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Ethan&Mia - « Would anyone hear me screamin' behind these castles walls? »

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MessageSujet: Ethan&Mia - « Would anyone hear me screamin' behind these castles walls? »   Sam 5 Nov 2011 - 12:03



    « Ethan, t'es passé ou tout le début de la soirée? Je t'ai pas recroisé au gala, je considère pas que t'as tenu ta promesse mec, t'as intérêt à ramener ton cul et plus vite que ça à l'after, j'ai un bon plan avec une fille que j'ai rencontré avant, je t'explique elle s'appelle.. »
    « Ta gueule Kepner. Juste.. ferme ta gueule. Je serais là dans une demie-heure. »

    Plus Ethan se regardait dans la glace, plus il avait du mal à se dire que c'était vraiment lui qu'il avait en face. Après l'épisode totalement catastrophique du gala, ou tout ce qu'il avait vu, c'était le poing de Caleb dans sa tête et l'évier des toilettes de l'hôpital par la suite, avant que cela ne soit sa douche immaculé de sang du aux saignements que lui avait causé le poing de Caleb. Ce connard frappe fort quand même. Ca faisait bien longtemps que Ethan s'était pas pris un coup comme ça, et pourtant des merdes et des combats de rues, tous aussi violents les uns que les autres, il en avait connu. Il avait sûrement un knock out de dix secondes pour sûr avec le coup droit de cet abruti. Son cerveau avait du trembler l'espace de quelques secondes, pendant lesquelles son cerveau n'avait été pas oxygéné et Ethan avait l'impression d'être encore totalement chancelant et engourdi par la droite du Danforth de mes deux. Bravo l'exemple pour le soi disant médecin réputé de l'hôpital, devant des gosses qui ont le cancer ou le VIH et vont bientôt périr dans les jours qui suivent, ce connard de première, tout ce qui trouve à faire, c'est frapper Ethan au lieu d'apporter aux gosses un peu de réconfort et d'amusement pour seulement un jour dans leur putain de vie merdique. Si cela n'est pas une putain de preuve d'égoïsme, révélant combien de mec est un parfait bouffon et rien qu'une petite brute assoiffée de pulsions qui peut à peine maîtriser comme un attardé mental, faudra m'expliquer ce que c'est. Ethan aurait très bien pu le frapper aussi et créer une putain de bagarre sanglante dans l'hôpital, mais à réfléchir, c'était agir comme un ado faussement rebelle pré-pubère, ce que semblait être Caleb et non Ethan, donc il ne l'avait pas fait. Il était venu au départ ici pour aider les gosses et à peine arrivée, s'il s'en prenait déjà dans la gueule sans que Caleb ait réellement la décence de parler avec finesse et tact comme le font généralement les adultes, Ethan allait pas insister et continuer à jouer la comédie face aux gosses, si tout ce qui récoltait au final, c'était une droite dans le nez. Et puis, cela aurait fait certainement trop plaisir à Mia si Ethan avait rendu le poing, pour lui montrer qu'il est tout aussi con que Caleb, qu'il est incapable de réfléchir et de se contrôler comme lui, puisque visiblement, elle a l'air de si bien entendre avec Caleb, c'est qu'elle doit aimer les brutes comme lui. C'était aussi lui montrer qu'il était rongé de jalousie au plus profond de son être et que dans le fond, il aurait jamais du la quitter. Il pouvait pas lui faire cet honneur, il y avait pensé lorsqu'il la vit arriver dans la chambre, du également à cette douleur omniprésente et qui était devenu sa meilleure amie et sa meilleure ennemie ces derniers temps, mais après le poing de Caleb, il avait été si touché dans sa fierté, qu'il avait juste plus envie. Faut croire qu'il préférait encore vivre comme un zombie pour le restant de ses jours. Mia avait eu beau tenter de calmer le jeu en s'approchant de Caleb pour l'empêcher qu'il lui en foute une deuxième, Ethan s'était simplement cassé aux toilettes, était revenu vite fait, pour jouer aux cartes avec les gosses histoire de faire plaisir, Caleb n'était plus là, il avait pas calculé Mia et il s'était cassé, point barre. Il était ensuite rentré chez lui, s'était douché, avant d'enfiler le costume que Parker lui avait choisi pour l'occasion. Oui, il était tellement au bord du gouffre qu'il l'avait laissé s'occuper de sa garde robe, how crazy is that. Il avait alors enfilé son costume et lui avait laissé le coiffer, il était devenu tellement.. monotone et dépressif sur les bords qu'il en avait plus rien à foutre de rien, alors autant qu'elle s'éclate avec lui. Maintenant, il se regardait dans le miroir.. et il avait l'impression d'avoir un autre lui en face de lui, qui le regardait et le toisait presque. Il avait ce costume crème un peu audacieux qui en jetait quand même pas mal dans le fond, cette coupe de cheveux avec une sorte de gel peut-être qui tenait en l'air, il avait l'air d'un putain de dragon ball Z avec ça m'enfin, ça changeait. Et Ethan avait besoin de changement. Finalement, Parker s'était pas trop mal débrouillé. Maintenant, il avait plus qu'à aller à ce satané after, boire encore et encore avec Kepner, feindre d'écouter l'histoire avec sa stupide meuf et se foutre de sa gueule, finir près d'un caniveau, voilà.

    Ethan fumait donc un dernier petit spliff histoire de se mettre dans le bain avant de finalement aller à cet after qui sentait déjà la merde à plein nez. Evidemment, Ethan rentrait du mauvais côté de l'hôtel, étant donné que c'était la première fois qu'il venait, et se retrouvait dans le parking souterrain ou dans un parking quelquonque. Après un quart d'heure pendant lequel il arpentait ce putain de parking, il trouvait enfin l'hôtel et y rentra. Il appelait ensuite Kepner car il comptait pas l'attendre pendant trois cents ans non plus ou le chercher comme il venait de chercher ce putain d'hôtel. Il entendit ce dernier au bar, l'air rieur et visiblement, ou du moins à l'oreille bien entourée et accompagnée. Manquait plus que ça, qu'il soit sur une table cernée par des filles en rut'. Ethan avait franchement pas la tête à ça. Quoique, ca pourrait être marrant d'envoyer chier des filles certes bien doté mais avec le QI d'une moule, ou faire genre de rentrer dans leur jeu avant de les lâcher comme un gros connard, ca procure une jouissance inouïe. De plus, avec la chance qu'il avait, Mia y serait aussi à ce foutu after de merde, avec ce foutu Caleb de merde, et elle serait foutrement, merdeusement bonne aussi, alors fallait que Ethan ait un petit remontant à côté, pour lui prouver à tort, que lui aussi, il pouvait "bien se porter". Evidemment, il avait foutu le bar au troisième étage, on se demande pourquoi, alors Ethan dut prendre les couloirs, avant de se perdre une deuxième fois puisque faut croire que le joint qu'il avait fumé et bien chargé avant de partir commençait à altérer sa capacité de compréhension, il errait dans les couloirs sans réels sens. Y'avait personne et il avait l'impression de se retrouver dans un mauvais film américain, dans ses couloirs quelques peu sombres étant donné qu'il trouvait pas la lumière, comme par hasard. Quand enfin il trouvait un interrupteur, il vit comme par magie un ascenseur apparaître deux mètres plus loin, hallelujah. Il s'y dirigeait quand sortie d'un autre couloir, Mia apparut alors devant l'ascenseur. Elle était tellement renversante et incandescente dans cette robe rouge formé à la perfection que Ethan en eut le souffle coupé quelques instants et crut avoir une hallucination. Elle était tellement belle et tellement puissante que c'est presque comme si elle avait envoyé un violent deuxième coup dans la tronche de Ethan qui eut alors soudain les jambes hagardes. Bien heureusement, elle remarquait le jeune homme quelques instants plus tard alors que Ethan s'était remis à marcher, tentant de reprendre ses esprits, en vain dans le fond. Croisant son regard une nano-seconde, il continuait son chemin, feignant l'indifférence quand son coeur brûlait de passion, après lui avoir dit un bref et glacial : « La prochaine, demande à ton moloss de garder ses poings pour qu'il s'enlève les morpions de ses couilles avec tu veux. »
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MessageSujet: Re: Ethan&Mia - « Would anyone hear me screamin' behind these castles walls? »   Sam 5 Nov 2011 - 13:32


    « T’es un putain d’abruti Danforth » que je crie en rentrant dans l’appartement claquant la porte violemment. Ce dernier est là, assis sur le canapé au milieu du salon en train de siroter un verre presque naturellement. Je suis folle de rage et il va bientôt le comprendre. Il affiche son sourire à la con – comme souvent – rien ne le dérange ; il se croit libre de tout faire sans affronter les conséquences. Un peu moi au masculin en fait. « Qu’est ce que j’ai encore fais pour te foutre en boule Dexler ? » qu’il me dit en riant légèrement. Mes nerfs sont mis à mal en ce moment, depuis ma rupture en réalité. Je suis déjà de nature impulsive et colérique mais maintenant qu’Ethan m’a quitté en me laissant comme une moins que rien je me sens totalement anéantie. Je devrais le détester, souhaiter qu’il n’ai jamais fait parti de ma vie mais c’est impossible, je ne peux pas m’y résoudre. Je ne pensais pas tomber sur lui cette après-midi à cette journée de charité à la con. Le croiser lors de ce moment n’a fait que me rappeler à quel point mes sentiments finiront par me détruire et à quel point je n’ai pas minimisé l’amour que j’avais pour lui. C’est tellement plus facile de jouer la fille détachée capable de se passer de toutes les personnes qui l’entoure, mais c’est faux, c’est impossible. J’ai cru qu’Ethan ne serait qu’un mec de plus de ma vie – un mec qui finirait par me quitter me trouvant bien trop odieuse à son goût mais il est resté. Il a vu la fille que j’étais réellement et m’a finalement quitté comme si cela lui paraissait bien facile. Je me sens stupide d’avoir cru qu’il était différent et qu’il ne m’abandonnerait jamais. Et à présent, je suis là telle une âme perdue qui s’efforce d’avancer en imaginant que tout s’arrangerait. Illusions quand tu nous tiens. Je laisse échapper un soupir avant de m’assoir sur le canapé, à bout de forces. Je remont mes genoux vers moi calant ma tête contre en fermant les yeux quelques secondes avant de les ré-ouvrir fixant Caleb. « Tu crois qu’en le frappant ça va diminuer ma peine ? Tu te trompes, t’es vraiment con ». Je savais que si mon meilleur ami venait à croiser Ethan les choses se passeraient mal. Caleb a toujours été du genre impulsif incapable de contrôler sa colère, encore plus lorsqu’il s’agit de moi et du mal qu’on pourrait me faire. Je n’avais pas envie de le voir écraser son poing au visage d’Ethan – non pas qu’il ne le méritait pas mais ça n’a finalement servi à rien sauf le voir se casser encore une fois. Caleb laisse échapper un rire presque moqueur avant de se lever et de s’approcher de moi se posant à mes côtés. « Il a eu ce qu’il mérité. Ce mec se casse en te laissant enceinte et tu crois que j’allais me contenter de lui parler normalement ? Sûrement pas. ». Je penche ma tête vers lui, lasse de la situation. Le fait de le voir me rappeler ma grossesse me fait me sentir encor plus mal. Je n’ai jamais voulu d’enfants, me sentant bien trop égoïste pour pouvoir offrir de l’amour et de l’attention à un gamin. Maintenant que je m’apprête à ôter la vie à cette espèce de crevette dans mon ventre ça me fait fichtrement bizarre quand même. J’aurais aimé qu’Ethan reste, ne m’abandonne pas et m’aide à traverser cette épreuve mais apparemment c’était bien trop lui demander. « Contentes toi de m’épauler au lieu de faire de la merde tu seras gentil ». Je me lève en filant dans la chambre, avant de me laisser retomber sur le lit. Je ferme les yeux passant une main dans mes cheveux essayant de chasser tous ces démons qui assaillent mon esprit à ce moment précis.

    « Je dois passer par l’hôpital Mia, on se retrouve au gala » que me souffle Caleb avant de quitter l’appartement. Je ne lui réponds pas perdue dans mes pensées. Je finis par me redresser, ôtant un à un mes vêtements me retrouvant en sous-vêtement de dentelle noire. Je me regarde dans le miroir quelques secondes avant d’enfiler la robe spécialement achetée pour le gala. Je l’enfile, celle-ci rouge galbe parfaitement mes formes. Je n’ai aucun cas de m’amuser, je vais me contenter de boire à m’en rendre malade essayant d’oublier les merdes qui consument mon quotidien. J’ondule légèrement mes cheveux à l’aide d’un fer à friser avant de les décaler sur le côté. Je saisis ma pochette avant de quitter l’appartement le cœur en berne. Je sors dans la rue essuyant le regard de plusieurs mecs qui me donnent envie de gerbe. Je monte rapidement à bord d’un taxi qui me ramène sur le lieu du gala, un hôtel luxueux du centre ville. La voiture se stoppe devant le grand bâtiment spécialement éclairé pour l’occasion. Je paye rapidement la course avant de filer à l’intérieur croisant certaines personnes connues de part mon boulot à l’hôpital. J’espère ne pas croiser Ethan, manquerait plus que ça. Je longe un couloir me ramenant dans une grande salle, où plusieurs tables sont disposées, des buffets trônant aux quatre coins de la pièce et un bar au centre. Je laisse échapper un soupire avant de filer vers celui-ci commandant un premier cocktail ; puis deux, puis trois et on y va pour le quatrième. Je compte plus à présent le nombre de verre qui s’enchaine en moi, ne me souciant même pas de ma grossesse. Je me retourne regardant les gens autour de moi, ils semblent tous confiner dans un putain de bonheur qui me donne envie de vomir. Je finis par quitter la pièce avant de marcher vers l’entrée pour attendre Caleb. Si ce connard me fait faux bon, je le castrerais avec mes propres dents. J’approche de l’entrée avant de me stopper près d’un ascenseur je crois. Je sors mon téléphone espérant avoir un message de mon ami me prévenant de son arrivée imminente mais rien. Je détourne le regard avant de remarquer Ethan qui s’avance vers moi. Non mais dites-moi que je rêve. Mon karma est contre moi ce n’est pas possible autrement. Je lui lance un regard noir avant de détourner le visage essayant de faire abstraction de sa présence alors qu’il finit par venir me claquer une remarque au visage concernant le coup de Caleb. Je lâche un rire nerveux ; il se fou royalement de ma gueule. C’est lui qui m’abandonne, qui me quitte comme une moins que rien et il se permet de me faire une remarque. Je lui lance un regard noir à nouveau. Je finis par sortir un crayon noir, servant normalement à maquiller mes yeux avant de saisir sa main écrivant le nom de mon obstétricien dessus. Il arque un sourcil perplexe alors que je range mon crayon dans ma pochette. J’hausse un sourcil avant de reprendre. « Tiens, c’est un bon gynécologue il s’y connait en avortement, tu fileras son nom à la prochaine nana que tu mettras enceinte pour lui simplifier la tâche, vu ta capacité à prendre tes responsabilités ». Mon ton est froid, glacial au possible alors que je tourne les talons pour l’éviter à présent. Un mec à moitié ivre est adossé au mur non loin d’ici me regardant avec un sourire salace. Je baisse le regard, priant intérieurement pour que Matthews se casse et ne revienne pas me lancer une énième réplique cinglante. « Alors ma jolie t’as besoin de compagnie ? ». Je relève mon regard croisant le regard de l’ivrogne de tout à l’heure. Je soupire avant d’appuyer sur le bouton de l’ascenseur pour tenter d’échapper à l’homme. « Casses-toi » que je lui souffle sur un ton autoritaire alors qu’il s’approche un peu plus de moi essayant de maintenir mon bras que je réussis à dégager fermement. « Et bien soit pas si violente, je peux te rendre le sourire moi pas comme ce guignol d’avant… ». C’est vraiment ma soirée et Caleb qui arrive pas je vais le massacrer c’est simple. J’en ai marre de devoir passer mon temps à l’attendre. Je repousse encore une fois le mec en face de moi espérant qu’il se casse rapidement. Je suis pas d’humeur et je n’ai pas envie qu’il dépasse les limites avec moi à cause de quelques verres en trop. « Tires-toi où je te broie ce que t’as entre les jambes ». Les portes de l’ascenseur s’ouvrent et je rentre dedans rapidement alors que l’homme bloque les portes à son tour voulant rentrer dedans avec moi. Je le repousse tant bien que mal haussant encore une fois le ton avant de voir Ethan apparaître devant moi. Je ne dis rien, évitant son regard. Il lance une remarque à l’homme avant de passer devant lui, entrant dans l’ascenseur avec moi. Génial. L’homme bien qu’agacé finit par quitter l’ouverture et rejoindre la salle du gala. Je soupire avant de m’adosser contre la paroi de l’ascenseur sans un mot.



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Yesterday I died, tomorrow's bleeding.
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MessageSujet: Re: Ethan&Mia - « Would anyone hear me screamin' behind these castles walls? »   Sam 5 Nov 2011 - 21:08



    Que c'était dur de devoir encaisser tant de haine et de mépris de la part de son ex petite amie. Si seulement elle savait, si seulement elle savait combien le jeune homme se sentait mal dans le fond, combien elle lui manquait énormément, plus qu'il n'aurait pu jamais l'imaginer. Vu la relation passionnelle qui les ont unis pendant six mois il y a encore quelques semaines, Ethan hanté par ses regrets aurait pu changer le monde avec ses "et si" . Seulement, lâche qu'il a été et qu'il est toujours, jamais il ne pourrait lui avouer la vérité, après le poing qu'il s'était pris dans la gueule, cela lui rappelait cruellement combien il méritait pas Mia dans le fond. Comment en fin de compte il méritait probablement personne au vu de sa lâcheté et de son égoïsme sans fins. Mia avait beau faire sa tête froide, jeune femme au calme et a la cruauté imparable, peut-être qu'en fin de compte elle méritait plus un mec comme Caleb, qui avait beau être un connard de première, mais qui avait toujours été là pour elle et qui savait la défendre. Ethan pouvait pas la défendre et lui promettre d'être là pour toujours, dans sa tête là tout de suite, ca rimait de l'impossible. Il était trop lâche, il avait beau faire son malin avec sa franchise et ses poings qui partent rapidement, quelques soient les conséquences, la preuve étant qu'il n'avait strictement aucun courage quand la décision était à long terme et que cela impliquait des responsabilités. Pour Ethan qui avait toujours refusé la guerre, eut une éducation trop stricte, qui avait toujours divagué à droite à gauche, faisant son petit business pour arriver à ses fins et qui était un être généralement nihiliste, le mot responsabilités ne faisait pas vraiment parti de son vocabulaire.

    FLASH-BACK

    Ethan rentrait du boulot comme tous les jeudi soirs assez tard, et il vit alors le magnifique spectacle de Mia entrain de se gaver comme une névrosé de glace devant la télévision. Ses yeux semblaient fuyants et son visage fermé, comme la crazy bitch d'antan que Ethan avait pu connaître. La saluant en s'approchant pour l'embrasser, celle ci tournait sa tête pour lui faire signe que son baiser n'était pas le bienvenu. D'accord. Elle doit être mal lunée, avoir ses règles, péter une vingtième crise pour je ne sais quel petit problème de sa journée aujourd'hui ou crise de jalousie par rapport à Parker, enfin, quelque chose devenu de banal qui se règle en dix minutes. Ethan commence à lui demander comment s'est passé sa journée, histoire de faire la conversation, celle ci entre deux bouchées de glace dit un truc insignifiant, ses yeux rivés sur la télévision et ses jambes tapant nerveusement sur le sol. Ethan n'y fait pas attention et commence à se prendre un truc vite fait à manger, avant de s'installer dans le canapé et prendre la glace de Mia pour se servir. Celle ci automatiquement, comme une obèse privé de son besoin vital, lui arrachait le pot des mains avant de lui lancer un regard noir. Bon, plan B. Ethan prenait sa glace pour la poser sur la table et se jeter à ses lèvres, caressant son visage comme elle aime qu'on le fasse. Cependant, rapidement elle le jetait du canapé, le traînant par terre avant de reprendre sa glace et d'aller dans une autre pièce. Ok, Ethan avait épuisé tous ces plans, il commençait alors à se lever, agacé, pour suivre Mia et lui dire : « Putain mais c'est quoi ton problème Mia, aulieu de bouffer ta glace comme une maniaco-dépressive, crache le morceau. »« J'suis enceinte connard. » Ethan a alors enfin compris ce que c'était que cette sensation u vous avez l'impression d'être totalement vide dans votre tête, et que vos jambes vous échappe malgré vous. S'asseyant alors sur la chaise la plus proche de lui, son cerveau ne put s'empêcher de faire la connexion avec Crystel. Avec Crystel, c'était la première fois qu'il avait tenté de faire des efforts, de prendre des responsabilités et qu'il avait envisagé d'être père avec Crystel, qu'il aimait à l'époque, elle avait fait une fausse couche et s'était barré, le laissant seul comme un con alors qu'il avait tenté d'être sérieux. Il s'était fait sacrément baiser, était parti dans une dépression courte mais intense, et depuis les responsabilités, il en avait rien à foutre. Dans les grossesses non consentis, y'en a toujours un qui finit par se couiller, ou alors le bébé naît et c'est encore plus la misère, le couple se déchire et ils souffrent chacun encore plus, maintenant qu'ils se sentent obligés de rester pour leur bonne conscience et pour le gosse, et c'est encore pire que s'ils s'étaient quittés avant. Sans vraiment réfléchir, Ethan se levait lentement, s'approchant de Mia pour lui dire, d'un ton sincèrement désolé et brisé : « Je sais pas ce que tu comptes faire, mais je veux pas en faire partie. Avant qu'on se déchire, qu'on se monte l'un sur l'autre, qu'on se brise, qu'on s'enlise dans une routine qui va nous bouffer de l'intérieur et qu'on finisse par se détester suite à la potentielle apparition de .. cet être, j'préfère qu'on se quitte maintenant. J'pourrais pas t'expliquer pourquoi c'est comme ça, tu me hais du plus profond de ton être j'en suis sûr et j'peux pas te blâmer pour ça, j'pourrais pas t'expliquer pourquoi je fais ça, mais crois moi ça vaux mieux. J'peux pas rester. » Ethan embarque alors quelques unes de ses affaires qu'il trouve dans ses affaires, Mia restant statique et muette comme une tombe, de mettre ses affaires dans son sac et de l'embrasser tendrement sur la joue, un baiser qu'il aurait voulu faire durer des heures, et de s'en aller, aussi simplement qu'il était arrivé.

    FIN DU FLASH-BACK

    Après que Mia lui ait gracieusement passé l'adresse de son gynécologue avec une réplique cinglante à la clé, à laquelle Ethan n'a pas préféré répondre car il savait dans le fond qu'elle avait raison, Ethan continuait de marcher, et ne pouvait alors s'empêcher de repenser à ça, combien il n'était rien qu'un petit merdeux arrogant qui ne pense qu'à sa petite personne. Quoique il avait tenté de faire le gentil pour la charité et merci de la façon dont il a été remercié. Il marchait alors le pas hagard, pressé d'aller se bourrer la gueule, n'importe ou tant qu'il y aurait de l'alcool, avec ou sans Kepner. Son oreille ne put cependant être attiré par le bourdonnement qui régnait derrière lui, son regard dans la semi pénombre qui l'avait atteint regardant alors discrètement en arrière. Mec bourrés et Mia ne faisaient jamais bon ménages en règle générale, de l'expérience qu'avait Ethan. Le mec semblait insisté et cela allait encore finir en massacre comme toujours avec Mia, avec l'un des deux qui finirait à l'hosto'. L'ascenseur arrivait pile poil à ce moment là et le mec bloquait l'entrée de l'ascenseur. Non mais quel lourdeau de première. Attiré par ses pulsions Ethan ne put s'empêcher de revenir sur ses pas, foutre une béquille au mec avant de le pousser deux mètres plus loin, l'homme ne tenant déjà pas bien droit naturellement, et de rentrer dans l'ascenseur pour éviter toute représailles avant de lui dire : « Tu ferais mieux de passer ta soirée dans la cuvette de tes chiottes à te demander pourquoi t'es aussi affligeant et abruti, connard. » Il fermait alors les portes pour appuyer sur un étage au pif, le huitième tiens il avait l'air cool, son chiffre porte-bonheur. Cependant, rapidement, il réalisait qu'il était en compagnie de Mia également, ayant presque oublié pourquoi il avait fait ça à la base, et rapidement, sa colère et l'amertume non justifiée qu'il éprouvait pour elle refaisait surface. Ce qu'il comprenait pas, c'était que elle qui ouvre sa gueule tout le temps, mais vraiment tout le temps, soit devenu au comble muette comme une pierre. Normalement, elle lui aurait gueulé dessus genre "j'ai pas besoin d'aide connard" mais là non, elle ne pipait aucun putain de mot et ca stressait Ethan, qui ne put s'empêcher de lui montrer la main ou elle lui avait écrit son adresse de merde pour lui dire d'un ton agacé : « Et tes putain de gynécologues tu les gardent pour toi, tu devrais y aller by the way, car tu commences à te faire grosse, et crois moi, ce mec devait être réellement ivre pour avoir ne serait-ce qu'oser t'aborder. » Il avait été cruel dans ces propos, mais c'était plus fort que lui, il s'était retenu au gala de péter une durite, et voilà, Mia était là, elle lui rappelait toute la stupidité de son être et combien Ethan se détestait profondément lui même ces derniers temps, et inconsciemment, elle en payait le prix fort. Il enchaînait alors, face au regard vitreux et froid de Mia : « Qu'est que t'as à me regarder, tu pensais vraiment qu'après que ton futur ex petit ami, avec lequel tu dois plus trop te priver maintenant, m'ait frappé, je fasse la charité avec toi? Il m'a frappé et t'as du prendre un putain de plaisir à le voir faire, juste parce que t'es tellement égocentrique que t'adores ça, quand on se bat pour toi, quand on frappe un pauvre mec comme moi à un putain de gala devant des gosses atteint du VIH et ayant le cancer. » Ethan s'était alors rapproché de la jeune femme, la pointant du doigt pour appuyer ses propos. Il est vrai qu'à aucun moment Mia n'avait aidé ne serait-ce que de l'aider ou d'engueuler Caleb pour sa putain d'attitude de merde. Non, elle avait même du le féliciter, Ethan la voyait bien faire ça sur le coup, le féliciter, baiser un petit coup et aller au gala. Elle semblait bien se porter à vrai dire quand on la regardait comme ça. Faut croire que ce merdeux de Caleb lui donnait des "ailes" comme on dit. Littéralement bouffé par sa jalousie qui lui retournait littéralement le cerveau, Ethan finit alors par échapper un rire cynique, regardant une nouvelle fois l'adresse que lui avait filé Mia avant de lui dire, juste histoire de l'agacer, pour qu'elle sorte de ses gonds et de la tester :« Finalement, tu sais quoi, vu que je suis apparemment fiché au connard de première désormais, j'vais sûrement garder ce gynécologue, j'le filerai à Jane quand je lui aurais réglé son compte. Merci, franchement tu me rends service quelle générosité. »
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MessageSujet: Re: Ethan&Mia - « Would anyone hear me screamin' behind these castles walls? »   Dim 6 Nov 2011 - 9:16




    Mon cœur se serrait à mesure que les paroles d’Ethan remontaient à mon esprit. Ça me rendait totalement dingue de le voir se comporter comme si c’était moi l’unique responsable de cette situation plus que désastreuse. Pour une fois, je n’étais pas responsable – pour une fois ma seule erreur a été d’assez stupide de croire qu’un autre homme pourrait m’aimer sincèrement et me protéger quoiqu’il arrive. Après ma relation avec Noah, je n’avais plus envie de croire à l’amour et cela pendant longtemps. Avant Ethan, c’était sûrement le seul homme qui avait réussi à me voir sous mon vrai jour, celui qui a toujours été là pour moi et ce peu importe les situations. Après la mort de Jeremiah, c’est lui qui est reste coûte que coûte à mes côtés pour me sauver, pour m’extirper de ce tourbillon sombre dans lequel je m’enfonçais progressivement. Et j’ai refusé son aide – j’ai fuis pour ne pas avoir à affronter tout ça. La mort de mon jumeau me semblait tellement irréalisable. Je ne voulais pas croire qu’on l’avait tué ainsi sans pitié, sans même éprouver un sentiment de culpabilité. On m’avait arraché un bout de moi-même ce soir là et après ça rien ne pourrait rentrer dans l’ordre – redevenir comme avant je le savais. Noah en a fait les frais et je le regrette amèrement, encore plus depuis qu’il est venu jusqu’ici pour me récupérer, voyant que ses sentiments n’avaient pas changé. Je ne sais même pas comment lui parler de tout ça à présent – je devrais honnête mais je n’y arrive pas, j’ai pas envie de le faire souffrir davantage. J’ai le cœur en berne et je ne sais pas si cette fois-ci je réussirais à m’en sortir. J’ai tout offert à Ethan : mon cœur, ma confiance, et surtout toutes ces perles d’espoirs qui me faisaient imaginer un avenir bien meilleur que tout ce que j’ai pu avoir jusqu’à présent. Il les a toutes brisé une à une sans me laisser le temps de réaliser quoique ce soit. Lorsqu’il m’a quitté parce qu’il ne se sentait pas d’affronter cette situation, je n’ai rien trouvé à rien dire, mon corps totalement paralysé par la douleur qui montait en moi. Je me suis sentie trahie – perdue – idiote d’avoir cru à l’amour, encore. Le pire dans toute cette histoire c’est que j’ai beau vouloir le détester, le haïr de toutes mes forces d’agir comme une espèce de gamin immature je n’y arrive pas. Mes sentiments m’explosent chaque jour un peu plus au visage. Chaque matin en me levant et ne sentant pas son souffle parcourir mon visage pour me réveiller avec tendresse, la brutalité de la rupture me revient à l’esprit. Et là je réalise à quel point je suis seule et surtout à quel point je n’arrive pas à le détester parce que mon cœur lui appartenait à présent. Je vais devoir reprendre ma vie comme si de rien n’était, comme si cet avortement ne me faisait rien alors qu’au fond ce n’est pas le cas, c’est une épreuve dans la vie d’une femme et j’ai beau faire comme si je m’en fichais, ce n’est pas le cas. Je n’ai plus envie de croire à toutes ces stupidités de l’amour, toutes ces personnes qui disent qu’on doit saisir notre chance lorsqu’elle se présente devant nous. C’est de la merde en boîte et encore le mot est faible. Je veux plus avoir à faire à quelconque sentiment amoureux, ceux qui me lient à Ethan et qui me consument lentement sont déjà bien assez difficile à combattre. Mon esprit est complètement à côté, heureusement que Caleb est là et me soutient, dans mon futur avortement, dans cette espèce de cicatrisation pour mon cœur. C’est sûrement l’une des seules personnes capables de savoir ce que je peux ressentir à ce moment précis. Tout le monde pour un grand connard, c’est sûrement ce qu’il est sans nul doute mais c’est aussi mon plus gros soutient à l’heure actuelle.

    La soirée semble encore une fois tournée au cauchemar. La charité m’emmerde royalement et je me demande pourquoi j’ai fais la connerie de venir ici ce soir, après le désastre de la cette après-midi. J’aurais mieux fait de rester chez moi, d’oublier tout ça et de me soûler jusqu’à me rendre malade. Mais évidemment mon patron m’a imposé de venir ici, estimant que je ne m’investissais pas assez dans la vie de l’hôpital et toutes ses actions. Bien sûr que je le fais pas, pourquoi est ce que j’offrirais mon temps à des personnes qui ne connaissent même pas mon prénom, c’est stupide. Le mec en face de moi semble me prendre pour une poupée de plus à sauter vulgairement dans un coin de cet hôpital. La seule chose qu’il réussi à déclencher en moi c’est une putain d’envie de vomir. Ethan qui passe devant lui se plante non loin de moi dans la petite cabine de l’ascenseur avant de lui demander de déguerpir. Je comprends même pas pourquoi il fait cela, ce n’est pas comme s’il en avait encore quelque chose à cirer de moi après tout étant donné qu’il n’a pas eu de mal à me laisser tomber comme une moins que rien, enceinte de surcroît. Les portes se referment et un soupire de lassitude s’extirpe d’entre mes lèvres. Je m’adosse à la paroi de la petite cabine sans un mot – de toute manière je ne vois pas ce que je pourrais lui dire. Il finit par tendre sa main me présentant le fameux nom inscrit auparavant avant de me lancer une réplique cinglante me demandant d m’y rendre assez rapidement car ma grossesse commence à se voir et surtout qu’il ne comprend pas comment ce mec a pu m’aborder. Mon cœur se serre – j’ai l’impression d’étouffer tant j’ai mal à cet instant-ci. Je le déteste – je le hais – je le maudis et surtout je me déteste au fond d’être éperdument amoureuse de cet espèce de connard. Je relève mon regard en sa direction sans émettre un mot, laissant place à un regard de glace bien significatif de toute la colère que je ressens à ce moment précis. Il finit par reprendre la parole me demandant si je m’attendais à de la charité de ma part après que mon pseudo petit-ami l’ai frappé. Je lâche un rire nerveux secouant légèrement la tête alors qu’il en vient à me dire que ça doit me plaire de voir deux hommes se battre pour moi parce que j’ai toujours aimé ça être le centre du monde. Et toi ta passion c’est d’être un connard ? C’est réussi en tout cas. Je soupire de plus belle avant de le repousser, frappant son torse. « TU LA FERMES » que je lui crie en le fixant continuant de taper son torse avec rage jusqu’à le faire cogner contre le mur. « Ne viens pas me sortir la carte du mec aimant la charité quand on voit que t’es incapable de prendre tes responsabilités et d’assumer d’avoir mis enceinte la fille que tu aimes. Enfin aimer parce qu’apparemment chez toi les sentiments partent aussi vite qu’il vienne, comme quoi ma première impression sur toi était la bonne au final : un vrai connard ». Je me recule contre la paroi, ma poitrine se gonflant rapidement, mon souffle se perdant presque. Ethan me fixe et je ne baisse pas le regard. Je ne dis plus rien, n’ayant qu’une envie quitter ce fichu gala et rentrer à l’appartement. Ce dernier reprend la parole. Il en revient à foutre cette salope de Jane sur le tapis cette espèce de blondasse sans forme qui nous avait déjà causé une dispute quand on était sorti dans cette boîte de nuit. Je souris en coin avant de m’approcher empoignant son menton entre mes mains. « Va la sauter, prouves que t’as quelque chose entre les jambes au moins à une nana, parce qu’avec moi c’est raté. Tu peux oublier le nom du médecin je pense vu sa capacité à ouvrir les cuisses elle doit en avoir plus d’un dans son répertoire ». Je lâche son visage en me reculant que très légèrement le toisant du regard avant le gifler un bon coup. Il passe sa main sur sa joue endolorie. « Celle-ci c’est pour avoir osé me parler comme tu l’as fais. Si tu cherches une merde à souiller, trouves en une autre, ta colocataire par exemple ou alors cette fille…Lucy non ? ». J’ai envie de le blesser comme il me blesse, j’ai envie de lui faire mal comme lui m’enfonce progressivement un peu plus à chaque seconde dans ce gouffre. « Non peut-être pas Lucy en fin de compte quand je repense à ton grand courage pour te planquer derrière moi dans cette station service. Tu t’es jamais posé la question de pourquoi apparemment toutes tes relations foiraient Matthews ? C’est peut-être toi le fond du problème en réalité, toi et ta connerie ». Je me déteste de lui dire tout ça parce que je ne connais rien de leurs histoires, et ça me tue parce que je suis en train d’agir exactement comme lui et c’est ce que je ne voulais pas. Je tire légèrement sur ma robe avant de me placer devant la porte prête à appuyer sur le bouton pour fuir. « Tu m’excuses, je dois rejoindre Caleb. Lui au moins ne m’abandonne pas et surtout sait comment me combler…si tu vois ce que je veux dire » que je lui lance avec une grosse touche d’ironie avant de m'approcher de lui avec provocation passant sensuellement ma langue sur mes lèvres essayant de le rendre dingue, pour qu'il s'imagine que Caleb va me baiser comme jamais lui l'aura fait. Ma langue glisse le long de la courbe de mes lèvres alors que je lui lance un sourire dès plus cynique penchant légèrement ma tête sur le côté avant de me reculer, attendant de pouvoir partir.

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MessageSujet: Re: Ethan&Mia - « Would anyone hear me screamin' behind these castles walls? »   Dim 6 Nov 2011 - 17:11



    Bon dieu mais qu'est que le destin avait à le pourchasser de cette façon? Rien que sa rencontre avec Mia. Comment s'était donc t'il débrouillé pour flirter avec une parfaite inconnue, enfin déjà aborder une fille, même s'il était resté très froid avec elle, avant de la revoir et de se faire passer pour son soi disant petit ami et d'arriver là ou il en était arrivé. Le jeune homme n'était pas si ivre que cela, il sortait à peine d'une dépression certes, mais il avait connu pire dans le genre. Cela avait été un acte purement impulsif, sur un coup de tête, totalement irréfléchi et irrationnel. Faut croire que le destin l'avait poussé d'une manière ou d'une autre à parler à Mia. Et qu'il le poussait à les faire rencontrer encore et encore dans des situations bien étranges. Et a chaque fois, elle le rendait un peu plus accroc, ellle lui attisait un désir inexplicable, sans qu'il sache réellement d'ou il provienne. Ethan aimait ce désir, mais d'un autre côté, Mia lui faisait très peur. Il aurait très bien pu s'excuser maintenant qu'il avait réalisé qu'elle lui manquait affreusement, il aurait très bien pu tenter quelque chose avec Mia à nouveau, il aurait trimé une fois de plus mais il aurait fini par y arriver avec sa persévérance sans failles, après tout Ethan s'était quand même fortement attaché à elle en quelques semaines, mais si Mia avait réussi à briser à rendre accroc Ethan en seulement quelques semaines passées en sa compagnie, elle était tout simplement capable de le briser en deux dans un battement cils. C'était déjà presque le cas actuellement. Et Ethan ne se laisserait pas avoir une deuxième fois. Car, est ce que vous l’avez dit ? « Je t’aime », est ce que vous l’avez dit ? « Je ne veux jamais vivre sans toi... Tu as changé ma vie... » Est ce que vous l’avez dit ? Faire des projets, se fixer un but et travailler pour cela. C'est pas si facile que ça en a l'air en même temps, et Ethan était a peu près sûr que Mia ne serait pas capable de lui faire de telles confessions à l'heure actuelle, ou même qu'elle les pensent réellement. Parce que ouais, c'était pas si facile de se jeter à l'eau et de plonger dans la gueule du loup, surtout pour des êtres comme Ethan ou Mia. Rien que pour lui avouer ses sentiments pour elle, il avait du se foutre sur une autoroute, jouant dangereusement avec la mort. Alors pour s'excuser et lui dire qu'elle représentait tout à ses yeux actuellement, dieu seul sait ce que cela lui coûterait, s'il en aurait un jour la force. Elle lui fait mal dans l'ascenseur, pas tant avec ses coups mais avec ses paroles, avec ses expression faciales, chacun de ses mots donnent un coup de plus à son coeur tenant à peine dans sa poitrine, qu'elle tentait d'arracher toujours un peu plus en lui gueulant dessus, le prendre pour la suite le piétiner. Ethan était défoncé, c'est pourtant lui qu'il l'avait quitté et après ce qu'il lui avait dit, il devait s'attendre à des représailles, là tout de suite, elle le rendait dingue, à s'exciter contre lui dans tous les sens, Ethan n'avait envie de qu'une chose, se jeter sur elle et la calmer, qu'elle lui sourit, qu'elle lui montre son sourire magnifique et que ses lèvres se mêlent aux siennes pour un baiser tendre et passionnel, qu'ils aillent ensembles à ce putain d'after de merde, qu'ils le roxent ensembles avant de rentrer et finir dans les bras l'un de l'autre. Ethan voyait déjà toute cette possibilité s'acheminer devant lui, ce fil conducteur apparaître devant lui, à sa portée, tout ce qu'il avait à faire, c'était sortir les mots appropriés de sa bouche pour pouvoir l'attraper. Il ne pouvait s'y résoudre pour autant, ces mots paraissent comme sortis d'une autre planète et trop difficiles à prononcer pour lui en ce moment même. Tout ce qu'il put répondre donc après que Mia l'ait traité de connard, au lieu d'un simple et sincère "je suis désolé" c'était : « Et toi t'es qu'une putain de crazy bitch qui veut que tout le monde soit à ses pieds. » Il pensait pas grand chose de ce qu'il venait de dire, et même après ces mots, il restait rongé de culpabilité et d'amour pour la jeune femme. Il devait donc indubitablement, définitivement, inexorablement résider en Mia une espèce d'attraction magnétique, une aura féline et divine qui vous attire sans que vous ne puissiez rien y faire, sans que vous ayez réellement temps de vous arrêter deux secondes, réfléchir, vous sautez à corps et âme dans la gueule du loup, totalement inconscient, et à peine eussiez-vous ouvert les yeux que la demoiselle vous a déjà entre ses griffes et que vous êtes foutu, piégé, accroc et surtout foutu. Elle avait un tel pouvoir d'attraction et d'emprise sur le jeune homme, Ethan en était resté assez effrayé et préférait alors l'envoyer chier encore et encore. Elle était malsaine pour lui, et il était malsain pour elle. Certes, il y avait quelque chose entre eux, ce quelque chose en plus, cette espèce d'alchimie assez attirante, mais si vicieuse et perverse dans le fond, Ethan ne voulait plus jouer.

    Il avait beau se dire cela, son corps ne cessait d'agir autrement, surtout après que Mia lui ait foutu une bonne baffe comme elle l'aime les faire, Ethan ne pouvant s'empêcher de mettre la main sur sa joue, et qu'elle se mette à l'attaquer sur Lucy. C'est faible, c'est vilain, c'est vicieux. Elle lui fait rappeler ce cruel jour ou sa lâcheté a pris le dessus et qu'il s'était planqué à cette station service, parlant d'elle comme si elle n'était qu'une pétasse parmi tant d'autres, la comparer à Parker était déjà presque un crime. Elle était loin de l'être, tout comme Mia l'était aussi, seulement cette remarque l'avait mis dans une rage folle. Lui aussi il aurait pu très bien être aussi cruel qu'elle et l'envoyer right back en balançant des trucs sur son frère, mais même là, alors qu'elle parlait de Lucy, sa Lucy, celle avec laquelle sa relation était si compliquée, son plus grand point faible, il n'avait pas la foi d'être si cruel avec elle en retour, car il savait pertinemment que la toucher à ce point impliquait le fait qu'il n'aurait plus aucune chance avec elle, et qu'elle le détesterait d'une haine profonde pour le restant de ses jours. Bien que ayant pensé à la chose, il répliquait alors sur le même ton : « T'as bien raison, c'est ce que je vais faire, j'vais me barrer avec Lucy, c'est ce que j'aurais du faire depuis longtemps faut croire, elle a beaucoup plus de mérite qu'une fille aussi idiote que toi. Lucy ca fait longtemps qu'elle a accepté ma connerie, j'la connais depuis que j'ai cinq ans, tu comprends ça? Est-ce que t'arrive à comprendre, que c'est pas juste "une fille", que c'est Lucy, et qu'elle t'écrase d'ailleurs largement rien qu'avec son orteil ? » Ethan s'était amélioré en glissant une partie de vérité dans son discours, Lucy n'était pas une fille comme les autres et il avait enfin donné quelques informations sur cette dernière à Mia. Cependant, Mia n'était pas idiote et la relation qu'il avait avec elle était totalement différente, mais avait exactement la même putain de puissance. C'est alors que Mia faisait le geste ou l'attitude de trop, s'approchant du jeune homme, pour faire ce truc tout simplement irrésistiblement sensuel avec sa langue en parlant de Caleb, ce qui eut le don d'enflammer de jalousie le jeune homme. Rien que d'imaginer cette scène, il aurait pu prendre une carabine et tuer entre les deux yeux de sang froid Caleb, avant de briser en deux Mia sous l'effet de colère. Il avait juste envie de lui sauter à la gorge, de la tuer, de l'immoler, de la déchirer, de l'écarteler juste pour qu'elle sente la douleur qu'elle venait de lui procurer rien qu'avec cette simple phrase et ce geste. Ne prenant même pas la peine de réfléchir si cela paraissait très gentleman et "politiquement correct" , il la prenait soudainement mais non violemment afin de ne pas non plus l'étouffer par son étreinte à la gorge pour la plaquer contre le mur, son poing venant s'abattre à quelques centimètres de sa tête sur le moniteur de contrôle de l'ascenseur, écrasant le red button qui met alors l'ascenseur temporairement hors service avant de s'écrier, son regard plonger dans le sien, hors de lui : « TU MENS. » Son excès de rage avait du sûrement résonner dans tout l'ascenseur car Mia en frissonnait presque. Son corps collé au sien, Ethan, à fleur de peau, calmait rapidement ses ardeurs, sa main toujours empoigné à la gorge de Mia, sans aucune réelle étreinte cependant, son pouce commençait malgré lui à effleurer les lèvres de la jeune femme, rajoutant avant que ses lèvres ne se catapultent aux siennes : « Je sais que tu mens. T'es à moi. » Commençant à lui donner un baiser fougueux et passionné, Mia le rejette rapidement, enlevant son bras et lui foutant une deuxième baffe, qui attise le désir du jeune homme. Ce dernier attrape alors le bras avec lequel elle l'a frappé violemment, la fixant alors, ses yeux brûlant de désirs avant de la recoller au mur pour lui redonner un deuxième baiser toujours aussi fougueux et passionnée. Une fois de plus, Ethan fait face à un mur se prenant une baffe sur l'autre joue, se prenant entre temps un nombre incroyables d'insultes. Néanmoins, il peut sentir dans son regard et dans sa gesture qu'elle en autant envie qu'elle, elle va craquer. Ethan attrape alors ses deux mains pour les coller en l'air contre l'ascenseur avec les siennes, maintenant qu'il a le champ un peu plus libre il commence à lui baiser l'épaule, une de ses jambes se calant entre les siennes, se prenant au passage une béquille qu'il se contentait d'encaisser remonter ses baisers vers son cou pour venir lui susurrer : « Alors, comme ça Caleb te comblerait plus que moi? Dans ce cas là, dis moi, quand je fais ça... » une de ses mains descendant du bout des doigts le bras de Mia, venait descendre jusqu'à ses jambes pour aller en dessous de sa robe venir lui griffer les jambes de façon sensuel. Mia avait beau se cacher, Ethan voyait bien qu'elle était comme une pile électrique qu'on attends juste de brancher, se mordant la lèvre et et se mordant aussi probablement toute la joue intérieure de sa bouche pour se retenir, alors qu'elle se contentait juste de lui foutre une troisième fois la main dans sa gueule. Ethan la regardait alors, un sourire au coin il ajoutait : « Tu ne ressens absolument rien? J'veux dire à côté de Caleb c'est probablement de la merde j'en conclues. J'vais donc me donner une seconde chance, si je fais ça... » sa bouche continuant de baiser sa joue, lui faisant quelques suçons appliqués, sa main en dessous de sa robe s'approchant alors de son intimité pour y faire son terrain de jeu quelques instants, y introduisant deux de ses doigts lentement mais profondément, il finissait par ajouter, un sourire presque sadique aux lèvres, ses lèvres gravitant autour des siennes : « Toujours rien? »
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MessageSujet: Re: Ethan&Mia - « Would anyone hear me screamin' behind these castles walls? »   Lun 7 Nov 2011 - 5:30



    Les événements s’enchaînaient et me laissaient penser que le destin était vraiment une belle ordure. Des dizaines de personnes s’étaient décidées à participer à ce foutu gala de charité mais il a fallu que je tombe nez à nez avec Ethan, évidemment. J’aurais préféré éviter cette confrontation. C’était la première depuis notre rupture. Je me souviens encore de ce moment ; quand de quelques paroles, il détruisait tout ce que j’avais pu imaginer avec lui, se sentant trop peu confiant pour affronter tout ça, le bébé, l’avortement. Idioties. Comme moi, j’étais prête à me retrouver enceinte à Vingt-trois ans. Les jours qui ont suivi notre rupture, je ne suis pas venue à l’hôpital – ne donnant de nouvelles à personnes, en restant totalement enfermée dans ma bulle sombre. Je restais là, assise sur mon canapé, le regard figé dans le vide à m’enivrer de l’odeur d’Ethan encore présente sur son t-shirt, essayant de me rappeler où toute notre histoire avec déraillée. Puis Caleb a fait son retour en ville, sans vraiment s’imaginer tout ce qui avait pu se passer dans ma vie ces derniers mois. En me voyant ainsi, totalement effondrée alors que d’habitude, mes émotions ne transparaissaient jamais, il a décidé de me faire vivre chez lui pour éviter que je fasse une connerie.

    Flash Back :

    Allongée sur mon lit, totalement recroquevillée sur moi-même, je fixe la fenêtre, le bruit de la rue me sortant de mes pensées de temps à autre. Je ne suis pas allée bosser encore une fois pour changer. Caleb tente de me couvrir tant bien que mal racontant à qui veut bien le croire que je suis souffrante. Il ne sait pas réellement tout par rapport à Ethan. Je n’aime pas faire étalage de mes sentiments ou de mes peines, c’est bien connu. Je me suis contentée de lui dire qu’on était en couple et que c’est terminé à présent. Il ne sait rien encore pour la grossesse et parfois je me demande si je vais lui dire. Il est très sanguin comme mec et je suis certaine qu’il irait tout droit casser la gueule à Ethan. J’entends la porte d’entrée qui s’ouvre. Je reste ainsi immobile alors que rapidement je sens les mains de Caleb se poser sur moi. Je ne me retourne pas, il reste là allongé à mes côtés. « Mia…tu ne peux pas continuer à te morfondre pour ce connard » qu’il me dit naturellement. Je ferme les yeux soupirant. Il ne sait rien de mes sentiments, parce que j’aime ne pas en faire part aux autres même si je sais que Caleb est proche de moi et qu’il ne se permettrait jamais de me juger. Depuis la mort de mon frère, je me suis confiner dans une attitude aussi froide qu’odieuse espérant que ça finisse par empêcher les autres de s’attacher à moi – ça marchait bien jusqu’à Ethan. Je me suis faites prendre à mon propre jeu, m’attachant subitement à lui, oubliant le temps de quelques moments que j’étais qu’une espèce de connasse perdue entre deux mondes, celui où mon jumeau était encore là et celui où je devais apprendre à vivre sans. « Boucles là connard ». Je dis cela d’un ton lasse et froid, je n’ai pas envie de m’engueuler avec lui, je n’ai réellement pas besoin de ça. Je me resserre un peu plus contre les draps les tirant vers moi. J’ai l’impression que rien ne pourra vraiment m’aider à aller mieux, même s’il revenait là, je ne sais même pas comment je réagirais. « Ce n’est pas comme si t’étais vraiment amoureuse de lui Dexler, relativises ». Je ferme les yeux en entendant ses paroles. Evidemment qu’il ne se doute à rien, à la question tu l’aimes ?, je m’étais contentée de répondre que l’amour ce n’était pas pour moi. Caleb ne se doute de rien, non pour lui Ethan n’était qu’un mec de plus comme avant, avec qui je baisais avant de le lâcher comme s’il ne comptait pas. Les larmes me montent rapidement et je me force à leurs faire barrage. Je me relève alors, prise d’un accès de colère avant de le regarder. « J’étais amoureuse c’est clair maintenant. Je l’aimais, je voulais construire un truc avec, je lui ai offert mon cœur comme une vulgaire idiote et il en l’a fait voler en éclat » que je crie presque en laissant échapper des larmes. Caleb semble surprit mais ne dit rien – n’ajoutant pas une remarque ironique. Il se contente de me serrer contre lui, passant une main dans ma chevelure en y déposant un baiser, me disant qu’il sera là pour m’aider. Sauf que la seule personne qui pourrait me sauver de tout ça, c’est celui qui en est la cause.

    Fin du Flash Back.

    Debout face à cette porte d’ascenseur, je ne peux cesser de me repasser ce moment en boucle dans ma tête. Je regrette évidemment tout ce que je viens de sortir, même si apparemment ce n’est pas le cas de ce dernier. Il semble avoir eu cette facilité à me balancer toutes ces horreurs au visage pour me blesser, encore. Mais en une fraction de seconde tout bascule. Ethan semble rentrer dans une rage folle, suite à mes dernières paroles, me repoussant violemment contre le mur derrière moi. Je le fixe surprise, presque apeurée, ma poitrine se soulevant nerveusement. Il finit par écraser son poing à quelques centimètres à peine de mon visage, bloquant ainsi le bouton d’arrête d’urgence de l’ascenseur. Je le fixe dans les yeux ne faiblissant pas du regard face à lui. Sa main se colle au creux de mon gorge sans pour autant la serre, son corps lui faisant pression contre le mien. Il frôle mes lèvres, et des frissons me parcourent l’échine. Il me glisse une nouvelle remarque en me disant qu’il sait que je mens et que je lui appartiens. Il ne me laisse pas le temps de répondre avant de plaquer fougueusement ses lèvres contre les miennes. Je le repousse avec colère, me refusant à céder si facilement avant de lui coller une première gifle qui le fait reculer sous l’instant. Je souris faussement pour le provoquer un peu plus malgré sa position. « A toi ? J’ai cessé de l’être quand tu m’as quitté. Puis tu as Lucy oublies pas, comme moi j’ai Caleb maintenant ». Je passe ma langue contre ma bouche avec provocation essayant de lui faire entendre que je sors avec mon meilleur ami pour le faire souffrir, pour lui briser son semblant de cœur comme lui brise le mien à chaque seconde dans cette cabine. Ethan semble fou de rage à nouveau me plaquant encore contre le mur pour m’embrasser et je le frappe encore. Son torse, tirant ses cheveux pour l’éloigner avant de le gifler encore. « ARRETES » que je lui crie au visage pour qu’il cesse de se comporter comme un espèce d’animal blessé dans son orgueil. Je l’insulte encore et encore, folle de rage de le voir agir ainsi, comme s’il pensait que la baise pourrait tout arranger. Il se rapproche de moi à nouveau finissant par bloquer mes poignets en l’air m’empêchant à présent de bouger. Il dépose alors des baisers sur mon épaule que je tente d’esquiver et c’est sans compte sur sa jambe qui se faufile contre mon bassin. Je lui donne un coup dans celle-ci, il ne réagit pas, complètement ivre par l’espèce de désir salace qui monte en lui. Je le regarde dans les yeux, un regard mêlant haine et passion. Il se rapproche de mon oreille. Il finit par remettre ma remarque précédente sur le tapis concernant Caleb avant de glisser sa main contre mon bras puis sous ma robe pour griffer ma jambe sensuellement. Je ressens des frissons, un putain de désir qui monte en moi là mais je me refuse à l’avouer et à céder, il est hors de questions que je le fasse. Je me mords la lèvre inférieure pour m’empêcher de laisser échapper un soupire alors qu’il me fixe souriant en coin continuant de me provoquer tant par ses gestes que par ses remarques. Il finit par glisser ses doigts près de mon intimité avant d’en glisser deux au creux de celle-ci me surprenant et me faisant un effet de dingue. Je le regarde sans vaciller, restant froide et de marbre alors qu’il n’attend qu’une seule chose : me voir lui dire à quel point il me faut du bien. Je le fixe alors qu’il entame un mouvement de vas et vient en moi, je ferme les yeux d’abord, me concentrant de toutes mes forces pour ne pas gémir. Je me laisse faire, une main calée contre le mur, mon intimité se contractant presque sous les assauts procurés par les doigts taquins d’Ethan. « Tu peux mieux faire non ? C’est ça tes limites donc. Mon pauvre… » Que je lui lance sur un ton mielleux pour le provoquer encore avant de le repousser presque sauvagement. Je le regarde là dans les yeux avant de me rapprocher me jetant contre lui pour claquer fougueusement mes lèvres contre les siennes, mes mains remontant dans sa chevelure que je saisis fermement. Ma langue se glisse contre la sienne, l’entourant rapidement, débutant un ballet totalement passionnel avec celle d’Ethan. Je reste contre lui le repoussant contre le mur, tout en ne quittant pas sa bouche si délicieuse. Le baiser devient de plus en plus brûlant, ne faisan qu’accroitre un peu plus le désir qui monte en moi. Mes mains ne quittent pas sa nuque alors que mes lèvres ripent contre sa mâchoire pour revenir capturer sa bouche. Je ne me recule que très légèrement à bout de souffle en le fiant, ma poitrine se gonflant comme si elle n’avait pas eu d’oxygène depuis bien longtemps. Je commence à déboutonner son pantalon de costume avec colère, en le fixant, le baissant très légèrement avant de glisser ma main dans son boxer entourant rapidement son membre avec celle-ci avant d’entamer quelques brefs mouvements secs et vifs dessus. « C’est ça que tu veux ? Une vulgaire baise dans cet ascenseur, dis-le Matthews, dis-le à quel point là, t’as envie que ma main continue ses mouvements pour te faire du bien » Que je lui souffle contre ses lèvres en le regardant enchainant les vas et vient contre son sexe qui ne prend qu’un peu plus d’ampleur entre ma main à chaque fois. Je finis par me reculer, en le regardant. Je me sens complètement ailleurs – je n’arrive même plus à réfléchir sainement à tout ce qui est en train de passer. Je replace ma robe avant de me reculer, mon dos butant contre le mur derrière moi. Je le fixe, le toise du regard alors qu’il semble perdu de me voir m’éloigner ainsi de lui. « Si t’as besoin de prouver que t’as quelque chose dans le pantalon va le faire ailleurs connard ». Il se rapproche de moi comme si je n’étais qu’une putain de proie à atteindre avant de se stopper à quelques centimètres de moi. Ses lèvres frôlent à nouveau les miennes alors que je ferme les yeux pour ne pas céder. Je le déteste d’agir ainsi et surtout de me procurer toutes ces sensations. Je fixe ses lèvres, puis son regard, sa bouche et à nouveau ses yeux noirs de désir. Ma bouche entrouverte n’attend qu’une chose retrouvant la sienne mais je me refuse à céder aussi facilement, ça lui ferait bien trop plaisir. Je passe alors mon index contre ses lèvres ripant contre celle-ci avant de me stopper, le fixant.

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MessageSujet: Re: Ethan&Mia - « Would anyone hear me screamin' behind these castles walls? »   Lun 7 Nov 2011 - 18:44



    Sentir Mia si près de lui, sentir chacun sa bouche embrasser chacune de ses parcelles de peau et parcourir cette étendue d'épiderme, cela paraissait si nouveau pour Ethan qui avait pourtant eu tant de tendresses de ce genre avec la jeune femme auparavant. Néanmoins, après l'affront qu'il lui avait fait subir et tout ce qu'il avait enduré après sa rupture avec elle , il s'était tellement forcé à oublier la jeune femme, à tout laisser derrière, a faire comme un data reset, qu'aujourd'hui son toucher confiant se contrastait à cette impression et sentiment purement psychiques qu'éprouvait en ce moment Ethan : l'inconnu, comme le Nouveau Monde le fut pour Christophe Colomb et ses compères espagnols. Les touchers, caresses ainsi que baisers qu'ils donnaient Mia restaient très expérimentés connaissant ses moindres points faible, et pourtant, Ethan intérieurement, pouvait sentir chacun de ses os et muscles fébriles, indécis, comme apeurés d'une fois de plus fouler ce corps qu'il les avaient tant fait souffrir de manière indirecte. Car oui, quand Ethan a perdu Mia par sa propre faute, celle qui lui avait apporté un condensé de bonheur, insouciance et légèreté qu'il n'avait jamais connu auparavant, il s'était littéralement saigné comme un fou se saigne accroché à la croix. Il a tenté de se dire que Mia n'en valait la peine dans le fond, qu'il finirait par trouver mieux et qu'il était encore jeune de toute façon, que Lucy était probablement la bonne, mais il y arrivait pas. Quelque chose dans les regards qu'ils échangeaient avec Mia, avec cette alchimie qui flottait au dessus d'eux tentait de lui convaincre envers et contre tous du contraire. Par ailleurs, Ethan, qui avait déjà avant Mia eu entretemps d'autres aventures amoureuses pas forcément stables mais toutes aussi compliquées avec d'autres femmes s'était rendu compte progressivement que la rupture n'avait jamais été aussi douloureuse qu'elle le fut avec Mia, aussi fusionnelle et passionnelle eussent été ses relations, ainsi que les coups bas et disputes, il s'est mis enfin de compte à penser qu'une rupture qui vous brisait en deux, c'était sûrement typiquement féminin. Mia lui avait ainsi causé littéralement des "marées de sel à vos pupilles" comme diraient ce bon vieux Saez, et toujours en continuant avec ce pauvre poète, elle devait être semblable à la mer, dépendant de la lune et faisant des va et viens pour s'écraser sur la dune. Ethan, se disait souvent qu'il l'avait sûrement trop aimé la jeune femme, c'était finalement la seule excuse potable qu'il avait trouvé, ou alors trop aimé l'idée d'être aimé pour la première fois de manière durable, lui qui fut si souvent rejetée par ses parents, par ses amis, par les filles dont il étaient tombés amoureux.. Depuis cette rupture, Ethan avait donc rapidement compris pourquoi Sartre s'était tant acharné à dire que "L'enfer c'est les autres". Sûr qu'il avait raison c'te corniaud de Sartre, sûr que l'enfer c'est les autres, mais le plus grand des enfers, c'était d'encore garder des sentiments certains pour son ex petite amie. Ethan, l'espace de quelques semaines, s'était toujours dit, comme Hiro Nakamura, s'il avait pu remonter dans le temps, il aurait sûrement jamais rencontré Mia, et ne serait jamais parti dans une passion amoureuse.. si chaotique et douloureuse pour lui, il aurait préféré ne jamais l'avoir aimé que de l'aimer pour toujours. C'était en quelque sorte assez compréhensible, vu les circonstances atténuantes de leur relation actuelle, plus ou moins en dents de scie, entre paroles cruelles, dangereux rapprochements, ironies et haines plus que palpable, et moments intimes de quelques secondes d'attendrissements et pendant lesquels Ethan paressait enfin sincèrement sympathique. Ces moments étaient si courts et si entremêlés de sentiments contradictoires et difficilement inexplicables que Ethan avait l'impression de ne plus être capable d'aimer et être tolérant, comme si Mia, en plus de lui avoir brisé le coeur, lui avait enlevé l'humanité, déjà qu'il en avait pas beaucoup.

    Ses doigts jouant dans l'entrejambe de la jeune femme, il ne savait pas bien ce qu'il foutait là et ne comprenait surtout pas ce à quoi il jouait réellement puisqu'il venait de la traiter de presque tous les noms et elle venait de lui dire que de toute façon, elle en avait rien à foutre de sa gueule concrètement. Dans ce cas, qu'est qui foutaient là tous deux à s'embrasser, se frapper, se maltraiter l'un l'autre, pourquoi Mia ne l'avait-elle pas encore castrer comme elle a toujours su si bien le faire ? Pourquoi ne l'avait-elle pas encore frapper d'un bon poing histoire de foutre le nez du jeune homme en sang elle aussi ? Pourquoi ne lui avait-elle pas dit qu'elle le haïssait du plus profond de ses entrailles, en le glaçant du regard comme elle l'a tant de fois fait avec d'autres? Pourquoi elle donnait l'impression à Ethan que chacune de ses paroles n'étaient que de purs mensonges ? En effet, en dépit de ses belles paroles haineuses et froides, Ethan y avait souvent face durant leurs six mois passés ensembles qu'il pouvait à peu près ses mensonges de la vérité, surtout au moyen de ses paupières qui clignaient légèrement plus rapidement que d'habitude à mesure que Ethan continuait ses vas-et-viens dans son intimité, sa bouche tremblante, ses yeux glacés de haine à première vue, mais dont on pouvait apercevoir un petit feu de désir qui ne demandait qu'à être ravivé en dernier plan. Elle cèderait, il fallait qu'elle cède, elle devait céder, elle allait céder, elle céderait. Ethan avait donc encaissé chacun de ses coups, chacune de ses insultes, attisant de plus en plus son désir, et le confortant dans l'optique qu'elle craquait encore définitivement pour lui. Quand on se rappelait de leur première partie de jambes en l'air, Ethan avait aussi fait le premier pas et s'était pris une baffe monumentale avant que Mia ne change comme d'abord d'avis comme on change de chemises. Certes, cette fois ci Ethan avait beaucoup à reprocher et méritait chacune de ses insultes, mais la logique était exactement la même. Ethan la connaissait, trop bien même car il aurait aimé ne pas savoir qu'elle voulait exactement la même chose que lui, pour ne pas qu'il se jette ainsi dans la gueule du loup. Le bénéfice du doute subsistait, mais à l'heure actuelle, la persévérance et l'envie de Ethan était sans failles et il continuerait jusqu'à qu'elle le tue de ses propres mains ou que la sécurité arrive et le dégage et qu'il aille en prison, sa pensée n'avait plus aucune limite et avait perdu tout sens de rationalité. Il était confident, et agissait avec assurance et habileté, cherchant à montrer combien la jeune femme n'était pas crédible, du moins à ses yeux : « Tu veux que j'arrêtes hein, bah va y, crie le de toute tes forces, époumone toi pour que j'dégage, j'ai une meilleure idée, appelles Caleb tiens, va y, si c'est soi disant c'est ton petit ami et ton preux chevalier, qu'il vaut mieux que moi, appelles le pour lui dire que le connard première te dérange et avec ses muscles il viendra me casser la gueule jusqu'ici. » Il continuait ses mouvements de vas et vient, allant toujours un peu plus profond, sortant alors le portable de la pochette de la jeune femme il cherchait le numéro de répertoire de Caleb, et commençait à le sélectionner, le pointant alors sous le nez de Mia, ses yeux plein de jalousie mais brûlant d'amour pour la jeune femme, lui crian presque dessus : « APPELLES LE PUTAIN. APPELLES LE SI Y'A QUE LUI QUI TE FAIT VIBRER. CAP OU PAS CAP MIA HEIN? » La jeune femme reste statique, la bouche entre ouverte, semblant presque bégayer des mots tellement elle ne semble pas quoi lui répondre. Ethan finit par agacé par remettre le portable dans la pochette rapidement pour balancer la pochette de sa main et se coller à ses lèvres. Celle ci le dégage rapidement suite à ses mouvements de vas et viens en disant qu'il n'est pas visiblement pas doué. Connasse. Il lui montrerait bien si elle est pas douée, elle semblait avoir parfaitement compris pourtant que c'était en lui disant des phrases de la sorte qu'elle le poussait à encore plus s'acharner sur elle. Avant qu'il n'ait pu dire quoique soit, c'est finalement elle qui finit par le plaquer contre le mur pour lui donner un baiser encore plus fougueux que le sien, dont Ethan n'a pas perdu une miette et apprécié chaque seconde, sa langue faisant un 360° dans la bouche de Mia, ses mains s'agrippant à sa nuque, serrer également sa chevelure contre lui. Comme quoi, tout vient à point à qui le veut vraiment haha. Celle ci finit même par rapidement infiltrer sa main divine dans son boxer. Ethan jouissait de plaisir intérieurement, bien qu'à l'extérieur, il voulait montrer qu'il était tout à fait capable de jouer la comédie comme elle le faisait, se contentant donc de ne rien laisser transparaître alors qu'elle murmurait entre ses lèvres qu'il brûlait d'envie qu'elle continue. Elle n'avait pas tort. Tout comme lui n'avait pas eu tort tout à l'heure, alors Ethan ne voyait pas pourquoi il lui donnerait raison en premier. « Pas plus que toi t'avais envie que je continue de faire ce que j'ai fait il y a quelques minutes en fin de compte. Toi dis le en premier, que tu veux exactement la même chose que moi. Arrêtes de te leurrer et de me prendre pour un putain de jambon Mia. » Il avait ainsi soupiré ces mots entres ces lèvres également avant que Mia ne finisse par se barrer, le laissant quelques peu sur sa faim, comme elle aimait souvent le faire pour le rendre encore plus dingue. Elle lui disait cordialement d'aller se faire foutre à sa façon par la suite, alors qu'elle remettait sa robe et que ses yeux restaient ancrés dans les siens, sa bouche entre ouverte n'attendant que les lèvres exquises d'Ethan. Mia avait beau être une bonne actrice et manipulatrice en général, pour le coup, elle jouait très mal son jeu actuellement, et Ethan en était presque amusé. S'approchant d'elle, ses lèvres gravitant autour des siennes, il l'observait, le regard curieux et amusé, alors que Mia se laissait même à toucher de son index le bout des lèvres du jeune homme. Il commençait alors à tourner autour d'elle, les mains croises dans son dos, détaillant la jeune femme sous chacun de ses traits et de ses courbes, faisant quelques tours ainsi en commençant à dire : « T'es quand même amusante Mia, tant d'efforts pour me résister, tant de moyens pour me rendre dingue, avant de me lâcher comme une merde. Ca en deviendrait presque mignon, un peu romantique dans un certain sens. Tout ce qui te retient finalement de craquer là tout de suite et céder, c'est toi-même, ton orgueil. Tu t'auto-consumes Mia avec tant de fierté alors que lorsque je fais ça... » Ethan se trouvait alors derrière elle et pendant ce petit discours marqué par des pauses ou il avait pris le soin d'observer la robe de la demoiselle, il avait remarqué l'ouverture de la robe de Mia, ll finit par attraper soudainement et sauvagement la jeune femme contre lui, le dos de Mia se trouvant contre son torse avant d'ouvrir en deux secondes à peine la robe de cette dernière, descendant l'ouverture jusqu'en bas, la robe tombant alors en moins de deux à terre, Mia se retrouvant en sous-vêtement. Ethan commençait alors avec la même passion et ardeur à caresser sa poitrine puis son ventre, caressant le bord de sa petite culotte, son autre main fermement accroché à la taille de la jeune femme : « Tout ce que t'as à faire, c'est te laisser aller. » finit-il par achever, au creux de l'oreille de Mia, se mettant à légèrement mordiller son lobe d'oreille, avant de descendre sa bouche dans sa nuque. Sa main accroché à la taille de la jeune femme se mit alors à aborder une deuxième fois l'entrejambe de Mia mais cette dernière, d'une main encore assez hargneuse mais plus fébrile qu'auparavant voulut le stopper de faire ceci, Ethan empoignait alors son autre main sur la main de Mia posé sur sa première main, avant de faire donc descendre les trois mains dans le sous-vêtement de la jeune femme, ses doigts venant alors taquiner son clitoris, sa main mordillant presque son cou de désir à présent. « Tu sais bien que j'ai toujours eu un fort esprit de contradiction, alors j'ai envie de te prouver le contraire, juste histoire de t'agacer un peu plus. » ses doigts continuant de caresser et quelques peu maltraiter l'intimité de Mia, il finit par lâcher une de ses mains pour caresser la poitrine de la jeune femme, commençant à l'embrasser comme il pouvait en penchant sa tête. Remontant cette dernière, il finit par légèrement mordiller les lèvres de la jeune femme avant de l'attraper dans un baiser langoureux, continuant ses caresses dans son sous-vêtement avant de finalement la plaquer contre l'ascenseur, n'en pouvait plus de ce désir qui le brûlait de tout son être et de la pénétrer brutalement. « Et qu'est qui se passe maintenant Mia, t'appelles au viol? » finit-il par concéder, un sourire sadique aux lèvres alors qu'il commençait ses mouvements de vas et vient, son bassin butant contre le sien. Ethan espérait juste que cet ascenseur n'avait pas de caméras là tout de suite.
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MessageSujet: Re: Ethan&Mia - « Would anyone hear me screamin' behind these castles walls? »   Mar 8 Nov 2011 - 7:24



    L’attachement résonnait en moi comme une chose dès plus stupide. Une sorte de mécanisme imposé par la vie devant lequel bien des personnes tentaient de lutter de différentes manières. Certains se refusaient à aimer de peur de souffrir, d’autres prenaient leurs distances avec l’être humain en général pour éviter de tomber dans les pièges sordides de l’amour, et enfin certains luttaient de toutes leurs forces pour refuser tout ça et finissaient par y plonger la tête la première. C’était une triste réalité – et le pire c’est que ce comportement faisait parti intégrante de ma vie. Ça avait commencé dès l’adolescence. Je refusais déjà à l’époque de me dire que je pourrais trouver un garçon qui me donnerait envie de vivre une histoire. Faut dire qu’à ce moment présent, rien d’autre ne comptait à part mon jumeau. Avec Jeremiah on ne formait qu’un, une sorte d’union que personnes ne pouvaient vraiment briser. Mes rêves les plus illusoires me laissaient croire qu’on ne serait jamais que nous deux et que cela me satisferait quoiqu’il se passe autour. Puis mon frère lui, commençait à sortir – à voir des filles et à les ramener chez nous. Ça me tuait de l’intérieur de le voir avancer comme ça aussi facilement alors que pour moi cela me paraissait bien difficile. C’est à ce moment là que j’ai peu à peu pris conscience que moi aussi je devais songer à l’avenir. Noah était là – charmeur – presque amoureux, à me demander une chance de me prouver que ce n’était pas un salop. J’y croyais qu’à moitié en réalité au début. Il avait cette facilité à ameuter n’importe quelle fille à ses côtés sous mes yeux, sûrement pour me rendre jalouse je n’en sais trop rien. Je l’ai poussé à bout – épuisé – repousser, jusqu’à ce qu’il me prouve réellement que je comptais pour lui. J’avais peur de n’être qu’une fille de passage pour lui et ce rôle ne m’intéressait pas le moins du monde. Quand notre histoire a débuté, je n’étais pas la petite amie exemplaire, tout cela me paraissait bien trop étrange. Peu à peu mes craintes ont commencé à s’évaporer laissant place à l’amour, à mes sentiments et à l’envie d’avancer avec lui. Tout aurait pu se dérouler parfaitement et l’assassinat de mon frère est venu tout précipité dans un gouffre sans retour. J’ai cru que je m’en sortirais, j’ai cru qu’avec le temps, la blessure finirait par se refermer, et que ma peine me laisserait un peu de répit pour continuer à vivre. Mais c’était faux – impossible et complètement illusoire de le croire. La fuite me semblait alors la meilleure des solutions. C’est vrai, c’est tellement facile de partir sur un coup de tête abandonnant problèmes, familles et tout ce qui vous empoisonne votre existence en imaginant qu’ailleurs la vie pourrait être meilleure. En arrivant ici à Los Angeles, après avoir laissé Noah derrière moi, le constant était d’une évidence rare : plus d’amour – plus de relation – plus rien. Je refusais d’être blessée à nouveau, de souffrir de quelques manières qu’il soit. Le sexe me paraissait être la solution idéale, baiser jusqu’à s’en briser le souffle et recommencer sa petite vie le lendemain comme si de rien n’était, avancer sans vous raccrocher à tous ses fantômes qui bousillaient votre existence avant, voilà ce que je comptais faire. Au début tout marchait parfaitement jusqu’à ce que je le rencontre lui, Ethan. Et là tout a fini par me détruire à nouveau. Je ne pensais jamais qu’on finirait par éprouver le moindre sentiment pour lui surtout après notre rencontre. Au début, on se détestait réellement, son attitude de connard me foutait en boule sans parler de son comportement plus que crétin avec moi. Et j’ai fini par tomber amoureuse, sans m’en rendre compte, chaque jour un peu plus me confinant dans une bulle où seule moi et lui s’y trouvaient. C’était un monde à part, je m’y sentais bien – apaisée et prête à vivre un truc. Il voulait que je lui laisse une place dans ma vie – dans mon cœur. J’ai été assez stupide pour le faire, et finalement tomber de haut encore. Mon cœur se trouvait à présent brisé, vide de sens, mort, comme s’il affichait une putain d’asystolie sur un moniteur. L’attachement était une putain de foutaise.

    Et voilà où tout cela nous menait. On n’était là confinés dans cette cabine d’ascenseur à se comporter comme des espèces d’animaux en rut ayant besoin de prouver quelque chose. Je le maudissais de tout mon être à cet instant précis. Voir qu’il me faisait toujours autant d’effet et que j’avais beau résister contre ses assauts, mon corps n’en été que plus demandeur. Les cris ne cessaient de résonner de ma part quand je lui ordonnais d’arrêter et les siens quand je m’évertuais de le provoquer en lui faisant miroiter le fait que Caleb était mon petit-ami. Je sais pertinemment qu’en jouant cette carte là je le rendrais fou de jalousie et de rage. Déjà quand nous étions ensemble, Ethan ne cessait de me poser des questions de toutes sortes quant à ma relation avec Caleb, estimant que ce dernier voulait s’immiscer entre nous. C’était faux, même si c’était sûrement l’un des plus gros connard sur terre, il ne se serait pas permis de faire ça – pas si cela devait entraver mon bonheur. Ethan réagissait de plus en plus mal à ma provocation – perdant à nouveau ses moyens et le contrôle de ses nerfs. J’aurais pu m’arrêter, cesser ce jeu malsain mais je ne pouvais m’y résoudre. Mon caractère et ma fierté prenaient le dessus à ce moment et ni la colère ni mes gestes incontrôlés du jeune homme ne me feraient changer d’avis. Mon index continue de tourner autour de sa bouche alors qu’il me fixe quelques secondes. Il commence alors à tourner autour de moi me toisant du regard. Je reste statique ne bougeant pas d’un centimètre tout en continuant de l’observer. Il se place alors derrière moi, son torse prenant un léger appui contre mon dos. Je ferme les yeux l’espace d’une seconde. Il en vient à parler de ma fierté, de mon orgueil qui m’interdit de craquer et d’avouer que j’ai envie de lui à cet instant précis et que ses gestes ne me laissent pas de marbre. « Tu parles de fierté, d'orgueil, alors que la seule raison qui te pousse à vouloir me baiser là, c’est de te complaire dans ton attitude de machiste, refusant de croire que Caleb me fait plus du bien que toi. Dommage, parce que c’est le cas ». Je souffle cette phrase avant de subir un nouvel assaut d’Ethan qui se colle littéralement contre moi, m’empoignant à nouveau avant de descendre brusquement la fermeture de ma robe. Celle-ci tombe rapidement au sol, me laissant là en sous-vêtement au beau milieu de l’ascenseur. Je reste de marbre, mon regard droit, fixant le miroir d’en face où je ne peux me voir, éprise par Ethan qui semble ronger par le désir. Ses mains se calent rapidement contre ma poitrine la caressant avec passion avant de glisser contre mon ventre remontant parfois pour finalement descendre et effleurer le rebord en dentelle de ma petite culotte. Mon ventre se contracte légèrement en sentant ses doigts effleurer mon bas ventre alors qu’il me souffle à l’oreille de simplement me laisser faire. « Jamais connard. Va te vider dans une des putes de Los Angeles, elles au moins sont assez désespérées pour te vouloir ». A peine ses paroles dites que mon esprit les regrettait déjà. Je m’en voulais d’agir ainsi. Il me rendait totalement dingue, j’avais l’impression de n’être qu’une espèce de poupée de chiffon à ce moment précis qu’il voulait manipuler dans tous les sens sans aucun égard. Mon cœur ne demandait qu’à craquer, à faire que mes lèvres retrouvent les siennes et que nos corps s’unissent à nouveau dans une passion sans précédent. Ma raison elle, attendait autre chose, elle avait besoin de plus, elle avait besoin de résister et de montrer à Ethan que tout ne pourrait pas être aussi simple. Comment est ce qu’il pouvait espérer que je m’offre à lui à nouveau après m’avoir littéralement abandonnée enceinte de lui en plus. Mes résistances ne semblaient pas le freiner dans ses ardeurs bien au contraire. Sa main glisse à nouveau entre mes jambes, se calant contre mon intimité, des frissons parcourant mon épiderme alors que d’une main je le repousse fermement. Ce dernier n’en a absolument rien à foutre et finit par empoigner ma main pour la caler contre la mienne, au creux de ma petite culotte, frôlant littéralement mon intimité brûlante de désir. Je ferme les yeux pour me contrôler alors que ses doigts caressent lentement le bouton de mon plaisir, me rendant à chaque seconde un peu plus humide, sa bouche elle dévorant complètement ma nuque. Il murmure quelques paroles à mon oreille alors que je laisse échapper un rire nerveux. « Tu n’as jamais eu d’esprit du tout Matthews. T’es qu’une espèce de lâche qui attend la perfection venant des autres mais qui est incapable de se remettre en cause une seule seconde. C’est facile de faire le connard, le mec libre qui a besoin de personne, mais assumer son rôle jusqu’au bout un peu moins. Tu penses m’inspirer de l’envie ? La seule chose qui me vient à l’esprit là, c’est de la pitié » Que je lui souffle difficilement essayant de contrôler ma voix et mon souffle de plus en plus rapide en sentant ses mains parcourir mon intimité. Tout ce que je dis sonne comme une triste évidence au visage du jeune homme alors qu’en réalité je n’en pense pas un mot. Il continue ses caresses, tentant de m’embrasser tant bien que mal alors que je faisais tout pour refuser ses baisers. Il finit par me plaquer contre un mur avant de me pénétrer profondément et surtout brutalement, un cri de surprise s’échappant d’entre mes lèvres. Je le déteste – Je le maudis, je voudrais qu’il disparaisse là tout de suite, de mon existence, de ma vie, de mon esprit, maudit connard. Il sourit légèrement, presque de manière sadique avant de me demander ce que je compte faire maintenant et si je compte crier au viol avant de débuter de profonds mouvements au creux de mon intimité. Je ne dis rien d’abord le fixant dans les yeux alors que sa trique s’enfonce un peu plus en moi à chaque mouvement. Son corps se colle contre le mien un peu plus, ma poitrine s’écrasant contre son torse, nos lèvres séparées à présent par quelques centimètres. Je les observe, les envies, je le regarde dans les yeux avant de caler une main contre sa nuque au moment où une de mes jambes vient se resserrer autour de son bassin. « Crier au viol ? Non…Je n’ai aucune raison de crier puisque tu ne me fais absolument aucun effet ». Ses mots se glissent contre sa bouche que je frôle presque avant de bouger légèrement mon bassin pour le forcer à reprendre ses mouvements. Il me lance un regard noir alors que je défais mon étreinte, le repoussant contre le mur d’en face. Ma main vient serrer sa masculinité, alors que je recommence des mouvements rapides, vifs et secs contre celle-ci sans le quitter du regard. Je ne dis rien, la bouche entrouverte ne laissant sortir qu’un souffle saccadé me bouffant les tripes tellement j’ai envie de lui à ce moment précis. Ma main vient empoigner ses cheveux alors que je continue de le caresser vivement. Je me colle contre lui, dirigeant sa trique contre mon bas ventre, écartant quelque peu mes jambes pour la faire glisser contre mon bouton rougi avant de le laisser parcourir mes lèvres féminines, pour finalement reprendre mes mouvements. Sa mâchoire se crispe, et je sais à quel point ce moment doit le complaire dans un putain de plaisir. Le bout de mon doigt caresse le bout de son sexe, s’enroulant autour avant de glisser le long de son membre. Je finis par l’empoigner par son haut, l’embrasser fougueusement tout en reculant, mon dos heurtant le miroir derrière moi. J’ouvre sa chemise, la déchirant littéralement, les boutons de cette dernière explosant au vol. Je le regarde, ma poitrine libre de tout morceaux de tissus à présent se dressant et se gonflant par un manque de souffle du au baiser. Il semble fou de désir et il en va de même pour moi. Je le serre contre moi avant de caler sa masculinité contre mon intimité, celle-ci finissant la pénétrer. Je reste là debout, une jambe à moitié relevée sans bouger, sans débuter le moindre mouvement contre sa trique. Ses mains se calent contre mes fesses avant de me soulever, mes jambes entourant complètement son bassin à présent. Je colle mon front au sien. « C’est ça que tu veux ? » Que je lui souffle contre sa bouche avant de donner un premier coup de bassin. J’avale difficilement ma salive avant de glisser mes lèvres dans son cou pour mordiller la peau de celui-ci avant de laisser échapper un gémissement de provocation au creux de son oreille. Je mordille son lobe d’oreille lentement ensuite l’aspirant littéralement entre mes lèvres. « Je te sens en moi là. Je sens comment t’es en train de te contracter en moi. Je sais que t’es bouffé par le désir » Que je lui souffle à l’oreille avant de le regarder mes deux mains s’écrasant contre ses joues, ma bouche dévorant la sienne, alors que ma langue virevolte contre la sienne comme dans un putain de combat qu’aucun de nous ne veut perdre. Je prolonge ce baiser, ressentant presque une sensation d’étouffement qui ne m’empêche pas de continuer bien au contraire. Mon souffle se perd contre le sien. Je me recule alors le bruit de ma respiration faisant écho dans la petite cabine. Ethan me donnant quelques coups de bassins avant de subir les miens. Mes mains remontent dans ses cheveux pendant que mon regard s’ancre dans le sien. « Et bien vas y, montres moi ce que tu vaux, montres moi que j’ai tort en disant que Caleb me fait du bien contrairement à toi ». Un demi-aveu pour lui dire de continuer, de me prendre là dans cet ascenseur, de me faire sentir à quel point il me désir à ce moment précis, quitte à souffrir à nouveau après. Et mes lèvres se plaquent à nouveau contre les siennes, dans un baiser mêlant passion et fougue.


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MessageSujet: Re: Ethan&Mia - « Would anyone hear me screamin' behind these castles walls? »   Mar 8 Nov 2011 - 19:26



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    Ethan avait toujours fui également l'attachement. Ce sentiment qui vous arrache votre indépendance et tout votre libre-arbitre. Qui s'ancre en vous et vous enchaîne, vous empêche par la suite de toute tentative d'autonomie. Bientôt, vous avez presque honte, d'aimer quelqu'un autant qu'à la moindre dispute, vous êtes rongé de culpabilité, de douleur, d'une putain de douleur qui vous tords en deux. Ethan avait déjà vécu ceci avec Maia, qu'il avait aimé d'un amour profond, comme on aime un premier amour, à la folie, douloureusement, qu'on a l'impression qu'on aimera toujours sans qu'on puisse y faire quelque chose, qui vous prends à la gorge et vous empêche de respirer, vous asphyxie et vous bute toujours un peu plus chaque jour qui passe. Surtout lorsque celle ci vous rejette, ne sait pas vraiment quoi faire de vous, en aime un autre qu'elle aime beaucoup plus que vous ne le souhaiteriez, et qu'il ne la mérite pas qui plus est. Alors vous tentez de l'aimer encore plus, de lui montrer que vous êtes fait pour elle, mais cette dernière ne l'entends pas de cette oreille, puisque son premier amour à elle, celui qu'elle aime d'un un amour à en faire crever plus d'un, c'est ce mec en question, et là, vous vous sentez souillé, honteux, humilié, dépravé, sali dans le plus profond de votre être. Maia avait tellement rendu dingue Ethan à se perdre dans une passion à celle qu'elle a vécu et qu'elle vivait toujours probablement avec Aaron, il avait toujours voulu vomir à toute la mièvrerie et niaserie de leur amour, du point de vue de Maia en tout cas, car du côté d'Aaron, il devrait vraiment en avoir rien à foutre de sa gueule et la traiter comme un chien tout simplement car aux yeux de Ethan c'est toujours ainsi qu'il a considéré Maia. Pour lui, il ne fallait pas dépendre d'un autre, placer son bonheur en quelqu'un d'autre, c'était l'erreur sûrement la plus conne du monde. Le bonheur nous était une notion propre et individuelle, que chaque être humain tendait d'une façon ou d'une autre, même les suicidaires, cherchaient à obtenir. De ce point de vue, placer son bonheur dans celui d'une autre personne relevait donc la bêtise, puisque cette personne contrôlait alors tout le fil conducteur et votre entière raison de vivre. Ethan avait rapidement compris ceci avec Maia, et n'a voulu plus refaire la même erreur, et pourtant, l'erreur est humaine, il avait pourtant refait la même erreur avec Crystel, et avec Lucy sans vraiment s'en rendre compte. Ainsi, c'est seulement pendant sa dépression qu'il avait fini par comprendre que loup est un loup pour l'homme, et qu'inconsciemment, notre bonheur tendait parfois à écraser celui d'autrui, juste pour nous prouver qu'on nous pouvons écraser nos concurrents, affirmer notre supériorité sur autrui. Pendant cette dépression, il avait beaucoup lu, voyagé, fumé, bu, bref fait tout et n'importe quoi et avait beaucoup réfléchi. L'amour, donc n'existe pas, un simple divertissement pour nous empêcher d'accepter et de rester seul avec nous même, car nous ne pouvons simplement pas nous supporter nous même en fin de compte. Pareil pour l'amitié, et tous ces soi disants sentiments qui à la fin, vous tordent juste en deux et vous empêchent encore plus de vous supporter, de vous regarder dans la classe pour constater combien vous n'êtes qu'une simple victime, absolument incapable de trouver le bonheur par soi même, et le plaçant dans d'autres. Ethan n'avait jamais connu de liens familiaux, ne pouvant donc pas vraiment réfléchir sur la question, ses parents ne l'ayant jamais aimé pour ce qu'il était, mais plutôt pour ce qu'ils voulaient qu'il soit. Il avait eu une soeur, qui était devenue une autre, pervertie par la société comme tous les autres, perverties par ces espèces de gamines qui ressemblent déjà a des prostitués sauf qu'elles sont deux fois plus jeunes, avec des talons d'une longueur aussi absurdes que le bout de tissu qu'il leur sert de jupe et avec des mentalités aussi étriquées qu'une star de la télé-réalité. Ethan n'avait pas supporté de la voir ainsi, ils s'étaient engueulés, elle avait failli crever, il s'était barré, elle avait disparu, Ethan était mort d'inquiétude. A part sa soeur donc, et surtout depuis sa rupture Mia, il avait décidé de renoncer aux sentiments, à l'idée d'être aimé et de trouver un jour le bonheur grâce à l'amour, tout ça c'était que des putain de mensonges que sortaient la télévision pour rassurer la petite classe moyenne effrayée de finir seule à quatre vingt ans. Au rythme ou Ethan allait, il passerait probablement la barre des 50 quoiqu'il en soit. Live fast and die young telle était sa devise actuelle.

    Pourtant, là, face à Mia, il se disait que l'organisme et être humain était quand même sacrément mal foutu. Sacrément mal foutu pour qu'une seule putain de personne, sur les 7 milliards de personnes qui foulent cette planète, vous rende si dingue, si obsessionnel, si nerveux, si soucieux, si.. asservi mais à la fois si... important et unique? C'était pas possible, Ethan qui avait jamais vraiment cru aux théories de Platon sur L'Amour, avec ce délire de drogué presque ou l'homme fut coupé en deux, éternellement à la recherche depuis de sa "partie manquante" soit son âme soeur en d'autre termes plus romantiques, ou même cru à l'amour en général, Mia lui accordait le bénéfice du doute. Qui était-elle pour lui permettre de sentir si bien, si confident, si épanoui et si "complet" ? Cette vicieuse, sans que Ethan s'en rende vraiment compte, elle avait fini par créer un trou dans sa poitrine ou elle s'était tranquillement installé au chaud pendant six mois, formant son nid comme un bébé s'installe dans le ventre d'une mère, au point qu'on à l'impression de ne plus sentir un mais deux être battant au creux de notre poitrine, de ne former plus qu'un avec cette personne. Et lorsque vous commencez à être apeurée comme le fut Ethan lorsqu'elle lui annonçait sa grossesse, avec ce sentiment de déjà-vu très.. effrayant, et qu'il a tenté de se détacher de la jeune femme le plus vite possible, Mia avait gardé son putain de coeur avec elle entre ses mains, bien gardé dans la paume de sa main alors que Ethan avait pris le pas de la porte. Et la, actuellement, Ethan avait l'impression que telle une poupée vaudou, Mia enfonçait au fur et à mesure des aiguilles un peu plus profondes dans le coeur du jeune homme, le sourire sadique alors qu'elle jouait de lui entre "je me jete sur toi" et "je te rejette comme une merde", Ethan payant ainsi le prix fort de son erreur avec cette dernière. Elle l'énervait, toujours à parler de son putain de Caleb alors qu'il était littéralement à ses pieds là Ethan, qu'elle le veuille ou non, et que ce putain de Caleb de merde lui avait déjà cassé la gueule. Hors de lui, ses muscles crispés de colère ne demandant qu'à se défouler sur un putain de punchin' ball la haine qui régnait en lui d'être remplacé par un mec si con, il ne pouvait néanmoins s'y résoudre, elle pouvait pas le faire tourner en rond de cette façon si soi disant, Caleb était le seul et l'unique à la faire putain de joui désormais. Comme une apparition et signe du destin, le portable de Mia sonne à terre et Ethan aperçoit le numéro de Caleb. Finissant par reprendre le portable qui se trouvait à terre, entre deux soupirs de colère et de rage, Ethan le pose à l'oreille de Mia, en le tenant à son oreille gauche, sa bouche dévorant donc la partie droite de son visage, de sa nuque à sa joue, son oreille, sa lèvre, susurrant entre ses lèvres : « Tiens réponds, t'as l'occasion de me prouver tes dires, j'suis tellement sado-maso, j'aimerais qu'il vienne me casser la gueule. Fais toi plaisir, réponds et prends encore ton putain de pied à voir ton preux chevalier se battre pour toi. » Il appuie sur la touche "accepter" mettant bien entendu la chose en haut parleur, pour donc entendre Caleb dire qu'il est arrivé au gala, cherchant la jeune femme. Ethan dévore littéralement tout le visage de Mia, ne stoppant également pas ses mouvements de vas-et-viens dans l'intimité dans la jeune femme, profitant de l'occasion même pour les accélérer dans des mouvements plus profonds et rapides, l'empêchant presque de parler, cette dernière bredouillant qu'elle ne pouvait pas parler, avant que celui ci insiste, sentant finalement pas si con l'anguille sous roche, et qu'elle ne s'énerve avec un : « CALEB TA GUEULE. » Caleb finit alors par raccrocher et Ethan, avec une mine condescendante l'observe, le regard moqueur et faussement impressionné avant d'ajouter ironique : « Bravo, il a définitivement marqué des points je dois dire, t'as mon consentement si ça peut te rassurer, je sais que tu mourrais d'envie de l'avoir. » Elle enchaîne en lui disant qu'il n'a aucun esprit et qui ne lui inspire que de la pitié, discours que Ethan n'écoute que d'une seule oreille, pensant déjà à ce qui compte lui faire maintenant que Caleb n'est plus dans les parages, puisque leur échange téléphonique semblait assez clair. Si elle avait vraiment eu envie de foutre Ethan en rogne, elle l'aurait pas baisé, Caleb lui aurait cassé une seconde fois la gueule point. Il n'écoute donc que d'une oreille très éloignée tout son discours futile et sûrement dénuée de toute vérité pour la pénétrer rapidement et brutalement avec surprise, réussissant enfin à lui laisser échapper un cri. Rapidement repoussé après qu'elle lui ait dit sûrement pour la dixième fois en deux minutes qu'il ne lui faisait aucun effet, avant qu'elle ne le plaque contre le mur d'en face pour lui faire exactement le même cirque que tout à l'heure.. dans un cycle plus avancé. Empoignant le sexe du jeune homme, elle commence à le placer sur sa partie intime, le fixant droit dans les yeux ce qui a le don de rendre Ethan toute chose, en dépit de toutes les efforts qu'ils employaient à résister, il ne put s'empêcher de lâcher en premier un gémissement de plaisir, après qu'elle ait commencé à le laisser la pénétrer qui rendit par conséquent Mia victorieuse et fière, lui disant alors d'une façon péjorative : « C'est ça que tu veux ? » comme si Ethan n'était qu'un vulgaire animal, incapable de tout sentiment et qui n'avait que trois fonctions motrices : se reproduire - boire et manger. Comme si sa relation avec Mia n'avait été qu'une vague mascarade pour lui, et que de toute façon, à cet instant X, tout ce qu'il voulait c'était la baiser puisqu'elle restait quand même bien bonne. C'était pourtant tout l'inverse, Ethan n'arrivait juste pas vraiment à s'exprimer de la façon dont il le souhaitait, ayant peur de sa réaction. Victorieuse, cette dernière semblait cependant vouloir trouver un terrain d'entente avec le jeune homme en lui demandant de lui "prouver" qu'il était meilleur que Caleb. Intéressant. Cependant, Ethan avait une bien meilleure idée en tête. Elle s'était joué de lui pendant toute la soirée, avec son Caleb, ses "t'es moche" mais va que je te déchire ta chemise et que je t'embrasse à t'en bouffer la langue, Ethan, bon joueur, allait lui redonner un petit coup juste histoire de lui montrer que lui aussi n'était pas à ses pieds. Prolongeant le dernier baiser qu'elle lui offre, il finit par lâcher tout simplement la jeune femme, la laissant presque tomber à terre avant de dire froidement et visiblement vexé : « J'ai rien à te prouver du tout. J'ai pas envie que tu baises avec moi par pitié ou que tu cherches à me prouver que quoiqu'il en soit, j'peux pas me passer de toi car c'est faux. Rhabilles toi tu m'as saoûlé. » La jeune femme, encore un peu hébétée, finit néanmoins par se rhabiller, alors que Ethan tente péniblement de remettre son costume sans boutons, ramassant les boutons que Mia a arraché un à un, ce n'est que finalement lorsque la jeune femme se retrouve toute proprement habillé que Ethan l'empêche de rappuyer sur le bouton qui s'était activé pour remettre l'ascenseur en place, empoignant les deux mains de Mia pour les plaquer violemment contre le mur, ses bras arrachant toujours avec cette même passion violente les bas de sa robe rouge qui le gênaient affreusement, pénétrant donc sans plus attendre la jeune femme, partant directement dans des mouvements qui faisaient faire des bonds contre la paroi à Mia. Juste avant de réellement perdre le contrôle : « Avoues que t'y as cru et que t'as failli mourir de ta propre frustration. » Ne souhaitant même pas entendre sa réponse, Ethan lui donne deux bons gros coups de bassins qui la font taire alors que Mia ne tente même plus de se défendre, enfin. Son sexe tendu rentre toujours plus profondément dans le sien, quand ses mains s'emploient à presque griffer ses fesses, une autre main redescendant l'ouverture de sa robe pour pouvoir accéder à sa poitrine et la malmener tantôt avec ses mains tantôt avec sa langue. Un coup deux coup trois coups à la seconde, Ethan ne s'arrête plus et ne voudrait à ne jamais vouloir s'arrêter, sa bouche dévorant alors celle de Mia dans un baiser passionné, les coups du bassins perforant le vagin de la jeune femme ainsi que le mur en fer résonnant de l'ascenseur. Il avait envie qu'elle crie, qu'elle crie de toutes ses forces pour toutes les méchancetés qu'elle lui avait dites à cet instant même, que Ethan lui permettre de se rendre compte combien Caleb n'était qu'une tapette à côté de lui, qu'elle était à lui et juste à lui point barre. Finissant par être trop mal installé contre cette paroi, qui ne lui permettait pas d'aller encore plus vite, il finit par faire tomber Mia et lui brusquement à terre, écartant soudainement et violemment les jambes de la jeune femme à ses extrêmes, s'aidant alors de la barre de l'ascenseur pour s'enfoncer toujours un peu plus profond dans Mia, finissant même par lui mettre comme il l'avait déjà fait une fois sa main sur la bouche de la jeune femme pour l'empêcher de crier. Elle ne ressentait absolument rien des coups de bassins du jeune homme, fine, dans ce cas là, cette main ne le gênerait absolument pas. Dévorant sa nuque, son autre main levant une jambe pour changer le rythme et les sensations, puis l'autre, il sentait la main de Mia accrochée à celle de Ethan se trouvant sur sa bouche, lui demandant donc implicitement la liberté, que Ethan mis un certain temps à lui accorder juste pour la rendre hystérique comme elle l'avait rendue hystérique. Ethan ne s'arrêtait plus, oubliant presque cette main posé sur la bouche de la jeune femme, qu'il finit néanmoins par enlever dans un réflexe lorsqu'il voulut donner encore plus de profondeur à ses coups, sa main attrapant une jambe de Mia pour la mettre sur son épaule et foutre sa trique toujours un peu plus profond dans le sexe de la jeune femme, souhaitant bousculer son intimité et ses sens, quand sa bouche s'appliquait à presque mordiller et lécher les tétons de la jeune femme. Elle avait cherché la vulgaire partie de baise, quand Ethan voulait juste au départ chercher un moment charnel et tendre, elle l'avait maintenant et elle était entrain de payer le prix fort maintenant qu'elle avait le membre de Ethan incrusté dans tout son vagin et entrain de lui perforer le bas-ventre. Ethan, visiblement jamais fatigué, attendait alors simplement qu'elle accède à ce plaisir et à ce stade ou ses gémissements étaient la seule chose capable de l'envoyer au paradis à son tour.



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MessageSujet: Re: Ethan&Mia - « Would anyone hear me screamin' behind these castles walls? »   Mer 9 Nov 2011 - 7:43



    « Sweet dreams are made of this Who am I to disagree ? »

    S’en était fini à présent avec tous ces sentiments, toutes ces illusions et tous ces moments éphémères auxquels s’accrocher pour ne pas sombrer. Je ne voulais plus entendre parler d’une quelconque sorte d’attachement et encore moins quand celui-ci vous conduit à votre propre perte. Je ne voulais plus aimer – ni même tenter de croire à la bonté de l’être humain. Après l’assassinat de Jeremiah, j’éprouvais une haine profonde pour toutes les personnes dont je croisais le regard. Je revoyais sans cesse les visages des meurtriers de mon frère défiler devant moi un à un. Leurs yeux plein remplis de sadisme, leurs mains s’acharnant sur le corps sans vie de jumeau et malmenant le mien. Toutes ces images sont encore ancrées dans mon esprit et pas une journée ne passe sans que je n’y pense. L’être humain peut être destructeur et c’est exactement ce sentiment que je ressentais à cet instant précis. On se faisait plus de mal que de bien malgré le moment qu’on partageait. Ethan avait lancé les hostilités, en continuant de me malmener même après notre rupture et son attitude plus qu’égoïste. Ce dernier, furieux de s’être fait frapper par Caleb ne chercha pas longtemps à savoir si je cautionnais ou non ce coup de poing préférant croire que je jubilais de le voir au sol devant, ce qui était totalement faux. Et évidemment, moi, la reine tombant de son trône dès la seconde où je l’ai perdu, je ne pouvais continuer d’accepter de subir tout ça, ses remarques et surtout son mépris. J’ai continué ce jeu malsain, l’insultant, le blessant autant qu’il me blessait. Et nous en étions là, à ne plus savoir se contrôler, à se détester autant qu’on avait pu s’aimer. Et la plus triste des vérités, était mon cœur était encore complètement à lui-même s’il le rejeter de toutes ses forces. Je n’en pouvais plus. Je ne voulais plus de tout ça. Je n’avais qu’une envie au fond que ça se termine. Je voulais qu’il finisse par partir en me laissant ici seule encore une fois pour qui sait reprendre une vie normale et avec quelqu’un peut-être. Et moi comme je continuerais de mener ma vie, en souriant au lieu de pleurer, en baisant au lieu de me lamenter et à sombrer au lieu de vivre finalement…Je ne voulais plus aimer, surtout après cette histoire avec Ethan. Il était devenu ma petite pépite d’espoir – celle que je ne cessais de tenir entre mes doigts pour me prouver que mon cœur était encore capable d’aimer. Et à présent, tout semble s’être évaporé, détruit tel un château de carte secoué par une mauvaise brise. Malgré le retour de Noah en ville, les choses ne changeraient pas. Je ne pouvais pas revenir vers lui et l’utiliser par dépit pour me consoler d’avoir été largué par celui dont j’étais amoureuse. Mon premier amour semblait bien loin de tout ses drames, ne s’imaginant pas un instant je crois, tout ce qui était entrain de se profiler devant moi. Et je ne le mêlerais sûrement pas à tout ça. Demain ; je me réveillerais, seule à nouveau et j’irais affronter ce monde de merde en priant pour qu’un jour tout cesse. L’avortement ne tardera pas et ce sera sûrement autant un déchirement qu’une délivrance. Ce bébé n’était en rien le fruit d’un amour et ou d’une volonté commune. Non ce n’était qu’une espèce de pantin de la haine entre deux êtres, Ethan et moi. Je n’en voulais pas, c’est à peine si je me souciais de porter la vie, et mon attitude au bar ce soir l’avait bien démontré. Quel aurait été l’avenir de ce môme de toute façon, aucun, c’était une évidence. Ethan n’en avait apparemment rien à cirer et n se soucier pas une seconde de ce que je pouvais ressentir quant à tout cela, pire encore il en était venu à me lancer un pique par rapport à cette grossesse. Même si ce bébé ne comptait pas, ses remarques elles me touchaient, me blessaient et me complaisaient à me dire que je ne comptais pas du tout pour lui finalement. Je n’ai été qu’une sombre idiote à croire qu’un jour la vie pourrait m’offrir une réelle chance d’oublier mon passer, d’oublier mes drames pour reprendre enfin un semblant d’existence où le bonheur aurait sa place.

    La chaleur ne cessait de grimper dans cette cabine d’ascenseur, en devenant presque étouffante par moment. Mon esprit se consumait sous le désir ardent qui coulait dans mes veines à ce moment précis. Rien ne semblait pouvoir nous arrêter à présent. Rien, pas même ce foutu coup de fil de Caleb à un moment bien inopportun, m’empêchant complètement de lui parler sans me retenir de gémir, continuant de subir les assauts du désir d’Ethan, ni même mes remarques qui semblaient alimenter de plus en plus la rage du jeune homme. Le collant contre moi à présent le sentant en moi, je n’attendais qu’une chose qu’on en finisse, qu’il me possède, qu’il me fasse crier, qu’il m’offre un dernier instant de passion avant de m’abandonner. Ses lèvres retrouvent rapidement les miennes dans un baiser tout aussi fougueux qu’avant, ma poitrine s’écrasant contre son torse alors que mes mains empoignaient sa chevelure. Et en une fraction mon corps se relâche de toute pression, Ethan se reculant en me laissant presque retomber au sol comme une espèce de chienne avec laquelle on aurait trop joué. Je le regarde à la fois perdue et folle de rage. Ce dernier en vient à me dire qu’il n’a plus envie de me prouver quoique ce soit et que je dois me rhabiller. Il m’humilie littéralement comme si je n’étais qu’une vulgaire catin à baiser et ensuite à jeter. Deux fois, deux fois qu’il m’humiliait comme si je ne représentais rien à ses yeux, la première fois en osant me quitter sans aucune explication, me laissant seule pour affronter l’avortement et le reste, puis à cet instant précis. Ma gorge se serrait et les larmes commençaient presque à perler au creux de mes yeux mais il était hors de question qu’elles finissent par sortir et montrer toute la colère et la tristesse que je pouvais ressentir. Je le détestais, c’était clair et net, il ne m’inspirait que la haine et le dégout à cet instant-ci. Autant mon cœur pouvait craquer sous le poids de mes sentiments inavoués pour lui, autant à ce moment ci je n’avais qu’une envie sortir, et partir vomir tellement son image me répugnait. Je n’ai jamais été parfaite avec lui bien trop jalouse et garce par moment mais je ne serais pas allée jusqu’à là. Ce soir il atteignait des limites dont il ne pourrait revenir. Je me redresse sans un mot, essayant de rassembler le peu de fierté qu’il a laissé en moi pour me rhabiller comme si cela ne me faisait rien priant pour retrouver rapidement Caleb en sortant d’ici pour pouvoir rentrer. Je replaçais ma robe avant de m’arrêter à appuyer sur le bouton. C’est à ce moment précis qu’Ethan se rapprocha avant de plaquer mes bras contre la paroi de l’ascenseur. Je le fixais avec un regard plein de haine n’en pouvant plus de ce jeu stupide. Il arrache alors à moitié ma robe, lasse je ne résiste plus ne quittant pas son regard alors que sa masculinité finit par retrouver violemment le creux de mon intimité, me provoquant à la fois une sensation douloureuse et agréable. Je ne peux pas m’empêcher de gémir en le regardant. Ce dernier attend une remarque de ma part qui ne sortira pas. Ses coups de bassins deviennent de plus en plus destructeurs alors que mes deux mains se serrent dans sa nuque pour me donner de l’appuie. Tout s’enchaîne, ces baisers nous privant d’oxygène, sa langue malmenant ma poitrine, sa trique possédant totalement mon intimité. Je ferme les yeux, l’embrassant à mon tour, ma tête finissant par se caler dans sa nuque alors que mon bassin continue de donner quelques impulsions contre son membre pour le sentir un peu plus. Ethan ne semble plus se contrôler et quelques douleurs me parviennent par moment dans le bas ventre. Douleur que je préfère taire en l’embrassant encore. Mes ongles griffant littéralement son dos sans aucuns états d’âmes. Il finit par me faire retomber contre le sol, mes jambes s’ouvrant encore plus, lui offrant le plein pouvoir entre mes cuisses. Je le regarde me cambrant en laissant échappant quelques gémissements alors que mon intimité ressent de plus en plus les mouvements de sa trique en moi. Je me mords la lèvre inférieure alors qu’il finit par poser une main contre ma bouche pour masquer mes gémissements sa bouche couvrant ma nuque de baisers. Une sensation d’étouffement me prend alors et je dois presque le supplier du regard pour qu’il me laisse respirer. Je le fixe dans les yeux, gémissant sous les assauts de son bassin sentant sa langue se balader contre mes courbes. Je finis par me redresser basculant sur lui en passant ses bras en arrière, mon bassin ondulant contre sa masculinité sans pour autant la capturer en moi. Mes lèvres frôlent les siennes sans pour autant les embrasser, le bout de ma chevelure se faufilant contre sa peau. D’une main je saisis sa trique, l'empoignant presque trop fort en voyant Ethan serrer les dents, un regard sadique vers lui et ma bouche claque violemment contre la sienne. Ma main commence à remonter et à descendre contre sa masculinité qui ne se tend que davantage. Ma bouche inonde sa nuque de baisers, mes lèvres aspirant littéralement son lobe d’oreille alors que je gémis faussement à son oreille pour attiser un peu plus ce putain de désir qu’il le consume tout autant que moi. Je remonte ma bouche contre sa joue, sa mâchoire avant de l’embrasser à nouveau. Je descends mes baisers sur son torse, ma langue traçant un chemin humide jusqu’à son bas ventre que je longe avec la langue. Ethan passe une main dans ma chevelure en soupirant. Je finis par aspirer son sexe entre mes lèvres, le calant dans ma bouche sans pour autant bouger, mes ongles remontant le long de son torse pour le griffer fermement. Je débute alors des mouvements de vas et vient contre sa trique, ripant mes dents contre celle-ci pour le faire souffrir autant que je lui donne du plaisir. Ma bouche l’aspire à chaque fois davantage alors que le bassin de ce dernier se soulève de temps à autre pour faire suivre le mouvement. Je cale mes deux mains contre son ventre tout en continuant cette torture jusqu’à le rendre totalement dingue. Ma langue tournoie autour de son membre, s’enroulant parfaitement autour, remontant par moment jusqu’à son gland totalement rougie et brûlant d’ardeur. Je continue, avec pour seuls échos dans la cabine, ses gémissements et les bruits de sucions de ma bouche contre sa masculinité. J’accélère fortement le rythme le bordant au bord du précipice avant de ralentir pour reprendre de plus belle, lui faisant complètement perdre le contrôle. Il serre ses mains dans ma chevelure auburn, m’encourageant à continuer, et mes dents continuent de malmener sa trique par moment, me valant quelques grognements de sa part. Il souffre ? Tant mieux. Je n’ai plus aucune pitié, tout comme lui n’en a aucune en me malmenant de la sorte. Son membre finit par quitter ma bouche alors que je remonte sur lui telle une prédatrice. Je le regarde en coin avant de reprendre sa trique entre mes mains la serrant sûrement trop avant de la diriger contre mon intimité. Doucement, je viens m’empaler sur son membre en basculant en arrière, prenant ses mains pour les poser contre mes seins qu’il se met à caresser ardemment. Je gémis tout en le regardant à nouveau alors qu’il se redresse pour capturer mes lèvres, mon bassin ondule contre le sien, nos deux corps parfaitement emboîtés comme s’ils étaient faits l’un pour l’autre. Je le regarde – mes yeux brillants à la fois par le désir et par cette mélancolie qui envahit tout mon être, celle de savoir que dans quelques secondes, Ethan ne sera plus qu’un chapitre dans ma vie. Mon front se colle contre le sien, nos souffles se coupant et s’entremêlant alors que mon bassin bouge de plus en plus rapidement, sentant à chaque fois sa trique s’immiscer un peu plus en moi. Mes mains serrent sa nuque pour remonter dans ses cheveux que j'empoigne toujours autant.



    « empty my hand fill up my heart capture my mind with You »

    Mes lèvres se posent contre les siennes, avec étrangement bien plus de tendresse qu’avant, mon corps se tendant de plus en plus alors que le plaisir monte progressivement en moi. Je sens des frissons de partout, mon dos se cambrant au moment où mon entre cuisse est dévastée par le plaisir qui arrive à son paroxysme. Le corps d’Ethan semble subir la même chose, et c’est ainsi que nos deux corps restent collés l’un à l’autre dans cette vague de plaisir nous amenant sûrement ailleurs. A bout de souffle, je reste là, ma poitrine se gonflant bien rapidement à la recherche d’un peu d’oxygène, collée contre lui. Je le fixe alors avec un regard bien différent qu’avant. L’espace de quelques secondes je le regarde comme avant – quand on faisait l’amour comme deux êtres qui voulaient se prouver leurs amours. Mon regard le toise, l’observe alors que mon index caresse tendrement cette fois-ci sa joue oubliant presque tout ce qu’il a pu me faire subir avant. Je ferme les yeux pour savourer cette espèce de trêve en moi avant de les ouvrir à nouveau. Mais toute cette haine partagée auparavant me revient à l’esprit et c’est après quelques secondes d’hésitation que je finis par me relever, le corps encore tremblant par tout ce plaisir ayant pris possession de moi. Je le regarde avant de me tourner vers le miroir me fixant. Mon maquillage a coulé, mes cheveux sont ébouriffés et ma robe mis à mal par les gestes destructeurs d’Ethan. Une espèce de princesse déchue voilà à quoi je ressemble. Une pauvre idiote qui est retombée dans les griffes de celui qui l’a fait souffrir et qui finira pourtant par l’oublier comme toutes les autres. Je me regarde passant une main dans ma nuque, fixant Ethan à travers la glace. Il semble légèrement perplexe. Je reporte mon regard sur la glace, tentant de remettre ma coiffure en place avant de sortir un kleenex pour effacer les traces du maquillage qui a totalement dévié et surtout pour stopper ces larmes qui menacent de couler à présent. Je tente d’arranger ma robe pour retrouver une allure normale après tout ça. Je regarde à nouveau Ethan à travers le miroir, qui me regarde debout, essayant de faire de même. « Tu veux me tendre un billet peut-être ? Que j’incarne le rôle de catin jusqu’au bout. C’était bien ce que j’étais ce soir non ? Une espèce de salope à malmener et à baiser. C’est réussi en tout cas, bravo ». Ma voix est froide, totalement lassée, brisée même par les sanglots qui se bloquent au fond de ma gorge. Pas une once d’agressivité là dedans n'ayant à présent plus la force d'une énième confrontation. Regrettant presque immédiatement cette provocation je ferme les yeux, ressentant encore une douleur dans le ventre ce qui n’est pas étonnant au vue de la façon dont mon entre cuisse a été traitée. Je le regarde les yeux brillants. « Ecoutes, Je… » Que je tente d’articuler avant de couper court, ma fierté prenant le dessus. J’ai envie de lui hurler là que je l’aime, que j’en peux plus de cette putain de situation, que j’aimerais qu’il ouvre les yeux et réalise à quel point ma vie sera vide de sens sans lui à présent. Mais hélas les mots ne suivent pas. Je me retourne alors en le fixant, un air bien plus désolée qu’autre chose s’affichant sur moi. « Je crois qu’on s’est tout dit à présent ». J’enfile mes talons, reprenant ma pochette en main, adressant un dernier regard à Ethan, me rapprochant en observant son visage comme pour m’imprégner de ses traits par peur de perdre son image avant de me placer devant les portes hésitant encore à enclencher ce maudit bouton, mon esprit complètement tourmenter. A croire que ça devient un putain de rituel au final.




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Yesterday I died, tomorrow's bleeding.
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MessageSujet: Re: Ethan&Mia - « Would anyone hear me screamin' behind these castles walls? »   Mer 9 Nov 2011 - 18:11



« I'm calling you, can't you hear me ? »

    Pourquoi Mia devait-elle être toujours incroyablement dévastatrice dans ce qu'elle faisait? Pourquoi n'était-elle pas comme toutes les autres filles du genre, garce sur les bords, toujours froide, qui n'aime absolument personne et qui ne mérite absolument aucune attache et regard? Pourquoi oscillait-elle sans cesse entrain ce côté incroyablement détestable, rempli de cruauté, froideur et cynisme, et cette humanité, plus minoritaire et effacée, parfaitement touchante, absolument bouleversante et adorable? Pourquoi Ethan avait-il eu l'impulsion de lui parler ce jour ou il l'avait rencontré dans ce bar miteux, alors qu'elle était sous le pire aspect de sa personnalité? Pourquoi l'avait-il revu et accepter de jouer ami-ami avec elle, quand bien même il se foutait purement de sa gueule dans le fond, pour l'enfoncer encore plus profond auprès de ses collègues, d'habitude il n'aurait jamais participé à ce genre de chose tout simplement ridicules et absurdes. Sans parler de toutes les fois ou il s'était juste surpassé pour elle, entre cette pitoyable danse qui lui avait accordé, la fois ou il avait redécoré son appartement ou celle ou il s'était mis sur une putain de route. A chaque fois, c'était pour elle, même pour Lucy il avait jamais eu ou jamais pensé à faire des trucs pareils. Ces interrogations et paradoxes ont permit à Ethan de s'interroger sur certaines questions métaphysiques, car Mia à ses yeux, avait longtemps représentée le fléau, serpent, élément de la tentation qui s'introduit discrètement au creux de vous par de belles paroles, des conseils plutôt avisé et un comportement parfois amusant, oui si l'on y mêle le serpent du "Livre de La Jungle" et du jardin d'Eden cela va de soit, qui vous resserre peu à peu sous son étreinte généreuse et chaleureuse, avant finalement de vous mordre doucement et avec sensualité vous enivrer de son parfum exotique, avant d'aller voir si le sang est plus juteux ailleurs, vous laissant ainsi mourant, accroc, imprégné de son venin et de sa morsure, comme une marque indélibile de votre appartenance éternelle a cet être. Ainsi, depuis que Ethan avait quitté Mia, il avait l'impression que sur son front était marqué en énorme : "tu devrais lui pardonner asshole" ou même "bonjour, je suis un bloc de glace sans coeur, vous allez bien? " . Un vieux philosophe latin avait dit une fois "Errare homini est." Ouais bah moi je l'emmerde sa philosophie de mes deux. Il était facile pour les autres, même ceux qui ont vécus ce genre des choses, d'être rationnel, dans ce qui est "bon" et "juste" , les doctrines de ce bon vieux Jésus et ses apôtres "Aimes ton prochain" Aimes ton cul ca vaux mieux ouais. Dans le fond, le comportement complètement illogique de Ethan indiquait sa position par rapport au Jugement Dernier ou même doctrines concernant l'éducation ou le modèle humaniste parfait. Ethan, lui était tout simplement nihiliste, il se foutait bien de savoir s'il fallait mieux pour un Arabe être musulman ou juif, de savoir ce qui était bon et ce qui était mal, de la règle de bienséance en société pour ne pas choquer les moeurs, de la religion en général, superstition, capitalisme, la seule chose qu'il croyait lui, c'était qu'il était putain de trop accroché à Mia, et que ça l'énervait. Il détestait tout simplement le fait de l'aimer. Ethan fut traversée de toutes sortes de pensées aussi absurdes et floues les unes que les autres et il ne vit pas réellement Mia alors basculer sur lui et s'emparer de son membre avec ses lèvres, violemment, trop même puisque Ethan finit par échapper un grognement de surprise. Il avait beau avoir un sourire taquin et encore un peu sadique aux lèvres, après qu'il avait pris l'ascendant sur elle, il ne vit pas Mia aspirer son sexe et jouer de ses caresses buccales à l'aide de ses dents et de sa langue, son sexe en payant les frais, Ethan en ayant tout simplement le souffle coupé et ne pouvant que souffrir de cette torture, mais d'une torture si agréablement délicieuse pourtant. Il avait l'impression que ces baisers et caresses de Mia lui avaient fait le même effet qu'une injection intraveineuse d'héroïne dans "Requiem for a Dream" , le jeune homme avait senti comme tout son sang coaguler d'un seul coup, son coeur sauter un battement, son souffle coupé avec une dernière inspiration semblable à celle d'un sinistré et ses pupilles se dilater, tout cela dès que les lèvres de la jeune femme débarquèrent sur la fine peau sensible du jeune homme, semblable a ces bons vieux soldats américains sur les plages de Normandie : une libération tant bien physique que psychique. Cette douce torture semblait cependant durer une éternité, et l'éternité c'est long, surtout vers la fin. Du "bonheur à l'état pur" comme dirait Canet. Par la suite, Mia le laissait la pénétrer une seconde fois, se retournant, poussant à Ethan à s'approcher d'elle, pour se délecter de son visage de perle, de sa poitrine gracieuse, de ses courbes magnifiques, et il avait l'impression que plus rien n'avait changé. Que tout était toujours resté pareil, qu'elle était toujours Mia Dexler, qu'il était toujours Ethan Matthews, et qu'ils s'aimaient toujours à la putain de folie, d'un amour à en faire envier plus d'un. Donnant quelques derniers coups de reins, il finit par atteindre les sommets du plaisirs, avant que son corps ne se crispe tout entier et qu'il masque ses gémissements de plaisirs dans le cou de Mia. Remontant alors son visage, il l'embrasse tendrement avant de rester là, planté là à l'observer, l'air curieux et fasciné. Il aurait pu rester des heures ainsi, juste à contempler la perfection de ses traits qui semblaient presque apaisés et heureux en ce moment même, alors que Ethan la regardait avec tendresse, sa main caressant sa joue, puis ses lèvres, son menton et sa nuque. Celle ci semble faire de même, détaillant chacun de ses traits. Ethan reste ainsi, totalement taciturne et muet, à l'observer et comme essayer de ne pas manquer le moindre des gestes absolument renversant de son visage, souhaitant en profiter et abuser de sa beauté encore et encore, savant pertinemment que ce moment serait de courte durée. Et il avait effectivement raison, car alors qu'il s'apprêtait à l'embrasser une dernière fois pour sceller ce moment, Mia se déplaçait rapidement, se rhabillant, remaquillant rapidement face à un Ethan encore quelques peu pensif et rêveur.


    Ethan se levait rapidement, se rhabillant grossièrement, s'améliorant, fermant son costume pour ne pas qu'on voit sa chemise complètement déchiré, remettant ses boutons de manchettes, continuant d'observer Mia du coin de l'oeil, d'un air brisé. Cette dernière ne tardait pas à sentir le regard ardent du jeune homme posé sur elle pour ensuite, lui dire, d'une voix à la fois si glaciale mais si chevrotante et brisée que, en quelques mots, Ethan venait juste de la traiter comme une prostituée. Ethan venait juste de comprendre que comme d'habitude, il avait été trop-trop, et il sentait bien à sa mine qu'il lui avait fait mal. Et il s'en voulait énormément. Raclant sa gorge de rage et de gêne, il avait envie de crier sa stupidité au monde entier, se frapper la tête contre l'ascenseur, se contentant de tourner les talons à Mia pour littéralement bouffer son poing entre ses dents et crier sa rage silencieuse de façon taciturne. Son espèce de "tu m'as traité comme une merde sale connard" glacial comme un une douche froide ramenait quelques peu Ethan a la réalité : Mia devait probablement le haïr désormais et tout ce qu'elle éprouvait pour lui, c'était rien de plus que de la rancoeur, de la haine, du dégoût et j'en passe. Cette simple phrase, sorti de la bouche de Mia, qui n'avait pas forcément été plus cruelle que ses précédents propos, de cette bouche qu'il avait tellement contemplé avec envie, dont il avait tellement rêvé, qu'il avait tellement embrassé, mordillé, qui avait tellement touché sa peau et tout son corps, eh bien lorsqu'elle vous prononce un "tu m'as traité comme une pute" de manière aussi sèche, après vous avoir regardé droit dans les prunelles et les avoir fusillé, ca faisait un mal de chien. En même temps, il faut dire qu'il l'avait un peu cherchée, avec ses sales remarques d'une méchanceté et cruauté extrême jusqu'à présent. Ethan était également très agacé, pour ne pas dire fou du fait que Mia pensait sûrement qu'elle n'avait été qu'un plan cul parmi tant d'autres dans l'esprit volage du jeune homme. Ceci était absolument faux. Ethan avait beau être ces derniers temps le plus grand des menteurs, cette remarque qui le blessait du plus profond de son être. S'étant retourné sans un mot suite à la remarque de la jeune femme donc, il se retournait rapidement lorsqu'elle celle ci tentait de parler, dans l'espoir qu'il ait une ouverture ou une seconde chance ou juste autre chose que des paroles cruelles, en vain. « Je crois qu'on s'est tout dit à présent. » C'était une blague? Dites moi que c'était une putain de blague. Non, ils s'étaient rien dit justement, et là était tout le problème, Ethan s'était défilé, Mia avait résisté, cédé, et elle le rejetait tout aussi rapidement désormais. Pourquoi ne pouvait-elle pas lire dans son putain de regard que non, c'était pas fini, qu'ils s'étaient pas tout dits bordel de merde, que tout ce qu'elle avait à faire.. c'était justement ne rien faire, juste rester là, auprès de lui, pour qu'il puisse lentement articuler des excuses, plonger ses prunelles dans les siennes et que juste, tout s'apaise. Ethan ne supportait pas encore l'idée d'avoir ne serait-ce que juste fait un peu mal à la jeune femme lors de leur acte sexuel, ne supportant pas l'idée d'être en plus devenu un sale machiste violent. Tout un tas d'insultes et reproches affluaient dans sa tête tandis que Mia appuyait lentement sur le bouton rouge, l'empêchant de réfléchir, il allait pas la laisser partir comme ça, mais il avait peur ne serait-ce que de la toucher désormais, il se détestait tellement pour avoir sorti cet extrême qu'il ne connaissait que très rarement, lui qui avait été toujours d'un respect exemplaire envers les femmes, qu'il n'avait qu'une envie, en finir et se tirer une balle pour que Mia ait enfin la paix sans lui. Néanmoins, il ne pouvait rester statique, il devait s'excuser, mais Ethan, restait comme attardé et encore rêveur, n'ayant aucune capacité de concentration tant sa violence lui revenait en tête. N'y tenant plus, il finit par se frapper donc la tête contre l'ascenseur brusquement, pour se "rafraîchir les esprits" , Mia ne bougeant pas vraiment d'un poil pour le coup. Prenant une grande inspiration, il s'approchait la tête totalement vide d'esprit et de plans de Mia, doucement, comme si la jeune femme eut été de la porcelaine. Il devait dire quelque chose, n'importe quoi, "je t'aime", "tu me manques" ou peut-être simplement "je suis désolé" mais il savait que rien de tout cela ne serait suffisant, ses mains encerclant délicatement la taille de la jeune femme, Ethan arrivant dos à la jeune femme, la seule chose qu'il sortit alors que sa tête se calait dans la nuque de la jolie brune, sa voix totalement hébété et brisé, gardant des sanglots dans le fond de sa gorge : « J'veux pas que tu t'en ailles. » Son front calé contre l'artère de la jeune femme, son nez se frottait contre l'épaule de Mia alors que ses yeux passaient contre ses épaules également pour essuyer les petites larmes de regrets qui s'étaient incrustés au bord de ses yeux. Restant silencieux pendant quelques instants, il tentait de reprendre ses esprits, d'être clair quelques instants, après avoir embrassé tendrement l'épaule de la jeune femme pour lui dire, ses mains serrant alors sa taille contre lui : « Je sais pas ce qui m'a pris tout à l'heure, je voulais pas.. enfin je sais pas pourquoi j'ai été comme ça, j'men veux, j'men veux terriblement tu sais. » Ses mains passant alors symboliquement sur le ventre de la jeune femme, le caressant doucement. Ethan se demandait si elle avait avorté ou non, cet enfant qu'était-il devenu, visiblement bien éméchée, elle devait avoir déjà avortée probablement se disait-il. Ethan n'avait pas été vraiment clair jusqu'ici mais l'émotion brouillait toute sa pensée alors que l'ascenseur continuait de monter à nouveau et que le temps lui était compté s'il voulait vraiment faire la différence. Il fallait qu'il sorte ses excuses maintenant, maintenant ou jamais. « On a pas plus rien à se dire Mia. Tu peux pas juste partir comme ça, car moi j'ai besoin de toi, enfin j'veux dire, je t'.. fin' tu me ma... bref, j'veux pas que tu t'en ailles. » Les sanglots de Ethan commençaient à monter et sa voix devenait bégayante, instable, chancelante et chevrotante, le stress et l'humiliation qu'il éprouvait montaient en lui d'un seul coup et lui coupait toute capacité à parler et à prononcer ce genre de "grands mots" qui le terrifiaient jusqu'à la moelle en ce moment même, surtout après l'attitude qu'il venait d'employer il y a seulement dix minutes avec la jeune femme. Ethan, psychologiquement et physiquement, ne pouvait offrir plus à Mia pour l'instant que sa sincérité presque pathétique mais pourtant si importante. Elle avait toutes les cartes en mains désormais, alors que Ethan continuait de s'imprégner de son odeur et de chacun de ses pores, son visage à deux doigts de craquer toujours calé dans sa nuque.

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MessageSujet: Re: Ethan&Mia - « Would anyone hear me screamin' behind these castles walls? »   Jeu 10 Nov 2011 - 9:58




    «Oh, you’re in my veins, and I cannot get you out »

    Qu’est ce qui composait en réalité l’amour dans notre existence ? Je n’en savais trop rien – et j’en venais à me demander si je l’avais vraiment su un jour. Cette espèce de mécanisme qui attirait deux êtres l’un vers l’autre pour finalement les faire s’aimer comme si c’était la seule chose qui comptait me paraissait tellement étrange. Pour moi au final, cela n’était qu’une vaste plaisanterie et surtout une bonne raison de souffrir. C’était fou de voir comme un corps, un être tout entier pouvait s’imprégner d’une autre personne pour finalement ne plus réussir à s’en passer. Etre accro à quelqu’un comme un camé est accro à sa putain de dose ou comme un alcoolique pourrait tuer pour boire un verre de vodka après une journée sans rien consommer. Et c’était exactement cette sensation de manque qui m’envahissait depuis qu’Ethan était parti. J’étais foutue, achevée, complètement anéantie de l’avoir perdu. Ce n’était pas par moment, non c’était tout le temps, une sorte de douleur dans la poitrine qui ne faiblissait pas, quoique je fasse. Je pouvais boire, me rouler un joint pour décompresser, tirer sur un rail de cocaïne durant une soirée – rien n’y faisait. Ethan restait dans mon esprit, et ne pouvait s’en détacher. Il était venu comme ça sans que je m’en rende compte et siéger à présent dans mon cœur et mon être tout entier comme un roi qui aurait accédé au trône aux côtés de sa reine. Mais la reine ne souriait plus, la reine venait d’être fauchée dans sa gloire et celle qu’elle s’évertuait à vivre, la gloire de l’amour et de ce foutue sentiment qui se logeait dans ses tripes dès que l’homme était à ses côtés. Je n’avais plus goût à rien, et je savais que ça resterait ainsi. Ethan n’était pas qu’un type de plus dans ma vie, non au contraire il représentait tellement plus. Je n’avais jamais réussi à lui ouvrir réellement mon cœur, par craintes surtout et par pudeur sûrement. Pourtant mes sentiments étaient bien là, présents, et surtout de plus en plus forts. J’étais devenue complètement dépendante de lui et maintenant j’en payais les conséquences. J’étais faible, j’avais fini par céder à tout ça, l’attachement, ses déclarations, sa façon d’être avec moi. Et pourtant, de tout cela il ne restait pas grand-chose à présent. Ethan ne semblait plus rien ressentir pour moi au vu de son comportement. J’avais bau retourner chacun de nos moments ensemble, je n’arrivais pas à saisir le moment où tout avait déraillé. Ma grossesse évidemment n’était pas anodine là dedans, mais de là à le transformer en une espèce d’animal incapable de contrôler quoique ce soit, non cela me paraissait bien trop étrange. En me regardant dans ce miroir, je ne me reconnaissais plus. Ce n’était plus moi, l’espèce de garce sans cœur qui était arrivée ici avec la ferme attention de ne plus tomber amoureuse. Je ne voyais qu’une espèce de fantôme d’elle-même. Une fille ayant bien trop fait de mal autour d’elle pour éviter de souffrir à son tour et qui à présent en payait les conséquences. Depuis la mort de mon frère, j’avais pris pour argent comptant de faire du mal autour de moi, de faire souffrir des gens qui le méritaient parfois, et d’autre non, dans le seul but de ne plus ressentir cette douleur me brûler les tripes. Ça ne marchait que l’espace de quelques secondes finalement, le temps de voir le visage de la personne que je m’évertuais à rendre malheureuse se brouiller pour finalement sombrer à nouveau. Aux côtés d’Ethan, tout me semblait différent. J’évoluais, j’avais cette force progressive qui montait en moi et qui me donnait envie de me surpasser, et de peut-être devenir quelqu’un de meilleur pour lui et surtout pour nous. Il me donnait l’envie d’être une autre, d’être la Mia souriante et heureuse de vivre que j’étais du temps où Jeremiah était encore là. Mais il faut croire à présent que cette fille là est morte, envolée, loin de tout et qu’elle ne reviendra plus. Sans Ethan à mes côtés à présent, tout me semblait fade, vide de sens et j’en venais même à me demander si cette vie était encore faite pour moi. Mon esprit était totalement anéanti avec l’incapacité totale de réagir autrement que par le silence.

    Debout face à cette porte d’ascenseur, je ne savais plus quoi dire. Tous les mots qui pourraient sortir de ma bouche à présent me semblaient bien dérisoires à côté de ceux qu’on venait de se lancer au visage. Tous plus haineux les uns que les autres, comme si on était dans une sorte de compétition pour savoir qui de nous deux réussirait à plus blesser l’autre. Je ne voulais plus jouer – je ne voulais plus le blesser, mon cœur n’en avait plus la force et de toute manière cela ne servirait plus à grand-chose. Le message était clair, criant, Ethan semblait vouloir passer à autre chose maintenant. Je n’avais jamais douté réellement de moi. Je me refusais de le faire parce que c’est tellement facile pour les autres de venir vont rabaisser quand vous montrer un seul signe de faiblesse. Je me sentais forte jusqu’à là presque invincible comme si au final aucune fille ne pourrait me surpasser ou me remplacer aux côtés d’Ethan, ou auparavant avec Noah. Mais ce soir, au milieu de cet ascenseur, il en était tout autrement. Les paroles du jeune homme résonnait dans ma tête, lui-même le disait je n’arrivais pas à la hauteur de cette fameuse Lucy, et peut-être qu’au fond, je n’étais pas à la hauteur de toutes celles qui prétendaient le vouloir. Je ne savais plus en réalité. Il avait sans doute raison, il devait le penser foutrement fort en tout cas. Je devais m’y faire, je n’étais pas la fille qui lui fallait, je n’étais pas celle dont il aurait éperdument besoin. Non au fond, je n’étais qu’une fille ramassée dans un bar et avec laquelle il avait passé du bon temps pour finalement fuir à la première épreuve à traverser ensemble. Il aurait pu rester, me prouver qu’on était forts mais non, et c’était bien révélateur du fait que je ne devais pas assez compter ou être assez bien pour qu’il le fasse. Une part de moi le comprenait presque. J’avais souvent joué avec le feu, me comportant comme une putain de connasse en présence d’Ethan à cause de ma jalousie, à cause de ma capacité à être odieuse avec toutes les personnes qui m’entourent. Ce dernier faisait preuve de patience et au final il a du finir par s’en lasser. Je ferme les yeux quelques secondes alors que soudainement je sentais le corps d’Ethan se coller contre le mien, avec bien plus de tendresse et d’égard cette fois-ci. Je ne bougeais pas, restant totalement statique à présent, n’osant à peine me déplacer de quelques centimètres de peur de le voir reculer. Cet instant m’apaisait directement, comme si je n’avais attendu que ça depuis le début. Un putain de moment de tendresse pour qu’il me prouve que je comptais un peu au moins. Je sens son visage se caler contre ma nuque effleurant la peau de cette dernière. J’entrouvre la bouche quelques secondes comme pour vouloir dire quelque chose mais rien ne s’enchaîne. Et c’est finalement Ethan qui finit par reprendre la parole, en me disant qu’il ne veut pas que je parte. Sa voix semble tout aussi triste et brisée que la mienne. Mon cœur se serre un peu plus à chacun de ses mots. Son nez continue d’effleurer ma peau, puis mon épaule sur laquelle il dépose un baiser avant de reprendre. Il s’excuse pour son comportement, ne comprenant pas réellement je crois ce qui a pu lui traverser l’esprit pour se comporter ainsi. Et c’est alors que ses mains finissent par se poser contre mon ventre pour le caresser tendrement. S’en ai trop, mes larmes commencent à couler silencieusement alors qu’Ethan ne les devine pas, dos à moi. Je me retiens de laisser échapper un sanglot en sentant ses mains caresser l’endroit où ce bébé aurait grandit si j’avais été en mesure de le garder et surtout si le jeune homme en aurait voulu. Evidemment que ce bébé ne pouvait pas venir au monde dans de telles conditions. Ma famille avait totalement déraillé après la mort de mon frère et je ne voulais pas offrir de telles conditions de vie à cet enfant. L’avortement me semblait être la meilleure des solutions. Je ne me voyais pas faire autre chose, sauf que peut-être ma colère envers Ethan m’aveuglait sur le fait que cela ne serait pas aussi facile que cela. Je ne bougeais pas, ne voulant qu’une chose qu’il cesse ses mouvements, comme un père le ferait en caressant le ventre de sa compagne heureux de savoir que dans quelques mois ils seraient trois. Je savais que c’était faux, et qu’il ne voulait pas de ce gamin et cela ne me torturait qu’un peu plus. Sa voix devient de plus en plus brisée par les sanglots et c’est en bégayant qu’il m’avoue avoir besoin de moi et à demi-mots qu’il m’aime. Sauf que moi je ne veux plus entendre ses mots, ils sont trop douloureux, trop destructeurs. Les larmes coulent de plus belle sur mes joues rougies à présent, alors que je ferme les yeux l’espace de quelques secondes avant de me détacher de lui pour me retourner pour lui faire face. Mes prunelles humides croisent les siennes alors qu’à présent je ne cache plus réellement mes larmes. Je reste là, sans rien dire le fixant durant quelques secondes à peine avant de reprendre une once de force et de courage face à lui. « Tu te souviens sur cette route, tu m’avais demandé de te relancer cette putain de balle pour te montrer que tu comptais. Je l’ai fais Ethan, tu la tenais cette balle, elle t’appartenait et tu l’as détruite en une fraction de seconde avec ton départ ». Ma voix est calme quoique brisée par les larmes qui coulent encore par moment. Je pourrais lui pardonner, mon cœur me crie de le faire mais mon esprit lui appelle à la méfiance et surtout au réalisme. Je ne peux plus, je ne peux pas faire ce pas vers lui et lui offrir ce qu’il attend à ce moment précis. La soirée nous a totalement achevé je crois et ce n’est pas avec quelques paroles et des larmes que tout rentrera dans l’ordre. Mes sentiments pour lui sont là, présents, inchangés, mais pourtant mon cœur à cet instant-ci semble bien perdu. Ma raison me crie de partir et de fuir pour ne plus souffrir. Je me rapproche légèrement, effleurant sa joue pour effacer une larme qui commence à couler sur son visage parfait. « J’ai longtemps cru que rien ne pourrait me sortir la tête de l’eau après avoir la mort de mon frère, et pourtant toi tu y es arrivé. T’as réussi là où tout le monde avait fini par échouer et pourtant regarde ce qu'on s'est fait ce soir… ». Je me rapproche encore collant mon front au sien en restant silencieuse à présent. Mes mains se posent contre mes ses joues, les serrant, alors que mon corps tout entier se colle contre lui à présent. Le bout de mes doigts caresse tendrement ses lèvres à présent comme pour en garder un souvenir intact. Je sais que je finirais par regretter ce que je m’apprête à faire mais il ne peut en être autrement et c’est peut-être mieux ainsi pour lui. « Je t’assure que je voudrais pouvoir revenir en arrière, oublier tout ça et revenir vers toi mais c’est impossible. Je dois penser à moi ce soir Ethan et arrêter les dégâts ici. Je me fais assez de mal à moi-même pour accepter qu’une autre personne m’en fasse aussi… ». Je laisse échapper un sanglot avant de me reculer en lui faisant face, la sonnerie de l’ascenseur me sortant de mes pensées pour me dire qu’on est arrivée. Je ne regarde pas ce qui se passe autour de moi bien trop perdue dans le regard du jeune homme. Je passe une main dans ma nuque ramenant ma chevelure sur le côté. « Il est encore là…et le plus dur là dedans c’est que je te demandais rien…seulement d’être là quand je devrais m’en séparer. Et regardes où ça nous a mené…à notre perte » Que je lui souffle, deux mains posées sur mon ventre en le caressant légèrement avant de relever mon regard vers le sien. Mon cœur semble crever de l’intérieur au moment même où je sais qu’à présent aucune machine arrière n’est possible. Je vais devoir avancer définitivement sans lui. « Je dois partir, pour moi, pour nous et pour toi. Je ne veux pas vivre en ayant la peur au ventre qu’à la moindre difficulté tu partes. Je ne regrette rien de nous…sauf peut-être de voir l’issue de notre histoire… ». Je me rapproche une dernière fois avant de déposer tendrement mes lèvres contre les siennes durant quelques secondes à peine pour finalement me détacher de lui le regardant une dernière fois avant de commencer à tourner les talons pour partir, loin de lui, loin de tout ça, loin de tout ce qui me raccrochait encore à ce monde largement pourri. Je me retourne une dernière fois le fixant, essayant de retrouver une once de force les yeux totalement embués larmes qui ont coulé. « Ma vie sera plus simple si tu ne reviens pas. Mais elle ne sera pas mieux pour autant… » Plus rien ne sera comme avant à présent.

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Yesterday I died, tomorrow's bleeding.
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MessageSujet: Re: Ethan&Mia - « Would anyone hear me screamin' behind these castles walls? »   Ven 11 Nov 2011 - 20:11

Ma présence ne sert strictement à rien, si ce n'est de paraître désagréable, désintéressé et lassé, ce qui est prouvé par un manque d'ouverture aux dialogues, abrégeant au maximum la moindre conversation, à l'exception de ma cousine qui a le droit à une sorte de traitement de faveur. Une foule environnante répartie dans les quatre coins de la salle de réception de l'hôtel célébrant la réussite d'une journée sous le signe du partage qui me donne plus envie de me barrer qu'autre chose, fatigué d'avoir supporté des gens sortis de films foireux, d'avoir conduit sans répit, d'être plongé au centre du problème, et de devoir mentir à Desiree sur tout ce qui se succède et qu'elle ne mérite en aucun cas. Je porte à mes lèvres un verre de whisky qui me permet de rincer une certaine amertume, tout en me sentant oppressé par mon costard - ironie de situation - et faisant au mieux pour profiter des points positifs de cette soirée, à savoir la nourriture et l'alcool. Debout devant l'un des buffets de la pièce, une main dans la poche de mon pantalon et l'autre qui tient ma boisson, j'observe discrètement ma copine au loin, accompagnée de Julian. Elle m'a cruellement manqué et me manque encore en étant occupée plus loin. Je suis revenu ce matin, me présentant directement à l'hôpital, ce qui ne m'a pas permis de rattraper un minimum mon absence des derniers jours, montrant de l'intérêt exclusivement pour mon fils, redoutant les questions auxquelles je serais incapable de répondre, et la proximité qui se serait soldé par un blocage. J'ai conscience de mon comportement, mais je suis pas en position de pouvoir changer, du moins pas maintenant. « Un orgasme dans la bouche, tu devrais goûter c'est délicieux ! » Jenna qui se trouve à mes côtés, occupée par les petits fours qu'elle dévore comme à l'un de ces concours de bouffe ingurgitée en un temps record. Ils se font pas chier avec la taille des machins, faut en moins en prendre quatre ou cinq pour que ça équivaut à une bouchée, et encore. Je me sers à mon tour, commençant par une basse quantité, avant de comprendre là où elle voulait en venir. Fuckoff, on revient de chez Trudel, c'est largement justifié. « J'ai repéré des plateaux plus loin, prends les derniers on y va. » Je me saisis de quelques petits fours que je cale dans ma main, en attendant d'avaler ce qui me reste en bouche, alors que Jenna fait de même, avant d'aller visiter les autres buffets. On se regarde une fraction de seconde, comme deux affamés qui retrouvent des saveurs quasi oubliées, et bordel ce que ça fait du bien de carburer à autre chose que des meringues à la chantilly ou fond de paquet de chips. D'ailleurs il suffit de suivre la trace des assiettes vides pour nous pister. « SERVEUR ! » que crie Jenna, avant que celui-ci se retourne pour s'approcher de nous, un plateau rempli de coupes de champagne. Je me saisis de deux que je bois instantanément cul sec - comme pour accompagner la masse de nourriture qui rejoint au fur et à mesure mon estomac - avant de camoufler un rot et de sourire avec une certaine satisfaction du moment. « Partante pour une pizza ? On se la commande, et on nous l'apporte ici. » que je dis pour tester sa réaction, avec un tel sérieux qu'elle semble surprise. Elle me regarde quelques secondes comme si je venais de lui annoncer que j'étais sur le point de me réserver deux call girls pour le reste de la soirée. « T'es pas sérieux... » Je me saisis d'un autre whisky avec lequel je me précipite pas, pour en avaler une grande gorgée avant de lui répondre spontanément. « Tu voulais des nouilles au poulet ? »

Je retrouve Desiree durant près d'une demie-heure durant laquelle on mal mène Julian et Jenna, pour être plus malins qu'eux. Une sorte de spirale dans laquelle personne ne sait ce que nous savons qui devient bien plus compliqué suivant la manière dont ça se passe. C'est ça qui est plaisant à ce stade, surtout en partant du fait qu'il s'agit de ma cousine et de l'un de mes meilleurs potes. Difficile de se l'ancrer en tête. Elle est plus ou moins nouvelle à L.A et sa dernière relation en date s'est achevée sur une sacrée merde qui a de quoi la marquer longtemps. J'espère que Julian fait gaffe à ce qu'il fait. « Faudrait qu'on parle. » que je lui réplique une fois la situation mise à plat. Je suis pas en position de faire la morale, mais ça reste la famille et ça il comprend. Mon regard qui se pose sur Jenna afin de m'assurer qu'elle ne fera pas de gaffe en parlant de notre séjour en commun, alors que j'étais prétendu bosser. Elle finit par me renvoyer par un sourire qui se veut rassurant, et dont l'effet se fait immédiat. On finit par se séparer après quelques minutes de discussion, dans la bonne ambiance, allant chacun de notre côté, ce qui me permet d'être un moment avec Desiree. Ça m'emmerde de jouer les connards et d'être plus distant que d'habitude, alors que dans le fond, seule sa présence m'importe. Et forcément, maintenant, faut qu'une gonzesse excitée à l'idée de la revoir vienne me l'enlever. Chier... J'observe le contenu de la pièce avant de me rendre compte de la présence de Ryan qui fait un scandale au bar, et m'avance dans sa direction pour voir ce qu'il en est. Arrivé à la moitié de la trajectoire en me frayant un passage parmi la foule, une jeune femme me rentre dedans, vidant le contenu de son verre sur mon torse, avant que celui-ci n'explose contre le tapis. Je m'arrête net, ne l'ayant pas vu venir, avant de tirer sur ma chemise qui me colle à la peau du bout des doigts, regardant l'état dans lequel je me trouve. Je serre les dents pour encaisser le coup plutôt de me dire que je suis définitivement maudit, je serais prêt à l'envoyer chier, et vaut mieux pas pour sa gueule. Elle reprend soudainement son chemin, sans se préoccuper de sa putain de connerie, ce qui justifie le fait que je l'attrape par le bras pour la ramener devant moi. « T'as de la merde dans les yeux ?! » Elle va se démerder pour laver ma chemise ou m'en ramener une nouvelle, quitte à ce qu'elle se cire le cul pour le faire, je m'en balance. Une de ces blondasses qui croit se faire baiser à coup sûr et qui profite de la situation pour prendre des airs de sournoise, c'est lassant à bientôt trente ans. « T'attends des excuses peut-être ? » Non j'attends de ma faire ta mère. On attire l'attention ? Tant mieux, faudrait surtout pas manquer la suite, surtout quand il s'agit de se faire humilier en public par deux mots. « Mal baisée qui finira cougar, ça s'explique. » un sourire en coin de lèvres pour accompagner ma réplique sur un ton arrogant, avant de la bousculer pour reprendre mon chemin. Je me rends en direction de la sortie pour accéder au couloir principal dans lequel se trouvent les toilettes. Une fois à l'extérieur, je desserre ma cravate, prêt à l'enlever pour me faciliter la tâche, sans perdre de vue l'entrée des toilettes. Une fois m'être rapproché des ascenseurs qui se trouvent sur le chemin, j'intercepte un bout une conversation assez particulière qui m'amène à regarder en direction des concernés. Les voix n'ont rien de familier, mais la première personne sur laquelle je tombe l'est tout autrement. Ethan qui se trouve exactement face à moi, encore dans l'ascenseur, un air loin de ressembler à celui des victoires remportées sur le terrain, et encore moins des jours où il fréquentait Crystel. Et puis la jeune femme qui comptait s'en aller et qui se retrouve finalement devant moi, l'air à la fois surprise et bouleversée. Manquait plus que ça... Elle débarque un jour en prétendant avoir baisé, elle disparaît et puis je la retrouve avec Ethan. Encore une désespérée qui a foiré sa vie et qui le prend comme roue de secours ? Ça me fait rire. Mia qu'elle s'appelle ? Ce serait dommage qu'elle parte maintenant, je suis sûr qu'on a des choses à se dire. Je fronce doucement les sourcils en essayant d'assembler ces propos confus tels que : « il est encore là » « notre histoire » et puis le reste dont je m'en fous un peu en faite. « Une garce et un recycleur de restes, un peu trop luxueuse pour lui non ? »

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MessageSujet: Re: Ethan&Mia - « Would anyone hear me screamin' behind these castles walls? »   Ven 11 Nov 2011 - 21:25



    Je venais de tout perdre ce soir encore une fois, tout venait de s’écrouler et de me filer entre les doigts. J’aurais pu lui pardonner, le retenir et lui avouer enfin tout ce que je pouvais ressentir pour lui – mais non aucun mot ne sortait à présent, sauf ceux qui lui demandaient de me laisser et de partir. Ethan représentait sûrement la meilleure des choses qui a pu m’arriver ici et dans une certaine mesure la pire. Surtout ce soir, après tout ce qu’il a pu faire ou dire. Pourtant une part de moi culpabilisait déjà à peine mes phrases claquaient dans l’air. J’avais envie de remonter le temps ou de le suspendre j’en savais trop rien. Je voulais simplement que tout cesse, que tout s’arrête et qu’à présent notre histoire puisse tenter de repartir mais hélas je savais que c’était impossible et que rien de ce qu’il pourrait dire ou faire à ce moment précis ne changerait la donne. L’attachement au fond n’était vraiment qu’une chose toxique. Un truc de merde qui vous tombe dessus même quand vous n’en voulez pas. Je me sentais complètement faible là debout à tenter de garder un minimum de fierté et de force face à lui. Mes paroles sonnaient tellement faux. Dire que ma vie sans lui serait plus simple était complètement stupide surtout parce que rien qu’en prononçant ses mots, mon cœur se serrait. Je lance un dernier regard à Ethan, effleurant sa joue du bout des doigts avant de me retourner croisant le regard d’une personne qui ne m’est pas vraiment inconnu. Je reste statique, perdue dans mes pensées durant quelques secondes.

    Flash Back.

    Je viens de poser mes valises à Los Angeles. Bordel que cette ville est différente de Londres, on est bien loin de tous les culs serrés anglais incapables de se décoincer même le temps d’une soirée. Je suis partie sur un coup de tête n’en pouvant plus de rester là-bas où tous ses souvenirs me rattachaient à Jeremiah. Cette ville regorge de mecs tous plus charmants les uns que les autres sans parler des filles très…chaudes. J’ai besoin de tout oublier de ma vie anglaise : Noah, mes drames, ma peine, tout. Je suis de sortie dans un bar de la ville ce soir et je compte bien ne pas rentrer seule. Je viens de sympathiser avec une belle brune apparemment ici avec son patron. Le mec un blond, pas moche du tout, est déjà bien ivre entrain de hurler sur un joueur de football à la télé. Mon regard reporte toute son attention sur la jeune femme à qui je souris, avant de m’approcher d’elle, embrassant sa nuque durant quelques secondes pour remonter près de son oreille. « Viens on va chez moi » Que je lui dis en souriant en coin mordant ma lèvre inférieure en me reculant. Celle-ci se retourne légèrement intimidée lançant un regard au mec qui l’accompagne. « Je ne peux pas le laisser seul, il n’est pas en état de rentrer ». Génial, elle se trimballe le boulet de la soirée et évidemment ça tombe sur moi. Je me contente de sourire en lui expliquant qu’on va le prendre avec nous, il aura qu’à se débrouiller avec mon sofa pendant que je m’occuperais de la belle brune. On consomme encore un ou deux verres avant de filer prendre le premier taxi pour rentrer à mon appartement. On aide le mec, un dénommé Nick à monter tant bien mal les escaliers avant de le déposer contre le sofa histoire qu’il dorme et surtout ne vienne pas nous emmerder. Je pousse Kendall lentement vers ma chambre, mes deux mains contre son visage, mes lèvres dévorant les siennes avec une putain de fougue. Je la fais retomber sur mon lit, remontant une de ses cuisses contre les mienne caressant celle-ci du bout des doigts. Ma bouche dévie dans sa nuque, l’embrassant tout en redescendant sur le haut de sa poitrine que je taquine du bout de la langue. Je vire ses fringues en deux temps trois mouvements, ma bouche glissant sur ses seins, puis son ventre et son entrecuisse. La brune se cambre, soupirant de plaisir en passant une main dans ma chevelure. Elle se redresse alors, me déshabillant lentement, embrassant chacune parcelle de mon corps alors que je reprends rapidement le dessus. Mes doigts viennent prendre possession de son intimité alors que je l’embrasse à en perdre mon souffle. Elle passe ses mains sur mes courbes, nos corps entrant dans une parfaite fusion.

    Le lendemain.

    Je me réveille difficilement avec une gueule de bois complètement atroce. Je me retourne pensant découvrir le visage de la belle Kendall mais c’est la gueule du blond que je vois, sursautant presque. Putain, qu’est ce qu’il fiche là lui – il s’est endormi sur le canapé et maintenant il se retrouve dans mon lit. Je me rapproche tentée de l’embrasser passant mon index contre ses lèvres avant de finalement déposer un baiser contre celle-ci, reculant pour me lever. Je marche doucement dans l’appartement en sous vêtement avant de croiser Kendall, totalement habillée, prête à partir. Je penche ma tête sur le côté en souriant en coin. « On ne va pas te déranger longtemps…Je vais chercher mon patron et on partira » Qu’elle me dit presque embarrassée d’être encore là. Je souris m’approchant déposant un baiser dans son cou avant de me reculer. « Je vais partir bosser, tu peux prendre ton temps. Il a des soucis ou bien ? » Que je demande, un peu curieuse de voir pourquoi il s’est mit dans un état aussi misérable. Je sais que j’agissais pareil les jours qui ont suivi la mort de Jeremiah, buvant jusqu’à me rendre malade. « Il a perdu son boulot et sa copine est enceinte…ce n’est pas facile pour lui ». Pauvre petit. Je souris en coin sans vraiment m’intéresser aux problèmes du type, c’est les siens, ça me concerne pas et tant mieux. Kendall m’explique qu’elle descend chercher les clés de sa voiture qu’un ami vient lui rapporter. Je retourne dans ma chambre simplement vêtue de ma petite culotte blanche et d’un soutient gorge assorti. Je regarde le mec qui sort lentement de son sommeil, ouvrant un œil – le refermant avant de se redresser quelque peu en me fixant l’air totalement hébété. « Damn… » Qu’il tente de prononcer alors que je laisse échapper un rire moqueur. « Ton assistante revient. Je dois m’occuper de toi. Je t’avouerais que je remettrais bien le couvert comme cette nuit…mais je suis de garde ». Je suis une putain de garce à lui faire croire qu’on a couché ensemble alors que ce n’est même pas vrai. Tant pis ça lui apprendra à se mettre minable avec une nana enceinte à la maison. Puis, ce sera ma petite vengeance pour ne pas avoir pu coucher avec. « On a… ? » Qu’il me demande totalement paniqué alors que je termine de m’habiller. « Deux fois. C’était très…animal. J’aurais bien tenté une troisième fois mais t’étais un peu fatigué. Je t’aurais pensé plus endurant tu vois. » Je dis cela d’un ton très naturel alors qu’il se lève tentant de rassembler ses esprits, renversant tout sur son passage. « Doucement veux-tu. Je sais que je te perturbe mais quand même… » Je prends mon sac, mettant ma veste au passage avant saisir mes clés. « Je te laisse et t’en fais pas pour ta copine, je resterais discrète. Vous fermerez la porte en sortant ! » Je pars sourire aux lèvres pour une nouvelle journée de gare imaginant sa tête là seul dans mon appartement, en pensant qu’il a trompé sa pauvre copine enceinte.

    Fin du flash back.

    Toutes ces images me reviennent en plein visage alors que Nick sort une remarque me laissant légèrement perplexe. Il est drôle – il croit que ça va m’atteindre sauf qu’en ce moment les cartes sont entre mes mains. Et le pire, c’est que je ne suis vraiment pas en état de m’occuper de ce mec trop ivre un soir pour se souvenir s’il a oui ou non trompé sa copine. Je sors de l’ascenseur me rapprochant de lui, un sourire faux au possible sur mes lèvres. Je sais que je vais regretter ce que je vais faire mais j’ai besoin de fermer la bouche de ce type qui croit pouvoir débarquer et foutre son nez dans mes histoires. J’arrive à sa hauteur, une de mes mains se serrant dans sa nuque pour le rapprocher un peu plus. Ma bouche glisse contre la sienne alors que ma langue finit par se frayer un chemin contre la sienne. Je ne ressens absolument rien – bien loin de tout ce que les baisers d’Ethan me déclenchaient auparavant. Ma langue virevolte autour de la sienne alors que ma poitrine se colle contre son torse et mes mains remontant dans ses cheveux que j’empoigne avant de me reculer, sans aucun sourire sur mes lèvres. Je le fixe avant de m’approcher de son oreille. « Tu mettais un plus d’énergie la dernière fois… ». Je souffle contre son lobe avant de me reculer. Mon regard le toise, ma tête légèrement penchée sur le côté, observant chacune de ses réactions. Mon index que je suçote légèrement passe le long de sa carotide alors que mon regard finit par s'ancrer à nouveau dans le sien. « Ne joues pas à ça avec moi. Tu perdras quoiqu’il arrive, ce serait dommage que ta petite amie apprenne la vérité ». Je murmure cette phrase presque contre sa bouche avant de me reculer, me redressant en ajustant ma robe, mon regard se faisant plus noir et haineux envers l’homme. Je n’en ai strictement rien à cirer de ces remarques me concernant et surtout concernant Ethan. Quand on voit la situation de Nick, il n’a pas à juger celle des autres. Petit merdeux. Je le regarde une dernière fois. « Maintenant soit gentil, va rejoindre ta copine, donnes toi bonne conscience après ce baiser et le reste. Tu dois savoir le faire à merveille je suis sûre ». Je crache cette phrase au visage du blond sur un ton mêlant colère et exaspération. Je me retourne croisant alors le regard d’Ethan qui semble à la fois surpris, déçue et surtout blessé. Je m’en veux tellement d’avoir fait ça, rien que de sentir son regard plein de mépris sur moi me plonge dans une foutue détresse comme auparavant. Je ferme les yeux quelques secondes avalant ma salive avec difficulté. « Je suis pas celle qui te faut…Je te mérite pas tu vois, t’avais raison » Que je lui dis les larmes aux yeux, l’une d’entre elle coulant sur ma joue alors que je finis par partir rapidement en direction de l’entrée pour quitter cet hôtel et surtout oublier cette soirée qui vient de m’achever. J’ai l’impression que tout ne fait que devenir un plus sombre comme si plus rien n’avait d’importance, et c’est en réalité le cas. Je m’assois sur un banc fondant en larmes avant de prévenir Caleb pour qu’il vienne me récupérer.

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MessageSujet: Re: Ethan&Mia - « Would anyone hear me screamin' behind these castles walls? »   Dim 13 Nov 2011 - 14:02



« I won't forget you, at least I'll try.»

    On décrivait Ethan dans son enfance comme un jeune garçon simple, agressif mais simple, qui n'avait jamais accordé un besoin et goût pour les choses oisives et matériels, et qui n'avait jamais peur d'affirmer sa pensée, quelques soient les conséquences. Un jeune homme à la tête froide, réaliste, intelligent, bien qu'il n'ait jamais apprécié les études, trop dans le type d'électron libre, qui n'aime pas le cadre de l'école. Le genre de jeune homme qui va demander à son prof de philosophie quel est en réellement l'intérêt, puisqu'il va nous inciter à réfléchir sur des questions métaphysiques, des interrogations et paradoxes de l'être humain avant que les heures d'après ne soient suivis de cours aussi futiles que les mathématiques ou l'économie. Le genre de jeune homme qui n'aime pas la compagnie des autres, qui peut se supporter finalement et réfléchir avec lui même et entièrement solitaire, et qui n'a pas besoin de divertissements comme l'amour, l'amitié, la compagnie, la télévision et tout ce genre de choses qui nous empêchent d'être seul avec nous même, puisque le réel sage arrive à être en communion avec sa propre âme et s'aimer autant qu'il pourrait aimer l'amour de sa vie ou sa famille. Un amour inconditionnel et sans failles. Les professeurs les moins subtiles et les plus stupides considéraient de ce fait Ethan comme un jeune homme sûr de lui, presque égocentrique, impulsif, de mauvaise foie et franc, trop franc, mais courageux. Un jeune homme qui n'avait jamais eu besoin de quoique soit ni de personne, si ce n'est de musique et quelques divertissements annexes comme les drogues douces et une guitare, car une "vie sans musique ne serait pas la vie" selon Niestzche. Ses parents, qui avaient donc besoin pour vivre et se sentir épanouis, achetant peut-être leur accès au paradis je ne sais pas, du besoin cruel que ce dernier fasse leur fierté et le respect de la famille en allant à la guerre, tuer des gens aussi naïfs et victimes de ce système ou la violence est banalisée et paraît néanmoins nécessaire pour accéder à la paix que tous les autres individus qui foulent cette planète. Sauf que les arabes à Ethan, il leur avaient rien fait. Certes, l'attentat du 11 septembre avait profondément marqué Ethan concernant la cruauté humaine et besoin de vengeance sans fin de l'être humain, mais l'être humain est naturellement égoïste, l'économie en elle même qui prédomine, avec le système capitaliste le prouve en premier. Vu ainsi donc, Ethan n'avait rien fait aux arabes et il n'avait rien fait aux arabes, alors ce dernier ne voyait pas pourquoi il devrait aller les buter en personne, par le sang, du sang encore et sans cesse. Pas étonnant que l'être humain soit un carnivore lorsqu'on voit sa passion pour le sang. Les arabes auraient tués sa soeur ou son entourage, là Ethan aurait peut-être eu besoin d'une revanche personnelle, mais en attendant, Ethan ne voyait aucun intérêt personnel et l'utilité d'aller à la guerre, ce cadre encore plus rigide et abrutissant que l'école juste pour buter de sang froid d'être humains tout comme lui, dotés du même coeur, artères et organismes. Ethan fut ainsi un jeune homme pendant son adolescence nihiliste, je m'enfoutiste, égoïste, solitaire, froid, brillant, mais glacial et pas chaleureux et ouvert pour un sou. Et quelques part, sa vie avait toujours été simple de cette façon, il vivait bien, de plaisirs simples, en total ataraxie de son esprit et plénitude appréciable. Aucune contraintes, aucune responsabilités, puisque de toute façon, il s'était toujours arrangé pour les éviter et ne pas y être confronté, aucune attache, aucun problèmes, aucun troubles, le pied total en somme.

    Calé dans la nuque de sa chère et tendre Mia, il se demandait comment il en était arrivé là. Comment il en était arrivé à être si attaché à la jeune femme, à cet être qui n'était pas pourtant comme lui, pas très différent pour autant, pas tout à fait semblable d'un autre côté, non juste un autre être humain, race auquel Ethan appartenait malgré lui et qu'il avait pourtant toujours dénigré, préférant encore sa simple et modeste compagnie avec lui même, s'en étant toujours satisfait, et comptant le faire jusqu'à la fin de ses jours, baisant à droite à gauche de temps en temps, buvant, travaillant pour payer sa drogue ou sa bouffe, allant s'exploser les oreilles dans des Skins Party ou dans des concerts de rock. La vie quoi. Comment un être doté de chair, qui n'avait pas eu la même éducation que lui, et qui au contraire avait été élevé dans ce milieu bourgeois que Ethan haït tant, était venu le prendre à la gorge, altérer sa pensée et sa vision de la vie, pour le rendre… aussi… mâture, tendre et aimant, bref.. si humain, et fragile par conséquent. Ethan avait toujours ce détesté mot par ailleurs "mâture", seuls les êtres fragiles et stupides se considéraient à ses yeux comme mâtures, se sentant capables de faire les décisions justes pour leur bien-être ou leur vie personnelle et celle de leur entourage, quand la notion de bien et mal n'est qu'illusoire, crée par la société pour éviter que la Terre ne soit une simple jungle, alors qu'en réalité, c'est bien ce qu'elle est : une putain de jungle ou chacun régit selon ses petites envies personnelles. Comment une putain de Mia Dexler lui avait apporté plus que Ethan n'avait jamais pu espérer de la vie, le bonheur à son sens propre, comment comme un abruti de première, il avait placé son bonheur dans une autre personne, plus grosse erreur et traquenard du monde entier : l'Amour, avec un grand A silvouplaît. Et comment même, en ce moment même, elle était parvenu à lui faire arracher quelques larmes, certes petites, mais qui n'avaient pas pointé le bout de leur nez chez Ethan depuis maintenant une bonne dizaines d'années. Car même le départ de Lucy ou le coma de Nina ne lui avait pas apporté de larmes, tant il avait été plus énervé que autre chose sur le coup, énervé et rageux contre lui même, les autres. Et la palme revenait donc à cette dévastatrice Mia, qui causait un excès de tristesse et mélancolie que Ethan n'avait jamais connu auparavant. Plus douce, la jeune femme parlait cette fois ci avec calme, essuyant les larmes du jeune homme qui perlaient sur son visage auparavant de glace, lui expliquant combien Ethan avait tout détruit de ses propres mains, jeté dans un putain d'océan aux abysses infinies la balle qu'elle lui avait renvoyée et donné avec tant d'amour et de tendresse, qu'elle ne pouvait ainsi revenir en arrière en dépit de toute la sincérité tendre du jeune homme. Que cet enfant était toujours présent, mais qu'il était bel et bien la cause de leur perdition, qu'elle devait le quitter, que cela valait mieux pour eux, que cela soit respectivement ou ensembles, et que sa vie n'allait pas être facile sans lui, misérable, mais encore plus misérable que lorsqu'il était avec elle. Attrapant ses mains avant d'attraper ses joues, Ethan tentait de capter son regard pour lui dire après qu'elle l'ait embrassé brièvement sur les lèvres : « Mia, t'as pas le droit de me quitter de cette façon. Après tout ce que j'ai enduré pour toi, ne serait-ce que pour avoir un baiser de toi, puis ton amour, t'as pas le droit de me condamner et de nous condamner après ma seule faute envers toi. C'est putain d'injuste, t'es bien plus forte que moi dans le fond, qu'est que je suis censé faire moi sans toi désormais, continuer de travailler d'arrache pieds , en baiser d'autres alors que la seule qui résonne dans ma tête c'est toi, passer à autre chose comme diront les plus cons ? J'pourrais essayer autant que je veux, quitte à partir la guerre pour faire plaisir à papa maman tant qu'à faire, revenir totalement abruti ou crever la bas, c'est pas pour autant que cela changera quelque chose. J'y arriverai pas tu m'entends? J'y arriverais putain de pas, c'est impossible. » Ethan impulsivement finit alors par l'embrasser passionnément et fougueusement pour lui faire comprendre tout cela, y mettant toute la bonne volonté, amour, tendresse, sincérité, en vain. Mia le repousse violemment avant de l'engueuler quelques peu et de tourner rapidement les talons quand elle tombe nez à nez avec Nick, un vieux camarade de classe qu'Ethan connaissait de l'équipe de basket, puisqu'il était le capitaine et Ethan le co-capitaine, une connaissance en somme. Posant ses doigts à ses lèvres, l'air déçu et brisé, il assistait alors impuissant en sortant de l'ascenseur à Mia entrain de rouler un baiser, et pas n'importe comment à ce mec, qu'elle connaissait ou pas probablement, susurrant des choses inaudibles à l'oreille de Ethan, qui avait la mine déconfite. Toutes les paroles sincères, tout ce qui l'avait touché en Mia, toute leur histoire, absolument tout ce qui l'avait attiré et aimé comme un dingue chez Mia s'écroulait alors comme un château de sables qui a connu l'assaut d'une seule vague. Ethan en restait bouche bée, la mine brisé, à deux doigts de craquer à nouveau, avec une rude envie de tomber dans les pommes tellement tout ceci lui paraissait irréel, et tellement le dégoût et rancoeur qu'il éprouvait envers Mia en ce moment était grand. Elle qui venait d'avoir eu des paroles si douces, qui avait parut aussi affecté que lui par cette rupture quelques peu contre leur volonté, il la savait cruelle mais pas à ce point là pour qu'elle passe aussi rapidement à autre chose, avec la méchanceté purement gratuite de le faire sous les yeux de Ethan, qui n'avait jamais été aussi dévoué à elle quelques instants plus tôt. Putain de merde. La colère montant d'un seul coup, toute la tristesse qu'avait pu éprouvée Ethan quelques secondes plus tôt se transformait alors en souffrance et rage, rancune. Rien ne se perds, rien ne se crée, tout se transforme. Mia ayant alors accompli ce petit cirque et manège de la cruauté, elle venait son regard sur Ethan pour lui dire, comme une putain de merdeuse pour lui dire qu'elle ne le méritait pas. Haha, qu'elle ne le méritait pas, comment pouvait-elle, qui était pourtant si atypique, sortir une phrase aussi affreusement niaise et banale? A peine avait-elle fini sa phrase que Ethan arborait une mine dégoûté avant de lui répondre : « T'as probablement, je crois que t'as raison. Toi, en fin de compte, t'es qu'un putain de traquenard, juste quand tu nous laisse penser que t'es pas qu'un putain de piège vicieux, on s'attache à toi, et c'est là, c'est là que tu kiffes écraser l'autre con qui s'est fait avoir comme moi. Je crois qu'on s'en effet bien trompés, qu'on en a strictement rien à foutre ensembles, et que je mérite en effet bien mieux qu'une fille aussi cruelle, froide, si froide qu'elle peut passer des larmes au baiser langoureux avec le premier mec qui passe, si fausse, superficielle, diabolique, manipulatrice, égocentrique, narcissique, malsaine que toi. J'te souhaite même pas bonne continuation car j'espère que tu continueras d'être aussi misérablement pathétique en somme. » Ethan se cassait alors, remontant vers le bar par les escalier, boire un deux, puis quatre, dix whyskys, frapper le premier mec qui tombe à sa portée le bouscule, finir dégager par la sécurité, continuer son chemin vers un parc sombre, fumer deux spliffs, reboire sa petite viole de vodka cul sec, et entre deux sanglots, excès de rage, tomber dans les pommes à moitié et finir ivre mort, sans coeur et aucune réelle de raison vivre comme un clochard entre deux buissons. Life is good.

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