Gaby ? ... Comment t'as pu me faire ça ?!! Et toi, toi !! Tu pouvais pas te la fermer, c'était trop dur ?! Comment tu peux jouer avec ma vie comme ça ? Je suis enceinte Gabrielle, et j'avais pas envie d'imaginer mon mec avec toi ! » S'effondrant en sanglots, elle se prit la tête dans les mains et sentit son coeur se déchirer en mille morceaux. Il fallait que ce soit elle qui souffre le plus alors qu'elle était la seule à ne pas avoir été impliquée dans toutes leurs histoires ! La douleur qu'elle ressentait lui serrait le coeur, lui faisait un mal de crâne pas possible, et tout son être semblait s'être enflammé.
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MessageSujet: Re: Great day for a coffee [ Desiree, Ryan et Nick]   Dim 7 Aoû 2011 - 3:25

Ah l’humour, mon seul allié face à l’acharnement du destin sur moi. A croire que Satan cherchait à se venger de moi comme il avait fait pour ce bon Job. Malheureusement, je n’étais pas lui, et à force de croire que tout était contre moi, j’avais moi-même fini par devenir insensible au malheur des autres. Je n’avais en aucun voulu blessée Desiree. C’est vrai que nous avions perdu contact, mais de la à en faire mon ennemi, c’était loin d’être mes intentions. A l’expression de son visage face à ma réplique un peu douteuse, je fus mal à l’aise de l’avoir mis mal à l’aise, même si d’entrée de jeu j’étais mal à l’aise compte-rendu de ce qui venait de m’arriver. Vous suivez ? Je lançais donc un –Desi, je rigole- histoire qu’elle comprenne bien, que ce que j’avais essayé de faire c’était une blague. Néanmoins une blague douteuse sur le fait qu’elle avait des formes d’éléphants et que pour ma part, je ne pourrais jamais donner la vie à un bout de choux. Pas grave, au moins comme ça, je pourrais faire de grosses économies sur la pilule, puisque tomber enceinte ne risque pas de m’arriver demain la veille. Pas sur, que de toute façon, elle ait réellement compris ma blague. Je vous le disais, ces femmes enceintes sont pires en ce qui concerne leur saut d’humeurs. Ça me rappelle ceux de Samuelle, ça commençait par vous demander de lui prendre un gentil pack de fraises à la superette pour se transformer en caviar hors de prix de chez un commerçant français. L’ambiance trop polluée par l’hypocrisie avait fini par m’irriter, j’avais au cours de ma formation au Mexique pris l’habitude de m’éloigner de ces semblants de sourire, et de favoriser la vérité quitte à ce qu’elle soit blessante. Il faut dire, qu’avec les mots doux que me lançaient les criminelles à chacune de leurs arrestations avaient fini par me rendre insensibles à la méchanceté des autres, pire encore je ne me rendais même plus compte du fait que je pouvais l’être aussi. Je me rappelle d’une de mes toutes premières arrestation, le suspect m’avait traité de « Thon bon marché » ce qui m’avait fait pleurer toute l’après midi au bureau. Inconsolable, et loin d’être insensible à mes larmes, c’est tout généreusement que mon coéquipier m’offrit une glace, avant de bien me sermonner quant au fait qu’il ne fallait jamais que je sois touchée par les propos des autres, au risque d’en souffrir. Leçon apprise.

C’est donc tout naturellement que les propos de Nick n’eurent pour effet que de passer par une oreille et en sortir de l’autre rapidement. Bien que je dois reconnaitre, que je n’attendais pas d’entendre ce flux de grossièreté venant de lui. Mais avant ça, revenons tout de même aux circonstances qui m’avaient values de me faire trois ennemis en 2 secondes. Je me promenais tranquillement dans la foret quand soudain… non je rigole, je venais de leur posé ce qu’on appelle une bombe pacifique. Je venais en effet de faire les mêmes dégâts qu’une bombe, avec certainement des blessures plus grave puisqu’elle les attaquait directement. D’un point de vue moralité, ce n’était pas bien ce que j’avais fait, pourtant la moralité veut que l’on dise la vérité. Après cela, Nick renversa son verre de jus sur une pauvre vieille femme. Ryan sorti généreusement deux billets de 50 pour les lui tendre, avant de lui lancer un « et fous nous la paix ». Je ne sais pas vous, mais tutoyer une pauvre femme âgée après l’avoir arrosé de jus d’orange sous prétexte qu’on lui a donner un peu d’argent c’est également cruelle, non ? A une époque, il n’aurait jamais osé parler de la sorte à une dame qui fait surement le triple de son âge, et il n’aurait pas non plus sorti une somme aussi grosse de ses poches pour faire le ma-tu-vu. Comme quoi, il n’y a pas que le temps qui change, mais l’argent souille les mœurs. Alors que je m’apprêtais à partir, après avoir déballé ce que je savais, Ryan m’empoigna le bras assez violemment. A croire qu’il enchainait les faux pas avec moi. On soit, on était égalité sur les coups infligé l’un sur l’autre, alors qu’il ne vienne plus faire sa victime aprèsi. Aussi, il faudrait peut être qu’on lui dise que je suis flic, donc qu’il arrête d’essayer de me faire mal parce que je décidais de lui braquer la main derrière le dos, il risquerait d’avoir deux fois plus mal. Nick quant à lui, décida de répondre à l’attaque par une attaque. Et malgré que je dois reconnaitre, que ce qu’il venait de me dire me toucha un peu, seulement je ne laissais rien apparaitre allant jusqu’à pousser la provocation : « Tu ne devrais pas être aussi grossier devant ton futur enfant. » J’avais donc face à moi de bon gaillard, enragée par ma seule présence, qui n’aurait fait de moi qu’une bouchée si j’étais le petit chaperon rouge et eux des loups. C’est peut être pour cela, que d’un autre côté, j’étais plutôt fière de mon coup, parce qu’il y a ce dicton qui dit qu’il y a trois façon de toucher un homme : l’amour, le sexe et l’orgueil. Et pour avoir eu avec eux deux un passé passionné je pencherais pour l’orgueil et l’amour, bien que le sexe était également très présent. Ainsi donc, s’ils n’avaient réellement rien n’a faire de ma poire, pourquoi s’étaient-il montré aussi rancunier lorsque d’emblée, je ne comptais que finir mon café. Tout cela aurait pu me rendre très joyeuse, ce n’est pas donnée à toute les filles de faire une pierre trois coups – du moins deux pour l’occasion. Surtout que lorsqu’il s’agit d’ex, on est toutes assoiffées de vengeance, seulement la réaction de Desiree me toucha. Ryan avait fini par desserrer mon bras que je récupérais sans avoir eu à me battre pour. Je n’éprouvais pas une once de regret de ce que j’avais pu faire à Ryan et Nick à ce moment, ils s’en remettront rapidement, je ne me faisais pas de soucis. Quant à Desi, par contre, là je me sentais vraiment mal. C’était mon amie, qui plus est enceinte. Il y a des vérités que l’on préfère éviter quitte à vivre dans le mensonge. Je ne trouvais rien à dire, si ce n’est un : « Desi…» avant qu’elle ne me coupe court dans ma tentative d’excuses. De toute façon, je ne cherchais pas à m’excuser de ce que j’avais fait avec Nick à Sacramento, c’était venu comme ça, et rien n’aurait pu de toute façon nous arrêter, nous avions peut être à l’époque trop surestimé notre amitié. Mais la chose dont j’étais désolé c’était d’avoir fait mal à Desiree qui avait toujours était sympa avec moi, et qui pendant des années avaient été l’une de mes plus proches amies. Aussi le fait de la voir pleurer comme ça, qu’est ce que ça pouvait me faire mal.

Au diable, mon orgueil. Je me rasseyait devant elle, sentant le regard accuseur de Ryan et Nick, qui semblait me dire : « Tu as vu ce que tu as fait ? », un regard que j’emmerdais certes, mais prenant place devant Desi, je tentais le coup quand même : « D’accord, très bien, j’ai menti ! C’est pas vrai, j’ai dit ça uniquement pour faire du mal à Nick. » , Desiree ne s’arrêta pas de pleurer pour autant, seulement je vins éveiller sa curiosité, celles des autres aussi d’ailleurs. Je dois dire, qu’interroger des criminel toute la journée avait fini par rendre mes mensonges bien plus crédible qu’à une certaines époque où j’avais du mal à mentir sur mon âge pour entrer en boite. Aussi, pour avoir été colocataire pendant des années, Desiree connaissais bien mon côté allumeuse pour avoir vu défilé des garçons dans notre chambre. Je continuais donc, gardant un ton nonchalant, bien que je prenais beaucoup sur moi, et que je n’aimais pas m’avouer vaincu face à Ryan… parce qu’à Nick, je n’avais pas grand-chose à prouver : « C’était la semaine, où j’avais décidé de partir à Sacramento… j’avais niché chez Nick et au troisième jour, je l’ai allumé… MAIS, il n’a pas branché, et je veux pas dire, mais je me suis vraiment donné du mal… y a pas à dire meuf, ton mec est fidele ! Donc si tu pouvais arrêter de chialer… » finis-je par dire avec cette tête de saouler face à neuneu-ssitude de ces trois compères. Néanmoins, je ne m’attendais pas à ce que l’on vienne m’applaudir ou m’offre un bouquet. Mon regard se posa sur Ryan, je ne sais pas si à lui, j’avais pu faire avaler mon histoire. Il faut dire, que lui aussi m’avait déjà vu dans l’essayage d’un strip tease foireux – si seulement je pouvais le refaire, et lui montrer de quoi j’étais capable maintenant – donc pas de raison de ne pas me croire, si ? Encore, et toujours rebelle dans mon attitude, malgré que je venais de me frapper toute seule dans mon orgueil, et que pour l’heure, j’avais plutôt intérêt à me faire aussi minuscule qu’une souris, je lançais hautainement : « Et là, je peux partir, ou tu compte encore m’en empêcher ? »
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MessageSujet: Re: Great day for a coffee [ Desiree, Ryan et Nick]   Ven 12 Aoû 2011 - 13:35

Ryan avait là son premier contact physique avec la jeune femme depuis….. de trop courtes années à son goût. Il aurait très bien pu ne jamais la revoir, car moins il la voyait, mieux il se portait. Ce contact, plus violent et soudain qu'il ne l'aurait souhaité eut le don de lui faire une décharge électrique, mais sur de très mauvaises ondes étant donné que Ryan était alors pris d'une rage folle, d'une envie de l'aplatir six pieds sous terres lui même pour qu'elle clamse une fois pour toute et qu'elle lui foute la paix. Durant toutes ces années, elle avait ainsi toujours trouver le moyen de l'emmerder, de lui rappeler de sa présence, comme si elle le pokait sur Facebook une fois par jour. Tout d'abord, il y a eu ces fameuses lettres, dont le jeune homme a bien eu du mal à se débarasser. Il avait toujours été très curieux et frustré de ne pas les avoir lus, juste pour voir ce qu'elle contenait, mais il ne pouvait pas se le permettre, plus maintenant désormais, cela aurait été retomber dans son piège, dans son étreinte alors qu'ils étaient désormais officiellement séparés et que Ryan n'en pouvait absolument plus de cette fille. Alors, il avait déménagé d'appart' en changeant de boulot un an après la remise des diplômes, pour se détacher de ses lettres et de l'aura magnétique et diabolique de Gabrielle, lettres qui devaient sûrement continuer d'arriver à son ancien domicile, et dont Ryan avait donné l'ordre au gardien de les brûler. Peut-être que lui les avaient lus cette dite lettre et en espérant qu'il ait eu du bon temps en les lisant, c'était au moins ca de pris pour la jeune femme. En dépit de ce nouveau départ et tabla rasa, le jeune homme avait parfois l'impression de voir la jeune femme dans la rue de loin, de dos, et cela lui donnait à chaque fois des sueurs froides, car la dernière chose qu'il aurait voulu au monde, cela aurait été de la revoir et de devoir encore affronter cette garce. Et pourtant, c'était bien ce qu'il était entrain de faire en ce moment même, quand Nick était devenu complètement abruti et que Desiree tentait encore de comprendre la situation, et que Gabrielle comptait alors filer à l'anglaise pour les laisser dans la belle merde qu'elle avait foutu, il avait inconsciemment décider de l'affronter, alors qu'il aurait très bien pu la laisser partir, cela aurait peut-être été mieux même. Voir soudain Nick se réveiller et entrer dans un flot de paroles absolument abominables et remplis de cruauté et cynisme, Ryan en restait sur le cul. Jamais il n'avait vu son ami proche si en colère et sur le pied de la guerre face à quelqu'un auparavant. D'habitude, il était plutôt d'un sang froid assez important et d'une lucidité que Ryan avait toujours admiré. Avec ces paroles agressives et cette comparaison avec une merde dite d'un ton réellement sincère, Nick avait probablement battu Ryan sur la carte de la méchanceté et de la réplique rageuse, chose avec laquelle ce dernier excellait entre autre. Il voyait alors Nick comme il ne l'avait jamais vu auparavant. Un Nick qui faisait peur, qui ressemblait à ces espèces de caïds incontrôlables qu'on voit dans les films de gangsters américains classiques. Il remarquait également que Gabrielle, par ailleurs très solide face à la poigne de Ryan sur son bras, restait de marbre. Face à ce duel de western improbables, il y avait Desiree, la deuxième trahie et victime collatérale de cette révélation soudaine, qui toujours près de la table, continuait de pleurer, remettant en cause son amitié avec Gabrielle et implorant sa pitié, d'un ton qui se voulait à la fois sincère et rancunier. Bordel, on aurait pu se croire au noeud théâtral d'une tragédie classique, avec le putain coup de théâtre ou c'est "le drame". Pour clore cette scène en beauté, Desiree, hors d'elle entre ses dix milles sanglots foutait une belle baffe à Nick, et Ryan était aux premières loges, étant donné qu'il était quelques peu le médiateur entre Nick et Gabrielle, bien qu'il avait lâchée son emprise sur la jeune femme. Il regardait alors Desiree et essayait d'imaginer, étant donné l'état actuel de la jeune femme, sûrement poussé par ses hormones était comme possédée par un surplus d'émotions incontrôlables ce qu'elle aurait bien pu faire maintenant. Passer Gabrielle par la fenêtre vitrée du restaurant, balancer les bouts de verres éclatés sur les deux jeunes gens, se jeter sous une voiture, sauter sur Nick ou Gabrielle et les tabasser sec. Tous les scénarios les plus fous affluaient la tête de Ryan, mais il n'en fut rien. Elle finit par s'asseoir et poser sa main pour continuer de pleurer seule ainsi quelques instants. Lorsque Ryan s'entreprit à évaluer la santé de sa bonne amie qui n'allait visiblement pas bien du tout - faut dire que Nick était mal placé pour le faire actuellement - elle se relevait d'un bond prêt à sauter sur le premier des deux fautifs, mais Ryan la prit rapidement dans ses bras pour empêcher qu'un second drame ne se produise dans ce café aujourd'hui. « Stop Warrior Girl, tu ne voudrais pas que ton enfant soit complètement sans dessus dessous dans ton ventre si tu commences à te débattre dans tous les sens de cette façon. » Ryan continuait de la serrer dans ses bras, sentant encore les spasmes de colère de Desiree qui bouillonnaient de haine.

Ryan n'avait donc eu pas vraiment le temps de parler à Nick dans tout ce bordel, et il attendait toujours les fameuses explications qu'il avait demandé quelques instants plus tôt. Gabrielle lui semblait alors indécise et confuse par rapport à la réaction de Desiree, digne d'un épisode des feux de l'amour. C'est alors que la jeune femme lançait que tout ceci n'était rien qu'une "blague" pour faire du mal à Nick. A la bonne heure. Elle pensait vraiment lui faire gober cela? Leur faire gober cela à lui et à Desiree, la réelle vérité appartenant seulement à elle et Nick? Ryan pouvait comprendre qu'elle voulait atténuer les souffrances de son ex colocataire, mais faut pas prendre les gens pour des cons non plus. Sa boutade paraissait bien trop réelle et pas assez factice au goût du jeune homme, qui avait encore cette sensation d'amertume dans la bouche, et avait désormais du mal à déglutir cette "fausse bonne nouvelle". Ryan en avait vu de toutes les couleurs avec la jeune femme, dont cette fameuse nuit totalement improbable de la St Valentin durant laquelle elle l'avait kidnappée et presque violée, mais il connaissait également trop bien la jeune femme pour savoir que tout ceci était loin d'être une blague. Il n'avait que trop reconnu son regard de satisfaction et de pouvoir genre " ah tu l'as dans le cul connard" lorsqu'elle avait annoncé la nouvelle, ce regard de garce vicieuse, il le reconnaissait trop bien. Et il faut dire que Nick n'avait en rien renié les soi disants "mensonges" que la jeune femme avaient proférés. C'était donc sûrement et vraiment bien vrai de chez vrai cette affaire, et tandis que Ryan tournait son étreinte avec Desiree pour qu'elle se retrouve dos à Nick et Gabrielle, et lui face à eux, il en tombait des nus et ne pouvait s'empêcher d'articuler un discret : « What the fuck » adressé particulièrement à Nick, car avec Gabrielle, plus rien ne l'étonnait à présent. Gabrielle ayant usé de son petit tour de magie, comme si elle aurait pu réparer tous les pots qu'elle venait de briser en ce moment même, elle allait s'en aller, demandant alors ironiquement et de façon méprisante la permission à Ryan. Ce dernier lui rendait un sourire largement hypocrite pour finalement lâcher son étreinte avec Desiree et s'approcher d'elle. Se plaçant devant la porte, il lui fit un petit signe cordial de la main indiquant qu'elle pouvait disposer. Néanmoins, alors que cette dernière prenait la sortie, il lui chuchotait alors à l'oreille un menaçant et pesant: « Fais avaler tes conneries de manipulatrice à qui tu veux, mais pas à moi Gabrielle. You don't fool me. Alors maintenant que t'as tenté en vain de faire ta Coluche, prends la porte et je peux t'assurer que si tes actes continuent d'être à la hauteur de ton pathétisme et de heurter mon entourage, y'aura une tombe de plus à côté de celle du Papa Portiaz. »

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MessageSujet: Re: Great day for a coffee [ Desiree, Ryan et Nick]   Mer 7 Sep 2011 - 16:22

Ça me rappelle à quel point c'est nocif d'avoir des attaches dans sa ville de résidence, une évidence prouvée à de multiples reprises et qui ne cessera de l'être. C'est malheureux de constater que suivant la personne qui se trouve en face, cette dernière n'hésitera pas à montrer un aspect qu'on a tendance à oublier et qui nous plongera dans un bel embarras, le tout sans trouver d'échappatoire final, par manque d'arguments qui tiennent la route. La raison ? Satisfaire curiosité maladive et/ou acharnement sans pitié, parce qu'il est évident qu'il n'y a pas assez à faire avec sa propre existence, en plus de vouloir briller sous les feux des projecteurs. Faut bien qu'elle comble sa vie de merde par des coups de pute, même quand il s'agit de s'en prendre à des gens qui se sont faits chier à redorer son image quand sa réputation était au plus bas. Sans parler des problèmes personnels et autres conneries sur lesquelles elle chialait, ou encore son étrange personnalité lunatique qui nous demandait de serrer les dents et de la laisser faire sous peine de péter un câble. Pourtant sa venue à Sacramento va en totale contradiction avec mes propos. Sauf que La Portiaz de Sacramento n'avait rien de La Portiaz de L.A qui - souvenons-nous - était complètement dégénérée, hors contrôle de sa propre personne, à en croire la fameuse histoire du "je kidnappe mon petit ami pour la Saint-Valentin parce qu'avouons-le, c'est d'un romantisme à couper le souffle", mais qui avait plus ou moins un "fond", et encore ça dépend des opinions. Le déroulement de l'histoire ? On s'est simplement recontactés pour prendre des nouvelles l'un de l'autre, comme certains le faisaient avec d'autres après le chapitre Université. En voyant que j'avais un trou d'une semaine dans mon horaire et qu'elle était tentée de venir me rendre visite, je lui ai proposé de passer la semaine chez moi, comme je l'avais proposé à Aaliyah. Une fois arrivée, elle avait l'air assez épanouie et surtout "normale" ce qui donne évidemment une bonne première appréciation de retrouvailles. J'ai passé les deux premiers jours à lui faire découvrir mon environnement, ce qui était loin d'être désagréable sachant qu'elle reflétait la joie de vivre et qu'il était rare de voir planer un blanc dans la conversation. Après, qu'on vienne pas me dire que je la rembarre sur tous les points... Bref, c'est le lendemain que ça s'est passé de manière inattendue, parce qu'elle a pas été foutue de se balader quasi à poil, dans la même pièce où la proximité ne peut être que reine. Pas la peine de préciser que c'est le genre de gonzesse physiquement attirante et qu'il n'y a aucune réflexion à prendre lorsqu'on a les hormones en ébullition et qu'on ne sait plus vraiment où se placer, si ce n'est où j'ai fini par me placer. Pourtant... Mais soyons réaliste, le plaisir personnel a bien une marge d'avance. Alors ouais, j'aurais préféré qu'elle me prenne à part pour savoir où et comment en discuter avec les autres, plutôt que créer une scène digne d'une série télévisée d'Aaron Spelling, où vaisselles, répliques et agitation sont au centre de l'attention pour avoir entrepris les choses de manière égoïste.

Si elle avait une paire de couilles, une bonne trentaine de centimètres en plus, j'aurais pas tardé de l'enfoncer contre la baie vitrée de l'établissement, ou alors explosé la face sur la table voisine. Quelles que soit les paroles qu'elle peut avoir, elle parvient à me rendre nerveux que par l'expression faciale qu'elle adopte pour faire chier son monde. Je la fixe avec persistance d'une part pour lui faire comprendre qu'elle est mal tombée et que c'est surement pas aujourd'hui qu'on aura le temps de mettre les choses au clair, elle et moi, et d'une autre pour ne pas croiser les regards accusateurs que je peux cependant ressentir. J'aurais bien continué quelques minutes, le temps de trouver une façon de rebondir - bien que je n'aie fait que m'enfoncer par mes diverses réactions - mais Desiree vient briser le silence, me réveiller, et surtout me faire comprendre l'importance qu'elle a indirectement dans cette histoire. Évidemment que son point de vue est différent du mien, et bien que je puisse le comprendre, je reste sur ma position que personne n'a directement été blessé et c'est bien un élément à prendre en considération. Ça m'éclate pas d'être spectateur de sa réaction sans pouvoir la couper pour qu'elle réalise qu'elle fait erreur à quelque part, encore moins tenter de la calmer sachant que c'est pas le moment pour elle d'avoir les nerfs à vif. Ça fait longtemps que je l'ai pas vu dans un état semblable à celui-ci, et je crois bien qu'on aurait pu s'en passer. La gifle qui s'en suit et que je me suis pris sans m'y attendre - même si c'était à prévoir - vient me remettre les idées en place, me laissant encore et toujours sans voix, mais peut-être pas sans marque. Je lève les yeux au ciel au moment où elle se prononce autant sur Gabrielle que sur moi, essayant de rester calme alors que le jaillissement sanguin en fait tout autrement, et reprenant une longue respiration en attendant le point final. J'ai pas pour habitude de m'excuser de mes plans cul, et avoir à expliquer le pourquoi du comment avec La Portiaz ou peu importe son nom, lorsque ça se situe derrière et qu'à présent on s'en balance complètement. Ça me fait chier d'en arriver là, parce que ouais à quelque part je suis fautif par rapport au choix de la personne qui engendre plein de choses derrière, dont la question de respect. J'avale doucement ma salive en réalisant qu'il y a pas d'issue de secours, si ce n'est de passer par ce qui me réjouit le moins. A voir où on en est rendu, je ferais n'importe quoi qui serait en mesure de calmer ma copine de ses sanglots, ce qui est enrageant et culpabilisant. Elle l'a dit elle-même, c'est pas ce qu'elle avait besoin d'entendre, surtout pas après des retrouvailles aussi courtes. Voir Ryan s'approcher d'elle pour entreprendre ce que je suis pas en mesure de faire - elle m'enverrait surement chier ou j'en sais trop rien sur la réaction qu'elle pourrait avoir en ce moment - forcément que ça fait plaisir, même si une certaine gêne s'installe lorsque je le remercie d'un signe de tête, alors qu'il me fait face et qu'il tient Desiree dans ses bras. En revanche Gabrielle aurait pu s'abstenir de son intervention foireuse devant laquelle je fronce les sourcils. Moi qui pensait m'enfoncer, c'est assez soft comparé aux arguments qu'elle met en avant et qui sont bons à se taper la tête contre un mur. « T'as fini de dire la merde ?! » Pourquoi te rattraper quand t'essaies de foutre le bordel ? Je comprends pas son refrain et je vais pas essayer de comprendre, en revanche je préfère mettre les choses au clair pour ne pas passer pour celui qui assume pas, image qu'elle veut apparemment me donner, garce. Je me gratte la joue avant de poser mon regard du côté de Ryan et Desiree. « C'était chiant d'être éloigné de tout le monde, d'habiter seul quand t'as l'habitude de faire de la colocation avec tes meilleurs potes et ses sœurs, de fréquenter uniquement des gens avec lesquels tu bosses, pendant que les autres sont à L.A. Enfin, je vais pas me défendre avec ça, mais essayez de penser à ceux qui se cassent faire carrière et qui sont obligés de tout mettre entre parenthèse. Alors, ouais je l'ai invitée à passer la semaine, on s'entendait encore bien, sans avoir d'arrière pensée. Je vais pas me défendre sur le reste, c'est arrivé sans que je le calcule, pour diverses raisons et j'ai pas envie de revenir là-dessus. Je peux rien faire de plus que m'excuser, à toi parce qu'entre potes ça se fait pas, on se connaît pas d'hier et ça me ferait bien chier de t'avoir à dos, je sais que j'ai merdé, et à toi... parce que je voulais en aucun cas te faire de mal et te mettre hors de toi, pas maintenant que notre couple se renforce et qu'on va devenir parents tous les deux. » Si ma rancune était plus forte que mes sentiments, j'aurais remis sur table le genre de sujets à ne jamais ressortir histoire de me défendre, et de faire comprendre que c'est pas une partie de jambe en l'air qui va créer l'apocalypse. Et je le pense. J'ai croisé le regard de chacun, si ce n'est Gabrielle qui sert à rien. Qu'on me demande pas de me justifier davantage, c'est comme si on venait de me presser et qu'on est sur le point de me jeter. Non sérieusement, les excuses sont vraiment pensées, et je crois pas pouvoir faire plus. Faut dire que c'est déjà pas mal d'avouer ses tords, après je vais pas non plus me mettre à genoux pour les satisfaire donc bon. « Perso je trouve que ça mérite pas autant d'attention, c'est passé, c'est pas la fin du monde, reste que je veux plus la voir. Après à vous de donner l'importance que vous voulez. » Au moins c'est dit, plutôt que de le garder et de le ressortir en plein mariage de Julian ou Chelsea pour repartir sur un autre chapitre. Maintenant que Ryan part à la poursuite de Gabrielle, laissant Desiree qui me fait pas tout à fait face, mais qui n'est pas non plus de dos, j'attends quelques secondes avant de constater que non, elle n'est pas sur le point de fuir, pour la rejoindre discrètement. La tension est encore palpable bien qu'elle soit largement moins forte, et il y a pas trente six milles façons de crever l'abcès. Je prends doucement sa main avant de me mettre face à elle, main sur laquelle je dépose un baiser timide avant d'enchaîner avec un : « Je suis désolé mon amour. »

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You laugh at all I know, welcome to my show, take a seat it might be a while I'm going to steal you smile. Please take these memories don't mess around, take what I have seen and burn it to the ground and all your misery. A flame put out to sea where wooden ships would never fare. So heaven help you way out there. Please take these memories don't mess around, take what I have seen and burn it to the ground, burn it down, burn it down, burn it down, burn it down into the ground © Colour of Clouds
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MessageSujet: Re: Great day for a coffee [ Desiree, Ryan et Nick]   Ven 9 Sep 2011 - 17:56

Desiree était le genre de jeune femme à tout vivre à 1000%, sans faire de demi-mesure ou tenter d'atténuer, et ce depuis toujours. Lorsqu'elle détestait, c'était avec fureur, ce qui expliquait pourquoi, lorsqu'elle était encore une gamine, la gouvernante qui s'occupait alors d'elle retrouvait tous les œufs durs qu'elle avait fait cuire dans la poubelle, pour la simple et bonne raison que Desiree détestait ça. Cette tendance à haïr de tout son être se manifestait également dans tous ces gestes mesquins qu'elle avait pu commettre à l'encontre de tous les voisins qui avaient pu la faire chier en lui demandant d'arrêter de laisser les chiens déféquer devant leur palier ou sur le bord de leur conteneur à contrario, lorsqu'elle aimait, c'était également avec fureur. Elle avait toujours tout fait pour ceux qui comptaient pour elle, et elle avait même accepté de faire des efforts lorsque Nick et elle s'étaient mis en couple, alors qu'avant, elle était toujours partie du principe que l'amour, c'était de la merde, un rêve futile qu'on employait pour faire rêver et taire les mioches, mais aussi qu'elle n'avait aucun effort à faire, car si on l'aimait, on devait l'aimer telle qu'elle. Elle prenait énormément de choses à cœur, trop parfois même, mais c'était ainsi. Elle s'emportait souvent pour un petit rien du tout, elle partait dans des délires mondiaux pour trois fois rien, elle s'extasiait très rapidement lorsque quelque chose lui plaisait énormément. Malheureusement, le souci, c'était que maintenant, étant enceinte, elle était bourrée d'hormones et que ces dernières n'arrangeaient en rien ses tendances extrêmes. Elle était encore pire qu'avant, c'était dire. Elle qui n'accordait pas une attention extrême aux matchs de football américains ni même au basket, désormais, elle devenait de plus en plus accro et était surtout devenue très vindicative lorsque l'équipe qu'elle soutenait ne l'emportait pas ou jouait extrêmement mal, et cela marchait aussi à l'inverse, quand l'équipe adverse se permettait certaines folies qui la faisaient sortir de ses gonds. Elle balançait la télécommande, le pop corn, ou ordonnait même à Sparrow d'aller mordre le cul du joueur qu'elle avait dans le nez. Et lorsque Nick revenait de Sacramento ou même de l'épicerie du coin après été cherché l'un des derniers caprices alimentaires de Desiree, la jeune femme lui sautait au coup et lui arrachait ses fringues en le violant quasiment sur place, tout ça parce que ses émotions, ses envies et sa perception des choses étaient mille fois plus que décuplées sous l'action de ses hormones qui devaient, au moins, danser la salsa, voire même le tango, allez savoir. Parfois, elle ne réalisait pas que désormais, c'étaient bel et bien ses hormones qui menaient majoritairement la danse dans ses réactions et sa façon de vivre sa grossesse, mais la majorité du temps, elle en était parfaitement consciente et culpabilisait bien plus qu'en temps normal. Et à côté d'elle, à ses côtés, lui tenant la main et la supportait sans jamais lui faire la moindre remarque ou presque. Elle se savait chanceuse, ça oui, et pourtant, quelques petits mots de la part de celle qui avait partagé une chambre universitaire avec elle durant leurs années d'études à l'université, et toutes ses certitudes étaient balayées, comme ça, d'un seul coup d'un seul. Et la voilà à présent fulminante et plaquée contre Ryan qui tenait sans nul doute à ce qu'elle ne donne aucun travail à un quelconque chirurgien spécialisé en chirurgie réparatrice, ou en chirurgie plastique, c'était au chaud. Ce rôle là revenait normalement et dans l'ordre des choses à Nick habituellement, mais il était très mal placé pour le moment pour pouvoir revêtir ce costume là et le porter avec classe et sans pareil.

Tout se bousculait affreusement rapidement dans son esprit, à un rythme tellement effréné qu'elle en avait mal au crâne, à moins que cette soudaine migraine soit dû à toutes les larmes qu'elle versait, pour Nick, et sans doute trop pour ce qui s'était passé. Elle n'avait que faire de chercher la vérité, d'autant plus que Gabrielle se foutait royalement de sa gueule là. Si c'était une plaisanterie, elle était de très mauvais goût, cependant, comme il ne s'agissait pas d'une plaisanterie, c'était mille fois pire. Et heureusement que Ryan la tenait fermement contre lui, parce que sinon, Gabrielle aurait eu droit à un aller direct pour le chirurgien plasticien le plus proche, et sans avoir besoin d'appeler une ambulance en plus, parce qu'elle l'aurait traîné d'elle même par les cheveux jusqu'à l'hôpital ou la clinique la plus proche. Ouais, elle aurait été très généreuse pour le coup Desiree. Plaisir d'offrir, choix de recevoir comme on dit. Mais voyez vous, le fait que Ryan l'empêche de commettre cet acte dont elle rêvait tant sur le moment présent, ça n'était pas la seule paramètre prise en compte par la jeune femme et l'amenant à s'abstenir, pour le moment, de toute violence. Nick venait de prendre la parole, et elle, elle ne prenait le discours qu'en court de route, parce qu'avant, elle était encore comme dans sa bulle, bulle de laquelle elle avait expulsé le jeune homme, caprice sans doute, mais fait indéniable. Est-ce qu'il pensait que son parcours à elle avait été de tout repos suite à la fin de ses études ? Est-ce qu'il pensait que ça avait été uniquement une partie de plaisir que d'être à l'autre bout du monde certaines fois, à tourner avec des gens qu'elle ne connaissait qu'à travers un écran jusque là, des gens souriant en apparence mais pas forcément aussi sympathiques et faciles à vivre dès qu'on les avait en face à face et près de soit pendant plus de 5 minutes d'affilé ? Elle ne parlait pas toujours la langue des pays dans lesquels elle s'était rendue, elle était parfois désorientée et paumée par le décalage horaire et la masse de boulot qu'elle avait d'ores et déjà à abattre alors même qu'elle venait à peine de poser le pied à terre sitôt sortie de l'avion ou du jet qui l'avait fait engloutir tous ces kilomètres. Mais elle concevait cependant bien le fait qu'elle avait eu depuis toujours une certaine habitude de vivre ainsi, de par ses origines et le mode de vie qu'elle avait pu avoir depuis sa naissance, alors que pour Nick, c'était sans doute là de grandes premières assez douloureuses à vivre et à accepter. Ils n'étaient plus ensembles à l'époque, ou bien par encore de nouveau ensembles, tout dépendant du point de vue que l'on voulait prendre sur la chose. Et sans doute cela venait-il atténuer le contre coup que ressentait la jeune femme jusqu'au plus profond d'elle même. Mais la douleur demeurait là, piquante comme une lance plantée en plein cœur, bref, sensation très désagréable et à laquelle on ne s'habituerait sans doute jamais. Cependant, elle devait bien avouer ne pas arriver à savoir s'il tenait un jour à tout lui dire ou s'il avait simplement décidé de la préserver de tout ça durant tout le temps de sa grossesse. Desiree préférait pour le moment ne pas le regarder, et se surprit même à serrer un temps soit peu contre elle Ryan, du moins jusqu'à ce que la Miss Portiaz décide de se la jouer diva ou elle ne savait trop quoi et tente d'entamer une sortie dramatique mais assez écœurante si vous vouliez l'avis de Desiree. Elle comprit parfaitement que Ryan se décide à aller vers elle, histoire sans doute de lui montrer qu'il ne se laissait pas traiter comme de la merde aussi facilement, et elle, elle restait là, plantée sur ses jambes sans comprendre exactement comment elle pouvait bien demeurer debout et ne pas s'être déjà effondrée tellement chacun de ses membres, et son être tout entier même, semblaient être engourdis. Elle sent le regard de Nick sur elle, alors qu'elle est légèrement de côté pas très loin de lui. Si cela la pèse ? Sans doute, mais elle sent déjà une partie de sa fureur s'être évacuée. Elle le sent s'approcher, lui prendre la main, avant de se positionner face à elle et de lui accorder un baise main et des excuses. Tout en elle la pousse à lui cracher qu'il n'est qu'un salop et qu'elle ne veut plus le voir, et paradoxalement, tout en elle lui crie aussi de ne pas s'emporter ainsi, de se raisonner et de replacer toutes ces choses dans leur contexte initiale histoire de réagir de façon appropriée. Posant ses yeux rougis et encore un peu emplis de larmes, elle a un léger haussement d'épaules, douloureux mais soulageant dans le même temps. De son autre main, elle attrape celle de Nick, du bout des doigts, peau contre peau, comme ça, naturellement. « Moi aussi, je suis désolée ... J'aurais pas dû réagir comme ça, parce que c'était avant, avant tout ça, avant nous deux, avant nous deux futurs parents. Mais ... Mais ça fait mal, ça fait tellement mal, parce que c'est elle ... C'était mon amie, et ça ... Et ça fait horriblement mal ... » Essuyant ses larmes du bout des doigts, elle tente de reprendre sa respiration et de retrouver assez de souffle pour ne pas avoir la voix brisée et entachée par tant de choses et d'émotions qui la bouleversent. « Mes hormones craignent ! Et toi aussi, tu crains un peu d'avoir fait ça, et moi je crains, parce que j'ai été si dramatique. J'ai ... besoin de temps, ne serait-ce que d'un peu de temps, pour assimiler, mais ça remet rien en question entre nous. Je t'interdis de sortir de ma vie et d'entrer dans le cœur d'une autre. Tu es à moi. » L'embrassant doucement, du bout des lèvres, elle se blottit ensuite contre lui, calmement, de façon à écouter son rythme cardiaque l'apaiser tout simplement. « Mais je peux pas oublier. Je peux pas accepter ça facilement non plus, alors donnes moi du temps, du temps pour être capable de ... Composer avec cette information dont je me serais bien passée. »
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Great day for a coffee [ Desiree, Ryan et Nick]

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