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♔ Or how to turn a simple situation into a complicated one.

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JENNA ㄨ « every me every you »
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MessageSujet: ♔ Or how to turn a simple situation into a complicated one.   Sam 27 Aoû 2011 - 19:14


    Je viens tout juste de rentrer du New-Jersey, Julian est rentré plus tôt parce qu'il avait des obligations avec son boulot moi j'avais pu m'arranger pour prendre deux semaines de congés. J'en reviens toujours pas de tout ce qui vient de se passer ces dernières semaines, dans le bureau de Julian ce fameux jour, j'ai bien cru le perdre, pour toujours, parce qu'il semblait tellement apeuré pour se lancer dans une relation avec moi, et je crois que le spectre de son ex, Avery, je crois, planait encore trop sur sa tête et son cœur en l'occurrence. Je la connais pas cette fille, je sais rien d'elle, je la jugerais pas, toute façon je n'éprouve que de l'indifférence pour elle, c'est pas comme si j'avais envie de la tuer ou quoique ce soit, sauf ce fameux jour où elle cru que me hurler dessus impressionnerait mais ça m'a rien fait, ça m'a juste montré un peu plus que j'avais besoin de Julian dans ma vie, puis après tout si elle a décidé de partir ou de le laisser, c'est son soucis, c'est elle qui doit assumer les conséquences de tout ça, pas moi. Quoiqu'il en soit, je ne m'imaginais pas une seule seconde voir Julian débarquer chez moi, dans la demeure familiale pour m'ouvrir son cœur, ça me semble encore tellement irréel parfois, comme si après son refus de construire quelque chose de sérieux avec moi la première fois, j'avais fini par me faire à cette idée qu'on ne serait jamais que Julian et Jenna les deux rivales qui s'envoient en l'air ensemble. Finalement, en venant me voir, il m'a ouvert son cœur, et je dois dire qu'il a réussi à sincèrement me toucher, non pas que je l'imaginais sans cœur, bien au contraire, mais le voir me dire tout ça m'a d'abord laissé sans voix, pour finalement me faire prendre une nouvelle fois conscience, qu'il comptait énormément et que je me voyais même plus avancer sans lui dans ma vie. Qui aurait dit qu'au départ une banale histoire de cul, nous amènerait ici, je n'y aurais jamais cru et faut dire que j'avais pas prévu de m'attacher, j'en avais pas envie parce que c'était mon principal concurrent et que je risquais fortement ma place mais aussi parce que ma dernière histoire m'avait sincèrement brisé, m'empêchant ainsi de croire à la possibilité d'une nouvelle histoire, je voulais m'épargner c'est pt vrai, mais aussi épargner les autres, je veux dire ces mecs qui auraient pu avoir des sentiments pour finalement se prendre un mur à cause de mes craintes. Pour Julian, j'ai décidé de mettre mes démons de côté pour me lancer dans une histoire sérieuse en espérant qu'on aille loin. Personne autour de nous, ne sait encore qu'on est ensemble, aucune de ses soeurs ne le sait et je vais pas aller le dire, parce que c'est pas à moi de le faire, je veux dire c'est Julian qui doit le dire, puis je pense que la nouvelle passera mieux ainsi. Je me sens bien et surtout apaisée, faut dire qu'avec le retour de son ex il y a quelques semaines, j'étais pas mal tourmentée mais maintenant que notre relation est enfin officielle je ne peux que me sentir mieux. Je suis à mon bureau de passage pour récupérer tous mes dossiers en retard afin d'avancer un peu chez moi, je compte pas encore trop étaler ma vie amoureuse ici, parce que si mon patron l'apprend je peux directement prendre la porte, alors pour le moment je vais jouer profil bas, puis c'est pas comme si Julian venait tout le temps ici, sauf quand il a des envies coquines, et je dois dire que j'apprécie ces moments. « Jenna ? Je savais pas que tu passais au bureau. ». La voix de ma secrétaire me fait sérieusement sursauter alors que je me retourne manquant de faire tomber dans les dossiers au passage. « Bordel ! Tu m'as fais peur, je viens juste prendre tout ça, je vais rentrer, le voyage du retour m'a épuisé ». Je lui souris largement avant d'enfiler mon trench beige, et de prendre ma pile de dossiers. « Je rêve, tu sors avec Julian alors, ne me mens pas je le sais ». Je me retourne vers elle, arquant un sourcil de façon taquine, en souriant. « Pardon ? Pas du tout tu fais fausse route ». Elle se rapproche de moi, me pointant du doigt en me fixant. « Ton sourire de mongole là tu me l'a fait pas à moi, avoues ! ». Je souris quelques secondes avant de laisser échapper un rire. « Bon t'as raison ». Elle finit par sourire en me prenant dans ses bras me secouant presque, elle a toujours voulu qu'on réussisse à être ensemble parce que selon elle ça se voyait à plein gaz qu'on était fait l'un pour l'autre, j'espère qu'elle a raison au fond. On discute quelques secondes avant que je prenne le chemin du retour, je suis éreintée de ses heures d'avions, et j'ai vraiment besoin de retrouver mon chez moi, la maison de mon père est agréable y a pas dire mais je me sens pas aussi bien que chez moi ici à Los Angeles, nos relations compliquées y sont pour quelques choses c'est certain.

    Je sors du grand immeuble, commençant à regarder autour de moi pour essayer de trouver un taxi, mais rien à l'horizon, génial, je vais quand même pas marcher jusqu'à chez moi, en plus avec ces talons mes pieds seront morts avant l'arrivée. Je commence à marcher au final espérant que d'ici quelques secondes un taxi fera son apparition, c'est alors qu'un mec me rentre dedans, ne faisant clairement pas attention devant lui, me faisant ainsi tomber au sol, ma cheville se tordant littéralement à cause de ma chute. Je laisse échapper un cri de douleur en tenant ma cheville alors que le mec se fait accroupi devant moi une main sur mon épaule. « Mademoiselle ça va ? ». Je crois qu'il se moque de moi là. Je soupire en serrant les dents avant de le fixer en lui lançant un regard noir. « Non mais du con, est ce que j'ai l'air d'aller bien, j'ai la cheville totalement broyée ». Bon, je suis pas super sympathique sur ce coup-là mais j'ai tellement mal c'est vraiment horrible. Il me regarde l'air désolé avant de me proposer de me conduire jusqu'aux urgences, sur le moment j'hésite, avec la chance que j'ai, ça va être un psychopathe et il va me sortir les tripes avant d'arriver à l'hôpital. Bon Jenna, arrête de rêver, je finis par accepter, alors qu'il m'aide à me relever, plaçant une main dans mon dos pour m'aider à marcher, étant donné que je suis totalement incapable de poser le pied à terre. Après quelques secondes, on arrive à hauteur de sa voiture et il m'aide à me placer dedans avant de prendre le chemin du Memorial Hospital de Los Angeles. Le trajet se fait silencieusement, je sais pas trop quoi dire, c'est pas comme si j'avais envie de lui parler, surtout à ce moment précis. Une fois devant le bâtiment médical, ce dernier me conduit jusqu'à l'accueil des urgences, une infirmière me prenant finalement en charge en me plaçant dans un box d'examen. Je commence à sérieusement stresser, je déteste les hôpitaux, c'est juste pas possible, ma gorge se serre et je touche nerveusement ma nuque parce que ça me rappelle trop de mauvais souvenir, quand ma mère était malade, quand je devais l'accompagner à ses séances de chimiothérapie, quand je suis arrivée un jour et qu'on m'a appris qu'elle était morte, j'ai l'impression que les flashs de ces moments me reviennent en plus dans le visage et ça me fait carrément flipper. Je joue nerveusement avec mon bracelet, en regardant partout autour de moi, manquerait plus qu'on me fasse une piqure et là j'ai de quoi déguerpir parce que oui, j'ai une peur pathologique des aiguilles. La porte finit par s'ouvrir, alors qu'un médecin, plutôt jeune sur le coup fait son apparition, je le regarde, il est pas moche dis donc, bon d'accord c'est pas le moment de penser à ça, mais d'habitude je tombe toujours sur des vieux cons. Il m'adresse un sourire que je lui rends volontiers, il s'approche en me saluant me demandant rapidement ce qui m'amène ici. J'avais envie de jouer au docteur voyons, je crois que la douleur me fait divaguer. « Une mauvaise chute à cause d'un espèce de crétin, et ma cheville a tout pris...c'est...vraiment douloureux ». Je devrais peut-être appeler Julian, je sais pas j'ai besoin de lui je crois, parce qu'il réussirait à me faire rire même dans ce moment ci. Je finis par fixer le médecin avant d'avouer presque timidement. « J'ai...vraiment peur des piqures, quand je dis vraiment peur, c'est genre beaucoup beaucoup...alors si on pouvait éviter de passer par cette case... ». Je hausse les épaules en souriant en coin, espérant qu'il comprenne.
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MessageSujet: Re: ♔ Or how to turn a simple situation into a complicated one.   Mar 6 Sep 2011 - 13:18

Ce qui est génial lorsqu'on est titulaire au Los Angeles General Hospital, c'est qu'on peut voir ses congés raccourcis, tout ça parce qu'un autre titulaire a eu la bonne idée de se faire casser un bras par un patient. Okay, lorsqu'on est une femme et qu'en face on a un grand costaud qui vous dit détester les piqures, c'est pas évident, mais pourquoi est-ce que c'était à Jason de la remplacer au pied levé, cette malchanceuse ? Il y avait des tas d'autres titulaires, et on pouvait aisément laisser tomber le sort sur un autre. Mais même en ayant enchaîné 48 heures de garde la veille, le jeune homme n'avait pas pu y échapper. Et impossible pour lui de dire non, parce qu'on ne laisse pas sur le carreau des patients qui ont besoin de vous et sont les premiers à trinquer quand on a face à soit des problèmes d'effectif. C'était ainsi que la veille au soir, il avait reçu cet appel, et qu'en plus, on avait tenté de faire passer le message par Alix qui avait renvoyé dans ses pénates le chef de service, estimant qu'il était assez grand pour ne pas avoir à déléguer ses basses besognes. Lorsqu'elle lui avait appris ça, Jason avait piqué une mini gueulante, ne supportant pas ce genre d'attitude. Mais il fallait accepter, et puis, Alix avait su se débrouiller comme une grande pour obtenir ce qu'elle voulait. Et en arrivant ce matin, on l'avait délégué aux urgences, à croire que tout ça n'avait ni queue ni tête, ou plutôt qu'on tenait vraiment à lui en faire baver alors qu'il n'avait rien fait pour mériter qu'on s'acharne sur lui. Enfin, les urgences, au fond, à part le rythme plus soutenu, ça restait des soins à apporter à des patients qui mettaient leur cas entre vos mains. Il avait réussi à ne perdre aucune vie aujourd'hui, même pas celle de cette femme enceinte victime d'un accident de voiture et qu'un interne avait diagnostiqué comme devant mourir pour que l'enfant puisse vivre. Les internes voulaient faire des coups d'éclats, ils voulaient impressionner et attirer l'attention, enfin, pour certains d'entre eux, et si parfois, c'étaient des coups de génie, dans la majorité des cas, ils se méprenaient, se trompaient de diagnostics, sous estimaient tout et sur estimaient, au contraire, la chose. Bref, il fallait toujours plus ou moins garder un œil sur eux pour être sûr que ça ne partait pas en total live. Ce midi, l'un d'eux avait cru bien faire en ôtant à main nue, du bout des doigts sous le latex du gant cependant, une balle qui s'était introduire à quelques millimètres d'une artère au débit assez conséquent. Sauf que les bords de la balle étaient coupants comme des lames de rasoirs et que l'une des premières infos qu'avaient transmis les ambulanciers au personnel médical, c'était que le patient avait le SIDA. Donc, on y va comme ça, et Jason avait réussi, de justesse seulement, à rattraper la bévue. Vous n'imaginez pas le nombre de démarches à faire quand on avait face à soit un risque de contamination. Des pinces et le tour avait été joué, enfin, en ce qui concernait l'extraction de la balle.

Il s'apprêtait à remonter dans son service, histoire de voir si on avait besoin de lui et histoire, surtout, de profiter d'un moment où il échappait aux regards des autres soignants pour fuir les urgences. Sauf qu'une infirmière l'avait rattrapé au passage, lui confiant une feuille d'entrée en lui indiquant la direction du bloc d'examen vers lequel se rendre. Il avait passé rapidement d'un regard le contenu de la fiche, tout en poussant la porte du box à l'intérieur duquel se trouvait normalement la patiente, sauf si elle avait décidé d'aller gambader plus loin, histoire d'aller faire on ne savait trop quoi. Face à lui se tenait, assise légèrement sur le bord du lit, une jeune femme brune, très séduisante, mais un peu pâle à son goût. Dans un sourire, il réduit quelque peu la distance qui se trouve entre eux. « Mademoiselle Willsborough ? Je suis le Docteur Andrews. Alors, qu'est-ce qui vous amène parmi nous ? » Sa réponse lui tira un petit sourire : quand les chevilles de ces demoiselles ne se foulaient pas à cause d'une paire de talons, c'était forcément la faute d'autrui, un crétin de préférence. Mais lorsqu'elle lui confia sa peur, dans une sorte de murmure, il ne put s'empêcher de trouver qu'elle était encore plus mignonne et qu'elle perdait direct 10 bonnes années. « Il n'y a aucune honte à avoir, ce genre de choses arrive fréquemment. Seulement, on n'a pas toujours le choix, mais rassurez vous, on a des solutions pour que tout se passe au mieux. Alors, observons cette cheville ! » Se baissant vers elle, il lui ôta sa chaussure, délicatement, sachant y faire avec les femmes, avant d'observer le lieu de la douleur. Il notait, rien qu'à l'oeil nu, une légère inflammation, et au toucher, l'épiderme était chaude. Une foulure, ou une entorse, mais visiblement pas d'os brisé, du moins, il ne notait pas de laxité dans les tendons, signifiant qu'il était brisé, et pas plus de bruit étrange en mettant en mouvement la cheville. Allant fouiller dans la petite pharmacie disposée dans chaque bloc d'examen, il sortit une petite pilule et la tendit à Jenna. « Tenez, ça va vous soulager un peu, il faut en prendre la moitié maintenant, l'autre moitié plus tard. Tout d'un coup vous mettrait le cerveau à l'envers ! En attendant que je revienne avec un verre d'eau, peut être auriez vous quelqu'un à prévenir, parce que dans votre état, vous ne pourrez pas rentrer seule chez vous une fois qu'on en aura fini. »
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MessageSujet: Re: ♔ Or how to turn a simple situation into a complicated one.   Mar 6 Sep 2011 - 15:10

    Je n’étais vraiment pas à l’aise dans les hôpitaux, pire que ça, je détestais ça, l’odeur, les médecins qui défilaient sous mes yeux, les patients qui venaient ici parfois sans pouvoir ressortir, c’était sincèrement effrayant, bien trop à mon goût d’ailleurs. Toutes ces peurs, découlaient de la mort de ma mère, et ce souvenir était encore bien ancré dans ma mémoire. Elle a disparu l’année de mes neuf ans, et beaucoup doivent penser que la blessure est refermée depuis le temps, mais c’est faux, pas un jour ne passe sans que j’y pense, que je me demande ce que serait ma vie, si ma mère n’avait pas perdu la vie à cause de cette putain de maladie qu’est le cancer. Petite, quand j’ai appris pour sa maladie, je crois qu’en fait je ne réalisais pas ce que ça voulait dire, elle n’en parlait presque pas, se contentant de me dire qu’elle était fatiguée parce que la vie avait décidé qu’elle devrait être forte, j’étais inquiète de la voir si blanche, de la voir sans cesse fatiguée au point qu’elle en oubliait presque ma présence par moment, demandant le plus souvent à notre voisine de se charger de moi. Puis, un jour elle a été hospitalisée parce que les traitements par cachets ne fonctionnaient plus, et c’est là que j’ai compris que tout mon équilibre était complètement remis en cause, que tout allait se compliquer, en la voyant allongée sur ce lit d’hôpital, branchée à des appareils un peu partout. Elle continuait de sourire malgré tout, elle l’a toujours fais, en se battant comme peu de personnes l’auraient fait en devant supporter tout ces traitements, ces piqûres et compagnie. J’ai passé un nombre d’heures incalculables à l’hôpital à cause de sa maladie, pour rester avec elle, pour ne pas être éloignée de ma mère trop longtemps parce que je ne supportais pas cela. A l’époque, je n’avais pas encore repris un réel contact avec mon père, et passer mon temps chez la voisine m’intéressait très peu. Et ce fameux jour, celui que je redoutais tant est arrivé, ma mère étendue inerte sur ce lit d’hôpital et moi, une gamine totalement perdue debout à crier son nom, à supplier pour qu’elle ouvre les yeux, cette infirmière me tirant vers elle pour m’éloigner du lit de ma mère, mes cris redoublant d’intensité. Depuis ce moment, depuis la mort de ma mère, je fais tout pour éviter de me retrouver dans un hôpital, j’y arrive plus, je supporte plus ça, j’en deviens malade, ça me stresse, et j’ai l’impression étrange d’étouffer, d’avoir ce putain de manque d’oxygène dans tout le corps. Personne n’est au courant de tout cela ici à L.A, pas même Julian, mon petit ami, faut dire qu’on a jamais vraiment trouvé intéressant de parler de notre passé, j’étais déjà bien assez nerveuse de le voir venir jusqu’à dans le New-Jersey dans ma maison familiale. Puis de toute manière, si je dois lui en parler de ma mère, de mon père qui m’a abandonné quand j’étais qu’une gamine, ou du reste, ça se fera naturellement, je n’ai pas envie de me forcer à le faire pour être ensuite désagréable avec lui.

    Et voilà que sans le vouloir, je suis contrainte de rester ici, jusqu’à ce qu’on me soigne que je puisse enfin rentrer chez moi. Heureusement pour moi, le médecin en face a l’air plutôt sympathique, il est même d’ailleurs séduisant, mais je ne suis pas vraiment là pour penser à ça. Je me sens presque honteuse d’avoir du lui avouer que je suis une petite peureuse incapable de voir une aiguille à quelques centimètres de moi, mais ce dernier semble bien compréhensible m’expliquant qu’on peut toujours trouver des solutions pour que ça se passe sans encombres, et tant mieux parce que j’ai sincèrement pas envie de me retrouver en train de pleurer comme une gamine de dix ans devant ce médecin. Les mains du médecin se posent rapidement sur ma cheville endolorie, je grimace ressentant une légère douleur alors qu’il veille à poursuivre son examen, je l’observe en souriant légèrement, regardant autour de moi en me disant que ce box d’auscultation n’a vraiment rien de rassurant. Il se redresse alors, m’expliquant qu’il va me donner un demi cachet maintenant à prendre pour soulager la douleur, et la seconde moitié ensuite, m’indiquant de ne pas prendre la totalité maintenant parce que mon cerveau risque de tourner à l’envers, je hausse légèrement les épaules en riant furtivement. Il me demane ensuite d’appeler quelqu’un le temps qu’il me cherche un verre d’eau parce qu’apparemment dans mon état, je ne pourrais pas rentrer seule et il n’a pas vraiment tort. J’acquiesce d’un signe de la tête en le regardant partir tenant toujours la petite pilule dans ma main. Je sors mon téléphone composant le numéro de Julian, il va venir me chercher et me ramener chez moi, puis il restera parce qu’il sait que je n’aime pas dormir seule quand je ne vais pas bien. Et merde, foutue messagerie ! Je savais bien que pour une fois que j’ai vraiment besoin de son aide, quelque chose irait de travers. Je me décide à laisser un message même si ça sera à mon goût plus très utile. « Bébé…c’est Jenna, bon tu ne réponds pas, et je suis à L’Hôpital, rien de grave une petite entorse mais j’aurais besoin de toi, si t’as ce message dans les prochaines minutes rappelles-moi…je t’aime… ». Je soupire en raccrochant, regardant la pilule avant de la prendre toute entière, je sais que le médecin m’a dit que je ne devais pas, mais j’ai franchement mal et puis ça ne va pas me tuer non de prendre cette dose. Je regarde mes pieds et ma cheville qui enfle encore d’un cran, et bien bordel espérons que ce cachet fasse rapidement effet. La porte entrouverte, je remarque que le médecin est de retour au bout du couloir, je finis par appeler Chelsea, la sœur de Julian pour voir si elle pourrait, elle me récupérer. « Hey Chelsea…Je voulais savoir, si tu pourrais venir me récupérer au mémorial hospital…je me suis tordue la cheville, et Julian est pas disponible…non d’ici quelques bonnes minutes…ouais d’accord, merci c’est vraiment sympa ». Bon ça c’est fait. J’attends que le charmant docteur revienne pour me donner mon verre d’eau, il va ne pas être trop ravi de voir que j’ai pris toute la pilule mais bon après tout fallait bien trouver un moyen de calmer la douleur. Il revient me tendant le verre d’eau en regardant mes mains, essayant je crois de cherche où se trouve la pilule. « J’ai tout pris…c’est si grave ? J’avais mal c’est tout, et mon amie Chelsea va venir me chercher tout va bien… ». Je commence à rire légèrement, me sentant étrangement bien, comme si un sentiment d’euphorie commençait à lentement monter en moi.
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MessageSujet: Re: ♔ Or how to turn a simple situation into a complicated one.   Ven 9 Sep 2011 - 5:41

Je sais pas trop pourquoi je sens que quelque chose de bon, ou même de mauvais va m’arriver aujourd’hui. J’me suis levée ce matin avec l’optique de passer une bonne journée, sans troubles, sans penser à rien d’autre que moi et comment j’allais faire pour me couper du reste du monde et de mes problèmes minimes qui risquent de prendre une proportion non calculée si je fais pas attention. Ça me fait bizarre de rester seule dans mon appartement. Parfois j’ai la sensation que quelqu’un va juste ouvrir la porte et me dire qu’il emménage avec moi. Enfin, que ce soit un mec ou une fille, dépendamment de qui c’est, je pourrais survivre. Je fixe ma porte d’entrée quelques secondes, me demandant vraiment si ça pourrait arriver, dans un contexte assez réaliste… Enfin, c’est pas comme si j’avais que ça à faire et dont je devais me soucier. Faut que je me prépare et que j’passe au bureau prendre quelques affaires, je veux finir tout ça ici, dans le calme. Ça va m’aider à me remettre les idées en place et surtout à pas me dire que je vais finir sénile avec tout ce qui se trame dans ma tête. C’est dur de faire taire les voix qui me disent de me jeter dans l’inconnu, sans aucune limite et qui se battent constamment avec celles qui me disent de revenir là où j’en étais avant. De me replonger dans mes vieilles habitudes, pare que y’avait que ça de vrai et rien de mieux. J’aurais dû décider de faire abstinence, ça m’aurait servi. J’dois apprendre à fonctionner seule et à pas toujours me relayer sur des gens qui vont finir par me blesser, m’abandonner ou qui – au contraire – en ont absolument rien à foutre. Bref, je dois me bouger, je file sous la douche une vingtaine de minutes, laissant couler l’eau chaude sur mes cheveux plaqués le long de mon dos et me disant qu’avec ça, toutes mes idées malsaines et celles qui tentent de se creuser dans ma tête vont se calmer. J’ai besoin de me dire que Crys a tort, que je vais finir heureuse quoi qu’il arrive et que j’ai pas réellement besoin de me soucier de ce qui va se passer dans les prochains jours. Quand je pense à ce qui s’est passé dernièrement, pas seulement avec lui, mais à la maison. La réunion familiale a été bien, jusqu’à temps que ça vire au drame, c’était horrible et j’en ai parlé à personne. Y’a personne à qui en parler, pourtant c’est pas une honte, seulement ça fait trop mal et ça empêche de vouloir le dire à qui que ce soit, par peur de se faire rejeter ou regarder de travers, tout simplement. J’arrête le jet d’eau, sors de la douche et enroule une serviette autour de ma poitrine. J’me regarde dans le miroir et j’me reconnais presque pas. J’ai tant changé que ça ? J’veux dire, pour que depuis que je sois revenue à Los Angeles, je me regarde et vois des parties que j’aime pas au point de tout vouloir arrêter et m’exiler, c’est pas rien. On dirait qu’on est entrain de revivre y’a deux ans et demi, quand tout était chaotique et que je m’enfonçais dans un gouffre, sauf que là c’est moins pire et que je suis pas coincée au centre. Si ça se trouve, je sais même pas de quoi je parle et tout ça va finir par passer sans aucune répercussion. J’sèche mes cheveux, les laisse onduler sur mon dos alors que je me vêtis d’un simple chandail appartenant à mon frère et un jean un peu trop grand. J’ai pas envie de me casser la tête… Un coup de brosse et mes cheveux sont présentables, j’prends un sac et passe au bureau. J’croise Cassie, elle dit qu’elle reste pas et qu’elle était aussi venue vérifier quelques dossiers. De nouveau en route pour aller jusqu’à ma voiture, mon portable vibre et je vois le numéro de mon copain y apparaître. Mon ‘copain’, ça me fait réellement quelque chose de le considérer comme tel, mais c’est quelque chose que je cache, parce que ça me fait peur plus qu’autre chose. « Hey, ça va ? » Il me demande ce que je fais, si je vais bien, ce que je compte faire du reste de ma journée et si je suis libre. J’imagine que ça veut dire qu’il veut qu’on se voie. Je sais pas quoi lui répondre, surtout que j’ai vu personne – sauf Cassie, y’a cinq minutes – depuis avant-hier et bon…

J’ai une double ligne, je me surprends à faire de grands yeux quand je vois le nom qui s’affiche. « Attends-moi deux secondes. » Je transfère et dialogue courtement avec Jenna qui veut que je vienne la chercher à l’hosto parce que Julian répond pas et qu’elle s’est foulée la cheville. C’est à force de porter des talons sûrement, et c’est d’ailleurs la majeure raison qui fait que j’en porte pas, autre que parce que ‘j’aime pas tellement ça’ et que ça fait encore trop féminin à mon goût. J’en suis pas à ce stade-là. « J’arrive. » que je lui dis, reprenant l’autre ligne. « Ça te dérange d’aller chercher une amie avec moi à l’hosto ? Apparemment y’a personne d’autre et je veux pas la laisser tomber. » Il m'arrête dans ma lancée, me dit qu'il a un truc important à me dire et que je dois l'écouter attentivement. Que c'est pas de ma faute, que c'est lui qui a décidé ça tout seul - comme un putain de grand garçon - et qu'il préfère qu'on reste amis. Je comprends pas trop, tout ce que j'en tire c'est qu'il doit partir de Los Angeles et ne compte pas y remettre les pieds avant un moment. Après quelques mois de relation, je m'attendais à plus que ça, mais finalement faut croire que j'étais pas assez importante pour ça. C’est bon, il peut se casser, si c’est pour me le dire par téléphone et même pas avoir les couilles de venir me voir avant. Conard de merde, mon humeur qui était déjà pas à son apogée fait une chute substantielle. J’en étais pas amoureuse, ça je l’admets, mais après quelques mois, on s’attache et on se dit que plus ça va et plus le lien va être fort. Je me suis fait avoir en beauté, c’était peut-être à prévoir aussi, vu son statut, sa popularité et ce qu’il avait à offrir à d’autres. J’ai juste l’impression qu’il m’a utilisé à des fins d’essais de changement de style de vie, mais je suis pas un cobaye qu’on prend et qu’on jette sans rien dire après. Je secoue la tête, prends une grande respiration et quand il arrête, je me décide à lui faire connaître le fond de ma pensée. « C’est bon, si je compte pas plus que ça pour toi, au point que tu me le dises au téléphone, c’est qu’on en valait pas la peine. Je t’ai laissé entrer dans ma vie en pensant que tu pouvais y changer quelque chose, mais finalement t’es comme tous les autres et tout ce que tu voulais c’était ce que je pensais. Adieu, connard. J’espère que là où t’iras tu trouveras ce que tu recherches vraiment, soit : une fille qui te supportera pour ce que t’es vraiment. » Il tente de répliquer, mais je raccroche directement. Les appels se suivent, il veut sûrement s’excuser. J’efface son numéro de mon répertoire, je compte aussi jeter tout ce qu’il m’a donné ces derniers mois. J’les laissais traîner parce que je voulais pas paraître méchante en les rangeant, comme tout ce que j’ai. Il est jamais tombé sur la boîte de trucs que Jason m’a acheté et que j’ai tout simplement mis dans ma garde-robe. Il a jamais deviné que la majorité des accessoires et des petits trucs importants que j’ai pour faire fonctionner mon appartement, c’est Jason qui me les avais acheté quand j’habitais encore à la maison familiale. Me disant qu’on les placerait ensemble quand on emménagerait dans notre propre maison. Je ferme les yeux quelques secondes, le temps de reprendre mes esprits. J’ai Jenna à aller chercher, j’dois me ressaisir et avec ma chance internationale, je suis sûre que j’vais croiser des collègues de Jay en y allant. Sur la route, j’mets la musique au max et j’ai les fenêtres baissées pour que tout le monde entende. C’est con, mais ça me permet d’me lâcher un peu. J’arrive à l’appart et j’me change pour pas avoir l’air d’un chiffon qui vient de sortir de la laveuse. Si ça se trouve, j’vais voir Jason et je tiens pas à ce qu’il me voit sapée comme une serpillère. Ce serait pas la première fois, mais les circonstances changent et ça m’emmerde. Bref, j’attends un peu, je me regarde dans le miroir et affiche un faux sourire. Prétendre que tout va bien est rendu une sorte de deuxième nature chez moi. J’aime pas que les gens me posent des questions, donc je prétends et ça fonctionne. Je prends mes affaires et me mets en route pour aller chercher Jenna. Arrivée devant l’hosto, c’est évidemment la galère pour trouver un stationnement, mais j’connais un coin que personne connaît et donc j’en use pour cette occasion. De toute façon, je vais pas passer ma vie en haut, seulement quelques minutes pour aller chercher ma future belle-sœur et régler les papiers. Le plus vite on déguerpit, le mieux ce sera. « Jennalynn Willsborough, s’il-vous-plait. » C’est pas la secrétaire de d’habitude, peut-être une nouvelle, je sais pas. On me donne son numéro de chambre et je m’y rends sans broncher. Bordel de merde, si c’est pas le Destin qui décide de se la jouer : payback is a bitch. Quand je disais qu’avec la chance que j’avais, y’aurait des chances que ça arrive, j’avais raison faut croire. Non, mais ça risque d’être génial. « Jenna, tu vas bien ? »

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Can't erase, so I'll take blame, but I can't accept that we're estranged. Without you, without you. I can't quit now, this can't be right, I can't take one more sleepless night without you, without you. I won't soar, I won't climb if you're not here, I'm paralyzed without you, without you. I can't look, I'm so blind, I lost my heart, I lost my mind without you.
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Dernière édition par Chelsea Williams le Mer 5 Oct 2011 - 17:05, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ♔ Or how to turn a simple situation into a complicated one.   Ven 30 Sep 2011 - 5:33

    Waouh. Ces pilules semblaient avoir un drôle d’effet sur moi. Bizarrement, et maladroitement je ne ressentais plus cette gêne, cette appréhension à être ici dans les murs de cet hôpital. Pourtant quelques minutes auparavant, j’aurais pu tuer pour sortir d’ici et me délivrer de cette mauvaise impression qui me foutait le ventre en vrac. Je pensais pourtant qu’avec le temps, j’aurais moins peur et j’arriverais à mieux gérer mon stresse quant au fait de se retrouver dans un hôpital. Mais apparemment ce n’est pas le cas. J’aurais aimé que Julian soit disponible ouais, mais je pense qu’il doit avoir une réunion ou un truc du genre. J’suis même pas sûre qu’il comprendrait pourquoi à vingt-sept ans j’ai besoin encore qu’on me tienne la main dans un box de consultation aux urgences. J’pourrais pas vraiment le blâmer pour ça dans la mesure où on n’a jamais parlé de nos passés encore. C’est vrai, j’sais rien du sien et vice versa. Quoiqu’à y réfléchir, il en sait un peu plus sur ma famille, surtout de côté de mon père et de mon demi-frère Liam, depuis qu’il est venu m’ouvrir son cœur, jusqu’à dans le New-Jersey. Ça m’avait fait extrêmement plaisir, mais au fond ça me faisait vachement stresser parce que j’avais peur de devoir m’expliquer, de devoir lui raconter toute l’histoire : que mon père était bien trop lâche pour assumer tout de suite ma naissance, que j’ai du veiller sur ma mère malade durant deux ans et qu’au fond encore maintenant j’me suis pas remise de sa mort. Je n’aime pas parler de cette partie de mon passé, tout simplement parce que c’est encore trop douloureux et que j’aimerais parfois pouvoir changer les choses et la ramener à la vie. Ma mère et moi c’était fort, c’était particulier. J’me demande si elle me voit parfois, c’est sûrement fou de penser ça mais j’me dis que de là haut elle doit être fière de moi, de voir ce que j’ai pu accomplir, de voir qu’au final j’ai réussi ce que je voulais. Je parlerais d’elle à Julian en tant voulu, c’est certain surtout si notre relation débouche sur un engagement ou un truc du genre mais pour le moment on en est pas là. J’ai pas envie de précipiter les choses avec lui, j’ai envie de faire les choses bien pour une fois parce que j’suis sûre qu’on peut aller loin ensemble. Parler de ma mère maintenant serait encore trop difficile, et je n’ai pas envie de craquer devant lui, parce que je déteste me plaindre ou montrer mes faiblesses. C’est vrai, avec tout ce que j’ai vécu dans le passé, la mort de ma mère, ma relation chaotique avec mon père ou encore mon histoire foireuse avec mon ex, tout cela m’a appris à m’endurcir et à rester forte coûte que coûte. Quoiqu’il en soit, malgré que j’me sente de plus en plus étrange à cet instant, comme si un putain de sentiment euphorique s’emparait de moi, j’ai envie de rentrer parce que j’suis fatiguée de ma journée puis j’ai pas envie de passer ma nuit ici.

    Je vais attendre sagement Chelsea, puis elle me ramènera. J’espère que je ne l’ai pas dérangé pendant une soirée important pour elle. J’connais rien de sa vie amoureuse en fait, j’sais juste que connaissant Julian, je plains d’avance son futur mec. Il est du genre ultra protecteur avec ses sœurs et à mon avis le futur compagnon de Chelsea aura qu’à bien se tenir s’il ne veut pas se faire casser la gueule. Je suis toujours assise sur le lit d’examen alors que le médecin s’affaire à remplir des dossiers, j’crois qu’il a pas trop était content d’apprendre que j’avais avalé les deux pilules. Mais c’est bon qu’il se détente ça va pas me tuer. J’me sens un peu …joyeuse, et bizarrement j’ai envie d’extérioriser tout ça. J’ai l’impression que mon corps vire à mille à l’heure à ce moment précis. Besoin de crier, de rire, de me lever et de bouger mais avec ma patte folle ça me semble un peu plus difficile. Je regarde le médecin quitter la pièce quelques secondes, tortillant une mèche de cheveux regardant l’horloge murale alors que la porte s’ouvre et que Chelsea arrive. Je regarde la jeune femme en souriant alors qu’elle semble inquiète. Bon, je la comprends okay. Je l’appelle et je lui dis de venir me récupérer aux urgences, c’est normal. Elle s’approche du lit en me demandant comment je vais. Je me contente de sourire en roulant légèrement les yeux avant de reprendre, d’une voix guillerette. « Je vais bien voyons ! Regarde, j’suis ici dans cette belle chambre, t’as vu la couleur ? Je pensais à la mettre dans mon salon, c’est beau ». Hum, wow. J’crois qu’il y a aucun rapport dans mes propos, sûrement l’effet des pilules j’en sais fichtrement rien. Chelsea me regarde elle semble perplexe et je la comprends. La porte s’ouvre, et le médecin arrive encore plongé dans un dossier. « OH ! Regardes c’est mon charmant docteur qui m’a soigné comme un chef ! ». J’attire Chelsea vers moi, pour marmonner quelques mots histoire qu’il l’entende pas. « Docteur Sex ça lui irait bien non ? ». Chelsea sourit légèrement en se redressant avant de se retourner, je la fixe alors que son visage semble se décomposer. Je ne comprends pas trop ce qui se passe, et ma tête commence à me faire un mal de chien. Le médecin semble subir le même état puisqu’il me paraît soudainement mal à l’aise. Mais qu’est ce qui se passe là ? « Pourquoi tu fais cette tête Chelsea ? On dirait que t’as vu Casper, t’as franchement l’air tendu comme….un string ». Putain, Jenna, ta gueule. Ouais, j’dois vraiment apprendre à me taire. Mon attention se reporte ensuite sur le docteur Andrews alors qu’un fin sourire se dessine sur mes lèvres. « Et vous aussi, qu’est ce qui se passe ? Vous étiez plus charmant en souriant et en vous occupant de ma cheville, docteur… ». J’me dis qu’au final la seconde pilule était vraiment de trop
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MessageSujet: Re: ♔ Or how to turn a simple situation into a complicated one.   Ven 7 Oct 2011 - 11:34

Il y a toujours un moyen pour faire que les choses se passent au mieux quand on bosse dans le domaine de la santé. Bien sûr, ça implique d'avoir beaucoup de tact, beaucoup de compréhension et de gentillesse aussi, et que vous le croyiez ou non, tous les médecins n'étaient pas sur un pied d'égalité concernant ce domaine là. Certains d'entre eux n'admettaient pas qu'on puisse avoir peur des piqûres quand quelques minutes avant, dans ce même box d'examen, ils venaient de recevoir le cas d'une ado qui n'en avait plus que pour quelques jours à vivre à cause d'une rechute subite alors qu'elle souffrait d'un cancer au cerveau. Mais il fallait ranger dans un coin de sa mémoire tous les cas que l'on traitait, en les ordonnant et en n'en donnant jamais le code secret permettant de décrypter cet ordonnancement intérieur. Les autres patients n'avaient pas à se senti mal et n'avaient pas à culpabiliser de se plaindre ou d'avoir mal là où d'autres souffraient mille fois plus. C'était là aussi l'un des avantages du secret médical : on n'avait pas à se sentir obligé de tout comparer, obligatoirement. Et puis, pour juger en tout état de cause, il fallait avoir à sa disposition assez d'éléments pour pouvoir tout comprendre et commencer à se faire une idée de la personne qu'on avait en face de soit, or, on n'avait jamais le temps de connaître de A à Z le patient face à soit, et c'était sans doute mieux comme ça. En survolant au plus la vie des gens, on évitait de se sentir peiné et détruit après chaque cas raté, ou après chaque vie perdue parce qu'on n'avait rien pu faire comme cette faucheuse insatiable qu'est la Mort. Mais encore une fois, cela ne voulait pas forcément dire qu'il fallait se montrer froid, disons plutôt qu'il fallait savoir gérer son empathie et ne pas tout prendre à cœur, parce qu'à la fin de la journée, on sature, on en peut plus et on se flingue, en gros, c'est ça.

Mais parfois, ce sont les patients eux même qui vous mettent des bâtons dans les roues pour bien faire votre travail, et vous pouvez être sûr que ce sera toujours sur vous que cela retombera et que l'on retombera en cas de pépin, majeur comme mineur le pépin. Vous êtes le médecin, celui chargé de sauver des vies et de soigner ce qui doit l'être, et dans cette configuration là, on attend de vous que vous ayez toujours un œil sur ce qui se passe, ce qui se produit. Vous devez prendre les meilleures décisions quand aux soins à apporter, vous devez aussi sans cesse surveiller votre patient, son état de santé, ses réactions, ses envies aussi, histoire de ne jamais vous laisser surprendre par quoi que ce soit. Évidemment, ça, c'était en théorie, parce que dans la pratique, c'était tout autre chose, et pour cause : vous aviez toujours trop de choses à faire et pas assez de paires d'yeux pour tout voir, tout surveiller, tout pouvoir contrôler. Ajoutez à ça que le plus souvent, les services fonctionnaient en flux tendu concernant le personnel médical bossant chaque jour, et vous pouviez être sûr de ramasser du verre brisé au minimum une fois par jour. Et les rares jours où l'exception confirmait la règle, vous pouviez être sûr que le lendemain, le pourcentage de soucis doublerait. Parfois même, dans l'heure, vous pouviez les enchaîner. La direction, assise dans son fauteuil de cuir, regardait ça de tout en haut et se permettait de juger sans jamais aller sur le terrain, quand vos collègues, eux, étaient nettement plus compréhensifs, tout comme la majorité des patients et familles de patients qui avaient alors l'intelligence de ne pas porter plainte et de ne pas se plaindre de vous à la direction. N'empêche que, un chieur était si vite arrivé. Alors, quand il avait donné cette pilule à Jenna', il avait bien sur qu'il était tout à fait possible qu'elle ne suive pas sa directive, mais pour être honnête, elle n'avait rien d'une enfant, et n'était pas assez ivre pour ne rien comprendre ou ne rien vouloir faire comme requis. Il était donc parti plutôt confiant chercher le fameux verre d'eau, en allant piocher dans la fontaine de la salle de garde, là où on n'a pas de petites mains sales qui viennent toucher le goulot, là où on est sûr de la qualité de l'eau, là, surtout, où il y a logiquement toujours des gobelets en plastique propres et en nombre suffisant pour ne pas avoir à courir en chercher de nouveaux dans la réserve quand on en a urgemment besoin.

En repassant en sens inverse, un gobelet à la main, il se fit toper par l'une de ses internes, qui était descendue pour prendre une sorte de quart aux urgences, et qui en profitait pour lui tendre le dossier d'une de ses patients visitées l'avant veille. Il en débutait la lecture en retournant dans le box d'examen où l'attendait Jenna, et entendit bien qu'elle n'était plus seule, à entendre cette sorte de murmure derrière la porte. Sauf si elle se mettait à parler toute seule, ce qui l'obligerait alors lui à appeler le service psy' histoire qu'il fasse descendre quelqu'un, ou alors ce qui l'obligerait à lui demander si elle était récemment tombée par terre avant de réserver une place au scanner pour un scan du crâne si jamais elle répondait positivement. Oui, un médecin se doit toujours de capter le plus de détails possible et d'avoir sans cesse une solution, voire plusieurs, pour chaque petite intuition ou possibilité d'intervention. C'était parfois fatiguant, mais ça faisait partie du job, si on enfilait la blouse, il fallait accepter ce genre de petites choses. Poussant la porte d'une épaule, il achevait de lire en diagonale le rapport de soins de son interne, quand une exclamation enjouée de Jenna l'en tira. De là où il est, tout ce qu'il voit, c'est une patiente trop guillerette pour son propre bien, et une tête blonde lui tournant le dos, rien de plus. Sauf que c'est de Jason dont il s'agit, et que dans le petit trio se trouvant désormais dans ce même box d'examen, il y a Chelsea, que le jeune homme ait déjà l'info ou pas. Et à lui, on ne l'a lui fait pas : il connaît trop bien la jeune Williams pour ne pas sentir un instinct s'éveiller en lui lorsqu'elle est toute proche de lui et qu'il n'a pas encore confirmation que c'est elle. C'est un peu de tout : son parfum, son aura, sa présence, tout simplement. Et alors qu'il pose le dossier sur la petite table à l'entrée du box, derrière le repli maximal d'une des deux portes, il jette un regard songeur et un brin fâché sur Jenna : il a capté, elle a dû prendre toute la pilule en totalité sans suivre ses directives. Son attitude contraste trop avec celle qu'elle arborait quelques minutes à peine auparavant, et puis, il ne voit aucune de ses mains fermées, ce qui veut dire qu'elle a soit posé la demi pilule quelque part, soit qu'elle a prise en totalité, et on en revient au même point. Mais Chelsea se retourne, et Jenna n'existe plus pour lui en cet instant, désolé pour elle. Le cœur du jeune homme palpite bien trop vite comparé à la normale, et puis ... Et puis, la dernière fois qu'ils se sont vus, ils se sont embrassés, et pas qu'un peu, et c'est pas rien, surtout quand ils sont qui ils sont, avec leur passé bien conséquent et tout le reste. Los Angeles est peuplé de milliers de gens, et même plus, et il a fallu que l'amie de Jenna passer la voir et s'assurer qu'elle va bien, ce soit Chelsea ... Il ne sort de sa légère léthargie qu'en entendant Jenna s'adresser à lui. Et un peu lâchement, il s'oriente vers la solution de facilité. Faisant un pas de côté pour fouiller dans le plateau d'examen et prendre le tensiomètre, il déscratche les deux bandes l'une de l'autre, avant de s'approcher de Jenna, en fronçant les sourcils. « Mademoiselle Willsborough, j'avais dit la moitié d'une pilule, pas la pilule en entier ! Tendez l'un de vos bras s'il vous plait. » Alors qu'elle s'exécutait, semblant écouter ce qu'il demandait, pour une fois, il passa les deux bandes scratch autour de son bras, glissa son stéthoscope en dessous, enfila les embouts dans ses oreilles, avant de pomper pour prendre sa tension. Toute variation lui indiquerait la gravité des conséquences à gérer, suivant l'acte irréfléchi qu'avait fait Jenna. « Allongez vous et détendez vous, s'il vous plait. C'est important.» En d'autres mots, il lui demandait d'obéir et la menaçait discrètement de se fâcher si elle continuait à jouer à la bornée. Relevant les yeux vers Chelsea avant de s'être penché pour accompagner Jenna dans sa descente, il lui adressa un petit sourire, toujours angoissé qu'il était. Les gens réagissaient différemment aux surdoses, et parfois, dramatiquement. « Salut ... Désolé, il fallait que je gère ça au plus vite. Tu la connais ? ... Mademoiselle, j'ai dis on se détend ! J'entends votre sang circuler encore trop vite ! »
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MessageSujet: Re: ♔ Or how to turn a simple situation into a complicated one.   Lun 10 Oct 2011 - 1:13

Moi qui pensais en avoir fini avec les circonstances atténuantes qui feraient que je me retrouve dans telles situations, clairement je me suis mise le doigt dans l’œil. Putain, pas une seule fois je peux me sortir indemne d’un truc que j’ai pas provoqué, c’est pas croyable. À croire que j’me promène avec un nuage de malheur au-dessus de la tête et qu’il compte pas déguerpir jusqu’à ce que je craque. Je veux pas être faible, c’est impossible, je peux pas me laisser abattre et me laisser faire par de telles conneries. Faut que je me relève lentement et que j’empiète moi-même sur mes démons et que je les fasse partir une bonne fois pour toutes. C’est vrai, je suis pas la plus blanche de toutes, je n’ai pas non plus jamais fait de gaffes qui me coûtaient cher, mais ce coup-là est bas, parce que je me suis tenue tranquille pendant des mois et que la vie me poignarde dans le dos, encore une fois. Un fake remake d’un film à la con où l’actrice se fait avoir à tous les coups. Chaque fois que j’ai le malheur de penser que je suis dans la safe zone, je replonge directement dans le rouge et m’y enfonce plus profondément en plus. Quoique là, j’ai provoqué ce dénouement. Pourquoi ? Parce que j’ai eu la brillante idée d’embrasser Jason quand on s’est revus, alors que je lui avais fait promettre de passer à autre chose et que c’était en clair un signe pour voir s’il m’oublierait. Ça n’a pas tellement eu l’air de fonctionner, parce que j’ai senti qu’il le voulait autant que moi ce baiser, et qu’il me serrait aussi fort pour pas que ça s’arrête. J’aurais tout donné pour qu’on revienne dans le temps où tout était plus simple. Où on était un couple heureux qui s’entendait bien sur presque tous les points, parce que malgré nos affinités, on avait quelques différends et même si les autres pensaient que c’était tout rose tout le temps, ça ne l’était pas forcément. Les crises de jalousie que je lui pétais quand une fille s’approchait trop, les coups de blues qu’il avait quand je refusais de lui adresser la parole à cause d’une certaine Fiona ou Katia ou je sais plus. Putain, le coup du parc, je m’en souviens comme si c’était hier, mais dans ce temps-là, j’avais aucun droit. C’était de ma faute si on était plus ensemble et je me blâmais tous les jours. Penser qu’il était passé à autre chose en quelques mois m’avait tué, même si je refusais de le lui montrer. De toute façon, cette mésaventure avait eu une bonne fin, je crois. J’étais brisée intérieurement, mais une partie de moi s’accommodait encore à une partie de lui. On avait couché ensemble et de là, on était repartis sur une autre pente accompagnée de montagnes russes. Bref, là n’est pas la question ni l’importance du jour. Je suis venue chercher Jenna, faut que je me montre sérieuse et concentrée si je veux faire bonne face. C’est dur de le faire devant quelqu’un qui me connaît sûrement mieux que je me connais moi-même, mais je peux toujours essayer, voir si c’est efficace. Elle a l’air sonnée, comme dans un second état. Je crois qu’elle a fait quelque chose qu’elle devait pas, et ça c’est sans le diagnostic de dr. Andrews que je le devine. Elle me regarde, mais semble partie dans une autre dimension, là où ses paroles font du sens et ne me foutent complètement la honte. Je souris à ses remarques et analyse ce que Jason lui dit. Elle a effectivement pris le mauvais dosage, ce qui se résulte en une Jenna qui va sûrement sortir tout ce qu’elle devrait pas. Je sais qu’elle est pas ouvertement entrain de draguer Jason devant moi, ce qui serait carrément déplacé étant donné qu’elle fréquente Julian, ou que je crois qu’ils sont ensemble maintenant, pas totalement sûre. Il me dit pas grand-chose ces temps-ci, on a pas tellement le temps de se voir non plus, parce qu’il sait pas pour Jesse – qui est maintenant une histoire passée, évidemment – et que je connais pas tellement les détails de ses dernières aventures. « La couleur des murs d’un hosto ? C’est ça que tu considères mettre chez toi ? Non, mais ça va vraiment pas… C’est du vert dégueu décalé sur le gris et moisi. » Je viens de me faire buter par une remarque à laquelle je m’attendais pas. Docteur Sex, bordel dites-moi qu’elle a pas réellement sorti ça. Je plisse les yeux et serre les lèvres, priant pour qu’elle arrête de sortir des conneries et surtout que Docteur Sex n’ait pas entendu ce qu’elle venait de lâcher.

Par pitié, Jenna, évanouis-toi. Jason m’aidera à t’emmener jusqu’à ma bagnole et je me casserai sans devoir lui donner d’explications parce que je t’utiliserais comme excuse pour dire que je dois m’en aller rapidement et que je dois te soigner et surtout m’assurer que tu sois encore vivante quand Julian viendra te voir. Je fais abstraction de la remarque avec le string et celle qu’elle fait à Jason ensuite. Elle le vouvoie, ce qui veut clairement dire qu’elle sait pas réellement qui c’est. Ça me fait bizarre aussi, je dois sûrement pas être habituée à ce qu’on le vouvoie, parc que de mon point de vue, tous les gens avec qui je le vois d’habitude lui trouvent un surnom affectueux qui ne nécessite pas de mettre en avant qu’il est carrément canon et que si je m’écoutais, je lui sauterais dessus sans aucun scrupule. Je suis conne de penser comme ça, de son côté ça doit sûrement être encore d’actualité avec l’autre brune, et donc je pourrais sûrement pas lui refaire d’avances avant un moment, par total respect, ou pas. En examinant Jenna, Jay me lance un regard et me sourit, j’angoisse et j’ai l’impression que je tremble, mais ça c’est mon imagination. Je lui rends le sourire, détournant directement le regard vers la patiente, parce que soyons francs, elle est ma seule issue de secours. Je prends une grande respiration en m’apercevant qu’il s’adresse à moi l’instant de quelques secondes. Ça m’énerve qu’il me rende aussi nerveuse. « Salut… T’inquiète pour ça, elle aurait sûrement risqué pire si t’étais pas intervenu. Et hm oui, je la connais, c’est la nouvelle copine de Ju, il t’a rien dit ? » Déporter le sujet sur Julian et sa vie amoureuse est une excellente solution à mon problème. Ça m’évitera de devoir m’excuser directement devant Jenna de lui avoir fait plus que des avances l’autre fois et ce n’sont pas de ses affaires de toute façon. Elle va sûrement me poser des tas de questions après et j’aurais pas tellement envie d’y répondre avec acharnement parce que ce seront des questions qui me rappelleront ce que c’était avant, et non maintenant. « Enfin, ça faisait quelques mois qu’ils se fréquentaient je crois, et après ils ont décidé de mettre ça officiel. J’assume ça parce que je me dis que si elle m’a appelé, c’est pas simplement parce qu’elle me considère comme une connaissance anodine. » Je parle trop, quand je parle trop c’est signe que je suis émotionnellement dépassée et particulièrement fragile à quelque mouvement de sa part que ce soit. Je croise les bras, recule d’un pas pour ne pas être dans sa bulle, ne pas me sentir obligée de m’approcher ou de le regarder. Jamais de ma vie j’aurais cru qu’on se retrouverait coincés entre la gêne terrifiante de se retrouver dans la même pièce et la tension que ça causerait. « Hum, sinon, elle va bien ? J’dois la rapporter à Ju en bon état sinon je risque de me faire décapiter. » Dis-je, tout sourire. Réponds-moi juste qu’elle va bien, que je l’attrape et qu’on s’en aille, please. J’ai besoin d’air, besoin de me détendre, je vais sûrement devoir passer voir Cassie après, elle saura comment apaiser le stress qui commence à englober une trop grande partie de moi. Jenna est allongée, elle reste immobile et a l’air dans la lune. Elle dit rien encore, rien de bien sérieux et de gênant. En espérant que ça continue dans cette voie…

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Can't erase, so I'll take blame, but I can't accept that we're estranged. Without you, without you. I can't quit now, this can't be right, I can't take one more sleepless night without you, without you. I won't soar, I won't climb if you're not here, I'm paralyzed without you, without you. I can't look, I'm so blind, I lost my heart, I lost my mind without you.
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MessageSujet: Re: ♔ Or how to turn a simple situation into a complicated one.   Lun 10 Oct 2011 - 7:45

    Je me sens foutrement étrange. Je ne sais pas trop comment caractériser ce que je ressens mais c’est vachement bien. Je me suis étrangement apaisée sur cette table. J’ai l’impression d’être dans ma bulle et que personne va pouvoir la claquer. Je trouve ça assez drôle comme sensation, ça doit être ça d’être à moitié droguée par des substances du genre. Je veux dire j’ai pas eu l’habitude d’en consommer beaucoup dans ma vie. Ce n’est pas le genre de truc qui m’intéresse en fait. C’est même plutôt effrayant de voir comment on peut vite tomber accroc et je n’ai pas le droit avec mon boulot et le reste. Évidemment à la faculté, j’en avais pris de temps à autre histoire de planer ou de me calmer après ma rupture avec mon connard d’ex. Faut dire qu’à l’époque j’étais foutrement mal et j’avais besoin d’oublier coûte que coûte. J’en prenais pendant des soirées sur le campus quand des amis se chargeaient d’en ramener. J’en consommais jamais trop à la fois histoire de ne pas virer camée de base. Je suppose que j’aurais pu mal finir en continuant comme ça. En prenant du recul je me rends compte que je n’ai jamais vraiment supporté la drogue. Certaines personnes ne voient pas leurs attitudes changer avec ces substances, ils se contentent de sourire et de se sentir bien. Moi je suis à chaque fois partie dans des délires sans fin à me souvenir de choses embarrassantes pour mes amis. C’est pour ça je crois qu’ils ne voulaient pas que j’en prenne, sûrement peur que la vérité finisse par ressortir de ma bouche. J’aurais du écouter la fameux médecin et ne prendre d’une pilule. Je me retrouve dans cet état et je sais que je vais encore dire des choses que je ne devrais pas. Ça me fait foutrement chier parce qu’en plus maintenant y Chelsea dans la pièce. C’est la sœur de Julian et j’ai pas le droit de faire n’importe quoi envers elle. Je veux dire c’est sûrement la personne la plus importance de sa vie avec Aaliyah et Crystel et si je venais à la blesser d’une manière ou d’une autre parce que la drogue me fait divaguer, je serais mal. J’ai envie que ça se passe bien avec elle surtout depuis que c’est devenu vraiment officiel avec son frère. Avant on se parlait pas énormément, de temps à autre quand à on se rencontrait à l’appartement de Julian. Je me doute bien qu’elle était proche de son ex, Julian me l’avait dit quand il était venu me récupérer dans le New-Jersey et qu’il m’avait un peu parlé d’Avery. Je ne sais pas trop quelles sont leurs relations à présent mais je compte bien que tout se passe bien entre la blonde et moi. Julian compte vraiment et je l’aime. Je veux penser à l’avenir avec lui-même si ça m’angoisse encore beaucoup. Faut dire que mon ex ne m’a pas laissé un souvenir génial des relations amoureuses. Julian m’aide à reprendre confiance et je me sens de mieux en mieux à ses côtés. J’ai l’âge je crois à présent pour penser à fonder une famille ou du moins une relation plus sérieuse qu’un simple flirt. Ce n’est pas ce qu’il est Williams bien au contraire. On ne parle pas tant de ça, mais j’espère que de son côté c’est la même chose et que lui aussi se voit construire un truc avec moi.

    Le médecin finit par s’approcher de moi en me demandant de m’allonger me sermonnant encore d’avoir pris les deux cachets au lieu d’un seul. Je ne peux pas m’empêcher de rire comme une gamine prise sur le vif après une connerie qu’elle aurait fait. C’est peut-être ça en fait. Je l’écoute et je me pose contre la table en fixant le plafond écoutant Chelsea et le docteur Andrews. Ils se connaissent en fait. Ouais, parce qu’elle est en train de lui dire que je suis la petite amie de Julian lui demandant si ce dernier ne lui a rien dit. Elle se reprend en lui expliquant notre relation d’avant estimant qu’à présent c’est officiel. Je souris comme une gamine en repensant à la déclaration de Julian. Je pensais pas qu’il me ferait un coup du genre ça m’a foutrement surpris et rassurée. Je me relève à peine en les fixant. « Evidemment qu’on est ensemble maintenant. Julian est venu me faire une déclaration, il m’a même ramené pleins de roses ». Je commence à compter les roses sur le bout de mes doigts pour me souvenir du nombre exact mais ça ne vient pas. « Je me souviens plus combien. Mais il a dit qu’il m’aimait et ensuite on a fait l’amour dans la chambre de mon demi-frère vous savez Julian est vraiment doué au lit. Enfin pas qu’au lit parce qu’on teste plein d’endroits… ». Je rigole avant de m’allonge à nouveau. Bordel je viens de parler de ma vie sexuelle à ma peut-être future belle-sœur et sûrement à un ami de Julian. Je crois que je vais devoir m’effacer quelques temps après cet épisode. J’observe Chelsea et elle semble sérieusement troublée par le médecin. Je trouve ça bizarre enfin je ne comprends pas trop. Je ferme les yeux quelques temps pour tenter de faire le point. Je crois que je me souviens de ce que Julian me disait l’autre jour. Chelsea et Jason ! Oui ça me revient. Oh j’y crois pas, c’est donc lui son ex. Je n’ai pas fais le rapport direct mais tout coule de sources maintenant ; Julian m’avait dit qu’il était résident à l’hôpital et qu’apparemment tous les deux avaient encore des sentiments l’un pour l’autre sauf que c’était compliqué. L’amour c’est toujours compliqué de toute manière. Je me redresse en prenant appuie sur mes coudes regardant successivement Chelsea puis le médecin. « Oh mais…Tu dois être Jason c’est ça ? L’ex de Chelsea ? Un des meilleurs amis de Julian ? Il m’a parlé de toi. Et de vous deux aussi. Il m’a dit que vous étiez foutrement amoureux à l’époque. Ah aussi que Chelsea criait pas mal pendant vos…enfin vous voyez ». Je ris comme une conne en les fixant secouant ma tête toute guillerette. Je me redresse en me posant en tailleur sur le brancard. « Moi je trouve que vous allez vraiment bien ensemble. C’est dommage puis en plus si c’est un aussi bon coup Chelsea faut que tu le récupères ». Je lui fais un clin d’œil avant de me rallonger. Je crois que je suis en train de m’afficher complètement là. Je ne sais pas comment tout ça va finir mais j’ai intérêt à me rattraper quand je serais en état de le faire. Je les fixe alors qu’ils semblent tous les deux bien gênés. « Puis sans me mêler de ce qui me regarde pas, Chelsea ça se voit que t’es encore amoureuse et ne vous docteur je parle même pas de votre façon de la regarder ». Je souris largement avant de pianoter sur mon téléphone envoyant des messages successifs à Julian. Il va sûrement penser que j’ai pété un sérieux câble mais tant pis. C’est la fautes aux pilules c’est tout.
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MessageSujet: Re: ♔ Or how to turn a simple situation into a complicated one.   Dim 16 Oct 2011 - 8:19

Pendant longtemps, très longtemps même, Jason avait vécu sa vie sans vraiment se soucier des conséquences pouvant brusquement surgir de ci de là, en réponse à des actions ou des paroles qu'il aurait eu la maladresse de commettre ou de prononcer. Il se disait que de toute façon, il vivait déjà dans une existence bien moins idyllique qu'on ne le pensait, et que quoi qu'il advienne, il trouverait toujours le moyen de rebondir. Après tout, il avait toujours su rebondir, et puis, il se savait loin d'être seul, sans parler de Jordan, pour qui il devait tenir le coup quoi qu'il puisse arriver, parce qu'il la savait bien plus frêle et sensible que lui sous ses airs de jeune fille triomphante et piquante. Et puis, quand enfin il avait plus ou moins commencer à vivre pour lui dans le sens où il se bâtissait brique après brique un futur à lui et lui seul ou presque, là, il avait commencé à vraiment déguster les coups du sort et de la vie qu'il se prenait en pleine face. Il fallait bien que ça arrive un jour lui direz vous, oui mais bon, s'en passer, ça lui aurait pas poser plus de soucis que ça, loin de là même. Et évidemment, ça a été surtout avec Chelsea qu'il a expérimenté ça, parce que, bien sûr, il ne pouvait que s'agir d'elle et d'elle seule dans ce genre de choses. Il n'avait même pas besoin de réfléchir pour savoir que c'était elle, et qu'il n'y avait pas de rivale possible parmi ses ex, très nombreuses, trop nombreuses sans doute si on voulait établir le profil d'un jeune homme séducteur mais pas serial fucker, ce qu'il avait bien plus été pendant longtemps. Et le soucis, c'est qu'aussi rock'n'roll qu'avait pu être sa vie jusque là, aussi nombreuses aient pu être les expériences extraordinaires qu'il avait vécu, il n'était pas réellement préparé à gérer ce genre de choses. Et bien évidemment, il était persuadé de ne pas toujours avoir été le petit ami parfait, en grande partie parce qu'il avait commis de grosses erreurs. Dans le fond, il ne regrettait pas toutes ces expériences passées, aussi extrêmes et illégales aient-elles pu être, au moins, il les avait vécu et avait pu se positionner niveau jugement personnel. Ce qu'il regrettait, infiniment même, c'était le mal que cela avait fait à ses proches qui n'avaient rien demandé, et surtout pas à payer eux même les pots cassés alors qu'ils n'avaient rien fait d'illégal et de mal, eux. Et plus que tout, il regrettait terriblement le mal que cela avait fait à Chelsea, en premier lieu parce qu'il avait toujours voulu la meilleure vie pour elle et qu'il avait participé à la détruire quelque peu. C'était comme s'il l'avait fait de ses propres mains, comme s'il l'avait étranglé de ses propres mains en la regardant droit dans les yeux perdre de son souffle et blêmir sous le manque d'oxygène. Il n'avait jamais porté la main sur elle, parce que frapper les femmes, cela n'avait jamais été son truc, et qu'elle était bien trop sacrée à ses yeux pour mériter ça, mais c'était tout comme. Et aujourd'hui, il contemplait avec amertume là où ça les avait conduit. Sans nul doute, il aurait pu tout améliorer il y avait déjà plusieurs mois de ça, même après avoir commis des erreurs, mais encore une fois, il n'avait pas su, et il ne pouvait que contempler le malaise et le mal être qui régnaient quelque peu entre eux maintenant. Great ...

Et avoir des spectateurs, en l’occurrence, une spectatrice, c'était pas vraiment quelque chose dont Jason était fan, loin de là même. Mais autant pouvait-il foirer sa vie personnelle et ses relations avec les gens qui comptaient vraiment pour lui, autant dans son boulot, il se disait qu'il assurait, en toutes circonstances. De toute façon, avait-il vraiment le choix ? Il y avait des tas de titulaires qui rêvaient d'avoir sa place, et qui devaient aller se faire embaucher dans des hôpitaux moins classes et plus ruraux pour cause de manque de place dans les structures hospitalières comme celle-ci. Et puis, s'il ne pouvait plus se raccrocher à son boulot, c'est sûr, il allait finir droit dans le mur ! Sauf que pour le coup, il ne va pas pouvoir revêtir virtuellement la blouse du professionnel de santé face à une patiente lambda, parce que d'après ce que vient de lui confier son ex petite-amie, la patiente en question est loin d'être n'importe qui. En même temps, il ne pouvait que s'en douter, rapport au fait qu'elle avait visiblement appelé Chelsea, et que la jeune femme ne côtoyait pas n'importe qui. Quoi que ... Elle avait quand même partagé la vie d'un drogué pendant plusieurs moins, sans rien connaître des addictions de son petit ami, mais tout de même. Bien sûr, le drogué en question, c'était lui. Qui d'autre aurait été aussi con pour déconner sec avec quelqu'un comme Chelsea de toute façon ? Continuant à pratiquer l'examen de surveillance, il écoutait attentivement Chelsea, en fronçant légèrement les sourcils. Non, il n'était au courant de rien, mais en même temps ... « Je dois avouer que j'en savais rien. Surtout qu'entre Julian et moi, c'est plus exactement comme avant ... Et j'évite comme la peste de lui parler relation amoureuse quand on se voit. » Ce qui est parfaitement compréhensible après tout. Sauf que ça, il se garde bien de l'ajouter au reste de sa phrase, parce qu'il a quand même face à lui l'une des sœurs et l'actuelle petite amie de Julian, et que connaissant les goûts du jeune homme en matière de femmes, il sait clairement qu'elle doit boxer dan la même catégorie caractérielle que Chelsea. Et se faire sauter au cou toutes griffes dehors, merci mais non merci. Julian serait si bien défendu qu'il serait impossible clairement de lutter ! Il n'en demeure pas moins qu'en détruisant Chelsea, il a pas gagné de points auprès du frère, et que ce dernier en a lui aussi perdu de son côté face à lui en couchant pendant assez longtemps, comme ça, pour le fun prétendument, avec Jordan. Enfin, maintenant, bien sûr, tout n'était plus comme avant : Chelsea et lui étaient séparés, Jordan avait quitté LA pour New York et un boulot qu'elle adorait, et le sieur Julian était visiblement en couple avec Jennalynn. Que de changements ... Preuve que le monde avance, et que si vous restez sur la touche, ce sera tant pis pour votre gueule, on vous attendra pas ! Lançant un regard à la dérobée vers Chelsea, mi-amusé mi-gêné, face aux confessions très intimes de la dite Jenna, il se retient de justesse de secouer la tête en riant : brave Julian, il le reconnaît bien là, quoi que le coup des roses ... C'est nouveau ou c'est juste une action étendue aux femmes avec lesquelles il couche ? Il va surtout pas demander de plus amples infos sur le sujet, y a des limites quand même ...

« Le ligament a pas l'air d'être rompue, je plancherais plus sur une déchirure, niveau œdème et gonflement. On pourrait vérifier le verdict en la passant à la radio, mais je penses pas que ce soit nécessaire, bien que si tu veux qu'on le fasse, on le fera. » Il adoptait la posture à mi chemin entre celle du professionnel et celle de l'ami, même si entre eux, il était évident que c'était bien plus compliqué que ça. « Elle est en surdose anesthésiante, et c'est un peu gênant. J'aurais dû rester avec elle, ou pas la laisser seule au moins. ... Si je la laisse sortir, il va falloir éviter au mieux qu'elle parle, parce que là, c'est flagrant qu'il y a un malaise ... » Ouais, et en plus, c'était qu'elle était pipelette la Jenna ! Même pas besoin de mettre une pièce pour la voir repartie comme en 40, ha nan, même pas besoin, à croire qu'elle était branchée sur un courant émis par un panneau solaire, ou quelque chose dans le genre, parce qu'elle parlait, encore et encore, et comme elle ne pouvait pas se censurer, et bien ils avaient le droit à tout ce qu'elle avait sur le cœur et à tout ce qu'elle avait à l'esprit ! Il fallait qu'il pense à remercier Julian de parler ainsi derrière son dos, c'était ... Nice ... Préférant s'éloigner un peu histoire de voir si ça la décourageait à continuer sur la même lancer, et surtout pour aller chercher un pack de froid dans le mini frigo disposé dans chaque bloc d'examen, il l'entendait pourtant continuer. Et fouiller, accroupi, dans le frigo, avec la tête légèrement penchée à l'intérieur, en entendant les répliques de Jenna, c'est pas bon, pas bon du tout. Alors, évidemment, là, c'est le drame. « Et merde ! » Il ne fallait pas relever la tête, jamais. Mais ça, il l'avait oublié. Allez, il en serait bon pour un bleu, ou un hématome, ça, il le verrait bien plus tard ça. Se relevant en se frottant le crâne, un pack de froid dans la main, et une atèle dans l'autre après avoir fouillé dans le petit placard contenant les atèles et autres instruments de soutien, il revient vers les deux jeunes femmes. Posant l'atèle à côté de Jenna, il tend la main vers elle, troublé par ses dernières paroles, et sentant son autorité de médecin défaillir de par le fait que mal lui parler, ça lui vaudrait des reproches de Julian, et sans doute un regard lourd de sens de la part de Chelsea. Putain de merde ... « Mais je la regarde encore comme je veux, à ce que je saches ... On en est au tutoiement, et bien allons y : les portables sont interdits dans l'enceinte de l'hôpital, alors donnes le moi. Et on ne se connaît pas encore assez pour que j'en vienne à accepter de parler de mes sentiments devant toi, quoi que, comme tu es complètement défoncée, tu ne te souviendras probablement de rien très bientôt. » Sans prendre de pincette, il appliqua tout de go le pack de froid sur la cheville de Jenna, un petit sourire sadique aux lèvres. Évidemment, le froid, c'était froid, et encore plus quand ça sortait du mini congélo du mini frigo !
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