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Caleb&Mia « just trying to make you feel better »

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danforth
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MessageSujet: Caleb&Mia « just trying to make you feel better »   Jeu 17 Nov 2011 - 14:59

J’ai l’impression d’être de retour à l’endroit dont j’me suis fait un plaisir de m’éclipser y’a quelques semaines. Pourtant, j’y reviens pas par courtoisie, mais par devoir. On m’a convoqué à une convention et j’ai pas pu dire non. Pour les conneries que j’ai faites avant, je dois strictement suivre mon régiment, c’qui veut dire d’afficher tout ce qui peut me faire bien paraître à la FDA. Je vois pas comment je vais faire pour garder la réputation que j’avais réussie à construire. Mon premier départ de L.A. avait pas aidé la situation et j’sais que y’a des gens qu’ont tenté de me détruire pendant que j’étais pas là. Je sais aussi que Dexler s’est sûrement arrangée pour me garder la tête hors de l’eau parce que j’aurais fait la même chose pour elle. En parlant d’elle, j’ai pas un bon feeling. Elle m’inquiète et je sais pas quoi lui dire, ni quoi faire pour que ça aille mieux. La dernière fois que je l’ai vue, c’était au gala et après j’ai dû me casser en cinquième vitesse pour la convention et ça fait deux semaines que j’suis ici. T’façon, j’ai l’intention de me casser dès qu’on me dit que c’est terminé et que la tension est descendue. « Caleb, tu sors avec nous ce soir ? » C’est pas l’envie qui manque, juste la motivation j’crois. Je sais pas, va y avoir des gonzesses ? « J’verrai. » Elle se casse. Je pourrais me la faire, mais putain j’ai la flemme de faire quoi que ce soit en fait ces derniers temps. J’ai pas baisé depuis x semaines et ça me dérange pas plus que ça, ce qui est rare et surtout inhabituel parce que je suis un baiseur international et que je me gêne jamais pour le cul d’une bonnasse. Mia serait déçue de savoir que mon pouvoir de connard invétéré est entrain de diminuer, elle avec qui je pratique le sadisme, le machiavélisme et la haine contre le monde entier avec ferveur. Je crois littéralement que si on devait nommer des commandants en enfer, on ferait la paire. Bref, tout dépend des jours et aujourd’hui je le sens pas. J’dois sûrement être malade, y’a pas d’autres explications. « Callie ? » Elle revient sans broncher. Je sais qu’elle a un faible pour moi depuis la seconde où je suis entré dans son champ de mire. Malheureusement pour elle, je vais bientôt disparaître et ce sera une fois de plus une déception ‘amoureuse’ qu’elle ajoutera à sa liste longue comme ma qu… « Oui ? » Elle s’approche lentement, je lui souris presque gracieusement et lui fait signe de fermer la porte derrière elle. J’ai besoin d’un bon coup pour évacuer le stress et elle sera ma cobaye. J’suis à peu près sûr que ça va lui faire plaisir de dire à ses compatriotes qu’elle s’est faite prendre par le Dieu que je suis, et non, mes chevilles sont pas gonflées et c’est pas non plus une figure de style. C’est comme ça que j’me fais surnommer par les mecs d’ici parce qu’ils comprennent pas comment je fais pour collectionner les canons sans nécessairement avoir d’attaches après et sans devoir me les coltiner à longueur de temps pour un désir de relation qui impliquerait des sentiments, ce que je suis pas en mesure de fournir parce que de toute façon je sais pas ce que c’est. Liberté est le mot au top de mon vocabulaire, ainsi que sexe et bonnasse, un mélange des trois en fait. Mia représente tout ça, c’est sûrement pour ça qu’on s’entend si bien. Soit, le pantalon de Callie disparaît sous mes mains et jonche le sol, son haut s’envole, sans parler de ses sous-vêtements qui prennent le bord et ses jambes qui s’écartent à la seconde où mon sexe fait son entrée en scène. Callie grimace, Callie crie, Callie gémit, Callie jouit, Caleb est content et satisfait. Mes besoins sont désormais comblés, ou presque. Ils le seront complètement quand je serais rentré en Californie. On se rhabille rapidement, je sors avant elle, tout sourire. On est à l’hosto et si on sort en même temps ça va paraître louche.

Ça a pris trois jours avant que j’aie la permission de partir, mais là je le fais. Mon vol décolle dans quelques secondes et je peux pas être plus content que possible en ce moment. J’vais retourner à mes vieilles habitudes et je vais pouvoir faire la fête à l’entre-jambes de Mia. C’était trop glauque de la toucher quand elle portait l’enfant d’un autre connard à qui je dois sérieusement refaire le portrait. Je trouve pas drôle d’abandonner une fille comme Dexler pour aller rien foutre ailleurs. Si c’était moi, je l’aurais forcé à m’épouser pour être sûr qu’elle aille pas ailleurs ou qu’elle largue pas mon pauvre cul pour un autre salopard dans mon genre. C’est sûrement ma manière de dire que j’ferais tout en mon pouvoir pour qu’elle reste, mais ça c’est jamais un truc que j’lui dirais parce qu’elle est trop fière et qu’elle me le ferait regretter. Renchérir chaque fois que j’pourrais pas vivre sans elle – ce qui est indirectement vrai – me donnerait envie de la faire taire par tous les moyens possibles. Y’a plusieurs options que je contemple et évidemment je choisis toujours celles qui tournent complètement perverses parce que mon esprit est tordu et que j’ai pas l’intention de le fixer. Presqu’arrivé, je me demande dans quelles positions je vais pouvoir me faire Dexler, parce que c’est notre marque de commerce et que je compte pas la laisser tomber dans les moments où elle a besoin de moi. On a pas besoin de mots pour communiquer, ça vient toujours tout seul et ça se résout seul aussi. Je retrouve le confort de ma voiture stationnée dans l’espace sous-terrain privé et me mets directement en route vers l’appartement. Une bonne heure plus tard, je franchis la porte avec mes trucs et entends le bruit de la télé. Dexler regarde pas la télévision, quand elle le fait c’est qu’elle a atteint le rock bottom de l’ennui. Elle est pas dans le salon, j’vais voir dans la cuisine et c’pas le cas non plus. Je la retrouve étalée sur mon lit, le regard dans le vide. Elle a pas l’air de bonne humeur et je sais pourquoi, mais j’ose pas lui en parler. C’est dur pour elle, ça m’affecte aussi, mais comparativement à elle, ça m’arrivera jamais. Genre, je tomberais jamais enceinte pour être abandonné en toute logique. Je lâche mes affaires parterre et me défait de mes shoes avant de ramper jusqu’à elle dans mon lit. Je relève ses cheveux et dépose mes lèvres dans son cou, à plusieurs reprises, à plusieurs endroits. Mon bras entoure sa taille, ma main se pose sur son ventre et descend vers sa petite culotte. Ma main se stoppe alors que mes lèvres se font constantes jusqu’à son menton. Je retourne son visage vers le mien et pose mon regard dans le sien. « Baby, I’m home. » tenant toujours son menton avec un doigt.

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MIA ♌ I was a heavy heart to carry, this will be my last confession.
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MessageSujet: Re: Caleb&Mia « just trying to make you feel better »   Jeu 17 Nov 2011 - 16:00



    « Tu comptais me le dire quand ? ». Assise sur le sofa, les genoux ramenés vers moi, je relève mon regard vers Noah. Il est venu me rendre une visite et apparemment ce n’est pas pour parler du beau temps et de la pluie. On s’est revu plusieurs fois depuis ma rupture avec Ethan. C’est d’ailleurs que récemment que j’ai appris que tous deux étaient cousins. C’est quand même une putain de malchance liée au karma. Des millions d’hommes sur terre et il a fallu que je tombe amoureuse de deux cousins. C’est typiquement moi tout ça, à croire que j’ai hérité d’un don pour me foutre dans des putains de situations merdiques. Je ne sais même pas quoi penser de tout ça en réalité. Ce n’est pas comme si Noah représentait encore une chance de construire un avenir. Non c’est faux. La seule personne qui compte encore en réalité à présent et avec qui j’aurais pu prendre le risque de me lancer c’était Ethan. Mais il est plus là, non parti, disparu et maintenant mon cœur en miette doit avancer sans lui. « Te dire quoi ? » Qu’il me dit en passant nerveusement une main dans sa nuque avant de faire quelques pas. Je penche ma tête sur le côté, lassée, blessée totalement incapables de réellement me lancer dans une discussion du genre à présent, surtout avec lui. « T’étais enceinte de mon cousin je te rappelle, j’estime que je devais le savoir mais apparemment c’est encore trop te demander ». L’entendre me parler de ma grossesse comme ça me donne envie de vomir. Je ferme les yeux quelques secondes avant de me lever marchant vers la fenêtre pour ne pas croiser son regard. Je vois aucunement pourquoi j’aurais du lui parler de tout ça. Cette putain d’histoire ne concerne que moi et Ethan. Je me retourne vers lui soupirant. « Tu la ferme. Je t’interdis de parler de cette grossesse ou de mon histoire avec ton cousin, c’est clair ? Je n’ai aucun compte à te rendre. On est plus ensemble, t’es pas mon mec ni mon père ni quoique ce soit actuellement ». Je hausse la voix en le regardant dans les yeux, à moitié fébrile là dans le salon. J’espère qu’il va finir par se tirer et me laisser déprimer en paix. Caleb est toujours pas rentré, je ne sais pas quand il compte revenir et ça me fait foutrement chier. Rester seule dans ce grand loft ça n’a rien de joyeux bien au contraire. Je passe une main dans mes cheveux les ramenant en arrière. « Tu l’aimes ? » Qu’il me demande en me fixant dans les yeux tout en s’approchant de moi. Je ne bouge pas, statique à le regarder ma poitrine se soulevant nerveusement. « Tu devrais partir ». Il finit par rire presque de manière sadique avant de saisir mon poignet le serrant presque trop. Il me fait reculer alors que je me débats pour qu’il me lâche. « Allez tires-toi ». Il soupire en me lâchant avant de me regarder. « Comment t’as pu me faire ça putain Mia. Je t’attends depuis des années en espérant que tu me reviennes et t’en a strictement rien à foutre ». Je le fixe. Ce n’est pas comme si je l’avais forcé à m’attendre, faut pas tout mélange. En quittant Londres, j’avais été claire. C’était terminé. Je lui ai dis que c’était mieux ainsi et que rien ne redeviendrait comme avant. Et voilà qu’il revient maintenant me claquer un scandale alors que c’est complètement grotesque. « Je l’aime. Oui pour répondre à ta question je l’aime. Notre histoire appartient au passé, c’est fini tu le comprends ? Je suis plus la Mia que t’as aimé et je le serais plus. Il serait temps de s’en rendre compte ». Mes mots sont froids, glacials et plus que blessants. Je ne me retiens pas pour autant avant de passer devant lui ouvrant la porte de mon appartement pour lui faire comprendre qu’il doit partir à présent. Je suis déjà bien assez mal pour encore devoir supporter des crises de sa part. Il n’ajoute rien quittant l’appartement.

    Je referme la porte m’adossant à celle-ci – soupirant. Je ferme les yeux quelques secondes essayant de me calmer. On dirait que tout continuer de s’enchaîner et de s’abattre sur moi. C’est foutrement difficile. Je retiens ces putains de larmes qui font que couler en ce moment. Heureusement que Caleb est pas là. Je déteste pleurer devant les autres, montrer mes faiblesses ça m’intéresse pas. C’est quand on commence à le faire, qu’on se retrouve baiser par le monde entier qui en profite pour vous foutre des bâtons dans les roues. Je regagne la chambre de Caleb me foutant dans son lit. D’une parce qu’il est plus grand et de deux parce que dans ma chambre y a encore trop de souvenirs d’Ethan. Son t-shirt, son odeur, et quelques photos de nous deux. Je n’ai pas envie de voir tout ça là maintenant. C’est trop dur de voir ces souvenirs me revenir en plein visage. Il me manque et c’est constant. Je pensais que je serais forte comme auparavant. Que ce serait difficile les premiers jours mais que je finirais par l’oublier. J’ai vraiment été conne de croire que j’en serais capable. Je me mets sur le côté, mon regard se braquant dans le vide. Je pourrais appeler Ryan pour qu’il me tienne compagnie mais je n’ai pas envie de l’emmerder avec mes soucis, je crois que de son côté ce n’est pas plus gai et je ne veux pas être un poids. Je ferme les yeux essayant de me reposer un peu. C’est à peine si je dors en ce moment. J’ai foutrement hâte que Caleb revienne pour qu’il me tienne compagnie et aussi pour qu’il me file des petites pilules histoire de m’aider à tenir. C’est alors que je sens une main se poser contre mon ventre et des baisers parcourir ma nuque. Je sursaute légèrement avant de voir Caleb me relever le menton en souriant. Putain ce qu’il m’a fait peur. Toute façon à part lui je ne vois pas trop qui ça aurait pu être. Je le fixe tentant d’esquisser un sourire avant de me relever pour me blottir quelques secondes dans ses bras. Je finis par me reculer en le regardant. Caleb c’est mon double au masculin ça doit être pour ça qu’on s’entend si bien. Beaucoup le prenne pour le connard de base, c’est le cas en partie mais c’est aussi quelqu’un de compréhensible et de présent quand on a besoin de lui. « C’est fou comme tu me manquais pas connard ». Je souris en coin appréciant l’appeler comme ça. Puis il me le rend bien parfois. Je me mets assise en tailleur tout en le fixant jouant avec une mèche de cheveux. « Maintenant que t’es de retour tu vas me faire un papier pour que je n’aille pas bosser, les gens sont de plus en plus chiants à l’hôpital puis personnes n’a de graves accidents en ce moment je me fais chier ». Je me rends compte que j’ai aucunement l’esprit nécessaire pour être un bon médecin, en même temps je me demande encore parfois ce que je fiche la dedans. « Alors t’as baisé combien de filles ? Non en fait je ne veux pas les détails. Toute façon personne ne peut atteindre mon niveau, on le sait tous. ». Je hausse un sourcil en souriant légèrement. J’aime le faire avec ses conquêtes, en fait je m’en tape de qui il baise ou pas. Par contre, si un jour il doit tomber amoureux, chose impossible je crois, je serais moins sympathique. Je n’ai pas envie qu’il choisisse la première traînée venue pour tenter de construire un truc. « Ta convention c’est bien passé ? » Je vais jouer le rôle de la meilleure amie jusqu’au bout m’intéressant à ce qu’il a fichu durant cette absence. Après tout s’il a cru bon de se casser sans me proposer de venir avec ça devait être peut-être important. Quoiqu’avec lui, on doit s’attendre à tout. Il s’apprête à répondre alors que son téléphone sonne. Il prend la conversation et à ce que j’entends c’est Maman Danforth au téléphone ! C’est tellement mignon. Je lui fais des gestes le déconcentrant parce que quand sa mère l’appelle il joue au petit garçon parfait si seulement, elle savait le nombre de petite minettes qu’il baise à la seconde. Je monte sur le lit alors qu’il est là debout, essayant de se concentrer. J’entame une espèce de danse plutôt étrange le faisant royalement chier je crois. J’essaye de lui montrer le moins possible qu’au fond je préférais me cacher sous la couette et plus en ressortir avant d’avoir réussi à oublier Ethan. Et c’est vraiment utopique de croire que j’y arriverais.

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Yesterday I died, tomorrow's bleeding.
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MessageSujet: Re: Caleb&Mia « just trying to make you feel better »   Lun 21 Nov 2011 - 3:52

J’ai jamais vraiment compris comment j’m’étais retrouvé à apprécier Dexler. Peut-être parce qu’elle me rappelle moi quand j’avais son âge. J’pensais être le maître du monde parce que j’étais doué dans c’que j’faisais et que j’me disais que personne pouvait me faire descendre de mon piédestal. C’bien beau tout ça, mais quand on se rend compte qu’on a besoin d’autre chose aussi, ça brise les rêves – des autres, pas les miens, jamais. J’ai toujours été capable de subvenir à mes propres besoins, sans l’aide de qui que ce soit et j’ai jamais dépendu de quelqu’un pour me faire avancer. Faire confiance et penser que les gens sont disponibles est une erreur, une erreur que je commets rarement. Je prends toujours mes gardes quand une nouvelle personne débarque dans mon entourage, histoire que j’me fasse pas avoir en beauté, comme tout le reste. Du genre Denise… Elle est spéciale, plutôt malcommode la plupart du temps, elle me déstabilise, mais me permet de m’éclater en même temps. J’ai pas encore foutu sa vie en l’air, comme elle me dit et répète à chaque fois qu’elle en a l’occasion. J’suis pas con, j’veux dire, j’ai pas réellement l’intention de foutre le bordel, juste un peu. Pourquoi ? Parce que j’aime ça, c’est mon motif, ma raison de vivre peut-être… On me surnomme pas connard pour rien. Soit, si je dois regarder ma situation entre Dexler et Whitfield, je choisis Dexler parce qu’elle est la voie de la simplicité et que j’ai pas à me casser les couilles pour la baiser. Quant à Whitfield, elle refoule tout. Elle fait semblant que je lui plais pas alors que je sais clairement que c’est le cas et que de toute façon, elle va finir par craquer un beau jour et venir me déclarer sa flamme à genoux. Je souris instinctivement à cette pensée, voir Denise me faire une déclaration agenouillée et les larmes aux yeux, c’est presque touchant, presque. Ça ce sera pour quand elle me jettera pas de vaisselle à la gueule pour ma connerie internationale. M’enfin, j’dois me concentrer sur Mia, parce que c’est pour elle que j’me suis dépêché de revenir à L.A. Y’a aussi le fait que je me faisais royalement chier à Washington. Bref, je pige pas sa situation, dans le sens où je comprends pas comment un mec peut foutre sa copine en cloques et l’abandonner après, histoire qu’elle élève le gosse seule. Pour l’avoir vécu, j’suis mieux placé que qui que ce soit pour faire des remarques désobligeantes dessus. J’comprends tout simplement pas comment il peut encore se regarder dans un miroir après avoir infligé ça à Mia. Ce petit connard perd rien pour attendre, je vais le choper et il va se manger mon poing dans la gueule tellement fort que je suis à peu près sûr de lui casser la mâchoire. Il ira mâchouiller de la merde et réfléchir sur ses conneries, tiens. Espèce de petit merdeux sans couilles. Il mérite même pas l’attention que Dexler lui porte, mais apparemment elle en est amoureuse de ce que j’ai pu en comprendre et en déduire. J’veux jamais être esclave de ce sentiment qui fait qu’on se sente obligé d’apprécier une personne plus qu’on le veut. J’veux pas être la victime de telles conneries, ces mêmes conneries qui vont me faire dire des trucs que je dis jamais parce que c’est inutile et qui… Ouais bon, on a tous compris. J’me souviens encore du matin où j’ai appris qu’elle portait le bébé de Lopette Matthews…

-Flashback-

Dexler bouffe son bol de céréales… Non, elle bouffe pas, elle engloutit comme un aspirateur. J’comprends pas, ces temps-ci elle mange deux fois sa portion et s’arrête jamais. J’espère qu’elle est pas malade ou un truc dans le genre, ce serait la lose. Pis, elle peut pas être enceinte non plus parce que j’aurais remarqué. Elle accepterait surtout pas d’être enceinte non plus, d’après moi. Du coup, je vois pas c’que ça pourrait être. « Bon matin grincheux. » Je me retourne vers elle, sourire sarcastique et l’air particulièrement fatigué. Elle adore se foutre de ma gueule quand elle sent que j’me suis levé du mauvais pied et que j’vais passer une journée merdique. Elle adore enfoncer le couteau dans la plaie, c’est sa spécialité et je peux la comprendre – parce que j’suis comme ça aussi – mais elle me fait chier. « Fous-moi la paix, gloutonne. » Oh, je remarque l’expression faussement interloquée sur son visage et lui renvoie un sourire sarcastique. J’sais pas quoi bouffer, j’vais crever à l’hosto et j’suis entrain de penser que ce serait pas si mal que ça après tout. J’sens rien de bon pour aujourd’hui, rien du tout. J’m’empare de deux toasts, une tasse de café et des shades pour cacher mes yeux de la foule et du soleil agressant, putain d’étoile de merde. J’m’assois au comptoir, espérant que Dex va avoir la magnifique idée de pas me parler, que j’puisse me préparer mentalement à affronter des gens dans un état critique ou d’autres qui poseront des questions stupides auxquelles j’pourrais pas répondre parce que ce sera pas mon domaine. Quand j’y pense, parfois j’en ai sérieusement ras le cul des gueules de tous ces gens. Je sais pas pourquoi j’fais ça et après j’dois me rappeler que ouais, c’est parce que c’est noble et que j’ai perdu des années et des années de ma vie à apprendre à faire ça. Que j’peux pas – veux pas – retourner à l’école pour apprendre autre chose parce que ce serait trop chiant et surtout parce que j’ai pas le blé à dépenser pour ça. « J’suis enceinte t’sais. » Je relève pas directement la tête parce que je comprends pas ce qu’elle dit. J’suis encore loin dans mes pensées que je tente de tourner vers la sublime brunette que j’ai rencontré hier soir mais qui a malencontreusement pas pu finir dans mon lit à cause de soucis de mec. Elle dit rien de plus, juste ça, et pense que j’vais dire quelque chose. Bah, je sais pas en fait… Je crois pas que je dev… « T’es quoi ? » J’pensais pas être en état de parler, mais apparemment oui, autant en profiter. Quand j’disais que ça allait être une mauvaise journée, j’avais raison sur toute la ligne. « T’ES QUOI ? » Elle me regarde, toujours avec son bol de céréales en main. Plus je la regarde, plus elle mange vite. Je me lève de mon tabouret et envoie valser ma tasse de café sur la fenêtre – que j’vais maintenant devoir faire réparer. Mon tabouret se retrouve contre la porte-fenêtre du salon qui s’est pas cassée, par chance, et en fait j’envoie aussi flâner mon assiette en vitre et tout ce qui me tombe sous la main comme je sais pas mon portable, mes clefs, la salière, les pots en j’sais plus trop quoi qui sont incassables. En gros, même si dans ma tête c’est le néant total, je suis entrain de péter le câble de l’année. C’est trop bon, vraiment, de rien penser du tout alors que physiquement c’est le chaos, top notch. Dexler m’observe, disant toujours rien. J’la regarde dans les yeux mais j’vois du vide et je finis par prendre les clefs de ma bagnole et retrouver mon portable parmi la pagaille et me casser en claquant la porte. J’vais éviter les femmes enceinte désormais, elles vont toutes me porter malchance, je le sais.

-Fin du flashback-

J’ai pété un sale câble et j’ai été de mauvaise humeur deux jours d’affilée au travail. Elle a pas réussi à me faire entendre raison avant un bon moment. Tout c’qui a réussi à me donner un semblant de réconfort c’est le fait qu’elle ait décidé de se débarrasser du mioche que Salopard lui a implanté dans le bide. En même temps, de l’autre côté, je suis pas un pro-avortement, mais dans cette situation exacte, fallait savoir ce qui était le mieux pour elle. Mia est trop jeune et immature pour s’occuper d’un gosse. Je suis plus vieux, mais pas tellement plus mature et j’aurais pas envie de m’en occuper non plus. Je peux pas croire qu’une telle situation soit tombée sur nous. On est Dexforth, on représente notre entière génération et on se gêne jamais pour faire chier notre monde. Sûrement un payback de quelque part d’inconnu, parce que sérieusement, c’est la merde. Bref, j’suis vite tiré de mes pensées parce que j’dois répondre au dialogue que Mia a entamé, sûrement en espérant quelques réponses sérieuses, ou pas. « Je sais que t’as crevé pendant mon absence, arrête de mentir, t’es nulle. » Elle est assise en tailleur sur le lit et me regarde avec son air de chien battu, l’air qu’elle prend pour cacher le fait qu’elle ait mal à cause de l’autre trouduc à qui je vais bientôt refaire le portrait. « T’es infecte aussi, pourquoi tu veux que les gens meurent ? Pour te satisfaire ? Je suis là pour quoi moi alors ? Tu vas pas m’faire croire que t’as oublié ce que je te faisais avant pour que tu te détendes… » Que je dis, avec mon sourire de connard préféré. J’adore faire perdre la tête à Dexler, quand je m’y mets vraiment, elle crie et arrête pas jusqu’à temps qu’elle ait plus d’énergie. J’crois que ça fait aussi partie des particularités qui nous unissent, notre amour de la baise sauvage que je lui procure quand bon me semble. « J’ai baisé Callie, elle avait l’air contente de savoir que je lui portais un quelconque intérêt. Elle était bonne, meilleure que toi-même… Tu devrais aller à Washington une bonne fois prendre des cours de sa part, j’suis sûr que vous feriez un duo de la mort. » Elle fronce les sourcils et on dirait qu’elle va m’attaquer là, j’aime. « Auquel je m’ajouterais par la suite parce que c’est quand même moi qui aurais causé votre rencontre. » J’prends un air pensif deux secondes, voir quelle autre connerie je pourrais sortir pour encore ajouter à la dernière, mais elle interrompt le cours de ma pensée en me posant une question. « Bien, j’crois. J’écoutais pas le ¾ du temps, j’tentais de trouver une bonnasse à me faire. » Avant que j’aie le temps de faire quoi que ce soit d’autre, mon portable vibre et je vois l’affiche de ma mère apparaître. Putain, qu’est-ce qu’elle veut cette fois ? « Allô ? » Elle commence la conversation avec un ‘tu viens jamais me voir’, qui se suit d’un ‘je suis ta mère, tu me dois au moins ça’ et un ‘viens souper chez moi ce soir’ auquel j’ai cruellement envie de dire non, mais que j’peux pas éviter parce qu’elle risque de me trucider sinon. Pendant ce temps, Mia la bombasse danse comme une bonne dinde sans tête sur le lit, essayant sûrement de me distraire pour que je dise n’importe quoi et que ma mère me pose encore plus de questions. « Incroyable. » C’est bon, j’ai plus qu’à aller m’enterrer dans un trou pour qu’elle me trouve jamais. Bon, en même temps ça va faire une sortie à Dexler, parce que je compte pas y aller seul et que je veux absolument pas qu’elle reste ici. « Non, pas toi m’man. J’arrive avec Mia dans une heure et demie. » Je raccroche et mate Dexler continuer de grimacer. Je souris sournoisement avant de la faire tomber sur le cul et tirer sa jambe pour la ramener sous moi. Je passe une main sur son visage et la regarde sourire avant de poser mes lèvres sur les siennes et de commencer un combat entre ma langue et la sienne. Ma main s’emmêle dans ses cheveux et l’autre passe sous son épaule pour la serrer contre moi. Elle me fait rouler sur le côté et prend position au-dessus de moi à califourchon. Ma main autrefois placée derrière son épaule descend sur sa taille alors que l’autre resserre sa chevelure brune. Mia est une explosion de tout ce qui devrait être interdit. Même dans une humeur massacrante elle réussit à être chaude, garder la tête sur les épaules et faire des blagues pourries – elle croit qu’elle peut me berner, mais je la connais mieux que ça. Elle mordille ma lèvre inférieure avant que je coupe le contact – malgré moi – entre nos bouches, parce qu’on doit se préparer et que je tiens pas à ce que ma mère me fasse la crise du siècle pour être arrivé en retard. « Je sais c’qui pourrait te remonter le moral… La honte que tu vas pouvoir me faire devant ma mère ce soir, chez elle. Elle vient de nous inviter et vu que je veux pas y aller seul tu viens avec moi. Tout c’que j’te demande c’est de mettre ton masque de bonne fille rangée, comme ça elle me complimentera sur mon choix sur les femmes et j’lui sourirais en disant que je m’inspire d’elle comme exemple, comme ça tout le monde est content. » Je me retrouve de nouveau au-dessus d’elle et je replace une mèche qu’elle a en travers du visage. « J’suis sincèrement désolé pour Matthews, Mia. » Elle sait que j’suis sérieux, même si j’devrais pas en parler, je dois être le seul de qui elle va supporter le moindre commentaire. « J’vais faire de mon mieux pour te changer les idées. » Je me relève légèrement, la tirant vers moi. « Allez, va te préparer. » Dis-je, avant de lui mettre la main aux fesses et qu’elle sursaute en jurant.

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→ arrivée en ville : 31/07/2011


MessageSujet: Re: Caleb&Mia « just trying to make you feel better »   Lun 21 Nov 2011 - 8:03

    Je suis vraiment heureuse que Caleb soit de retour en ville, et j’espère qu’il va plus se tirer à nouveau. Les derniers temps, nos moments ensemble étaient ponctués par des départs et des retours de sa part. En temps normal, je m’en fou de ce qu’il fait en réalité, je veux dire c’est un grand garçon et il est capable de se gérer seul, enfin je crois. Mais depuis que ma vie semble à nouveau dérailler, sa présence est vraiment importante pour moi. Au fond, je ne sais pas s’il se doute réellement de l’impacte que cette rupture à eu sur moi. Quand il a appris que j’étais en couple avec Ethan il était foutrement surpris, et pour cause, j’ai longtemps prôné que je ne voulais pas vivre d’histoires sérieuses. Je trouvais ça trop idiots, c’était comme se donner le pouvoir de plonger droit dans le mur et d’avoir le cœur qui saigne par la suite. Je me suis longtemps fixer sur ces putains d’idées pour ne pas me laisser prendre dans les filets du premier mec venu. Pourtant avec Ethan c’était différent, j’ai rien calculé, je n’ai même pas essayé de ne pas tomber amoureuse, non c’est venu comme ça, comme l’automne un matin d’octobre, comme la neige qui tombe à flot le matin de noël. C’est venu aussi vite que c’est reparti au final, tout ça à cause de ce bébé et de la non-volonté de Matthews de me soutenir dans cette épreuve. Au final, je ne sais même pas si je devrais le haïr ou pas, tout ce que je sais c’est qu’impossible pour moi de ressentir la moindre once de haine vers lui, parce que mon cœur lui appartient encore là. Et tout ça me tue et me détruit de l’intérieur, ça me dévore les tripes de me sentir tellement prisonnière de mes sentiments pour lui. Cette sensation de dépendance, de soumission presque à Ethan me fou à terre et je n’arrive pas à me relever, ça me semble juste impossible. Je ne crois pas que Caleb se rende compte de tout ça en fait. Faut dire que quand je lui ai annoncé que j’étais avec Ethan, je ne me suis pas étalée sur mes sentiments, me contentant de dire que j’étais bien avec lui. Même si Caleb est mon meilleur ami ici à Los Angeles, je ne suis pas arrivée à parler ouvertement de mes sentiments, en même temps, même à Ethan je n’en ai pas réellement parlé. J’étais flippée, agacée, perdue de ressentir tout ça parce que je savais que tout pourrait exploser en une fraction de seconde. A croire que je n’avais pas tort au final. Après ma rupture, je n’ai pas parlé directement de ma grossesse à Caleb surtout parce que je redoutais sa réaction. Je me suis contentée de dire que c’était fini, que c’était le mot d’ordre de l’amour, un jour au top, le lendemain au fond d’un gouffre. Je me suis arrêtée là, souriant devant lui alors que mon cœur était meurtri et détruit de l’intérieur. C’est tellement facile de faire illusion que tout va bien dans sa vie, qu’on est heureux et que tout se passe parfaitement bien, exactement comme vous le souhaitiez. Et finalement au fond de vous, rien ne va, votre cœur est mort, votre aptitude à croire à des choses simples pourtant est brisée et vous-même au fond vous n’êtes plus que l’ombre de vous-même. Puis un matin, avant une nouvelle journée, la bouche à moitié remplie de céréale, je lui ai annoncé pour le bébé. Je ne pensais pas me heurter à une réaction aussi vive de sa part. D’abord surpris et abasourdi, il a fini par péter un sale câble et encore le mot est faible. Je crois qu’il n’a pas du tout apprécié le fait que Matthews se barre comme un voleur après l’annonce de ma grossesse. Après ça, le sujet est pas réellement revenu souvent sur le tapis, sauf après ma prise de rendez-vous pour l’avortement et quand Caleb osait me demander comment je me sentais avant cette épreuve. Je me contentais de dire que ça allait et que c’était qu’un mauvais moment à passer. Tu parles, merde. Je me rends compte que même si souvent le gosse n’est pas désiré, s’en séparer est quand même une putain d’épreuve à surmonter. C’était qu’une espèce de crevette, et je sais qu’il n’aurait eu aucun avenir sans père, et même si Caleb sait se montrer mature et présent, je le voyais mal dans le rôle de père de substitution pour le petit. C’était avec Ethan que j’aurais du le faire dans l’hypothèse où ce bébé serait resté en vie, et avec personne d’autres.

    A présent, je ne sais même plus trop en réalité quoi penser de tout cela. J’ai la putain d’impression d’être morte de l’intérieur comme lorsque Jeremiah est décédé. Je ressens rien, je suis vide, j’ai le sentiment que tout pourrait me tomber dessus dans la seconde et que ça me ferait rien parce que je me suis carrément trop mal. Je sais que Caleb ne va pas me lâcher là et qu’il va tenter de me changer les idées. C’est bien, je veux dire si ça tenait qu’à moi je resterais engouffrée dans cette couette à regarder des séries à la con sans cesser de penser à Ethan. Je sais que ça rime à rien, et que de son côté de toute manière il doit simplement me prendre pour une espèce de traînée, il a peut être pas tord au fond. Debout sur le lit, à articuler une espèce de danse totalement débile, je regarde Caleb qui tente de se concentrer au téléphone avec sa mère. Ça me fait foutrement rire, parce que bizarrement dès qu’elle appelle il devient plus sérieux et désireux de passer pour le gentil petit fils à sa maman. Moi, j’ai envie de le faire chier et le voir se prendre la honte de sa vie face à la mère Danforth, d’un ça me fait rire et de deux ça me change les idées. Je remue des hanches grossièrement en le fixant avant de me stopper en l’entendant dire qu’on va venir la voir, tous les deux, ouais lui et moi, parce que monsieur a décidé pour moi. Je penche ma tête sur le côté lassée, bordel de merde ce n’est pas comme si j’avais envie de la voir moi sa mère et encore moins de passer des heures en dehors de cette appartement et de ce lit. Caleb me raccroche, souriant alors que je m’apprête à l’insulter pour avoir accepté ce dîner. C’est sans compter sur ce dernier qui me tire vers lui avant de me faire retomber sur le lit, se positionnant rapidement sur moi. Il passe une main sur ma joue tendrement alors que je continue de le regarder. Ses lèvres finissent par se poser sur les miennes, et ça me fait foutrement étrange d’embrasser un autre type qu’Ethan. La fidélité n’a jamais été une de mes qualités les mois qui ont suivi ma rupture avec Noah pourtant avec Ethan, ça me semblait couler de source. Je ne m’oppose pas à ce baiser profitant de ce moment de tendresse, sûrement pour me prouver aussi que je peux continuer à avancer sans Matthews, utopie je crois. Je passe mes deux mains dans sa nuque alors que la main de Caleb file dans ma chevelure brune. Je finis par basculer sur lui, une jambe de part et d’autre de ses cuisses en le regardant. Je souris légèrement alors que sa main nous rapproche un peu plus, une main calée contre sa nuque l’autre sur son torse, et ma bouche vient attiser la sienne mordant sa lèvre au passage avant de passer le bout de ma langue dessus. Il me dit alors que passer la soirée chez sa mère et avoir la possibilité de lui foutre la honte de sa vie me remontera le moral. Vu sous cet angle ce n’est pas faux. Il précise tout de même que je dois jouer la gentille petite fille rangée pour ne pas attirer les foudres de sa mère, ouais, évidemment. Caleb coupe court au moment rebasculant sur moi en me regardant avant de me dire qu’il est désolé pour Ethan. A ce moment précis, mon corps se crispe et mon cœur lui se serre foutrement. Je reprends mon sérieux, mon visage se fermant quelque peu. « C’est pas de ta faute » Que je dis presque froidement avant de me redresser, mon regard se perdant dans le vide. C’est dingue comment je peux passer d’une émotion à une autre et qu’étrangement elles sont toujours plus qu’éprouvantes quand ça touche Matthews. Il finit par me dire d’aller me changer claquant sa main contre mon cul alors que je me retourne affichant une mine presque offusquée. « Connard. Fait gaffe où je claque les tiennes devant ta petite maman ». Je sur-joue la réplique en me foutant de sa gueule avant de filer droit dans ma chambre. Je me mets rapidement en sous-vêtement, me fixant dans le miroir. C’est à peine si je ressemble à quelque chose, le teint livide, le corps frêle vu que j’avale presque rien depuis plus d’une semaine, à part de la téquila et quelques rails de coke. Caleb ne sait rien de tout ça et je crois qu’il ne serait pas vraiment heureux de le voir. J’ouvre ma penderie avant de sortir la première robe que je trouve. Une robe noir et cintrée assez immonde que ma mère m’avait acheté une fois histoire que je paraisse bien aux yeux de ses bourgeoises de copines. Je l’enfile en me fixant, ressemblant à une espèce de clone d’une fille au cul serré. Je soupire ma coiffant rapidement en déplaçant a chevelure sur le côté avant de me maquiller que très légèrement histoire de pas effrayer la mère Danforth avec ma gueule. Je m’assois sur mon lit pour enfiler mes escarpins. Je marque une pause détournant mon regard avant de voir le t-shirt d’Ethan coincé entre mes oreillers. Je le tire, le tenant entre mes mains, le respirant pour retrouver son odeur. Je me lève marchant vers la fenêtre ne lâchant pas le bout de tissus. Les larmes me montent rapidement aux yeux mais je les retiens, alors que Caleb finit par crier mon prénom pour qu’on se bouge. Je dépose soigneusement le t-shirt sur mon bureau avant de le rejoindre. Il est calé dans un petit costume tout mignon, ce qu’il peut jouer sur les convenances quand il s’agit de sa mère. Je souris en coin me retenant de se foutre de sa gueule en m’approchant pour resserrer le nœud de sa cravate. « Mais c’est qu’il st mignon le petit garçon à sa maman ». Je lui parle comme les parents qui s’adressent à leurs bébé, c’est-à-dire comme une espèce d’attardée avant de rire franchement. Il me maudit et nous quittons rapidement l’appartement pour prendre la direction de la demeure Danforth. Le trajet se fait silencieusement, ma tête calée contre la vitre, j’me contente d’écouter la musique qui fait écho dans le véhicule. Après quelques minutes de routes, on finit par arriver dans la petite cour. On sort du véhicule avant de se diriger vers la porte. Caleb me rappelle encore une fois de bien me tenir et je n’ai pas le temps de répondre, que les portes s’ouvrent déjà. Sa mère est là nous observant de haut en bas avant de sourire largement en prenant son fils dans ses bras. « Mia, ce que je suis heureuse de te revoir » qu’elle me dit avant de me prendre contre elle en me balançant de gauche à droite apparemment heureuse de me voir. Je ne peux pas vraiment en dire autant. Elle n’est pas méchante comme bonne femme mais bordel ce qu’elle est bavarde, elle me fait penser à ces femmes tout droit sorti d’un bon vieux soap américain. On entre alors dans la maison, j’avais presque oublié à quel point c’est Kitsch ici. Entre ses tableaux datant de je ne sais quelle époque et le reste, c’est vraiment le pompon. Elle nous invite à nous assoir sur le sofa. Je me mets à côté de Caleb alors qu’elle s’assoit en face de nous dans un petit fauteuil. « Alors dites moi, comment vous allez, des choses nouvelles à me raconter ? ». Elle fait sa curieuse et elle ne va pas être déçue. Je pourrais lui dire oh rien de neuf depuis mon avortement et le fait que j’ai perdu le seul mec pour qui j’aurais pu prendre le risque de vivre une histoire d’amour sérieuse mais non ça risquerait de casser « l’ambiance ». Caleb me regarde alors que je souris cyniquement reprenant la parole. « Caleb vient de rentrer d’une convention, le thème de celle-ci était l’abstinence sexuelle, un sujet fortement intéressant vous ne trouvez pas ? D’ailleurs, je tenais à réellement vous féliciter pour l’éducation de votre fils. Non c’est vrai, je ne pensais pas trouver un homme à notre époque qui me demanderait de rester vierge jusqu’au mariage. Evidemment, étant très portée sur la religion tout comme Caleb je me dis que c’est la décision la plus sage à prendre. Je n’ai pas envie de me laisser aller à de tels actes primaires ». Je souris largement, évidemment pour me foutre de la gueule de sa mère alors qu’elle semble totalement épatée et heureuse d’apprendre ça. Elle n’a pas le temps de répondre que la gouvernante vient lui poser une question. Caleb me lance un regard noir et j’hausse les épaules. « Quoi ? Tu voulais une Mia rangée et correcte, tu l’as, assumes maintenant. » Que je dis en lui faisant un clin d’œil avant de garder ma posture de coincée du cul. Mes conneries me font rire et c’est déjà ça même si je sais qu’en rentrant, mon esprit sera à nouveau tourmenté.

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Yesterday I died, tomorrow's bleeding.
Give me your eyes for just one second, give me your eyes so I can see everything that I keep missing. Give me your love for humanity, give me your arms for the broken-hearted, the ones that are far beyond my reach, give me your heart for the ones forgotten, give me your eyes so I can see.
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Caleb&Mia « just trying to make you feel better »

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